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Full text of "Inscriptions de la France du Ve siècle au XVIIIe"

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COLLECTION 



DE. 



DOCUMENTS INÉDITS 

SUR L'HISTOIRE DE FRANCE 

* 

POBI.lis PAB LBS SOIN5 

DU MINISTRE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE 



TROISIÈME SERIE 

ARCHÉOLOGIE ^ 



TF 



97 



INSCRIPTIONS 

DE LA FRANCE 

DU V» SIÈCLE AU XVlir 

RECUEILLIES ET PUBLIÉES 

PAR M. F. DE GUILHERMY 

MEMBRE DD COMITE DiSS TRAVAUX HISTORIQUES BT DES SOClÉTés $AVA^^ES 
CONSBILLKR R^FéRENDArRE A LA COUR DES COMPTES, RTl^. ETC. 



c-C'-' .' :u-j 



TOME III 

ANCIEN DIOCÈSE DE PARIS ^'- 




PARIS 

IMPRIMERIE NATIONALE 



. < -^ 



M DCCG LXXVII 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 






ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES ^ 



Le do venue de Chelles, situé au nord-est de Paris, devait son nom 
au bourg où se trouvait la célèbre abbaye mérovingienne, fondée par 
la reine sainte Bathilde. Les paroisses dont il se composait ne dépassaient 
pas le nombre de quarante-deux , en voici la nomenclature : 



*Conflans et Charenton-le- 

Pont (Seine). 
'* Cbarenton - Saint - Maurice 

* Fontenay-sur-Bois {id.). 

* Montreuil-sar-Bois(tV{.). 

* Vincennes {id.). 

* Saint - Maur - des - Fossés 

{id.). 



* Nogent-«ar-Marne (Seine). 

* Neuiily-sur-Manie (Seine^t- 

Oise). 

* Chelles (Seine-et-Harne). 
Vaires' {id.). 

* Pomponne {id.). 
Torigny'(irf.). 

*Dammart {id). 
Brou* {id.). 



* VifleYaudë(Seine-et-Marne). 
*LePin(irf.). 

*Courtry {id.). 
*Couberon (Seine -et -Oise). 
*Montfermeil(û^.). 
Gagny* {id.). 

* Rosny (Seine). 
•Vi«emomble(îa.). 
•Bondy(W.). 



' Voy. la division du diocèse indiquée ci- 
dessus, t. II, p. 10^-106. 

' Petite église, du titre de sainte Agathe, 
sans caractère, reconstruite h une époque 
moderne; dans le chœur, une tombe de 
procureur ûscal ou de fermier, et une autre 
d'un mari et de sa femme, du xvi* siècle 
environ; effigies effacées; inscriptions illi- 
sibles. 



^se dédiée, en i5/ig, à saint Martin 
et h saint Guineford, rebâtie vers 1793. 

* Église, du titre de saint Baudèle, 
martyr, reconstruite vers le milieu du 
xYui* siècle. 

* Église réédifiée vers i8âo. Saint Ger- 
^ main ( de Paris) en est le patron. Les an- 
ciennes tombes ont été enlevées par les en-: 
trepreneurs. (Voy. le supplément.) 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



* Ciichy-«n-Launoy (Seine-et-. 

Oise). 

* Vaujours (w/.). 

* Villepari8i8(Seme-€lrMarne). 
*Sevran (Seiae-et-Oise). 
*Livry-en-Launoy (irf.). 

Noneville' (trf.). 



* Aulnay-Iès-Bondy (Seine- 

et-Oise). 
•Le Tremblay (tti.). 

*VilIepinle(ta.)- 

* Bonneuil-Gn-France (id.), 
*Dugny (Seine). 

Blancménil ' (Seine-el-Oise). 



•Drancy (Seine). 
*Baubigny (id). 
*Noisy-le-S<îc(M/.). 

Roniainville' ('^•)- 
• Pantin (ùi). 

Les Près-S'-Gervais * (id,). 

*BagnoIet(j<f.)- 



' Paroisse supprimée ;ëg]isedélruite; elle 
portait le titre de saint Jean-Baptiste. 

* Paroisse supprimée; Téglise, du litre 
de Notre-Dame, a disparu. 

' Eglise placée sous le patronage de 



saint Germain TAuxerrois et de saint Romain 
de Rouen; elle a été rebâtie au \\m' siècle. 
* Très-petile église, dédiée h saint Ger- 
vais, reconstruite au commmencement du 
siècle présent. • 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 3 

DCCCLXXVII. 

CONFLANS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

t&â8. 

€tîU puUnU tMt fttt 
i(tm Un if sfMt ttttl 
€€€€ tlmiy U mutin 

jXttimoîi jttw tu ïitttt 
motttetjjtuttr ^tttOr ml) 
it patt» le^nd orttamut 
laîitrfe ïifîwjwt ttbct tt 
Ubttt jwqttttttlUttWttt 
Uht Jour -^qtte^ttt Jour 
^ |ta(i)tte« îmui (6t 

Pierre. — Haut. o",65; lai;j. o",àâ. 

L'église de Conflans, située sur un monticule, en regard du con- 
fluent de la Marne et de la Seine, se composait d'un assemblage de 
constructions des xiif, w" et xvi" siècles. Elle avait beaucoup soufl'ert 
des injures du temps, et ne présentait rien de bien remarquable. Elle 
a été entièrement démolie vers 1860, à l'époque de la translation du 
titre paroissial dans une église nouvelle, érigée du côté du bourg de 
Charenton-le-Pont, dans un lieu plus rapproché du centre de la popu- 
lation'. Depuis longtemps l'importance de Gharenton allait croissant, 
tandis que celle de Conflans diminuait de jour en jour. Le sol que 

' Première pierre posée le 19 août 18S7 ; bénédiction de l'édifice le 3i juillet t85(). 



A INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

l'église de Gonflans occupait de temps immémorial se trouve maintenant 
compris dans la première cour du noviciat des Dames du Sacré-Cœur. 
On a laissé seulement subsister la partie inférieure de l'ancien clocher 
où demeure fixée au mur l'inscription de la dédicace que nous venons 
de rapporter. Cette inscription est gravée sur une simple table de 
pierre. Nous y lisons que l'église fut dédiée le mardi de Pâques 
(26 mars i448), par Guillaume, évoque de Paris\ qui octroya, 
suivant l'usage, quarante jours d'indulgence à perpétuité pour la célé- 
bration de l'anniversaire. 

^ Goillmime VI, Chartier, centième suc- frère du célèbre Alain Chartier. ( Ga//. christ. 
cesseur de saint Denis; il si^a du A dé- t. VU, coi. iSo-iSq.) 
cembre 1/1^7 au 1" mars liya; il était 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 5 

DCCCLXXVIII. 

CONFLANS.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

XVI* siède. 

eu «ott Wttât maw^ât i. • .tllm^ et fiarrou ïm 
au pottt bf f^ftwtttô lequel ïntraut ti parquette 
p, — (a fieme wt battue et attltu^fue ett leult 

r 

U tu f eattî la fottte tf triii Uttre» totto^» 

ïc yettte a le» ptti^xt par f iûti att et fttr le» 

Tept par» et part wtt» bottt le» neuf fottt le 

t«ttt ï^tttte tttatTott côteuaut trau» «rp»^ . - 
&^. 

Pierre. 

L'épitaphe de François Durant était inscrite sur une pierre encastrée 
dans le mur du bas côté méridional, près de Tautel de ia Vierge; une 
épaisse couche de badigeon la rendait presque illisible; un tableau no- 
minatif de congréganistes, que nous n avons pu déplacer, en recouvrait 
plus de la moitié. Au-dessus du texte, on voyait le donateur et sa femme 
agenouillés avec leur famille devant une Notre-Dame-de-Pitié. Nous 
aurions voulu compléter notre inscription dont la suite pouvait être 
intéressante; lorsque nous sommes retourné à Gonflans dans ce but, 
l'église elle-même avait disparu*. Les démolisseurs vont plus vite en 
besogne que les archéologues. 

^ Hoêtellier? naienl aux donateurs. — ^ Dans sa notice 

' La propriété de la maison était divisée sur Gonflans, Tabbé Lebeuf ne cite aucune 
sans doute en neuf lots, dont'ëept apparte- inscription. 



6 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCLXXIX. 

CONPLANS.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1667. 

Cy Gist le 
Corps . de 

M".* NiCOLLE 

DEC^ 1667. vie. 

DE CETTE PAR*5 

PEND^. .51. ANS. 
• 

La façade de l'église avait été en partie reconstruite au xy\f siècle. 
C'est sur une des assises de la petite porte, à main droite, qu'on lisait 
la courte épitaphe du vicaire NicoUe, dont la vie entière s'écoula dans 
l'exercice de ses modestes fonctions. 

L'église contenait plusieurs dalles funéraires qui ne paraissaient pas 
anciennes, et qui présentaient à peine quelques traces confuses des 
épitaphes qu elles avaient reçues. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CUELLES. 7 

DCCCLXXX. 

CONFLANS. — ANCIEN COUVENT DBS CARMES DÉCHAUSSÉS. 

1667. 

Cy GlsT Messîre Charles BaIlly chevaUer, Seigneur du Séjour du roy, doyen de 

LA Chambre des Comptes fIls aIné de Charles Baîlly, président des Comptes, 
fondateur 

de ce monastère». Il AVOIT épousé D^ FRANÇOÎSE MARESCOT de laquelle 11 a LAtSSÉ 
DtX ENFANS, SCAVOtR : 

Charles chevalier SeIgneur du Séjour du roy et de s^ Mars loquenay, maître 
Dîs Comptes. 

GutLLAUME ABBÉ DE S' THIERRY», CONSEIllIER D HONNEUR ET l"* AD*^ GÉNÉRAL AU 

grand conseil. 

Paul écuyer de la reîne d'Espagne et de M°* la Duchesse d'Orléans. 

Thomas doyen de la Chambre des Comptes. 

MtCHEL lieutenant AU RÉGl**^ DES GARDES, 

Jean prestre et prIeur Com*.* du prIeuré de N D de LouVe». 

François décédé à raguse dans le tremblement de terre arrivé le 6 AvrIl 1667 '. 

VALENTINE épouse de MeSSIRE GABPlEL LALLEMANT CONSEÎLLIER AU PARLEMENT. 

Anne épouse de MessIre Nicolas le prestre président en la cour des Aydes. 



' CfaarieB Boflly, le doyen, avait pour 
aïeul Goillamne Bailly, chevalier, comte 
de la F^erté-Alais, conseiller du roi, et pré- 
sident À la chambre des comptes de Paris, 
qui monrat le 38 mai iSSa, après avoir 
porte, pendant les demiera temps de sa 
vie, le titre d*abbë de Bourgueii, au diocèse 
de Tours. ( Gall, christ, continue par B. Hau- 
rëau, t. XIV, col. 664-667.) Le doyen 
Charles porta lui-même, pendant quelque 
temps, le titre d*abbé de Saint-Thierry, 
auquel il renonça , en 1 6 1 3 , pour se marier. 

' Saint-Thierry, abbaye de bénédictins, 
du diocèse de Reims, dont Torigine remon- 
tait jusqu'à saint Rémi. Guillaume Baiily en 



fut le quarante-sixième et dernier abbé, de 
1 6^9 jusqu^è Tépoque de sa mort en 1 698 ; 
il succédait à trois abbés de sa famille au 
nombre desquels se trouvait son père. L'ab- 
baye fut réunie è la mense archiépiscopale 
de Reims en 1696. {Gall. christ, t. IX, 
col. 180-195.) 

^ Priaraius B. Mariœ de Lm/a, diocèse de 
Charlrcsi {GaU. christ, t. VII, col i63.) Ce 
monastère était situé près de Dourdan. Nous 
y avons vu, en 1866, les ruines d'une 
petite église du xiir siède. 

^ La vflle presque tout entière ensevelie 
dans les entrailles de la terre ou brAlée, en 
1667. (La Martinîère, DicU fféogr.) 



8 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Françoise épouse de ERANçots bItaut Seigneur de VaUé conseIllIer au grand conseIl. 
LEDtT Charles BaIlly i" est mort le 27 Novem*?^ i6y8. 

LESQUELS FRERES ET SŒURS ONT VECU EN PARFAITE CHARITE ET UNtON À L'EXEMPLE ET 
PAR LES SAINTES 

Instructions de leurs père et mère. Requiescam in pace. 

Marbre noir. 

Aux xiv*^ et XV* siècles, des maisons de plaisance appartenant aux 
personnages les plus illustres du royaume couvraient le territoire de 
Gonflans. On y voyait le séjour du roi, le séjour d'Artois, celui de Bour- 
gogne, celui de Flandre et bien d'autres. L'habitation de campagne des 
archevêques de Paris et plusieurs communautés religieuses en prirent 
successivement la placée Devenu seigneur de l'ancien séjour du roi, 
Charles Bailly, président à la chambre. des comptes de Paris, fonda 
en 1 6 1 5, sur une partie de son fief, avec le concours de sa femme, Chris- 
tine Le Clerc , un couvent de carmes déchaussés. Le monastère était situé 
entre Conflans et Charenton, près d'un hameau nommé les Carrières. 
Nous n'en avons plus trouvé que des édifices abandonnés après avoir 
servi de forges; il ne restait que des masures informes de l'église, autre- 
fois décorée de statues et de pilastres. La chapelle de la Vierge, à côté 
du maître-autel, renfermait jadis le tombeau des fondateurs. Leur mo- 
nument, revêtu d'une inscription et de divers ornements, avait environ 
sept pieds de hauteur; deux statues agenouillées sur la plate-forme, 
les représentaient en oraison devant un prie-Dieu. Dans la même cha- 
pelle, une épitaphe et un buste étaient consacrés à la mémoire de 
leur fils aîné, appelé Charles comme son père. Les deux statues furent 
sauvées, si l'on en croit le catalogue du musée des monuments français 
pour l'année 1800; le catalogue de 1812 ne fait plus mention que de 
la statue de Christine Le Clerc et d'un buste du président^; ce buste 

* Des sœurs de Saint-Vincent-de-Pauidi- n" iSy; dans les premiers cataiogaes, ces 
rigent une institution de charité dans le statues sont indiquées comme des œuvres 
manoir archiépiscopal. d'une exécution remarquable; les éditions 

* Voy. les diverses éditions du catalogue, suivantes les déclarent peu dignes d'intérêt. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 9 

seul reparaît au catalogue de i8i5. L'effigie du président, ainsi réduite, 
est maintenant classée sous le n'* 2780 au musée historique de Ver- 
sailles. Ce personnage mourut le qi novembre 1627. L'épitaphe de 
son fils Charles qui lui succéda comme seigneur du Séjour du roi, et 
qui occupa aussi un siège à la chambre des comptes, demeura long- 
temps abandonnée au milieu des marbres de rebut de la collection 
des monuments français. Nous en avons alors pris une copie; nous ne 
sommes que trop fondé à croire qu'elle n'existe plus. 



10 INSCRIPTIONS DE LA.FRANCE. 

DCCCLXXXI. 

CHARENTON-SAINT-MACRICE.— ÉGLISE PAROISSIALE 
DE SAINT-MAURICE. 

"1760. 

Le bâtiment de Téglise est une construction sans aucune valeur, de 
la fin du x\if siècle. Une seule dalle funéraire s'y rencontre; elle sert 
de seuil à la porte principale, et l'inscription, toute moderne qu'elle 
soit, n'en est plus qu'à moitié lisible. Cette pierre recouvrait la sépul- 
ture de Marie-Henriette Binau, décédée le 7 juin 1760, en sa maison 
de Saint-Mandé, fille d'un colon de Saint-Domingue, César Binau, 
propriétaire d'une partie de la riche plaine de Léogane, sur la côte 
occidentale de l'île. Les père et mère de la défunte n'©nt pas manqué 
l'occasion de prendre dans l'épitaphe de leur fille la qualité de haut et 
puissant seigneur, haute et puissante dame. 

Saint-Mandé, devenu depuis quelques années une espèce de fau- 
bourg de Paris, n'était autrefois qu'un hameau sans notoriété, dé- 
pendant de la paroisse de Charenton-Saint-Marurice. Il devait son 
origine et son nom à un prieuré de bénédictins dont l'existence est 
constatée avant le xui* siècle, et qui fut supprimé en i665. L'église 
prieurale, aujouFd'hui paroissiale, a été reconstruite une dernière 
fois, il y a environ quarante ans. Elle ne possède d'autre objet ancien 
quune petite statue de la Vierge, sculptée en marbre blanc, au 
xiv* siècle. La tour contient une cloche qui provient du village de Gen- 
lilly, et dont l'inscription aura plus loin sa place parmi celles de l'an- 
cien doyenné de Montlhéry^ 

11 reste à peine un souvenir de deux édifices importants du terri- 
toire de Charenton-Saint-Maurice, le temple, construit pour les calvi- 
nistes par Jacques de Brosse, et le couvent de bénédictines dont le 
cardinal de Noailles posa la première pierre en 1701, sur les ruines de 

* T. 111, n* MccxLiv. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. M 

ce monument. Le temple avait été renversé en cinq jours à la fin du 
mois d'octobre 1686, à la suite de la révocation de l'édit de Nantes. 
Les matériaux en furent appliqués au profit de Thôpital général 
de Paris. 

La plupart des temples où les protestants des diverses confessions 
tiennent leurs assemblées ne sont que d'anciennes églises catholiques 
qu'on a mutilées pour les approprier à leur nouvelle destination. Pour 
la première fois, Jacques de Brosse, en construisant le temple de Cha- 
renton, se proposa d'étudier le plan et l'élévation de l'édifice de ma- 
nière à les mettre en harmonie avec les exigences d'un culte à peu 
près réduit à la prédication du pasteui*. Plus de chœur, plus de sanc- 
tuaire, plus*de portiques pour le développement dun cérémonial dé- 
sormais supprimé; une vaste salle, d'une architecture sévère, plusieurs 
étages de galeries, une chaire et des bancs. Les auteurs de descrip- 
tions anciennes du pays parisien sont d'accord pour vanter l'aspect ma- 
jestueux de ce monument, dont la perte nous paraît infiniment regret- 
table. Nous aurions voulu pouvoir apprécier par nous-mèifle le talent 
déployé par Jacques de Brosse dans une œuvre unique en son genre. 



i 



12 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCLXXXII. 

FONTENAY-SUR-BOIS^- ÉGLISE PAROISSIALE 
DE SAINT-GERMAIN (DAUXERRE). 

1717. 

A LA GLOIRE 
DE DIEU 

ET A LA MEMOIRE DE DAMOISELLE MARIE LE 
FEBVRE FILLE MAJEURE DEMEURANTE A PARIS 
LAQUELLE PAR UN ESPRIT DE CHARITÉ ENVERS LES 
PAUVRES DE CETTE PAROISSE DE FONTENAY ET AFFIN 
DE LEUR PROCURER LES JN^RUCTIONS CONVENABLES A 
DONJÉ ET TRANSPORTÉ AUX S** CURÉ, MARGUILLIERS , 
PROCUREUR D'EGUSE, SINDIC ET HABITANS DE LAD^. PARROISSE 
llO*J DE RENTE AU PRINQPAL DE 2200*J EN 2. PARTYES L'UNE DE 
60* DE RENTE SUR LA COMUNAUTÉ DES MOULEURS DE BOIS DE PARIS* 
ET l'autre de yO* DE RENTE SUR LE CLERGÉ DE FRANCE* A CONDI?** QUE 
DESD. IIO^J DE RENTE IL EN SERA DONE ANUELLEMENT ET DE QUARTIER 
EN QUARTIER ICO*J AU M^ D*ESCOLE DE LA"d. PAR*.^ MOYeTÎANT LAQUELLE 
RETRIBUTION AVEC CE QUE LA"d. PARROISSE DOlÏE D'AILLEURS AUÏÏ. M*. 
d'ESCOLE, LED. m* D*ESC0LE sera tenu COME le S*Î curé les MARG"?* ET 
HABITANS SE SONT OBUGEZ DE L'ENGAGER DE MONTRER ET ENSEIGNER AUX 
ENFANS des HABITANS DE LAÏÏ. PARR** A LIRE ET ESCRIRE ET LES AU- . 
TRES JNSTRUCTIONS, PRIERES ET CATECHISME QU'iL EST ACOUTUMÉ QU'A 
L'ESGARD DES PAUVRES AU MOINS 12. QUI SERONT CHOISIS 
PAR LE S? CURÉ ET PAR LA"d. DAMOISELLE LEFEBVRE PENDANT SA VIE ET 
APRES SON DECEDS PAR LED. S? CURÉ, LES MARC"!* EN CHARGE, PRO- 
CUREUR d'église ET LE SINDIC, LED. M^ D'ECOLE NE POURRA PRETENDRE AU- 
CUNE RETIBUTION* NON PLUS QUE DES DEUX ENFANS DE FRANÇOIS DANIEL 
DE 'lad", .par*.* et de CEUX DE SES DESCEND ANS EN DROITE LIGNE, QUANT 
AUX AUTRES ENFANS DES HABITANS DONT LE M^ D'ESCOLE RECEVOIT RE- 
TRIBUTION, POUR CONTRIBUER PAR LAD. DAMOISELE LE FEBVRE AU SOULA- 

* On dit aussi Fontenay-sùus-Boisj comme ' Voir t. I, p. 3oi. 

nous lavons écrit, 1. 1, p. 685; mais ia dé- ' Renies payables sur les revenus gêné- 

nomination de Fontenaysur-Bms est à la fois raux du clergé, 
plus juste et plus usitée. ^ Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 13 

gemT de tous les habitans de lad. paroisse led. m^ d'escolle ne 

POURRA prendre SÇAVOIR DE CEUX QUI DO"nOIENT I5*. QUE 8*. DE CEUX 

QUI DONOIENT 12^. QUE » DE CEUX QUI DONOIENT 6*. QUE 3*. QUE TOUS 

LES JOURS D'ESCOLE RES ET LAPRES MIDY A 4. HEUR. QUE 

FINISSENT LES ECOLES FERA DIRE PAR LES ESCOLItR<i 

A GENOUX DANS LAD. EGINA OU AUTRE ANTIENE DE 

LA st^ VIERGE SELON L S AVEC UN DE PROFUNDIS ET 

l'ORAISON pour LE REPOS DE l'AME DE LAÏÏ. DAMOISELE LE FEBVRE APRES 
SON DECEDS ET PENDANT SA VIE POUR SES PERE ET MERE ET FRERES 
QU'ARIVT le REMBOURSEMT DESd". rentes REMPLOY EN SERA FAIT 
EN AUTRES RENTES OU FONDS, AVEC LES DECLARAT'Î* NECESSAIRES POUR 
EN PERPETUER l'EXECUT'*. LEQUEL REMPLOY SE FERA EN LA PRESENCE 
ET DE l'avis de M* l' ARCHIDIACRE QUI SERA LORS, AFFIN QUE CETTE 
OEUVRE CHARITABLE PUÎSE ESTRE SUIVYE ET AVOIRE» SON EXECUTION, 
AYANT PRIÉ LAD. DAMOISELLE LE FEBVRE M^ LES ARCHIDIACRES LÇRS 
qu'ils FERONT LEURS VISITES SUR LES LIEUX DE VEILER A LAD. EXECU- 
TION, ET LORS QUIL ARRIVERA CHANGEMT DUdI M^ d'ESCOLLE IL NE 
POURA ESTRE NOME QUE DE CONCERT AVEC LED. S*î CURE LES MARC** EN- 
CHARGE, PROCUREUR D*EGLISE ET SEINDIC ET APPROUVÉ PAR M^ l'ARCHI- 
DIACRE LEQUEL M^ D*ESCOLE LORS QU'iL AURA ESTÉ AINSY NOMÉ ET 
• CHOISY NE POURRA ESTRE DESTITUÉ QUE DU CONSENTEMT DUD. 

s'î archidiacre ce qui s'observera par la suitte lohs des chan- 
gemT touttes lesquelles conditions sont esnoncez dans 
le contrat de fondation passé entre lad. damoiselle le 

FEBVRE LeF. s*? CURÉ LES MARG^ EN CHARGE PROCUREUR D'EGLISE 
SINDIC ET HABITANS STll^LLANS POUR LA PARR^ ASSEMBLEZ AU 
SON DE LA CLOCHE EN LA MANIERE ACCOUSTUMÉE APRES 

l'anonce faitte au prosne pardevant boscheron et JUN. . . * 

QUI EN A GARDÉ MINUTE NOT'Î'^ A PARIS LE 8. DECEMBRE I717. 
Pierre. — Haut. i",i9; larg. o'",67. 

Église reconstruite à peu près en totalité au xvi'^ siècle; quelques 
restes de l'édifice précédent qui datait du xni^; gracieux détails de 

' Chiflre efface, probablement 6 sois. tienne de la Vierge, suivant ie temps, et à 

* Plusieurs mots disparus par suite d'une prier pour leur bienfnitiûce. 

fracture. Les enfants de Técole avaient à ré- ' Sic. 

citer le Salve Regina ou quelque autre an- • * Un crochet de fer cache la 6n du mot. 



!'i INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mrulpture; plusieurs nervures de ToAtes ornées de statuettes représen- 
tant la Vierge, le patron titulaire de la paroisse et d autres saints per- 
««orifjages. 

L'inscription destinée à servir de monument de la libéralité de la 
demoiselle Marie Le Febvre était autrefois fixée au premier pilier de 
la nef, à main droite; on l'employa plus tard au dallage de la cha- 
pelle de Saint-Germain, qui occupe les deux dernières travées du bas 
cAté septentrional; elle est maintenant déposée dans une cour qui 
dépend de Téglise. Aucun ornement n accompagne le texte; la pierre 
est seulement arrondie au sommet. Les dispositions de la donatrice ne de- 
mandent pas d'expiifiation de notre part. Les termes du contrat sont par- 
faitement clairs. Au moyen de ce capital de deux mille deux cents livres, 
placé au denier vingt, Tinstruction primaire gratuite était assurée à un 
certain nombre d'enfants pauvres; les autres enfants la recevaient à un 
prix réduit à moitié environ du taux ordinaire de la rétribution. La 
donatrice avait aussi voulu pourvoir à l'indépendance et à la sécurité 
du maître d'école, en soumettant la nomination et la révocation de cet 
humble instituteur à des formalités qui lui assuraient une sérieuse ga- 
rantie. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 15 

DCCCLXXXIII. 

F0NTENAY-8UR-B0IS. — ÉGLISE PAROISSIALE 
DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

173/i. 

D. 0, M. 

Cy GIST. 
M^ Antoine Delorne, Con^ du 
Roy Secrétaire Honoraire et 
ancien Greffier en chef du 
Parlement de ParIs decedé en 
SA Maison de Fontenay sous sois ' 
le 2^ Octobre 1733. âgé de 
80. ans et 19. jours lequel à 
fondé à perpétuité en cette 
Eglise une Messe haute le 

JOUR DE son DECEDS & DEUX M ESSES 
BASSES LES l" & 1 j! DOCTOBRE PAR 

chacun -an suivant son testa- 
-ment Olographe du 30. avril 1729. 

Dont Contrat à Esté passé par ses En/ans Par 
devant Du Tartre Et son Confrère No'^ au 
Chlet de Paris le 2j' Octobre 17 }^' au profit 
de Lœuvre Et Fabrique de ce Lieu, n^ 

Prîcz Dieu Pour son anie. 

Marbre noir. — Haut, i^^io; larg. o",75. 

Inscription, autrefois attachée à une des parois du chœur, puis 
comprise dans le dallage de la chapelle de Saint-Germain , et reléguée 
enfin dans la cour de Téglise, à côté de celle qui relate le don de 
Marie Le Febvre. 

' Alors comme aujourd'hui, le nom véritable de In paroisse était Fontenay-sitr-Rois. Voy. 
ci-dessns, p. 19. 



16 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCLXXXIV. 

FONTENAY-SLR-BOIS. — ÉGLISE PAROISSIALE 
DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

1769. 

D. O. M. 
G Y DESSOUS Repossent' 
M"^ Pierre Antoine de Laval, 
Prêtre cure de cette Paroisse, décédé le 18. 
7"?^ 1759, ^^^ ^^ ^7 ^^^» après L'avoir Gouvernée 

32 ANS AVEC piété. IL RÉPANDIT DANS LE SEIN DES 
PAUVRES DABONDANTES AUMONES. IL CONTRIBUA A LA 
DÉCORATION. DE CETTE EgLISE, A LAQU'ELLE IL A FAIT 
BEAUCOUP DE BIEN, IL ENGAGEA SES PERE ET MERE A 
FONDER UNE ECOLE POUR L'INSTRUCTION GRATUITE 
DES GARÇONS DE CETTE PAROISSE POUR LAQU'ELLE IL* ONT 
LAISSÉS 150^ DE RENTE PERPÉTUELLE. IL A DE PLUS 
LAISSÉ PAR SON TESTAMENT lOO* DE RENTE PERPÉ- 
TUELLE POUR L'instruction des filles de cette 
Paroisse , 

Et D*^^ Jeanne-Claude de Laval, sa 

soeur décédée le 14 MAY 1759 ÂGÉE DE 75 ANS. 

Elle fut également recommandable par sa 
piété et sa charité envers les pauvres 

DE CETTE paroisse, ELLE LEUR A LAISSÉ PAR SON 
TESTAMENT 150^^ DE RENTE PERPÉTUELLE QUE M*! 
LE CURÉ EST CHARGÉ DE LEUR DISTRIBUER. 

Reqiiiescant in Pacc. 
M': Louis de Lapai Trésorier de France, au Bureau des 
Finança de la Généralité de Paris, leur a fait dresser se'^ ^ 
Monument de sa Piété et de son affection. 

Marbre noir*. — Haut t",oo; larg. o'",67. 

'^'^' à la faire complëtement disparaître. 

' Le graveur s est bien aperçu de cette » Sans ornemenls, arrondi au sommet, 
faute de grammaire; mais il na pas réussi 



AUCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 17 

Non content d'avoir, consacré ses propres ressources au soulagement 
des pauvres de sa paroisse et à la décoration de son église, le bienfai- 
sant curé Pierre-Antoine de Laval obtenait de ses père et mère la 
fondation d une école entièrement gratuite pour les garçons. C'était le 
complément de la donation déjà faite en faveur de l'instruction pri- 
maire par demoiselle Marie Le Febvre^ De son côté, le curé instituait 
un legs de cent livres de rente pour l'instruction des filles. Il avait dans 
sa sœur une digne émule de sa charité; cette pieuse femme confia aux 
successeurs de son frère la distribution d'une rente de cent livres qu'elle 
assura aux pauvres par son testament. L'inscription qui propose ces 
deux noms ensemble à la reconnaissance publique est dignement placée 
sur le premier pilier du sanctuaire, à main droite. 

' Voy. ci-dessus n" dccclxxiii. 



'ti?. 



18 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCLXXXV. 

rONTENAY-SUR-BOIS. — ÉGLISE PAROISSIALE 
DE SAINT-GERMAIN (D*AUXERRB). 

1771. 

D. O. M. 

L'an 1771 LE 5 DECEMBRE DECEDAT 

À PARIS M^ Louis Claude 

PlASTRIER EcUÏER S" DE LA VeRNADE 

^ NOTTAiRE Honoraire, et le 7. xH^ 
FUT Inhumé dans le Cemetiere' de 
CETTE Paroisse. Par son Testament 

OLOGRAPHE DÉPOSÉ 

l'aisné nottair . , 

A LA FABRIQUE 

DE 28*î 10*. 

DIX LI 

DON 

Marbre noir. — Long. o^ïSS ; lai^. o",59. 

Messire Louis-Claude Plastrier avait fait à la fabrique de Fontenay 
une donation testamentaire dont nous ne pouvons plus connaître Tim- 
portance ni la destination. Une fracture a entraîné la perte de plus 
d'un quart de l'inscription. Le marbre, arrondi à la tête et bordé d'un 
filet, se trouve relégué dans la cour de l'église. Les titres nobiliaires 
sont raturés, mais encore lisibles. 

' Lortliographe suivie pour ce mot reproduit exactement la prononciation populaire. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 19 

DCCCLXXXVl. 

FONTENATf-SLR-BOIS. - ÉGLISE PAROISSIALE 
DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

1776. 

D. O, M, 

L'an 1776. LE 25. SEPTEMBRE DECEDA A PARI$ M. HENRY 

JOSEPH Le DR an jnteresse dans les affaires 
DU Roy* âgé de 71. ans : humain, sensible et 
charitable, jl a voulu donner aux habitants 
DE CETTE Paroisse particÛuerement des preuves 
DE sa foy, de sa Reugion et de sa charité de sa 

FOY EN laissant UN FONDS DE 2O0O* POUR FONDER 
A PERPÉTUITÉ UN SERVICE SOLEMNEL ET ANNIVERSAIRE 
POUR LE REPOS DE SON AME, DE SA RELIGION PAR UNE 
SOMME DE 4000* LAISSÉE POUR AVOIR UN AIGLE DE 
CUIVRE ET UN ORNEMENT COMPLET; PLUS 
UNE SOMME DE 4000* DONT LE REVENU EST DESTINÉ 
A ENTRETENIR AVEC DÉCENCE UN VICAIRE POUR 
SECONDER LEUR PASTEUR DANS LES FONCTIONS DU 

SAINT Ministère enfin de sa charité ayant 

LAISSÉ UN FOND DE lOOOO* POUR LE SOULAGEMENT* 
PERPÉTUEL DES PAUVRES DE CE LIEU. 

Requuscat m Pact, 

Pereniic hoc amoris et animi mcmorfs 

xnonumentutn mœrentes poni curaverunt Jac. 

Jos. de la Rivoire huju^ce, Ecciesise pastor 

ec Gaspardus Momet Régis a copciiliis' 

Reghis Seiiba nec non in Parisiens! 

Casteiietot testament! Curator^ 

t tabularîus^ 

Marbre blanc — Haut. o^tGo; larg. o",5o. 

' On appelle intéresses dans les fermes ' Conseiller secrétaire du i*oi , notaire au 

du roi ceux qui nont intérêt que dans les Cfaâtelet de Paris, exécuteur testamentaire 

sons-fermes, ce qui les distingue des inté- du défunt. 

ressés aux fermes générales qu'on appelle ^ Le renvoi existe sur le niarbi*e. L'ortlio- 

fermiers généraux. (Diction, eHcychpéd,)Ue graphe française on latine, et surtout la 

mot Boy est ici raturé. ponctuation de Tinseription ne sont pas ir- 

* Sic. ' réprochables. 



20 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

L'ensemble des libéralités de Henri-Joseph Le Dran, au profit de sa 
paroisse, ne s'élevait pas à moins de vingt raille livres. 

Rien ne subsiste plus de ses fondations, ni de Taigle de cuivre qu'il 
avait donné pour lé lutrin, ni de cet ornement complet dont il avait 
enrichi l'église. Le souvenir de ses bienfaits n'en est pas moins hono- 
rablement mis en lumière à l'entrée du bas côté méridional de la nef. 

Quelques dalles funéraires, aujourd'hui complètement oblitérées, 
sont dispersées dans l'église; elles ne paraissent pas anciennes. Un tom- 
beau, tout moderne, surmonté du buste eu marbre blanc du musicien 
Dalayrac, s'élève dans le cimetière paroissial. C'est dans la maison qui 
fut habitée par ce célèbre compositeur que nous avons retrouvé plu- 
sieurs inscriptions provenant du cimetière parisien des Saints-Inno- 
cents ^ 

Le monument le plus intéressant du territoire de Fontenay-sur- 
Bois était jadis le prieuré, fondé par le roi Louis VU, en 1 164, pour 
les religieux de l'ordre de Grandmont, plus connus sous le nom po- 
pulaire de Bons-Hommes, et donné aux Minimes, en i585, par Henri HL 
L'église haute et Téglise basse renfermaient plusieurs tombeaux qui 
ont été détruits^. Les derniers vestiges du monastère, affecté depuis long- 
temps au service de la vénerie du bois de Vincennes, n'ont disparu 
qu'en i858 et iSBg, à l'époque de la transformation de ce bois en 
parc à l'anglaise. On exhuma, près des fondations de l'ancienne église, 
deux cercueils de plomb sans inscriptions, contenant, l'un le corps 
d'une femme d'environ quarante ans, l'autre, celui d'une jeune fille de 
dix ans. On découvrit aussi, dans une boîte de même métal, les restes 
d'un bras ainsi désigné. Bras droit de M. de Rambure î633^. C'était là 
une glorieuse relique, bien digne d'être portée au dôme des Invalides. 
Charles, marquis de Rambures, que le roi Henri IV appelait le Brave, 
pour l'avoir vu rudement combattre à ses côtés à Ivry et au siège 

* Voy. t. 1, n*' cccLixxvni, ggclxxxix, rauséede peinture du Louvre, sous le n"* 187 

cccxcii, p. 685, 687, 698. ,^ de TÉcole française. 

' On voyait dans la sacristie le jugement ' JounuUdes Débats du ^sefiemhretS&9i, 

uDivei'sel de Jean Cousin , qui fait partie du 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHËLLES. âl 

d'Amiens, fui tour à tour capitaine de cinquante hommes d'armes, co- 
lonel, chevalier des ordres, maréchal de camp, gouverneur de Doullens 
et du (jrotoy. 11 accompagna Louis XIII aux sièges de Saint-Jean-d'An- 
gely et de Montauban. Les suites inguérissables de deux vieilles bles- 
sures reçues. Tune à Ivry en 1690, l'autre en 1697, sous les murs 
d'Amiens, l'obligèrent à se faire couper le bras droit. Il mourut à Paris, 
peu de jours après, le i3 janvier i633, laissant pour héritier de sa 
vaillance un autre héros, Jean V, sire de Rambures, tué au siège de 
la Capelle, en 1637^ 

* Le \\ Anselme, HUt. génial t. VIII, p. 68. — Pinard, Ckrmol hist. milit. l. VI. p. 85 . 
102. 



22 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCLXXXVD. 

FONTENAY-SLR-BOIS. — ÉGLISE PAROISSIALE 
DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

1778. 

+ LAN 1778 lAY ETE BENITE PAR M*^ lACQUES 
lOSEPH DE LA RIVOIRE CURE^ NOMMEE MARIE 
ANTOINETTE* PAR M"^ ANTOINE GIRAUD 
ANCIEN MOUSQUETAIRE DU ROY DANS SA 
PREMIERE COMPAGNIE ET PAR DAMOISELLE 
MARIE ANGELIQUE GIRAUD EPOUSE DE M'*^ 
IACQUES MAQUET SECRETAIRE DV ROY 
MAISON COURONNE DE FRANCE & DE SES 
FINANCES SEIGNEUR DE FONTENAY 
CLAUDE PAULLARD PIERRE CLAUDE GUITTON 
PIERRE PHILIPPES MOREAU NICOLAS LAMEAU 
ETANT MARGUILLERS 
LOUIS GAUDIVEAU ET M. GAULARD FECIT \ 

Cloche. 

' Voy. ci-dessus, p. 19. ' Voy. t. Il, n" dccclx, les Gaudiveau, Le 

^ Ces deux noms furent certainement fondeur M. Gaulard nous est inconnu jus- 

donnës à la cloche en l'honneur de la reine qu'à présent. 

de France. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 23 

DCCCLXXXVIII. 

MONTREUIL-SUR-BOIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE 

ET SAINT-PAUL. 

i6o3. 

1603. SANCTE PETRE OR A PRO NOBIS. 
JOANNES BOORI ME FECIT. 

Cloche. 

Église considérable, composée de constructions d'époques diverses; 
chœur du xni* siècle; nef et collatéraux des xv® et xti*; façade du xiv*'; 
tour des cloches du xm* et du xiv'; dans les parties les pins anciennes, 
galeries à jour et chapiteaux à larges feuilles. 

L'église ne présente aucune dafle funéraire. Nous n'avons eu à y re- 
lerer que rinseription de la doche principale, qui nous apporte le 
nom nouveau pour nous d'un fondeur du temps de Henri IV. * 

Il y a tout lieu de croire que c'est à Montreuiinsur-Bois que naquit, 
au commencement du xui^ siècle, Pierre de Manter&uloa deMonterean, 
qui s'est rendu célèbre entre tous les architectes de cette grande époque 
de l'art national. 



24 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCLXXXIX. 

VINCENNES. — CHATEAU. 

1359. 

^ fiflR De GRfiGe mii ^ aaa ^ mx 

ûikHAnes PAR fifl GRHGe BC Dicv ROF Dfl FRflnae 

Fi£Z Dv ROF leiifln ffie fisv FJinie 

leHHR loweRse ffiji Fjncise povr oRnoee 

svF ORDcnee envcDes ne iievRes'. 

L'ancienne église paroissiale de Vincennes, du titre de Notre-Dame, 
reconstruite vers le milieu du xvi^ siècle, a été remplacée en 1 882 par 
une fabrique dépourvue, à nos yeux, de tout intérêt. 

Le château, commencé par le roi Philippe de Valois, continué par 
le roi Jean, terminé par Charles V, passait autrefois pour un des mo- 
numents militaires les plus remarquables que nous eût légués le 
moyen âge^. Depuis plus d'un demi-siècle, nos ingénieurs, dans le but 
de transformer le vieil édiGce en place de guerre à la moderne, se 
sont acharnés sans relâche à déGgurer les courtines, à raser les tours, 
à découronner les portes'. Les pavillons, construits par Louis XIII et 
peints par Philippe de Ghampaigne, ont été divisés -en chambrées pour 
la garnison. Le donjon et l'admirable Sainte-Chapelle^ restent seuls à 
peu près intacts; mais la chapelle a perdu ses tombes et ses épitaphes; 
le donjon est privé de cette curieuse inscription en trente-six vers 
français, que Philippe Ogier, le secrétaire de Charles V, composa pour 
indiquer toutes les phases de la construction de cette œuvre gigan- 
tesque*. Les belles verrières de la chapelle, attribuées à Jean Cousin, 

^ Pour horhge suis ordonnée, entendez ks Annales crchéoi t. VII, p. 1 i3-is5 et sui- 

heures. vantes. 

' Millin, Antiq, nation, t. II, n** x. Des- * La Sainte-Chapelle menacée et sauvée, 

cription exacte, très-dëtaillée, avec planches. Didron, ibid. t. III, p. 9&1. 

^ Discoui^s du comte de Montalembert à ' Du Breul, Thédt, des anûq. de Paris, 

ta Chambre des Pairs, en 18^7. Didron, p. insii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 25 

ont été remises en place; mais on a employé à leur restauration des 
panneaux étrangers; c'est ainsi que nous y avons trouvé la Ggure d'un 
chanoine de Tournay accompagné d'une inscription qui le proclame 
donateur d'un vitrail en i5ot. 

Les chanoines de la Sainte-Chapelle de Vincennes conservaient dans 
leur trésor un précieux bassin en cuivre rouge, damasquiné en argent, 
d'origine orientale, qu'on désigne ordinairement sous le nom de fonts 
baptismaux de saint Louis. On croit que ce fut ce prince qui l'apporta 
en France. La coutume s'était établie autrefois de le faire servir aux 
baptêmes des enfants des rois. Des figures d'hommes et d'animaux, 
dessinées sur le métal, représentent les exploits et les chasses de 
quelque prince sarrasin. Les connaisseurs font remonter l'exécution de 
ce vase au xm* siècle de notre ère, et peut-être même au xn^. Une 
légende arabe, gravée sur la boi'dure, nous apprend que l'artiste qui 
le cisela se nommait Mohammed. Recueilli au Louvre depuis de longues 
années, le vase de Vincennes a fait partie du musée spécial dés souve- 
rains, sous le n° 39. 

La seule inscription de notre compétence qui existe au château de 
Vincennes s'est rencontrée sous les combles de la belle porte septen- 
trionale, vulgairement connue sous le nom de Tour du Diable. Elle 
est gravée en capitale gothique au pourtour de la cloche des heures 
fabriquée en iSBg par Jean Jouvente, le fondeur du roi Charles V. 
Cet artiste s'est rendu célèbre par la fonte de la grosse cloche du palais 
de justice à Paris, en 1871 S et de celle du château de Montargis, 
en i38o. 

Son nom se lit aussi sur les deux cloches, appelées François et 
Pierre, qui sonnent les quarts à l'horloge de la cathédrale de Sens, 
et sur la cloche paroissiale du village de Camelin, au diocèse de Sois- 



^ Un des architectes qui ont concouru aux récente. — * Revue des eociétés savantes, 
travaux de réparation du Palais nous a &* série, t. VII, p. 189; 5* série, t. VI, 



donné Tassurance que cette doche a été re- p. 61. 
fondue iine dernière fois à une époque tonte 



26 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

L'Histoire de France d'Anquetil^ dous a conservé en ces termes Tins- 
cription de la cloche de Montargis : 

CHARLES LE QVINT ROY DE FRANCE 

POVR MONTARGIS 
AVS HEVRES POVR REMEMBRANCE 

ET POVR AVIS 
FAIRE ME FIST PAR JEAN JOVVENTE 
LAN MIL CCC CINQVANTE ET TRENTE 

Il parait que cette cloche, transférée à Paris après la démolition du 
château , resta quelque temps déposée dans les ateliers d'un fondeur 
de métaux de la rue de Gharonne. 

Du temps de mon enfance, on prétendait qu un obélisque mutilé, en 
pierre, érigé à peu de distance du château de Vincennes, vers le 
sud7e8t, indiquait remplacement du chêne sous lequel saint Louis se 
plaisait à rendre la justice. 

Ce monument était destiné en réalité à rappeler la date du renou- 
vellement de cette partie du bois. Les frères Slodtz, sculpteurs du roi', 
l'avaient décoré de mascarons, de cartouches, et d'écussons aux armes 
de France. Ces sculptures, à peu près détruites, ont été restaurées 
en i858, ainsi que les inscriptions qui sont ainsi conçues : 

LVDOVICVS • XV ALEXANDRO • LEFEBVRE 

VINCENN ARVM • NEMVS DE • LA • FALVERE 

tFFETVM MAGNO • AQVARVM • ET 

ARfiORIfiVS • NOVIS ^ SYLVARVM • MAGISTRO 

CONSERJ • JVSSIT M DCC XXXÏ 

^ Édition de 1817, t. VII, p. 67. — " Vers le haut de la base, du cAté du nord, on 
lit : Les Slodtz fe 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. â7 

DCCÇXC. 

SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NICOLAS. 

xTi* siècle. 

tCî» tettâl f«Aî «ru iSbt iiti wt»*^ rf WTmfte 

«à« qtwtwît fottlî p$rifi« ïe llcî< fur mt 
mstxatt^ tiltn fix p^i m êtipô d ïç pût 
wtt «wifô àïTw « I* «wr tnt ïe« l^at ita Uû 
^ knix ^ aux ^tra p< $wn iatùi p <i 

I* mtU» «té f* ttwr tietôt Um twt îiiw 
tt «btatr Um Ut ât îettlx ftôHe» wXtt» mx 
lU» a traff pUmlms et troja kfô» K6tt<^ fur 
U fon< itti f ftâirll ti foortùr îç ôortteutta tt 
Imttpairt to pwww bf Ce« mïU» tt îwa U xai' 
3$' if Jâttttr tact U M' Ja' îif twtttbw et «wa U 
otre $tt tii(qt»rt pa' (M(ttttt ^Ht metlies jjii 
UvU • i! • et ru âîiQeiuiitt 4 ta^ i^ête flmst ra^et- 
tct lef i mxàU ttxH Uun H ratjnqrt Upbtitv 
i auTÎ fête mt Smtaijie affitt^ Uti tneCCe* rojêft 
iUtUm po' le iXemeïe et falot ïe Tô awe et 
ie tes am^s trerpalle; |>v tt^ 4tte tttatfia 

Pierre. — Haut. o'gS ; hrg. ©"Ag. 

L'abbaye bénédictine de Saint-Maur-des-Fossés, dont la fondation 
datait du règne de Glovis II, et qui tient une si grande place dans les 

' Voy. Dacange, Glots. Macéra, Maceria. 



26 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

annales de l'Eglise de Paris, a disparu du sol avec les monuments de 
toute espèce qui s'y trouvaient rassemblés. Le chapitre, substitué aux 
religieux en i536, cessa lui-même d'exister en 1760, et, cette année 
même, on commençait la démolition de l'ancienne église abbatiale ainsi 
que des bâtiments claustraux. Plus de trente ans après, on travaillait 
encore à cette œuvre de destruction, au rapport de Dulaure, témoin 
oculaire^ L'abbé Lebeuf a rendu un véritable service à l'archéologie 
en consacrant une de ses notices les plus étendues au souvenir de ce 
célèbre monastère^. A l'aide de sa description, nous avons pu recon- 
naître, dans une des collections du Louvre', un^ des rares épaves de 
l'abbaye de Saint-Maur; c'est une châsse du xi*^ siècle, toute plaquée 
d'ivoire, entourée de vingt-deux figures qui représentent le Christ, la 
Vierge, les trois Mages, les Apôtres et quelques autres saints person- 
nages. 

Le château de Saint-Maur*, construit en partie par Philibert de 
Lorme, sur l'emplacement de l'ancienne résidence de l'abbé, enrichi de 
sculptures allégoriques et d'inscriptions poétiques en l'honneur de 
François 1% s'est effondré sous les coups de cette association funeste 
qui portait impudemment le titre de Bande noire. 

Il n'est rien resté non plus de plusieurs petites églises ou chapelles 
qui s'élevaient sur le territoire de Saint-Maur. On n'a laissé debout 
que l'église paroissiale, à la construction de laquelle ont contribué les 
xn"^ et xui* siècles, l'un pour la nef et le clocher, l'autre pour le chœur. 
L'édifice n'offre d'ailleurs qu'un intérêt médiocre. 

L'inscription funéraire du prêtre Jean Chandellon est gravée sur une 
table de pierre, attachée au premier pilier du chœur, à main droite; 
elle n'est pas antérieure à la fin du xv*^ siècle. Au-dessus du texte, on 
voit le défunt dessiné en creux, vêtu d'une aube et d'un surplis, invo- 

' Description des environs de Paris {édxlion rrment dire, paradis de salubrité, amënilë, 

de 1790). (rsécurite, conimoditë, délices et tous bon- 

* HisUdu dioc, de Paris, t. V, p. 97-173. «rnestes plaisirs d*agrieulture et de vie nis- 
Grt//.cAn>f. t. VII, col. aSa-Soi. clique.» Rabelais, Préface du IV' livre de 

^ Section des ivoires, n" 71. • Gargantua, 

* (rLieu, ou pour mieulx et plus propre- 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 29 

quant à genoux une Notre-Dame de Pitié; au-dessous, ce n'est plus 
quun cadavre à moitié enveloppé d'un suaire. Il laissa, pour la fon- 
dation de deux messes et d'autres prières, à l'église de Saint- Nicolas 
de Saint-Maur, une rente de quatorze sous parisis sur un enclos de la 
contenance d'environ six perches, où était construite une maison. Cet 
enclos avait pour limites la rue des Vaches, la propriété des héritiers 
de Pierre Gogue et celle de Jean Luneau. L'inscription n'indique ni la 
date du contrat, ni l'époque du décès du fondateur. La tombe du même 
personnage, placée dans la même partie du chœur, auprès des stalles, 
est aujourd'hui trop oblitérée pour qu'on y puisse lire autre chose que 

ces mots : ttj^tt tiattWlott eti Uu mtuwt p6 '. 

^ Preêbtre. 



30 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCXCI. 

SAnT-MALR-DES-FOSSÉS.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NICOLAS. 

XVIII* siècle. 



NOMMEE MARIE THERESE BATHILDE PAR TRES 
HAUT TRES PUISSANT ET TRES EXC"^ 
PRINCE S. A. S, MGR LOUIS HENRI JOSEPH 
DE BOURBON CONDE DUC DE BOURBON* 
PRINCE DU SANG ET PAR TRES HAUTE TRES 
PUISS" ET TRES EXCEL" PRINCESSE MADAME ' 
MARIE THERESE BATHILDE DORLEANS 
DUCHESSE DE BOURBON PRINCESSE DU SANG ^ 
REPRESENTES PAR M^ ANTOINE MELICOT P** 
FISCAL DE LA BARONIE DE S^ MAUR* ET DAME 
ANNE MAGDELAINE LANGLOIS EPOUSE DE 

M*^ LOUIS JEAN BAP" 

ET MARECHAL DES LOGIS ET BENITE 

PAR M*^ CLAUDE MARIE FOURNIER CURE 
FRANÇOIS BOUCHER & SIMON HUBERT 
RICHARD MARGUILLERS 
J. B. ROBERT FOl^EUR 

Cloche. 

Le vaste et beau domaine de Saint-Maur a été démembré et divisé 
en une infinité de parcelles, où s'élève à chaque pas quelqu'une de ces 

' Les premiers mots de rinscription n'ont 1 7 7 o , fut mère de l'infortune duc d'Enghien , 

pu être relevés. et mourut à Paris, le 10 janvier 1899. 

* Le nom de ce prince s'est déjà rencontré Elle était tante de Louis-Philippe I", roi des 

plus d'une fois sur des cloches de l'ancien Français, 

doyenné de Montmorency. * La terre de Saint-Maur avait titre de 

^ Louise -Marie- Thérèse -Bathilde, née baronnie; elle appartenait aux princes de 

en 1780, 6Ue de Louis-Philippe, duc d'Or- Condé, depuis les premières années du 

iéans, et de Louise-Henriette de Bourbon- xvn* siècle. 
Conti; elle épousa le duc de Bourbon en 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 31 

villas ridicules qui font la joie et l'orgueil du Parisien parvenu à la 
dignité de rentier. L'inscription de la cloche est le seul témoignage 
resté en place d'une îHustration de meilleur aloi. 

Jean-Baptiste Robert, Fauteur de la cloche de Saint-Maur, inscrivit 
également son nom sur celle de l'église de Sannois qui fut bénite en 
1777, et qui eut aussi pour patron le prince Louis-Henri- Joseph de 
Bourbon-Gondé^ La date précise de la cloche de Saint-Manr nous fait 
défaut; mais elle ne doit guère différer de celle de la cloche de San- 
nois. La charpente du beffroi de Saint-Maur porte le millésime de 1 69a . 
Elle contient une seconde cloche, de petite dimension, signée par 
Claude Benard, fondeur à Paris. 

' Voy. ci-dessas, t. II, n* dcxxi, p. 3o6. 



i INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCXCII. — DCCCXCIII. 

NOGENT-SUR-MARNE.- EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SATURNIN. 

xiit* siède. 



: PURIFIO AOOeill : B6 : mR0IS : DRA : IOIt& : SOROR : UeneRXBIUS : 
UIRI : HASrI : ODORIS 



SGPULVA : FUIV : T : S : LOOO : OOI" : AIA : ROaUieSCAV : IR : PAGO 
AHGR : Z : : 

Pierre. — Long, i^.gô; iarg. i",io. 



leilAR • D6 • P 



LesARoe • escviGR • Rcvev • iitesvRe • ooe • do • aAin^ • doris 
avi* 

«RfiPSSA ' • Le MflRZ • lOYR • 



Pierre. — Long. 9",46; larg. i",io. 

Eglise ancienne; clocher du xn^ siècle, surmonté d'une flèche octo- 
gone en pierre; le chœur et une partie de la nef, du nm^; le surplus, 
des XV* et xvi®, à l'exception de la façade et du porche qui datent 
du xvu*; quelques beaux chapiteaux à feuillage. 

Cinq dalles funéraires couvrent le sol du chœur. Elles n ont pas été 
déplacées jusqu'à ce jour, et toutes regardent l'Orient. La plus grande, 
près du lutrin, paraît du xvn* siècle; l'épitaphe est devenue illisible; 
elle se composait de seize lignes consacrées à la mémoire d'un mari et 

^ Die Marti8posL(Leheuî,loc. àL i.\l, et domini de Plesantia, (Lebeuf, hc. dt, 
p. 4.) t. VI, p. û.) — ' Cy gist. (Lebeuf, ibid,) 

' De saneto Diofiysio eanonici Parisiengis , * Sic, 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 33 

de sa femme. Une seconde présente quelques traces d'un dessin qu'on 
peut attribuer au xv^ siècle. Deux personnages à demi effacés se montrent 
sur une troisième qui appartient au siècle suivant. Les deux plus an- 
ciennes, dont l'époque ne s'éloigne guère de la fin du xin^ siècle, ont 
un peu mieux résisté à l'action du temps; elles nous fournissent des 
portions considérables d'inscriptions soigneusement gravées en capitale 
gothique. 

La sœur de maître Eudes de Saint-Denis repose dans le chœur, à 
droite, près de la grille de communion. A peine peuton suivre aujour- 
d'hui les contours de son effigie. La dalle, suivant un très-vieil usage, 
se rétrécit vers les pieds. Tout ce que nous savons de la défunte c'est 
qu'elle fut inhumée en ce lieu dans les premiers jours du mois de fé- 
vrier, après la Chandeleur. 

Le cartulaire de Notre-Dame de Paris \ qui nous donne quelques 
détails sur le frère de cette dame, nous autorise à penser qu'ils vécurent 
lous deux jusqu'à une date avancée du \nf siècle. Mention est faite en 
divers actes de maître Eudes de Saint-Denis, à partir de i â&3 , avec les. 
qualités de prêtre, de chanoine et de docteur en théologie. La décision 
capitulaire^, qui règle les conditions de la célébration de son anniver- 
saire, nous apprend quil avait laissé à cet effet une somme de sept- 
vingts livres [septies vigtntiy, et qu'il mourut l'an 1 28/i, au mois de fé- 
vrier, eu la fête de la chaire de saint Pierre^. Le montant de son legs 
fut employé à la construction d'une maison de pierre grevée de la re- 
devance nécessaire pour l'acquittement de la fondation. 

L'écuyer Jean de Plaisance, neveu du chanoine de Notre-Dame de 
Paris, a sa sépulture auprès de dame Jeanne, qui sans doute était sa 
mère. L'effigie, encore appréciable, porte le costume de guerre; une 
ogive à trois lobes l'encadre et deux anges l'encensent. L'écu présente 

^ Odleetùm des doemnents inédiu, e(e, ^ Sept-vingts, y, 1 11^ n'^ncxhy m, p, 3 liS, 

Carudaire de VèglUs Notre-Dame de Parié, ^ On cëièbre la fête de la chaire de saint 

publié et annote par Gaërard, deTInstitut. Pierre à Rome, le 18 janvier, et celle de la 

Voy. k ta table générale de cet ouvrage. chaire du même apôtre à Antioche, le sa fé- 

• Ihid, t. II, p. 49A, 696. vrier. 



! 



36 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCXCV. 

NBLILLY-SUR-MARNE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-BAUDBLE. 

1309-1779. 

D . O . M 

HtC lACET 
HUt. FXCL. PASTOR et BENEFACT. iNStGNiS 

FULCO 

E NOBtLtACO DUCENS ORTUM ET COGNOMEN 

Innoc. III. Pont. max. nec Ignotus nec InutIUs 
PHlLtP. AuG. Franc. RegIs cruce ad Pal^estînT sIgnat. 

NlSt MORTE CORREPTUS FUTURUS COMMtLtTO 

CUM RlCH. AnGL. ReGE. » LtCENTER AGENT.* 

PECCATORES NON DEStSTENS ARGUERE 

MERETRtCES PR/ESERTtM BONt PASTORtS tN StNlT REOUCERE SOLERS 

iPSE MtSERlCORDlAM EXPERTUS 

QUAS UT CHRlSTO DESPONDERET 

MONlALtUJW CtSTERC. D. AnTO. PATROCINANTE 

PARTHENONt JUXTA PARtS. ÎNSTtTUENDO PLURtMlT ALl.ABORAViT • 

tN VtCrU SOBRtUS iN VESTITU TENUtS 

suis ET EXTERtS CLERO ET POPULO OVtB' PR/EClPUE CARUS 

NoBtLtACi VlTA FUNCTUS EST .MAtO 1202 

PRiEDECESSORtS RELtCtSS.* MEMORtyE 

PRO iPStUS OLtM AD CHORt lIMEN EXTANTIB' 

SARCOPHAGO ET EFtGÎE * 

PLANO Sic tNSCRtBt CURAVIt TUMULO 

Franc. Lud. CampIgny RotomagI gregIs eIusd. Pa6Tor 
Anno a Chr. nato 1779 
• P R 

Pierre. -— Long. â"',ao; lai^. i"*,io. 

^ La troisième croisade dirigée, en 1 190, se rapportenl ëvidemmenl à peccatores, — 

par Philippe-Auguste et Richard Cœur-de- ' L*abbaye de Saint- Antoine, au faubourg 

Lion. Foulques ne mourut que douze ans orientaldeParis. (Voy.t. I,n*ccxx,p. 876.) 

plus tard. GaiL christ, t. VII, col. 899-906. 

" Les deux mots UeeiUet^ agent, (agentes) *"** Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 37 

La paroisse de NeuiUy-sur-Marne eut pour curé, dans les dernières 
années du xu^ siède, un saint homme y du nom de Foulques, de telle 
vertu que Nostre SireêJU maint espert miracle pour lui^. Doué. de toute 
l'ardeur et de toute Téloquence d'un apôtre, il ne cessait, comme son 
épitaphe en fait foi, de travailler à la conversion des pécheurs et des 
femmes de mauvaise vie. Le pape Innocent III lui donna une marque 
éclatante de son estime en lui confiant la mission de prêcher la qua- 
trième croisade^. Ce fut aux cris mille fois répétés de Dieu le veutl 
Dieu le veutl que, dans l'église de Notre-Dame de Soissons, il attacha 
la croix rouge sur l'épaule du marquis de Montferrat, reconnu pour 
chef de l'armée chrétienne, après la mort du comte de Champagne. Il 
annonça la guerre sainte dans l'assemblée solennelle du chapitre de 
Citeaux. L'enthousiasme qui l'animait lui-même enflammait ses audi- 
teurs. Il aurait pris part de sa personne à cette expédition fameuse qui 
devait aboutir glorieusement à la prise de Constantinople, si la mort 
n'était venue l'atteindre au mois de mai i a 02, au milieu de ses parois- 
siens de Neuilly. Vint une novele en Vostdont li baron furent numk courecié et 
les autres gens; car maisUres Foulques de Nulliy qui premiers parla des crois, 
morut^. On l'inhuma dans son église, devant l'entrée du chœur. Le 
tombeau, érigé sur sa sépulture, existerait peut-être encore, si le zèle 
mal entendu d'un des successeurs de Foulques ne l'avait fait disparaître 
comme un obstacle au développement des cérémonies. 

Ce monument, sculpté en pierre, s'élevait d'un pied et demi au- 
dessus du sol. Une statue, couchée sur la plate-forme, représentait le 
saint homme en costume sacerdotal, la tête nue, les cheveux courts 
avecia tonsure bien marquée, les bras croisés sur la poitrine par-dessous 
un livre, les pieds posés sur un escabeau. Deux anges en relief lui en- 
censaient la tète. Le visage regardait l'autel tourné vers l'orient, suivant 

' De la conqueste de Constantinobk , par ' Lettre du pape Innocent III, h frère 

Jijfinn de Viltehardauin (édition de i838, Foulques, donnée au palais de Latran, le 

par Paulin Paris). SSl, XXVII, XX VIII el jour des nones de novembre. {Recueil des 

p. a 39. Voy. aussi Recueil des historiens de historiens de France, t. XTX, p. 869.) 

France, t. XIX , p. s&5 , sà6. La vie du curé ' De la conqueste de Constant, ut supra , 

Foulques a été publiée à Paris, en i6so. â XLIII. 



38 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

l'usage^ En 1779, le curé de NeuiHy, François-Louis Gampigoy, eut 
la funeste pensée de substituer à ce vénérable tombeau la dalle dont 
nous avons relevé l'inscription. La pierre est aujourd'hui fracturée. Un 
simple filet sert d'encadrement au texte. Le tombeau et lefflgie furent 
donc retirés de l'emplacement qu'ils occupaient depuis près de 
six cents années; qu'en aura-t-on fait? Le curé novateur n'a pas voulu 
nous l'apprendre. Nous avions présumé qu'à l'imitation de ce qui s'était 
passé à Rouen pour le monument du roi Richard, l'effigie de Foulques 
de Neuilly, déposée en terre, sous la dalle moderne, n'aurait pas du 
moins été perdue pour toujours. Quelques recherches ont été faites 
d'après cette hypothèse; elles n'ont donné aucun résultat. Dans le cours 
de ses prédications, maître Foulques avait recueilli d'abondantes au- 
mônes. On croit qu'il en consacra une partie à la reconstruction de son 
église paroissiale. Il est permis, sans trop de difficulté, de reporter à 
la limite extrême du xii* siècle la date de l'édifice qui s'est conservé 
jusqu'à ce jour, et qui serait à peu près contemporain du chœur de 
Notre-Dame de Paris ainsi que de celui de Saint-Germain-des-Prés. 
Les tètes de clous, les zigzags, les bases feuillagées à leurs angles, la 
vigueur des nervures sont autant d'indices de l'époque de transition 
pendant laquelle le style roman s'est transformé en celui du xni^ siècle. 
L'église de Neuilly mérite, par l'élégante simplicité de sa structure et 
de son ornementation, une place distinguée parmi ces édifices parois- 
siaux, encore nombreux dans l'Ile de France, qu'on peut proposer 
comme des modèles du genre. 

Une couche d'asphalte recouvre maintenant tout le sol de l'église, à 
l'exception de l'espace réservé à la dalle de maître Foulques. Il ne 
restait d'ailleui*s que bien peu de chose des tombes anciennes. Nous 
avions seulement remarqué trois fragments qui paraissaient avoir fait 
partie d'une longue et ancienne inscription en caractères gothiques, 
relatant les libéralités d'Etienne de Nully* à la fabrique de l'église de 
Saint-Baudele. Afin d'assurer la célébration de son anniversaire, ce 

^ Lebeuf, hc, cit. t. VI, p. 90, âi. — * Nuliy, NultiaewHn une des fonnes anciennes da 
nom (le Neuilly. 



M 



ANCIEN DOYENNÉ DE CUELLES. 39 

personnage, dont nous ne connaissons que le nom, avait cédé aux niar- 
guilliers une rente de treize livres cinq sous tournois, suivant acte passé 
le mercredi 1 8 mars i 53/i, devant Pierre Chevalier et Simon Baudouin, 
notaires au Gbâteletde Paris. Il donna de plus, pour les bonnes fêtes 
de l'année et pour celles de saint Claude et de saint Fiacre, trois chapes 
de soie et damas rouge à ses armes, un calice d'argent doré, une son- 
nette de laiton, une croix d'argent doré d'or fin, avec le pied en bois, 
à sceller dans la chapelle de Notre-Dame, une chasuble de soie avec 
Tétole et l'aube, un missel à note couvert en cuir. L'inscription conte- 
nait bien d'autres détails dont il n'était plus possible de lire un seul 
mot. Au-dessous du texte, un petit écusson présentait une croix fleur- 
delisée, cantonnée de quatre billeltes^ 

On a vu longtemps, sur la place qui entoure l'église, une portion de 
tombe gravée en creux, du xvn^ siècle, où subsistaient encore, autour 
de la moitié inférieure de l'effigie, quelques mots de l'épitaphe de 
Pierre loupris vivant receveur de Messieurs de Saint-Maur en leur terre et 
seigneurie de Neuilli. Les religieux de Saint-Maur et les chanoines qui 
leur succédèrent prenaient, en effet, le titre de seigneurs de ce lieu, 
dont l'église et fautel avaient été donnés à Fabbaye, dès le w"^ siècle, 
par Bouchard , comte de Corbeil , avec des terres d'une étendue con- 
sidérable. 

' Croix et billettes d*or» en champ de ieîiuWy. (MeneBineryNouv. méthode du bla- 
gaules. Annoiries de la famille parisieDoe «on» etc.) 



àO 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



DCCCXCVI, 

NELILLY-SUR-MARNE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-BAUDELE. 

1776. 

+ LAN 1776 lAY ETE BENITE PAR M* FRANÇOIS 
LOVIS CAMPIGNY PRETRE ET CVRE* M"* RENE 
FRANÇOIS GONROT ECVYER CONSEILLER DV ROY 
COMMISSAIRE DES GVERRES CONSEILLER DEPEE 
A LA CONNETABLIE DV PALAIS* CONSEILLER 
RAPPORTEVR ET SECRETAIRE GENERAL DV POINT 
DHONNEVR' GOVVERNEVR des VILLES DE BLWMONT 
ET DE MARENNES SEIGNEVR DAVRON* DE BEAVREGARD 
ET DAVRILLIER ET PVISSANTE DAME ANNE lEANNE 
DE ROETTIERS DE LA CHAVVINERIE MARQVISE DE 
CHARRAS ESPOVSE DE HAVT ET PUISSANT SEIGNEVR 
FRANÇOIS DE LAVRENCIE MARQVIS DE CHARRAS 

ET DE MESTRE DE CAMP DE CAVALERIE 

MONT FAIT 

FRANÇOIS BONNARD PROCVREVR DE LEGLISSE 
GERMAIN CLOT lEAN LOVIS GVERIN MARGVILLIERS 
DROSE SJNDIC lOSBPH ROBERT FONDEVR*. 



' Voy. le n** dcccxcv, qui précède. 

* Juridiction, placée sous l'autorité des 
maréchaux de France, composée des com- 
missaires et contrôleurs des guerres, pour 
connaître de toutes actions intéressant f ad- 
ministration de la guerre; elle avait son 
siège h Paris, à la table de marbre du 
Palais. 

^ Tribunal qui se tenait chez le plus an- 
cien des maréchaux, et qui statuait sans 



appel sur tous différends sui'venus entre gen- 
tilshommes et gens faisant profession des 
armes, pour raison de leurs engagements de 
parole ou écrits d'honneur. 

* Avrott, ancien château, sur un plateau 
devenu tristement célèbre pendant le si^e 
de Paris de 1870. 

* Les Robert, fondeurs de cloches; voy. 
ci-dessus n** dcgcxci, p. 3o. 



j 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. M 

Dcccxcyii. 

GHELLES.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ. 

l6l9. 

Les Marguilliers presens & aduenir de loeuure 
& fabrique Si André de Chelles sont tenuz per 
petuellement & a tousiours de fe dire chaier 
& cellebrer chacun an le xv! doctobre a lintetion 
de defFuncte Catherine Pellerin & des âmes de 
ses père, mère, frères, soeurs, parens & amis tres- 
passez & de M*. Guillaume pellerin lun diceulx 
vng seruice complect & solempnel, auecq le libéra 
& oraisons acoustumees sur la tombe dessoubz 
laquelle est inhumée laJ deôb*f Catherine pel- 
lerin proche du présent epitaphe & audict ser* 
uice y faire faire la plaine sonnerie pour célébrer 
ledict seruice & fournir des plus beaux ornemens . 

de lad* oeuure & de luminaire & de tout ce quil ap- 
partiendra pour ce faire moiennant la rente de vingt 
cinq liures qui a este deliuree a lad* fabrique par 
les légataires vniuerselz dudict defltunct M* 
Guillaume pellerin par contract passe par deua* 
M* lehan lecamus & Noël le semelier Notaires & 
gardenottes au chlet de paris le xxvn* octobre 
i6t2. priez dieu pour leurs âmes. 

Pierre. — Long. o"*,7Û ; iarg. o",6a. 

Le bourg de Chelles, si fameux dans notre histoire, dès les temps 
mérovingiens, par sa résidence royale et par sa puissante abbayeS iw 

' Cala, Chelhi, abbaye de femmes de t. VU, col. 558-573.) — Jean de Chelles, 

Tordre de Saint-Benoit, une des plus illustres un des architectes de Notre-Dame de Paris, 

de tout le royaume, fondée, dans la seconde voy. ci-dessus, t. I, n** nr, p. iS, 16; on 

moitié da ti' siècle, par la reine sainte Ba- peut croire qne cet habile architecte aura 

thilde, veuve de Clovis IL (Gall. ckrUl, travaillé aux bâtiments de Tabbaye. 



42 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

conserve plus qu'une pauvre église paroissiale à peine équivalente à 
celle du plus humble village. En 1671, l'abbé Chastelain , qui parcou- 
rait le diocèse de Paris pour en étudier les antiquités, compta dans le 
bourg et sur son territoire neuf églises, dont sept encore en état de 
servir aux cérémonies de la religion. A peine en avons-nous pu recon- 
naître quelques débris sans valeur en i85o, et, peu d'années après, 
des afliches apposées dans Paris annonçaient la vente des dernières 
pierres de l'abbaye. Le sépulcre de sainte Bathîlde, la fondatrice du 
monastère, le tombeau de Glo taire III, sou (ils aîné, les monuments 
funéraires des abbesses, les colonnes et les statues en marbre des 
autels furent brisés pendant ia Terreur. Il nous paraît cependant dif- 
ficile de croire à l'anéantissement complet de tant de pierres sculptées 
ou inscrites, et nous nous obstinons à espérer qu'un jour quelque cir- 
constance fortuite ramènera des épaves inattendues de ce grand nau- 
frage. L'emplacement et le voisinage des abbayes importantes sont 
désignés d'avance aux explorations des archéologues à venir. Les voleurs 
de châsses négligèrent les reliques dû trésor abbatial. C'est à leur dédain 
pour ces restes sacrés que l'église paroissiale de Chelles doit la pos- 
session de plusieurs reliques de premier oidre et d^une inconstestable 
authenticité ^ 

Chelles n'est devenu le chef-lieu d'un des anciens doyennés du dio- 
cèse de Paris que vers le xiv® siècle. Ce titre appartenait auparavant 
au bourg de Montreuil- sur-Bois. L'église curiale de Chelles, placée 
sous l'invocation de l'apôtre saint André, se compose d'une nef du 
xvm* siècle, d'un chœur du xni* et d'une abside du xv*. La structure en 
est très-simple et l'étendue peu considérable. Les inscriptions qu'elle 
contient ne sont ni anciennes, ni bien intéressantes; si nous n'avons 
rien de mieux à offrir à nos lecteurs, la faute en est à l'ignorance et à 
la brutalité de ceux qui ne savent que détruire. 

Il n'a pas été possible d'arriver jusqu'à la petite cloche de« la tour 
qui présente une inscription en caractères gothiques; il a fallu se 

^ Voyez, MonUmr univtrwd da 3 fiévrier Cbelies, par Eugène ivrësyi» da la Société det 
i856, un mémoire sur les reliques de antiquaires de Franoew 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. A3 

borner à reconnaître de loin qu'elle commence par ces mots : crEn 
fflan i583 ^ 

La pierre sur laquelle on lit l'extrait de la fondalian de Guillaume 
Pellerin fait partie du carrelage du bas côté septentrional du chœur. 
Aucun détail ne distingue cette inscription des autres textes de même 
nature. 

Sur une dalle carrée, de o°*,33 de côté, on n'aperçoit plus que la 
date de 1607 et ces deux maximes ainsi gravées : memanto morî, 
RESPlcE FtNAM. Une tètc de mort et deux os en sautoir en forment la 
traduction figurée. 



6. 



hk INSCRIPTIONS DE LA. FRANCE. 

DCCCXCVIIL 

CHELLE8. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ. 

i66â. 

CY GIST PIERRE LE PEVLTRE VIVANT SEl 
GNEVR DV PLESSIS Con" SECRETAIRE 

Dv Roy MAISON & Covronne de 

FRANCE ET DES FINANCES QVI D 
ECEDDA EN SA MAISON DE CHELLES 
LE X6lj'' lOVR DAOVST 1662 AAGE 
DE LX6lj ANS 

ET Dame Charlotte Dronyn son 

ESPOVSE LAQVELLE DECEDDA LE 

d'octo 

Prtez Dieu Pour Leurs aines 
Marbre noir. — Haut. o",59; larg. o^^àg. 

L'épitaphe de Pierre le Peultre se trouve dans le bas côté du nord, 
auprès de l'inscription de Guillaume Pellerin. Les armoiries du défunt 
et de sa femme sont gravées au-dessus du texte. Les premières, sur- 
montées d'un heaume taré de front à lambrequins , présentent, en pointe, 
une licoine courante; en chef, une fasce chargée de trois étoiles. Le 
second écusson, entouré de lacs, est écartelé d'un arbre arraché, et 
d'une gerbe de blé accostée de deux croissants. 

* Le second chiffre me parait équivalent * Celte dernière date ne s'adapte pas au 

au V romain. Il faudrait donc lire ici texte. 
xvn' mr, et, un peu plus loin, ixvn ans. 



■ 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. ^i5 

DCCGXGIX. 

CHELLES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ. 

1775. 

U. O. M. 

Hic beatam resurrectionem expectantes 
quiescunt 

NOBILIS JOANNES LUDOVICUS NlCOLAUS TrINQUAND 

IN SUPREMÂ CURIÂ MONETALI SENATOR * 

VETERANUS AQUIS, SYLVISQUE PaRISIENSIBUS 

OLIM PRiEFECTUS ', NEC NON DOMINUS PRiEDlORUM 

DE LA Cave, Descoudrais, et de la Vernade ; 

OMNES HUJUS ce MUNERIS PARTES ADIMPLEVIT : 

LAUDEM UBIQUE INTEGRITATIS , PERSPICACIyE 

FAMAM OBTINUIT. IN OMNI VlTit TENORE y£QUABILIS , 

SENECTUTIS ANGORES MEDITANDO PRECANDO Q : LENIVIT : 

BONIS OMNIBUS vETERNUM FLEBILIS OBliT 

DIE XVII MAil MDCCLXXV >ETATIS LXXXII 

ET DD Maria Catharina* Denis conjux. 

VIXIT EHEU : IMMO iETERNUM VIVIT. 

CARA SUIS MATURA COELO OBIIT 

DIE XXVIl FEBRUARll MDCCLXX y£TATIS LXV. 

Hoc ce monumentum posuit filius 

suorum memor. 

concordibus animis divinam misericordiam 

apprecare lector 

Pierre. — Long, a^^oo; larg. r",oo. 

Dalle posée au milieu de la nef. A la partie supérieure, sur un car- 
touche, un écusson timbré d'une couronne ot d'un mortier, entouré 

* Conseiller à la cour des monnaies. *' Une pelite croix a été ajoutée au-dessus 

' Ancien maître des eaux et forêts de la du mol Cathnrina. 
général itë de Paris. 



66 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

d'un cordon de perles et de trèfles; pour blason, une croix pattée ac- 
compagnée de trois croissants. Le style de Tépitaphe est d'une élégante 
latinité, semée de réminiscences classiques. ^ 

Au pied d'un autel, au fond du bas côté méridional, épitaphe en 
français d'une femme nommée Avoye Guérin, décédée le 1 6 août 1 73 i^ 
L'inscription, grossièrement gravée, est disposée autour d'une croix; 
il y a un cœur au point de réunion des quatre branches, et au pied 
une tète de squelette avec deux 0$ en sautoir. 

* Pieire : long, r',67; lai'g. o",70. 



ml 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 47 

DCCCC. 

CHELLES. 

1789. 

ANNO DNJ 1739 
Di£ MAII 29. 



ILLUSTRISS. DNA ANNA 

DE CLERMONT-GESSAN 

ABBAT • CALENSJS ME POSUIT 



Un ruisseau trayeree une partie du bourg de Ghelles pour affluera 
ia Marne. L^abbesse Anne de Glermont y fit construire un pont de 
trois arches, aujourd'hui réduites à une seule. La démolition d'une por- 
tion de l'ancienne maçonnerie amena, en 1867, la découverte de la 
première pien*e\ dont l'inscription est le seul monument épigraphique 
qui subsiste de la puissance temporelle exercée par l'abbesse comme 
dame du lieu, 

Anne de Clermont, d'abord simple religieuse de Ghelles, puis ab- 
besse de SaiatrNicolas de Beaurepaire, au diocèse de Vienne, revint à 
Ghelles, en 1736, pour recueillir la succession de M"* Adélaïde d'Or- 
léans, fille du régent de France^. Elle fut la cinquante-septième et pé- 
nultième abbesse du monastère de sainte Bathilde. Elle mourut le 
3 juillet 1789,' âgée de plus de qualre-vinglnlouze ans, et fut inhu- 
mée, trois jours après» dans son église abbatiale. 

L'héritière de sa dignité, M™'' de Sabran, ne reçut la crosse que 
pour voir la suppression de r>abbaye et la dispersion de la commu- 
nauté '• 



' Bulletin de la Société d'archéologie, ' Gatt. chrisL L\IU col 5^ S. 

seienoeê, lenra et arde dk département de * Mémoires manuscrits déji dtës de 

Seine'eî'Mnme, 5* année, 1866, p. i$3. Gautier, organiste de l'abbaye de Saint - 

Notice de M. Carro père, membre de ladite Denis, 
société. 



ai 



KNS.GRIPTIONS DE LA FRANCE. 



DCCGCI. 
POMPONNE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 




^^aDlf^CDUV) m If#fammnau?tiiun'alfâmiofqTî^ 
^HTlr^pn eut îrlalliif'mlitir' rt) ?fur)niF^mâifïni ^rffoxinr^ 
tmfq' hmii ùW]ymuxkt^^}u^tt^rm^ faf ùmràfi^alainâ 

une'mfffr \x^ ïcquiei) fii rnlf' mmxW uMmoii 

mutii mpffE^lj'^uûi^L»* it^^uantlaïmtlxfoijftf^ri 
fooî imiëlrfflf' tuimi fucff[r\i>^^^tcaùfy îai^f 



Pierre. — Long. o°,7i; larg. o'',5o. 



,.,' U^Vi»^ c|ç Pompoftpp ëlaitr,» 1^ fois le 
si(jge 4l*un priewrë et d'une paroisse, le« 
prieuré du titre de Notre-Dame , la paroisse 
sons le patronage de sainl Pierre. L'existence 



du prieuré o^l pçou^KJ^Ndèa 1^ xn: si^ofe, t^- 
* Assis à la Mad$kime, .fa^bpui^.de )Ur 
g»y. La distance de. Lagi^y à Pomponna 
n'est guère que d'un kilomètre. 




ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. W 

Eglise réduite à une petite nef de la fin du xiii'' siècle. Le chœur et 
l'abside, considérés comme inutiles, furent aliénés vers i Sûo, moyennant 
une somme de i,&oo francs, dont le montant était destiné aux frais de 
réparation de la partie antérieure. L'église a ainsi perdu la moitié de 
son étendue; Tacquéreur s'est empressé de convertir la partie supprimée 
en habitation et en grange. 

Le monument de Thibaud Bugealeau et de sa femme, Guillemette, 
est attaché au mur occidental, près de la porte de la nef. Le bas-relief 
qui surmonte le texte de la fondation n est pas dépourvu d'intérêt. On 
peut en suivre les détails sur la gravure que nous en publions. Le 
Christ, assis sur l'arc-en-ciel , apparaît pour juger le monde. Le saint 
personnage qui présente le donateur a tous les attributs ordinaires de 
saint Jacques le Majeur. Le saint apôtre auraitril été préféré à saint Thi- 
baud, à qui appartenait cependant le droit de patronner son client? A 
la droite du Christ, une femme, peut-être Guillemette, sortant nue 
de son cercueil; à la gauche, le tombeau vide du mari déjà conduit 
aux pieds du souverain juge. Sur une banderole, on lit ces mots : Sur- 
gîte martui venue adjudicium. Un écusson, aussi bizarre que compliqué, 
contient les armoiries de fantaisie que Thibaud Bugealeau s'était com- 
posées pour lui-même. Etait-il pêcheur, était-il vigneron ? Je n'en sais 
rien. Il a pris pour supports deux écrevisses. Dans le champ de l'écu, 
il a placé d'abord deux couteaux en manière de chevron; puis, deux 
coquilles en chef, et, en pointe, un poisson surmonté d'une grappe 
de raisin. 



60 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

PCCCCII. 

POMPCHUiE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

. |Si6. 

Noble homme maître Martin Courtin, seigneur de Pomponne et de 
la VilieneuVé-iauii-AnesS notaire et secrétaire du roi notre sire, et 
greffier de son trésor à P^JCis, mprt.le 1 8 janvier^ ^ 5 1.6 , fut inhumé 
en 19 chapelle de sainte Véronique; située sur le côté méridional du 
sanctuaire de réglis^^e Pomponne. La chapelle nexiste plus. La tombe 
de Martin Courtin a-été con3ervée et transférée un peu en avant du 
nouveau maître-^utel. Elle nous a paru digne d'être publiée, comme 
nous apportant le costume attribué à une foqetioii dont le titre se ren- 
contre ici pour la première fois. Les écussons au)^ trois croissants nous 
donnep t . sans, dpute.' le» . armoiries . pei^sonnelles . des Courtin. D autres 
sont ëicartelés duH blason d'aUiance, où nous ne voyons autre chose 
qu'un chaipp et un. chef qui n$ différaient que pai: Témail. 

Martin Courtin figure, avec la qualité de seigneur de Pomponne et 
de Villeneuve , dans le procès-verbid de la coutume de Paris de l'an 1 5 1 o. 
Louis i soya.fil&, conseiller au parlement de Paris, lui* survécut qua- 
torze ans, et laissa une fille I qui porta la seigneurie de Pomponne dans 
la fan^ille dé Haçquevillet^ . ., . 

' Bron, paroisse de rancien doyenné de qui chevauchaient ordmairement sur des 

Chelles {voy. ei-dessûs, p. j), appelé ^ussi ' ânes. 

Villeneuve-aux-Anes\ depuis la fondation, * Lebeuf, foc. cit t. VI, p. 7 4. 
an xiu' siècle, d'un couvent de Mathurins 




r,.. Sf 



POMPONNE -.EGLISE PAROISSIALE 




7o\L.H ::h mak7;n c^i[j:rr:N GHLFRhK du thl^oh di: holimc 



THE NEW YOKK 
PUBLIC LIBRARY 



T2LBXK fOUN0ATiOHl 
M i 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 51 

DCCCCIII. 
POMPONNE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE 

1699. 

D. O. M. 
SiMONi Arnauld de Pomponne 

EQUITI MARCHIONI DE POMPONNE 

. ETC. 

DNO. BARONl DE FERRIERE5, CHAMBROI5, AUCQUINVILLE , 

OLIM 

APUD ITALOS BATAVOS SUECOS * 

• o 

PER HONORIFICIS LEGATIONIB'. DIUGENTER B RE GALLICANA PERPUNCT. 

DEMUM 

LUDOVIGO MAGNO A SANCTORIB*. CONSILIIS SECRETIS ET MANDAT15 

REGNI SEMEL ATQUE ITERUM ADMINISTRO* 

CURSUS PUBUCI GENERALl PRiEFECTO ' 

AMANTISSIMO CONJUGI PARENTl OPTIMO 

UXOR LIBERIQUE MŒRENTES * 

POSUERE. 

OBIIT 

REGI, UNIVERSIS REGNI ORDINIB*. ET EXTERIS iCQUE CARUS 

XXVI. SEPTÊMBRIS, AN. R. S. H. MDC XCIX. 

iETATIS LXXX. MENS. X. DIE, XXV. 

Requiescat in pace. 
Marbre noir. — Haut. o",9/î; larg. o",65. 

^ Ambassadeur extraordmaire du roi en rinscriplion qui suit); Henri*Gharles, abbé 

Italie, en Suède et en Hollande. de Saint-Mëdard de Soissons, conseiller 

* Deux fois ministre et secrétaire d'État. dÉtat; Antoine-Joseph, inspecteur généra) 
' Surintendant général des postes et re- de la cavalerie; leur fille , Catherine-Félicité , 

lais de France. mariée, en 1696, à Jean-Baptiste Colbert, 

* Catherine TAdvecat, sa femme, morte marquis de Torcy. (Le P. Anselme, Hi$t, 
en 1 7 1 1; leurs trois fils, Nicolas-Simon (voy. génial, t. IX, p. 809.) 

7- 



52 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Simon Ârnauld de Pomponne appartenait à cette illustre race des 
Arnauld qui a joué un rôle si considérable dans l'histoire religieuse et 
politique des règnes de Louis XIII et de Louis XIV. Fils de Robert 
Arnauld d'Andilly, il fut seigneur de Pomponne du chef de sa mère, 
Catherine de la Boderie. Après avoir rempli avec une rare habileté les 
fonctions diplomatiques les plus importantes, il passa les dernières an- 
nées de sa vie dans sa terre de Pomponne dont il avait obtenu l'érection 
en marquisat. C'est là qu'il écrivit ses Mémoires, qui ont été publiés, 
en 1862, d'après le manuscrit qu'en possède la bibliothèque du Corps 
législatif. Son épitaphe et les notes que nous y ajoutons retracent les 
actes principaux d'une vie consacrée au service de l'Etat. L'inscription 
n'est plus à sa place primitive; on l'a transférée du côté septentrional 
de l'ancienne abside, à la paroi occidentale de la nef. Si quelques or- 
nements accessoires en ont jamais encadré le texte, il n'en reste plus au- 
jourd'hui aucune trace. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 53 

DCCCCIV. 

POMPONNE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1787. 

A LA MiMOIRË DE 

Haut et puiss^. Seig*. nicolas simon Arnauld, 
Cher marquis de Pomponne et de Palloiseau », 

SeIG^Î de CHAMPLAN*, FOREST, bordeaux, la VILLE- 
NEUVE AUX Aulnes *, luzency S la madeleine *, 

NOVION ET AUT" lieux BRIGADIER DES ARMÉES 
DU ROY, COLONEL DES REGIMENT^ DE AINAULT ET 
ARTOIS INF*.**À LA TESTE DESQUELS IL S'eST 
EXTREMEMENT DISTINGUÉ AUX BATAILLES DE 
STAFARDE EN PIEDMONT STINKERQ ET NERVINGUES*, 
ANCIEN UEUTENANT GENERAL AU GOUVERNEMENT 
DE l'ISLE DE FRANCE ENVOIE EXTRAORD'Î* DE 
FRANCE AUPRÈS DE l'ElECI* DE BAVIERE PERE DE 
l'Emp" CHARLES VI A DONNÉ A CETTE PSSE \L 
LIVRES DE RENTE I? POUR UN SERVICE A PPETUITÉ 
LE JO^ DE SON DECES ARRIVÉ LE IX AVRIL 
MVCCXXXVII DANS LA LXXV ANNÉE DE SON AGE 
LEQUEL SERA ANNONCÉ AU PRONE DU DIMANCHE 
PRECEDA 2**. POUR EN ETRE DISTRIBUÉ V. UVRES 
AUX PAUVRES QUI Y ASSISTERONT, ENFIN POUR 
UNE MESSE DE REQUIEM AUSSI A PERPÉTUITÉ LES 
P^ MERCREDYS DE CHACQ. MOIS : IL A ENCORE DONNÉ 
L. UVRES DE RENTE AUX PAUVRES DE POMPONNE, 
LA MADELEINE ET BORDEAUX, ET EN OUTRE UNE 
MAISON DE L. UVRES DE RENTE AUX PLTITTES 
ECOLLES. 

Marbre noir. — Haut o^jQo; iarg. o^.ôS. 

^~* Palaiêeau, Ckamplan, paroisses de * Luzoncy, paroisse dn diocèse de Meaux 

rancien doyenne de Châteaufort, diocèse de (Seine-et-Marne). 

Paris. Noos aurons à y revenir dans la suite ' La Madeleine, faubourg de Lagny, dë- 

de ce recueil. pendant de la paroisse de Pomponne. 

^ Même lieu que Brou et Villeneuve-aux- * Victoires de Staffarde, de Sleinkerque , 

Anes (voy. ci-dessus n'DCCccii). Fore*/, Bor^ de Nenvinde, en 1690, 1693 el 1698. 
deaux sont des hameaux du même territoire. 



5/1 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Nicolas-Simon Arnauld était fils de Simon dont Tépitaphe est classée 
sous le numéro qui précède. Les deux inscriptions se trouvent posées 
Tune auprès de 1 autre. Le fils ne se distingua pas moins dans la car- 
rière des armes que le père dans les négociations de la diplomatie. 
Nicolas-Simon se montra généreux envers l'église de Pomponne, comme 
envers les pauvres des terres voisines de sa résidence. Il voulut aussi 
contribuer au développement des petites écoles de sa paroisse, dont sa 
mère, Catherine l'Advocat, avait confié, en 1701, la direction au titu- 
laire d'une chapellenie fondée par elle sous le nom de Notre-Dame ^ 

A l'époque delà destruction de l'abbaye de Port-Royal-des-Champs, 
le marquis de Pomponne sollicita l'autorisation de faire transporter en 
l'église de Pomponne les restes de son aïeul Robert Arnauld d'An- 
dilly, et ceux de plusieurs autres personnes de sa famille^. La transla- 
tion eut lieu en effet, non pas à Pomponne, mais à Palaiseau, ainsi 
que le prouve une inscription que nous aurons à rapporter plus tard'. 

^~* Lebeuf, loc. eit. t. VI, p. 76, 76, 76. — * Voy. ci-après, n" mciv. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 55 

DCCCGV. 
DAMMARD. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTMÉDARD. 

Ci devant GIT DANS l'esperance 

DE LA RÉSURRECTION GLORIEUSE MeSSIRE NICOLAS 

Merlat, Prêtre licentié en droit, ancien 
Prieur de Canet, qui a été Curé de cette 
Paroisse pendant vingt et un ans, passés, et 

EST décédé le 17. DU MOIS DE JuiN 1751. AGÉ DE 
76. ANS J. MOIS 10. JOURS, LEQUEL A INSTITUÉ 

LES Pauvres de sa Paroisse, ses léga- 
taire, ET A FAIT DONS A LA FABRIQUE d'UNE GRANDE 

Croix d'Argent, avec son bâton, pour les Pro- 
cessions, d'un Calice, d'un Encensoir et sa 
Navette, d'un Bassin et deux Burettes, 
LE TOUT d'Argent, du prix de seize cent 

LIVRES, A LA CHARGE DE QUATRE MeSSES BAS- 
SES ET QUATRE SALUTS A DIRE ET CELEBRER 

par chacun an, a perpétuité pour lui et 
Marie Anne Garde, veuve Genêt, les 3^ 
Dimanches et Semaines de Janvier, d'Avril 
DE Juillet et d'Octobre, et autres condi- 
tions PORTÉES PAR SON TESTAMENT DÉPOSÉ 

chez Thiercelin notaire a L'agny le 17. Juin 
175 1. DESQUELS Croix, Calice, Encensoir, Na- 
vette, Bassin et Burettes, délivrance 
A ÉTÉ faite par Messire Louis Nicolas 
Boullanger, Prêtre Bachelier en Théolo- 
gie, Curé de Carnetin, exécuteur du Testam^ 
ainsi quil appert par acte passé devant 

LE SUSD' notaire LE 7 AOUST I752. PORTANT 
RECONNOISSANCE d'iCELLE ET ACCEPTATION DE 

LA Fondation 

RKQUIESCAT IN PACE 

Marbre noir. — Haut. i",iâ ; lai^. o^tôo. 



56 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Église saus importance, toute replâtrée et défigurée; quelques 
piliers, quelques portions de voûtes du xui*^ siècle et du xvi^; l'ancienne 
abside en ruines. Au cimetière, une porte du xv^ siècle, élégamment 
sculptée. Les monuments de ce genre sont aujourd'hui d'une rareté 
extrême. 

Le curé Nicolas Merlat, qui voulut avoir les pauvres pour héritiers, 
et qui enrichit en même temps son église d'une argenterie précieuse , 
repose sous une tombe de pierre, dans le bas côté méridional de la 
nef. Le marbre de son épitaphe est fixé sur la muraille voisine. Au- 
dessous du texte, une tête de mort ailée et couronnée de laurier; au- 
dessus, entre deux palmes, un écusson à trois oiseaux, peut-être trois 
merles; une couronne de comte le surmonte. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 57 

DCCCCVI. 

DAMMARD. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD. 

1661. 

+ . LAN 1641 lAY ESTE BENISTE PAR M*^ 
ROBERT BARRE NATIF PE LAGNY M^ ES ARTS 
CURE DE S^ MEDART DE DAMPMART ET 
NOMMEE BERNARDE PAR HAVT ET PVISS'' S* 
M"^ BERNARD POTIER CHEV"" S" DE 
BLERANCOVRT MARQVIS DE ANNEBAVLT 
COMTE DE PONTANTOV PONTEAVDEMER ET 
MONFORT CHATELAIN DE MONJAY * DE FRESNE 
LE VICOMTE DE LA FERTE MACE S^ SANSON 
s" D\D DAMPMART ET AVTRES LIEVX CON" 
DV ROY EN SES CONSEILS DESTAT ET PRIVE 
CAPITAINE DE 50 HOMMES DARMES DE SES 
ORDONNANCES GOVVERNEVR POVR SA MA" 
AV BAILLAGE DE ROVEN ET PAYS DE CAVX 
ET HAVLTE ET PVISSANTE DAME MADAME 
CHARLOTTE DE VIEVPONT SON EPOVSE 
SIMON FOLLIG"* ET CLAVDE APVRIL MARGVILLIERS 
FRANÇOIS BOVRGAVLT VICAIRE. 

L'inscription de la cloche de Dammard est un litre généalogique de 
la maison de Potier, devenue ducale sous les titres de Tresmes et de 
Gêvres, Bernard Potier était fils de Louis Potier, baron de Gêvres, 
secrétaire d'État; il mourut en 1662. Le Père Anselme^ donne l'énumé- 
ration de toutes les fonctions que ce personnage exerçait déjà en 1 6/!i 1 , 
et de celles qui lui furent conférées jusqu'à l'époque de son décès. Le 
marquisat d'Ânnebauit lui était advenu par suite de son mariage avec 
Charlotte de Vieux-Pont, dame de ce lieu. 

' MùtUjmf, seigneurie au lerritoire de Villevaudë, paroisse de rancien doyenne de Chelles. 
voy. ci-après, p. 58. — * Hist. généal t. IV, p. 770. 

m. 8 



58 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCVn. — DCCCCVIII. 

VILLEVAUDÉ. - ÉGLISE PAB0I8SIALE DE SAINT-MARCEL (PAPE). 

ivi* siècle. 

$ttillattttte l^ftôttettitt iict U tnt tn Un tritwt Je' i? femtnx t\ Ê^tint^ 
îw 



MARiE LE BeRRVYER VEVFVE DVD. S^ AGVENIN EsCVYER 

LAQVELLE DECEDA LE 

XXVI Octobre, i . . j 

Pierre. — Long. i",9o; lai^. i",3o. 

Cy gist Noble Gvillavme Agvenin Vivant Con" dv Roy 

et Correctevr Ordinaire en sa Chambre des Comptes a Paris 

LEQVEL est DECEDE EN SA MAISON DE 

Montiay le xiiii Iovr de Septembre Mil six 
CENS vingt trois Aage de Soixante dix ans 

Pierre. — Long. t'",9o;1ai^. i",io. 

Eglise de peu de valeur, construite en deux fois dans le cours du 
\vi^ siècle. Les deux dalles, dont nous produisons les épitaphes, se 
trouvent placées près du maître*autel , la plus ancienne du côté de 
Févangile, Tautre du côté de Tépître. Il y avait deux personnages sur 
la première, un seul sur la seconde; le dessin est aujourd'hui fort obli- 
téré. On distingue encore aux angles de la première des armoiries 
écartelées de chevrons et débandes. Dans l'inscription gothique, le nom 
patronymique prend pour lettre initiale un H qui disparaît dans les 
textes suivants. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 59 

Guillaume Aguenin le correcteur était probablement fils du seigneur 
de Faurieux et de Marie Le Berruyer. Il possédait une maison sur le 
territoire de Montjay, seigneurie jadis célèbre dont le titulaire, vassal 
de Févêque de Paris, devait au prélat, en signe d'hommage, un cierge 
de la valeur de dix sous. De son côté, l'évêque lui donnait l'investiture 
en lui mettant au doigt un anneau d'or. Une énorme excavation marque 
seule l'emplacement de l'antique tour de Monljay. Quant à la seigneurie 
de Vilievaudé, elle fut apportée en dot à Pierre Âguenin, conseiller au 
Châtelet, par Marguerite, fille de Guillaume Le Duc, président à 
mortier au parlement de Paris, vers i/iSa, à, condition que les enfants 
^ à naître joindraient le nom de Le Duc à celui de leur père ^ La première 
de nos épitaphes fait foi de l'accomplissement de cette obligation. 

' Lebeuf, hc. eit, t. VI, p. loi. 



60 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCIX. 

VILLEVAUDÉ. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARCEL (PAPE). 

i664. 

D.O.M. 
Cy gist 
damoiselle 
Denise Favereav 
Feme de Monsievr 
, dovlcet consei 

ller dv roy 
Nagveres son 
advocat general 
avx reqvestes 
ordinaires de 
l'hotel dece 
dee a montiay 
le vingt qvatr- 
eiesme septemb. 

l664 

Priez Dieu po' 
Son Ame 

Pierre. 

La tombe de damoiselle Denise Favereau fait partie du dallage de 
la chapelle de Saint-Vincent, sur le côté méridional du chœur. Le 
sieur Doulcet, son mari, possédait une maison à Montjay^ où elle 
mourut. Ce personnage occupait le second rang parmi les gens du roi 
près le conseil d'Etat. 

' Voy. ci-dessus, n* dgggcviii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 61 

DCCCCX. 

VILLEV AUDE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARCEL (PAPE). 

1673. 

Cy GisT Honorable Home Clavde le Febvre 
EN s5 Vivant Marchand demevrant a Moniayt' 

LEQVEL DECEDA LE XX!!"?* lo*. DE IAN^ M^ VI*: LXXII. 
AAGÉ de L • ANS ET AVANT QVE DE MOVRIR AYANT 

. Recômandé a Catherine Sevavlt sa Fême de faire 
prier diev apres son decedz po? le repos de son 
AME ladT* Catherine Sevavlt Meve de pieté et 
DE Dévotion singvliere svivant untention de sô- 
D. Mari a Fondé dans Leguse de \'illevavdé a 
perpT* par chacvn an trois obit* solemnels scavoir 

VN OBIT LE lO? DV DECEDZ DE ClAVDE LE FeBVRE 

s5 Mary, le Second obit po! Clavde le Febvre 
Fille dvd. deffvnct le Febvre et de ladT* Sevavlt 

LAQV^ DECEDA LE XVI lo". DE IAN"* MH VlS LXXII AAGEÉ 
DE XXV • ANS • LE TROISIES"?* OBIT PO". LADT^ CATHERINE 

Sevavlt, leqvel sera dict et Célébré le parhl 
lo? qve"f* sera decedéé a chacvn desd. obit* sera 
chanté trois leçons et trois pseavmes des 
ViGiLLEs DÈS Morts, les lavdes, vne Messe Havlte 

DES TRESPASSE* ET A LA FIN LE UBERA AVEC VN DEPRO- 
FVNDIS 

A ESTÉ Encor Fondé par l'adT* Catherine Sevavlt 

par chacvn an a PERPI* VN SALVT SOLEMNEL LE lO*! DE 
PASQVES QVI sera DT a LISSVE des VfSPRES Avq^ SALVT 
SERA CHANTÉ VN ReSPONS DV lO? HiEC DIES*, VICTIME ^ 
REGINA C/fU*, ET A LA FIN LE UBERA AVEC VN DEPRO- 
FVNDIS SVR LA FOSSE OV AVRA ESTE InHVMÉÉ LAD^.^ 

Catherine Sevavlt et po? cet effect aesté 

DÔNÉ A LA FABRIQVE DE LADT* PARROISSE DE ViLLEVODÉ 

PAR LAD^ Catherine Sevavlt xii Livre de Rente 

PERPETVELLE ET NON RACHETABLE CÔME IL EST 

PLVS Amplement porté dant le Contract passé 
pardT Charle Constant Tabeluon Demevrant a 

LAGNY LE XXIX*?» MAY M*: VI^ LXXII • 

Priez Dieu Pour Leurs Ames / 

Pierre. — Long. i",35;lai|f. o",77. 

* Mmujay, voy. ci-dessus n*' dccggviu, ^ Prose de la même messe. 

DCCGCix. * Antienne à la Vierge poar le temps 

' Graduel de la messe du jour de Pâques. pascal. 



62 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Dalle posée sur le sol, à l'entrée du chœur; bordure semée de 
larmes; ossements croisés en sautoir et tête de squelette. 

Claude Le Fèvre et sa fille portaient tous deux le même prénom; 
ils moururent à six jours seulement d'intervalle , la lîlle à vingt-cinq ans , 
le père à cinquante. Catherine Sevault, restée veuve et sans enfant, ne 
pouvait mieux témoigner ses regrets qu'en s'empressant de fonder, 
comme elle l'a fait, les prières soHicitées par son mari mourant. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 68 

DCCCCXI. 

LE PIN. — ÉGLISE PAROISSULE DK SAiNTSULPÏCE. 

t3g3. 



avi • wiesPHssH • heu • De • 

GRHoe • st • ûûû • xxm • un • ueisse • dg • l» • vesse • s • svspice • 

ov • n^ois • Bo • iSmeR' • p 

163 • p*! SHiBG De lil 

Pierre. — Long, a",! o ; larg. o*,95. 

Église d'un aspect misérable, construite auxxiv^'et xv° siècles. La tombe, 
dont nous publions un fragment d'épitaphe, est celle d'un ancien curé 
du Pin, qui fut inhumé dans la chapelle érigée à Textrémité du bas 
côté septentrional. Arc en ogive trilobée; pieds-droits enrichis de co- 
lonnettesà chapiteaux feuillages; pignon, crossettes, fleuron; aux côtés 
du pignon, deux anges nimbés qui encensent; effigie imberbe, portant 
l'aube, la chasuble longue relevée sur les bras, l'étole et le manipule; 
les diverses parties du costume ornées de broderies et de galons; un 
calice à large coupe entre les mains; un socle sous les pieds* Le dessin 
a été bien exécuté; mais Tusure en a, par malheur, bit disparaître 
tout le côté gauche, avec la moitié de l'inscription où se trouvait le nom 
du défunt. 

' Saint Sulpice, évècpie de Bourges, patron de la paroisse, dont la fête se célèbre le 
1 7 janvier. 



64 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCCXII. 

LE PIN. - EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SULPICE. 

i6o3. 



A la mémoire de vénérable & discrète persôïie M'. Miche! Chauueau Châtre & 

chaoine e legie. de S*. Germain de iauxerrois a paris & Curé de 1 egïë. de ceâs 

leqiiei a done aux successe. Curez de ce iieu aPres iuy un lardtn & mazures p. 

accroistrc le lardin pbiteral po'. c. loutr F Icssus"?. sucessê. Curez sy to. 

leurs sebfe a coditiu de paier p eux tous & chacû les debuoirs q. 

seront deubz sur le lardin & mazu. lorsq leH. venerâl Chauueau 

décédera lesqz dénie. & deuoirs sot de la sÔme de xii soiz vi denlë. tos. 

paiable p chun Taloeu. de cêâs & douze déni, de ces au s'. & barô 

de Moiay* au lo'. S*, cjtiene corne aussy que. & pdessus les dénie, susd. lesdT 

successe. Curez serot tenuz de Paier p chun an aioeu. de ceâs quinze 

solz tourn. au lo'. & fcstc de S'. Sulpice & S*. Anthoinc* patrôs de ceis 

p'. la pmissi & soufFral de laisser dire p chiîn dimâche au retour de 

fa pcessiô dcuai le crucifix & Grâd autel deiîât q de cômc. la messe 

parochialle & introit*. dicelle assauoir ung repôd des trespass. scauoir est 

ne recorderis peccata mea donL auec le psal. depfuciis 6c les trois oraisos 

accoustumees estre diaes P'. les trespassez q sot Inclina doîn. deus uenie 

largitor & fideliïTpo'. le salut de lame dudi Chauueau & ses biêtaicteur uiuât 

& trespassez & ou il aduiedroit q" lesd. futurs successe] Curez ne uoudrôîct 

accepter led. iay & foda. mctionneeTce cas ied" Chauueau a ordôné Q celuy 

q. sera"p les Curé marguTÎT. & proiss. de ceâs nômé po'. Instruire les ctas de 

la3c paroisse louira dûà. lardm & mazarcs lequel po'. cest efFect sera diuisé & 

séparé dauec iedict lardin psbtterai a la- chaire toutesfois de paier les suscT. ciel 

. . . douze sols six de. dunep* douze de. de cens & cm.* les quinze sols légué 

p le3 Chauueau a locû. de céans toutesfois désire q les3. Curez soict pferez aiîd 

M', descoir au refTuz desà, îuccc. Curez a la charge "q au cas'q leJ. M'. 

descolles louisse du lardin & mazures il ferateneu fêT tinter le pcJo * auec 

les cloches de leglël & tcT chTter p lesd. ctas un salut de noe. dame 

^ Seigneurie et baronnie de Montjay, le patron primitif, on avait réuni les deux 

voy. ci-dessus Villevaudé, n* dgccctiii. patronages. 

* La fête de saint Antoine arrivant le ^ D'une part. — ^ Et m outre, — ' Le 

17 janvier, comme celle de saint Sulpice, pardon. 




ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 65 

depl'undis p*. lame dû3 deE paroisslê. &. bietaict. tat uiuat q trespsez 

Reqescât in pacc patcr noster auc maria vr 

po'. asseurâce de isîS fodatiô le?, uenerabie Chauueau a mi$ 

. . , mains des marguiir. de ceste egfë. taF (es côtractz dacqsios q sêtêces 

dônees ê cosequê. & portât corormatiÔ& adiudtcatio des lieux 

cy dessus tnêtioiiéz & sot lesT pièces recogneues p. Pichenart tabellio 

Tce lieu du Pin q les3 margulîïï ont pris & se sot côtctez 

en la pnte année mil six cens trois. 
Tv ES PrOTECTOR MEVS DOMiNE. 

Pierre. — Long. o",95 ; larg. o",58. 

Le chapiti'e de Sainl-Germaln-i'Auxerrois\ qui se glorifiait d'avoir 
pour fondateurs le roi Cliildebert I" et la reine Ultrogothe, a subsisté 
jusqu'à une époque avancée du siècle dernier. La réunion de ce cha- 
pitre à celui de Notre-Dame de Paris fut consommée le i5 aoûl 17ÛÛ. 
Les chanoines de Saint-Germain étaient au nombre de treize. Le doyen 
et le chantre occupaient au chœur les deux premiers rangs; mais, 
pour avoir entrée aux assemblées particulières du chapitre, ils devaient 
en outre être pourvus d'un titre canonial. Aussi, les exécuteurs tes- 
tamentaires de Michel Chauveau, le curé et le bienfaiteur de l'église 
du Pin , n ont-ils pas omis de joindre à sa qualité de chantre celle de 
chanoine. 

L'inscription est placée dans le chœur, à main droite, sur le pilier 
qui touche au sanctuaire. Au-dessus du texte, entre deux branches 
d'olivier, un petit écusson, assez mal conservé, présente un quadrupède 
posé sur un tertre. 

^ Église de Saint-Germain, voy. 1. 1 , p. 169-167. 



66 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCXin. 

LE PIN.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SULPICE. 

i6Ai. 

Cy GiZENT NOBLE HOMME 

MAlSTRE PlERRE PONCET VIVANT 

CONSEILLER ET SECRETAIRE DV 

ROY ET DAMOlSELLE MARGVERÎTTE 

QVERÎN SA FEMME QVl DECEDERENT EN 

LEVR MAISON SAVOIR LEDICT SÎEVR 

PONCET LE VINGT ^ OCTOBRE 1640 

ET LADiCTE DAMOiSELLE GVERIN LE 

QViNZiESME SEPTEMBRE 164T. 

PRIES DIEV POVR L^ REPOS 

DE LEVRS AMES. 
Pierre. — Long. o"»ûo; larg. o^^Ô'i. 

Pierre Poncet, secrétaire du roi, et sa femme, Marguerite Guérin, 
n'ont qu'une simple tombe enclavée dans le dallage, l^a gravure de leur 
épitaphe a été négligemment exécutée. Ils sont mort5 tous deux dans 
la maison qu'ils possédaient an Pin. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES, 67 

DCCCCXIV. 

LE PIN. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTSULPICE. 

17/15. 

PAR CONTRAT PASSE DEVANT LOYAL 

NOTAIRE Royal a Torcy en Brie* le 

ONZE DECEMBRE MIL-SEPT- CENT- 
QUARANTE-CINQ Dame Bonne 
Madelaine le Cousturier veuve 

DE MESSIRE LoUIS PhILIPPES DeSVIEUX 
ECUYÉR A DONNÉ A CETTE PAROISSE 
DU Pin CENT cinquante neuf LIVRES 
UN SOL TROIS DENIERS DE RENTE FON- 
CIERE ANNUELLE ET PERPETUELLE 
EN QUATORZE PARTIES DUES PAR LES 
PERSONNES DÉNOMMÉES AU DIT CON- 
TRAT POUR ETRE EMPLOYÉS A l'ASSIS- 

tance des pauvres et des gens agéz 
de cette paroisse, a leur donner 
du pain dans leurs besoins, et les 
solliciter* dans leurs maladies; 
Comme aussy la ditte Dame Desvieux 
a pareillement donné par le sus- 
dit contrat aux pauvres enfans de 
cette paroisse cinquante huit 
livres deux sols six deniers de 

RENTE FONCIERE SUR L'HOTEL DE VILLE 
DE PARIS, POUR ESTRE PAYEZ AU MAITRE 
d'école de cette PAROISSE POUR 
l'instruction DESDITS ENFANS DONT 
LES PERES ET MERES N'AURONT PAS LES 

' Paroisse de rancien diocèse de Paris * Solliciter, donner des secours , venir en 

et du doyenne de I^ny, h peu de distance aide, témoigner de ia sollicitude, 
du Pin. 



68 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MOIENS DE LES FAIRE INSTRUIRE, ET 
LE TOUT SANS AUCUNE CHARGE QUE 
CELLE DE PRIER MESSIEURS LES CURE 
ET PROCUREURS FISCAUX DE LADITTE 
PAROISSE DE VEILLER A l'A VENIR A 
l'exécution de cette DONATION 
QUI A ÉTÉ ACCEPTÉE PAR MONSIEUR 
BERTHELOT CURÉ DE CETTE PAROIS- 
SE PAR MAITRE CLAUDE SOUPPLET 
PROCUREUR FISCAL ET AUTRES NO- 

EU LE 

• CENT. . . 

Pierre. — Ix)ng. l'^fib; !arg. o"*,75. 

Table de pierre, en partie fracturée, fixée sur uu pilier du chœur, 
à côté de celle qui relate les fondations faites, en 1 6o3 , par le chantre 
de Sainl-Germain-l'Auxerrois. 

La généreuse donatrice Ha mis, on doit le remarquer, aucune con- 
dition à ses libéralités envers les pauvres et envers l'école. Elle enten- 
dait suivant les préceptes de la charité chrétienne la gratuité de l'ins- 
truction, et s'en rapportait pour elle-même au témoignage spontané de 
la reconnaissance publique. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 69 

DGCCCXV. 

LE PIN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAÏNT-SULPICE 

1790. 

IcY Repose . 

VÉNÉRABLE ET DiSCRETTE 

Personne 

M^ Charles André 

Berthelot 

QUI PENDANT PLUS DE 
50 ANNÉES FUT l'AMY 

LE Pasteur et le Père 

DE CE Peuple. 

il décéda le 12. 

Avril 1790 dans la 

8l"i*" ANNÉE DE SON AGE 
Marbre noir. — Long. o"*,8i ; larg. o",à9. 

L'épitaphe du curé Charles-André Berthelot gît au pied des marches 
du sanctuaire. Ce prêtre vénérable eut le bonheur de mourir à la veille 
de la proscription du clergé orthodoxe et de la profanation des églises. 
Nous avons déjà rencontré son nom dans Tinscription qui précède, à la 
date de lyûB, c'est-à-dire près d'un demi-siècle avant son décès. 



i 



70 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCXVL 

LE PIN.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTSULPIGE. 

i65o. 

* MARGVERITE PERETTE SVIS NOMMEE 
PAR PIERRE RO VILLE* CON" DV ROY EN SES 
CONSEIL DESTAT 6t PRIVE & EN SON GRAND 
CONSEIL & MARGVERITE DE LAISTRE 
FEM^ DE M"^ IOACHIN BERAVD CON" 
DV ROY EN SES CONSEILS SECRET* DE 
SES FINANCES ET GARDE DES ROOLLES 
DES OFFICES DE FRANCE* 165O (k BENITE 
PAR M*^ ANDRÉ DV RVEL VICAIRE POVR 
M** GILLES GIRARD PRIEVR DE GONDRECOVRT 
& CVRE DE CE LIEV 

lEAN PETIPAS RENE NOËL MARGVILLERS 
& M^ MICHEL TARTARIN NICOLAS BLANPAIN 
M"^ PIERRE MASSON PIERRE CAHENIER 
M* DECOLLE lEAN PECHINAT CLAVDE MABLON 
ANTHOINE DE LAGNY. 
Cloche. 

' Pierre Kouilië , conseiller d'État. tenue et à la conservation des registres de coi- 

' Les gardes des rôles des offices faisaient lation et mutation des offices de toute na- 

partie du personnel de la grande chancellerie ture . 

de France. Ils étaient chargés de veiller à la 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 71 

DCCCCXVII. 

COURTRY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD 

i66i. 

. I rt S . 

Denis Pichon Escuyer CoV Secref: du 
Roy Maison Courône de France & de ses 
finances & lun des Direct" de Lhospital 
gnal de la Ville de Paris' propriet" dune 
Matso en ce village autrefois appelle le 
Fief Declercy * par son Testam*- receu par 
Gossuin & Mousnier No'? au cKIêt de Fis 
ie 8*. luin 1663. auroit ordoné qui! fust 
dôné a leglise de S*. Medard de Courtry 
100 .1. tz vne fois payée po'. Employer 
en ornem*. & vne Maiscn size auJ! village 
de Courtry tenat d'vne par a lean Des- 
pagne daues a Denis Dodrieux d'un bout 
par deuant sur la grande rue & daves ' 
bout p derrière a la Ruelle des pcessios 
dot les S" héritiers en ont passé Con- 
iractauecM'-' EstiennelunielinpEreCure 
dud' lieu et les MargV par deuât Michel 
Tarterin luré Tabellio de la Justice de 
Montlay* en datte du 3'. luin 1664, a la 
charge que lesd. Marg*" serot tenus (e 
dire célébrer de quinze lo" en quinze lo" 
tous les Mois vne Messe basse de Requie^ 
po'. le repos de so ame& deDam'î Marie 
de Gauniont sa fàmnie ainsy que plus 
au long le contient léH. Contract. 
Priez Dieu pour Leurs Ames, 

•Pierre. — Long. o",85 ; larg. o",5 1 . 

' Coiitm sous le nom d'hôpital de la toire de Courtry. — ' D'autre, — ^ Mont- 
Saipétrière. jay, voy. ci-dessus Viilevaudé, p. 58. 

* Cieey ou Clerey, ancien fief du terri- 



7â INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Kien de plus pauvre et de plus insignifiant que Téglise de Gourtry, 
qui a été reconstruite, en majeure partie, au xvi* siècle. Ce n'est plus 
même dans cet édifice qu on trouve l'inscription de Denis Pichon, mais 
dans la maison d'école, où elle a été encastrée dans un mur. Au-dessous 
du texte, une grande tète de mort ailée. 

Dans la même maison d'école, on remarque au dallage un petit 
fragment du xv* ou du xvi*^ siècle, très-endommagé, qui présente en 
gravure une famille en prières, assistée de ses patrons, devant la Vierge 
assise, avec l'enfant dans les bras. On ne lit plus au-dessous que ces 
quatre mots en caractères gothiques : j^lttie 10^0 IvQjltf tU ; 

La cloche de Téglise de Courlry ne date que de l'an 1 769. Ce qu'on 
a pu lire de l'inscription qu'elle porte indique une origine étrangère. 

Elle appartenait à la communauté de ; elle fut bénite et nommée 

Adrienne-Louise par messire Adrien Prouveur, licencié en droit et en 
théologie, protonotaire apostolique, prévôt et chanoine du chapitre 
de , et par demoiselle Louise-ChaHotte Le Page. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 



73 



DCCCCXVIII. 

GOUBERON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CHRISTOPHE. 

1676. 

* LAN 1676 lAY ESTE NOMMEE DE S" MARIE 

& DE S^ GVILLAVME PAR H^ ET P^ SEIGNEVR 

MONSEIGNEVR GVILLAVME DE LA MOIGNON * 

CHE** MARQVIS DE BAVILLE CON" ORD*^ DV ROY 

EN TOVS SES CON" PRESIDENT DV PARLEMENT 

ET PAR DAME MARIE BONNEAV* VEFVE DE M"^ 

lEAN lACQVES DE BEAVHARNOIS SEIGN* DE 

MIRAMION CON" DV ROY EN SA COVR DE 

PARLEMENT 

BENITE PAR MAVRICE HERON CVRE DE CE 

LIEV DE COVBRON 

N RATER LAINE MARG" 

lEAN GVILLOT' FONDEVR 

Cloche. 

Petite église, toute plâtrée et rhabillée en style moderne. 

Le curé Maurice Héron a su placer la cloche de sa paroisse, comme 
l'indiquent nos annotations, sous le patronage de tout ce qu'il y avait 
de plus éminent, à son époque, en vertu , en intégrité, en charité et en 
sainteté. 



' Ne en 1 6 1 7, premier président du par- 
iement de Paris en i658, mort au mois 
de décembre 1677, inhumé à Paris, dans 
r^ise des Cordeliers. On a dit de lui ce 
que disait Velleius Paterculus d'un des plus 
grands personnages de ia vieille Rome : Qui 
nihil in vita nin laudandum aut/ecit, aut dixit, 
ant sensit. 

' Femme illustre , morte h Paris , en odeur 
de sainteté, le â/i mars 1696, à Tàge de 
soixante-sept ans, fondatrice de la maison de 
Sainte-Pélagie, près de Thôpital de la Pitié, 



et de la communauté des filles de Sainte- 
Geneviève, dites les iMiramiones , sur le 
quai de la Tournelle, à côté de Thôtel de 
Nesmond. Elle avait été mariée pendant 
quelques mois seulement à Jean-Jacques de 
Beauhamois. Leur fille Mai^erile épousa, 
en 1660, Guillaume de Nesmond, maître 
des requêtes. 

' Jean Guillot, le même probablement 
que Jean Gillot, voy. ci-dessus n** dcccxlviii, 
l.U,p.635. 



Ih 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



Dccccxix:. 

MONTFERMEIL.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1764. 



CONDITUR 

HAC INCLUSUM IN ARCA 

COR 

Generosum, nobile, Christianum 

I 
JOANNIS HlAQNTI HOCQUART EQUITIS 

DOMINI DE MONTFERMUL, 

COUBRON, MONTAUBAN &C. 

Fuit tilc vir gcntis suae caput idem et Excmplar; 

Avito in suos affeotu flagrans, 
Quos ad scnium usquc consiliis rcxit , amoiis nexu 

obligavit. 

In clientes suos bcnignitatis fons undcquàquc fluens, 

Quos cgentcsfovit, vcstivit, aluit. 

VIR ANTIQUÂ riDE ET VIRTUTE, 

fuit integritate, inodesiiâ, libcraliiaic , pietatc in Dcum 

Spectatissimus; 

Ad quem dum viam aflfcctat, 

Carnaies cxuvias in memoriam siroul et aemulationem sui 

Reliquit; 

Quas piissimis manibus, Concordibus animis, 

Nad Amamissim 

h hac Dominii Sui hasilka mœrentes 

Deposuere; 

Argumenium pietath , 

doloris Solatium, Concordui monumintum, 
ohiù Paris : v', Nonas Maii Amo Dm, 

Af. DCC. LXIV j€t. Sua LXXIX, 
or a» btné precarCt lauda. 



Dans cette urne est Remferwé 

LE CŒUR 

Vertueux, Noble Chrétien, 

De Méssire Jean Hiacinthe Hocquart 

Chevauer Seigneur de Montfermeil, 

Coubron, Montauban et autres lieux 

Ce digne pew fui lo«l « la fois le chef et i lempk de •. f«i»i«c. 

animé pour les Siene de .enlimcnt de leadrowc herédiuire; 

Il tçal pendent le coor. d'nne longne vie les conduire par eee eon«>îU, 

El loe unir clroilemenl par les Tiens dun Muluel Aaonr 

Source inépuisalile de bienfaisance envers ses vawsni 

Il les a «Sconms , Nourris , V*lus de ses effusions. 

Sectateur de L'Antique et vertueuse candeur 

U fui un composa parfailde Probilé. de modesUe de G4nèrosilr 

El D'amour poor Duo Centre de ses désirs; 

Vw lequel son Cewr • pris son «ssor pour ae réunir a lai , 

Laissant icif Las sa dépouille morulle , 

Pour perpétuer ta mémoire et animer les siens s l'imiter 

Restes Précieux 

Que la enfants chéris £un père tenéremem aimé 

pleins de Respect pour Sa mémoire, , 
de douleur de S a perte étroitement unis de cour, 

ont recueillis et Déposés 

Dans cette Eglise paroissiale de Sa Seigneurie 

Pour^ être a Perpétuité U Gage de leur amour. 

Le Soulagement de leur douleur. 

Le monument de leur Concorde, 

Il décéda a Paris U IJI, ma} ran de gr^e 

Aï, DCC, LXIV, de Son Age LXXIX, 

Priez pour lui» Bénissez Sa mémoire, 

Lc'uez Dieu 



Marbre ooir. — Lonç. o"',89; la^g. o",8o. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHËLLES. 75 

Église réédiiiée en grande partie vers 1820; dans le chœur, quelques 
restes de la construction précédente qui datait du xiii*^ siècle. Aucun 
indice de sépultures anciennes. 

Jean-Hyacinthe Hocquart, fermier général, possédait la seigneurie 
au siècle dernier. Il fit élever le grand et heau château qui existe encore. 
La famille avait pour lieu de sépulture une espèce de petite chapelle 
carrée, dallée, mais à ciel ouvert, appliquée à la paroi méridionale du 
chœur. La plaque de marbre, consacrée à la mémoire du fermier gé- 
néral, est fixée à l'intérieur de l'église, sur le mur le plus voisin; aucun 
ornement n accompagne le texte. 

Le seigneur de Montfermeii, en qualité de vassal de Tabbesse de 
Gheiles, était tenu de se présenter chaque année, le 3o janvier, à lab- 
baye, en personne, t)u par procureur, pour porter un cierge à la pro- 
cession solennelle de la châsse de sainte Bathilde. 



76 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



DCCCCXX. 

R08NY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIÈVE. 

xin* siècle. 

ICI Gisii; emm bo 

inOSBGRGilS ' GUeRS' IflBIS BOURIOIS DG PHRIS aVI 

imespflssfl en ilsh do 

6RAGG GT VII se lOttR De Sfl SfllIU» IRIGliiefi 

Pierre. 

La paroisse de Rosny avait une vieille église dont le transept et le 
chevet rectangulaire étaient construits en bon style de la seconde 
moitié du xiu*^ siècle. Nous y avons vu encore plusieurs croix de con- 
sécration de cette même époque, sculptées en pierre et encastrées dans 
les murs. Un nouvel édifice' occupe aujourd'hui la place de l'ancien. On 
a négligé de conserver deux dalles funéraires intéressantes dont nous 
retrouvons la description dans nos notes; elles ont été enlevées parles 
entrepreneurs. 

La tombe de Guillaume de Montereul, posée au pied des marches 
du maître-autel, était bien conservée, à l'exception seulement des ca- 
ractères qui formaient la partie la plus importante de la date. Arc en 
ogive trilobée, accompagné de feuillages; effigie du défunt, tête nue, 
visage imberbe, les mains jointes, les pieds posés sur un escabeau et 
tournés vers l'orient; cheveux longs, roulés sur les côtés de la tête; 
un premier vêtement, dont les manches, seules apparentes, étaient 
serrées sur les bras, chacune par une série de petits boutons; pour se- 



' Ainsi nomme, nous le pensons, du 
lieu de son origine, Monstereul, MmUreuil- 
sur-k-Bois. Ce personnage se rattache-t-il 
par quelque lien au célèbre architecte Pierre 
de Montereul ou de Mantereauf 



* Clerc, pourvu de quelque grade ou 
office, soit ecdësiastique , soit universi- 
taire. 

^ M. Naissant, architecte. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 77 

cond vêtement, uue cotte sans ceinture descendante mi-Jambe, munie 
de larges manches et d'un capuchon rabattu sur les épaules; chaus- 
sure terminée en pointe. L'épitaphe était gravée en belle capitale go- 
thique. N'ayant plus le monument sous les yeux, nous hésitons, pour 
déterminer la date, entre le millésime de 1 387 et celui de 1807, dis- 
posé cependant à donner la préférence au premier. 



78 INSCRFPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCXXI. 

R08NY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIÈVE. 

t53o. 

Ci jîist ftiïttiïtra6U fcïmtt i^imlô» k hmmtàni • m sm wnât «wiftre. 



Iquel tre0p««0« U xm' iaw if ttwj mil t«*. xxx • ptrej îiieu p' Ing • 

Pierre. 

, A rentrée occidentale de l'ancienne église, on descendait cinq mar- 
ches au pied desquelles se trouvait, rompue en deux, souillée de boue 
et déjà fort usée, la dalle de Nicolas le Bourguignon. Cette tombe offrait 
une singularité que nous n'avons pas rencontrée ailleurs. Ne se croyant 
pas digne d'occuper ici la place d'honneur, le défunt avait prescrit sans 
doute d'y mettre l'elfigie de son patron et de le représenter lui-même 
humblement couché sous les pieds du saint évêque. C'était bien,, en 
effet, saint Nicolas qui remplissait la niche élégante décrite par l'en- 
cadrement. Un nimbe lui entourait la tète coiffée de la mitre. Le saint 
pointait une chape galonnée; sa crosse était figurée entre le corps et le 
bras gauche. Quant à Nicolas le .Bourguignon, ce n'était qu'un per- 
sonnage de petite proportion, vêtu d'un costume bourgeois, étendu en 
travers à l'extrémité inférieure de la pierre. Les habitants de Rosny 
croyaient posséder dans leur église une tombe épiscopale. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 



79 



DCCCGXXH. 

ROSNY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIÈVE. 

1671. 

* IHS • MAR • EN 1671 lAY ESTE BENITE DV TEMPS 

DE M"* PIERRE PASCAL PB*'* & CVRE DE LEGLISE S^^ 

GENEVIEVE DE SENLIS * ET NOMMEE lEANNE PAR 

m"*^ IEAN de LA FOSSE DE GOYONNET HVISSIER 

DE SALE DE FEV LA REINE MERE DV ROY* A< DAM*'*' 

lEANNE LE RATZ FILLE DE MONS" LE RATL p" DV 

ROY EN LELECTION DE SENLIS 

M^ Vivien leqvoy marg" 

NICOLAS CHAPPELLE FONDEVR \ 

Cififhe. 



' Une des six ancieuiies églises parois- à Sainte -Geneviève de Senlis? — 'La 

siales de la ville de Senlis; elle a éié com- reîne Anne d'Autriche, morte le ao jan- 

plëtement détruite. Li cloche de Saînte-Ge- vier 1666. 

neviève de Kosny anrait-elle appartenu jadis ^ Fondeur dëjà cité, voy. n* dcccix. 



80 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCXXIII. 

VILLEMOMBLE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GENES. 

1747. 

D . O . M . 

Par Contrat passé dev^. M^ Jourdain le 1^ ' 

Notaire et son Confrère a Paris le 2 

May 1747. Haut et PuisT Seig" Godefroy 

DE Romance Ch^ Marquis de Mesmon Écuyer 

Ord".* du Roy \ et Haut et Puis^ Seig"! Germain 

Hyacinte de Romance Ch" Seig^î de Mesmon 

AUSSY Ecuyer Ord'î* du Roy. 

Onts fondé en cette Eglise par Chacun 

An a perpétuité le Nombre de 73 Messes 

basses dont 4© a llntention et pour le 

REPOS DES Ames de deffunt Haut et 

PuisT Seig^î Godefroy de Romance Ch^ 

Marquis de Mesmon Seig^ de L'échelle Bon- 

Recevil et autres Lieux aussy Ecuyer 

Ord"^ du Roy. et de Hautte et Puis" Dame Marie 

Catherine Charlet son Epouse decedé^ sa V^ 

LEURS Pères et Mère" et 33 pour le Repos de 

LAme de Dame Marie Zelie de Romance de 

Mesmon leur soeur a son décès Epouse de 

M".^ Jean de Lugat lesq"? messe* doivent 

ESTRE Annoncé" au Prône S'avoir les 40 

LE Dimanche de la Pentecotte et les 

33 LE Dimanche d'après la Fête 

DE S'î Louis po" estre ditte de 

suiTTE Apres lesdittes Anonces i^ors 

desquelles sera dit un de Profondis 

AU ' MÊMES Intentions 

Requiescant in pace. 
Marbra noir. — Haut. i",i a ; larg. o*,6a* 

' Le Jeune. ecuyer de France. — * Les fautes de grani- 

^ Les écuyers ordinaires du roi étaient maire, celle^i comme les précédentes, sont 
au nombre de trois , sous Tautorité du grand le fait du iapicide. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 81 

Eglise insignifiante, rebâtie, une dernière fois, en 180 4. L'inscrip- 
tion que nous publions est fixée sur le mur, auprès de la porte, à main 
droite. Au-dessus du texte, sur un cartouche accompagné de deux lions 
et surmonté d'une couronne de marquis, deux écussons ovales accolés : 
le premier, à dextre, écartelé, au premier quartier, d'un lion, au second 
et au troisième, d'azur semé de fleurs de lis d'or sans nombre, au 
canton dextre chargé d'un cygne; au cjuatrième, de gueules à la croix 
pattée ; le dernier écusson , à sénestre , d'or à l'aigle éployé de sable. 



m. 



82 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCCXXIV. 

VILLEMOMBLE.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-«ENÈ8. 

1770. 

i» LAN 1770 lAY ETE BENJTE PAR M** ETIENNE 
GENEVIEVE QVOINAT CHANOINE REGVUER 
PRiEVR CVRE DE VILLEMOMBLE * ET NOMMEE 
MARIE PAR lEAN BAPTISTE GIRARDOT DELAVNAY 
MAJOR DES MOVSQVETAIRES NOIRS* BRIGADIER 
DES ARMEES DV ROY ET PAR MADAME DE VILLEMOMBLE 
THOMAS PLAISON MARGVILUER EN CHARGE. 
L. & I. C. GAVDIVEAV MONT FAITE 

Cloche. 

' Depuis le comnienoeaientclu xiu' siècle, * La garde du roi comprenait deux com- 

la cure de Viliemomble dépendait de l*abbaye pagnies de mousquetaires : les gris , institues 

de Livry (voy. ci-après n* dcccgxl), et les en i6aa, les noirs en 1660. Le roi en 

fonctions curiales étaient exercées par un était le capitaine. Le major avait rang d'oF- 

chanoine routier. (Lebeuf, loc. cit. t. VI, ficier général, 
p. i55, i56.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 83 

DCCCCXXV. 
BONDY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

iS56. 

« 

^ dtobi» tl i»mtf. pt^. U jM? ttt «a 

ttilU ti mmà^ m ^vtfit ht laxàktmi nvà iipSk U m' 

Ja' k ditixi 1556 • ^t kttunlidU j^nont» h htMmis U^ïû ^tk 
le » ^èzbtttt jw! tttlx 

Piwre. — Long. s",*o; larg. i*,to. 

Ëglise reconstruite en style vulgaire, dans la seconde moitié du 
siècle dernier. Elle a été incendiée et saccagée pendant le siège 
de 1870. On lisait encore, il ny a pas longtemps, sur la façade, l'ins- 
cription imaginée par Robespierre, comme une protestation contre le 
matérialisme : 

LE PEUPLE FRANÇAIS RECONNAIT l'ETRE SUPREME ET l'IMMORTAUTÉ DE L'AME. 

De lancienne église on avait conservé une belle dalle funéraire 
gravée au trait, dont nous publions Tinscription. Lorsque nous l'avons 
vue pour la première fois, elle servait de marchepied à Fautel de la 
Vierge. Le dessin en était déjà fort endommagé. Plus tard, on la re- 
légua dans le cimetière où eile fut dressée contre un mur. Riche enta- 
blement à rinceaux; deux arcades cintrées qui ont pour supports deux 
pilastres doriques et une colonne intermédiaire à chapiteau feuillage; 
les clefs des arcs décorées de tètes d'anges. Deux anges agenouillés sou- 
tiennent un double écusson , présentant les armoiries de Clément Raison, 
à trois quintefeuilles, deux en chef, une en pointe, avec un croissant 

* C'est par errear qu'oD a nomme ail- La ieUre initiale A ne difl%re en rien de celle 
leurs ce personnage Loyson, Le mot Raisim qai commence un peu après le mot Aoy. 
est venu parfaitement lisible sur Festampage. " La date n*a pas ëtë gravée. 



su INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

posé en abîme, et celles de damoiselle Honorine de Beauvois, che- 
vronnées d'argent et de sable. Les mêmes blasons se répètent aux 
angles de la dalle. Les faces elles mains jointes des effigies, incrustées 
en marbre, n'existent plus. Clément Raison porte une armure de fer 
recouverte d'une cotte armoriée en étoffe; sa tête est nue, une barbe 
épaisse descend sur sa poitrine; une épée pend à son côté gauche; un 
lion repose sous ses pieds. Honorine de Beauvois est coiffée d'un voile 
de veuve qui lui entoure le visage, et vêtue d'une robe longue ceinte 
d'une cordelière; on ne voit plus le chien sur le dos duquel ses pieds 
s'appuyaient sans doute. Nous avons été frappé de l'analogie de ces 
deux effigies avec celles de l'amiral Chabot et de RoberteLe Gendre, 
aujourd'hui placées dans le musée de sculpture du Louvre ^ De cette 
observation nous pouvons conclure que la dalle de Bondy fut exécutée 
à Paris, et que les tombiers du xvi® siècle cherchaient leurs modèles 
dans les plus belles œuvres de la sculpture contemporaine. 

L'épitaphe de Clément Raison lui donne le titre de gouverneur de 
Montmédy, place forte de l'ancien duché de Luxembourg, prise par 
les Français, sous les règnes de François I*"^ et de Henri II, en i542 
et en iBBs. C est à une de *ces deux époques, probablement à la plus 
récente, que Clément Raison en eut le commandement. Perdue et re- 
prise dans la suite , la ville a été cédée définitivement à la France par 
le traité des Pyrénées, en iGBg. Elle est aujourd'hui le chef-lieu d'un 
des arrondissements du département de la Meuse. 

* Voy. 1. 1, p. iig, iSh, 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 85 

DCGCCXXVI. 

BONDY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAÏNT-PIERRE. 

i6a8. 

A LA PIEVSE MEMOIRE DE FEV NOBLE HOME GlLLE ChVBERÉ 
LES MARGVILLIERS DE LŒVVRE ET FABRICQVE DE ST PlERRE 

DE Bondis presës et advenir serôt tenvz et obligez 

APPETVITÉ FAIRE DIRE CHATER ET CELEBRER Ë" LAD' EgLIZE 

p CHV Vendredy pe lannee ov le io" le plvs proche et 

PLVS COMODE QVÂD AVD* lO" ESCHERA FEST^ SOLEMNELLE VNE 

MESSE BASSE DE Requiem PO" LE SALVT DE LAME DVD* S- TES- 

TATEVR LAQVELLE SERA PVBLIE^ AV PROSNE PROCHIAL P CHV 

DIMÂCHE COME AVSSY FAIRE DIRE CHATER ET CELEBRER A T- 

PETVITÉ FCHV AN ËLAD' EGL^. LE XX* d'AoVST ÏO" DV DECEDZ DVD* 

DEFFVCT VN SERVICE CÔPLET DE VIGILLES ET IJI. HAVLTES MESSES 

A LA MANIER* ACCOVSTVMEE A LVNE DESQVELLE* MESSE* QVI 

SE DIRA DE Requiem LESD' MARGVIL^Î^ SERÔT TENVZ FOVRNIR 

PO" LOFFRÂDE.DEMY SEPTIER DE VIN VN PAIN VALLAT XII DENIERS 

ET VNE BOVGIE DE CIRE ET EN FIN DESD* MESSE*. SERA CHANTÉ 

Salue, Dne non secundû, ET Deprofudis AVEC LES ORAISOS 

ACCOVSTVMEE* LEQVEL SERVICE SERA ANONCÉ AV PROSNE 

LE DIMÂCHE PRECEDAT PO** CELEBRER LED' SERVICE SEROT MEDEZ 

DEVX PBRE* VOISINS PO" ASSISTER LE CVRÉ DVD* LIEV OV AVTRE 

PBRE RESIDÊT AVD* BONDIS ET PO" CE FAIRE SERA PAIE p" LESD' 

1 _ 

MARGVIL"* AVD' CVRÉ ET AVX PBRE* QVI DROT LESD* MESSE* A CHV 

SOLZ _ 

XVI • LE TOVT A LlNTEIiTIO DVD* S" TESTAT*? QVI A LAISSÉ A LA 
FABRICQVE LA SOME DE LX VIII - LIVRES TZ DE rItE ET Avfs 
DROICTS A PRÊDRE SVR ET AINSY QVIL EST PORTÉ PAR LE 
TESTAmIt dvd* S" TESTATEVR FAICT ET PASSÉ PARDEVANT 

Cressé et Novrry not*?* AV Chlet DE Paris le XXIP io" 



86 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DE Décembre i6\6 le tovt avx charges clavses 

ET CÔDITIONS Y CÔTENVES ET SVIVAT LA TRANSACTlÔ PO** 
CE FAICT* ET PASSE* ETRE LE CVRÉ LES MARGVIL'Î^ET LES 
HERITIERS dvd' DEFFVCT PARDEVÂT BLOSSE ET COVSINET 
AvssY No-i* avd' Chlet le m lO'* DE MARS M • VI • C • XXVIII 

Priez Dieu pour 

son Ame. 

Pierre. — Long. i",io; larg. ©",67. 

L'insci'iplioii de Gilles Cbuberé est passée de l'église au jardin du 
presbytère. Un filet encadre le texte. La pierre est arrondie à ses deux 
extrémités. On a gratté les armoiries tracées à la partie supérieure; il 
n en reste qu un casque tourné à dextre et paré de ses lambrequins. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 87 

DCCCCXXVII. 
CLIGHI-BN-LAUNOY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 



Par contract passé pardevât Cristophe Bovlemier 
Greffier Tabeluon a Clichy en lavlnoy le xxviii* 
FEBVRiER Mil vis xLiiii • entre Maistre François 
Thorigny Con'." et procvrevr dv Roy es grverie et 
Capitainerie des chasses de uvry et Bondis dvne part 

FRERE PIERE DOVLCET PRIEVR * ET CVRE DVD\ ClICHY ET 

LES MARGV» et habitas DE LA PAROISSE DVD*. CLICHY 

DAVLTPE A ESTÉ ACCORDÉ QVAV LIEV DES DEVX PROCEiiSÏÔS 

ET SERVICES SOLËNELS QVI SE DEBVOIENT FAIRE ET DIRE 

PAR CHVN an a LA CHAPELLE NOSTRE DAME DES ANGES MOY^J"^ 

LA D()NATION CY DEVANT FAICTE PAR LED*. S". THORIGNY A LA 

FABRICQVE DE LEGUSE DVD*. CUCHT DES TERRES PRES ET 

BOIS SEIZ A LA MARRE HERBVE ET PRE DE LA IVSTISE IL SERA DIT 

ET CELEBRE A PERPETVITE DEVANT LE GRAND AVTEL 

DE LAD\ EGUSE par LED'- S^ CVRÉ ET SES SVCCESSEVRS TOVS 

LES lEVDIS DE CHACVNNE SEPMAINE DE LÂNÉE ET EN CAS 

DEMPESCHEMTT DANS LEGLISE LA VEILLE OV LE LANDEMAIN 

DVD\ IO* VNE messe basse a LINTANTION PVD\ S* THORIGNY 

ET VN DEPROFVNDI5 POVR LES MORTZ EN FIN DICELLE ET 

CE FAISANT APARTIENDRONT AVD\ S^ CVRE ET SES SVCCESSEVhS 

LES S\Sr>\ HERITAGES EN TELLE FAÇON NEANMOINS QVA 

FAVLTE DE CELEBRER LAD*. MESSE PENDANT DEVX AN NES - 

LHOSTEL DiEV DE PARIS SEN POVRA SAISIR ET METTRE 

EN POSSESSION SANS FORME NY FIGVRE DE PROCES 

CONFORMEMÊT AVD\ COTRACT SVIVÂT LEQVEL LA PRESETE 

TABLE EST CY ATTACHEE AV DESSVS DV BANC DVD\ s" THORIGNY 

ET DV UEV OV REPOSE LE CORPS DE DEFFVNCTE DaMO^.^ 

MAGDELAINE CHAVVEAV lADlS SA FEME AVPARAVAT VEVFVE 

DE FEV NOBLE h'ÔME AnTHOINE MARIETTE VIVANT CON^ 

DV ROY CORRECTEVR EN SA CHAMBRE DES COMPTES DE PARIS 

Priez Dieu Pour Leurs Ames, 

Marbre noir. — FlaaI. o",8a; larg. o",59. 



' La cure de Clichy âait desservie par un chanoine r^fulier de i*abbaye de Livry, por- 
tant le titre de prieur. — * Sic. 



88 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

L'église de Clichy n'est qu'une assez grande chapelle, sans caractère, 
rebâtie au xvn* siècle. 

L'inscription de François Thorigny a été certainement déplacée; 
elle se trouve maintenant à l'entrée de l'église, à main gauche, tandis 
que le donateur avait voulu qu'elle fût attachée au-dessus de son 
banc, qui occupait sans doute un rang plus honorable et moins éloigné 
du chœur. 

François Thorigny convertit en une messe hebdomadaire pour le 
repos de son âme les deux processions et services annuels qu'il avait 
d'abord fondés à la chapelle de Notre- Dame-des-Anges. Cette cha- 
pelle, d'ancienne origine, reconstruite dans la seconde moitié du 
xvu*' siècle, a été presque complètement renouvelée de nos jours. 11 s'y 
fait un grand pèlerinage le lundi de la Pentecôte, le jour de l'Assomjj- 
tion et surtout à la fête de la Nativité de la Vierge, le 8 septembre. Ce 
dernier pèlerinage dure une semaine entière. Les paroisses voisines 
accourent» conduites par leurs curés. On porte en triomphe une ma- 
done miraculeuse; on prie au pied d'un calvaire; on boita une source 
qui, par la grâce de Dieu, guérit de la fièvre. La chapelle, dont la 
structure n'offre d'ailleurs rien de remarquable, s'élève dans un site 
pittoresque, à la lisière d'un bois. Une vieille inscription peinte sur toile, 
qui me parut du xvu® siècle, racontait jadis qu'en l'année 1212, Phi- 
lippe-Auguste régnant, trois marchands angevins furent pris en ce lieu 
par des voleurs, dépouillés et attachés à des arbres; qu'ils demeu- 
rèrent ainsi un jour et une nuit; que, s'étant alors recommandés à la 
Vierge, un ange vint incontinent les délivrer; que, par reconnaissance, 
ils érigèrent un petit autel et y placèrent cette image de leur bienfai- 
trice; que des miracles et des guérisons sans nombre se sont opérés 
dans la chapelle, qui fut édifiée au même endroit et qui s'augmente 
de plus en plus par les libéralités des affectionnez pèlerins^. 

* Ni la loiic ui sa légende n ont survécu à la restauration de Tédifice. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 



89 



DCCCCXXVIII. — DCCCCXXIX. — DCCCCXXX. 
CLICHT-EN-LAUNOT. - EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1764. 

D. p. M. 

Fondation 
L'an 1764. Le II. Novembre 
MESsiRE Louis dominiq^ * lésas de 
couRAîONT Chevalier Fermier Général 
DU Roy et Dame Louise Elisabeth 
LENOiR SON Epouse ont Fondé, en 
cette Paroisse de Clichy, une Ecole 
de Charité ou les Enfans de L'un et 
DE L'autre Sexe Seront instruits à 

PERPÉTUITÉ DE LA LECTURE, DE L'EcRI- , 

ture, et des premiers principes de la 
Religion Catholique, ainsi qu'il est 

PLUS AU LONG PORTÉ EN L'ACTE PaSSÉ 

LE DiT Jour Devant M^. Denis notaire 
A Paris Présents témoins. 

Marbre blanc. — Haut. o'^gS; larg. o",6a. 



177a. 

LAN 1772 -LE 15- AOUST 

mesd*- s". et d^ lebas de courmost 
ont fonde a perpétuité en cette 

paroisse de S"^. DENIS DE CLICHY DEUX 

messes basses de rlquiem pour le 
repos de leurs ames lesquelles 
seront dittes tous les ans les 

JOURS DE leurs DÉCÈDS AVEC CHARGE 

qu'elles seront annoncées au 
prosne les dimanches precedents, 

QUE l'honoraire SE PRENDRA SUR 98** 2« 
DE RENTE PERPETUELLE SUR LES AYDES 
ET GABELLES ACQUISE PAR LA FABRIQUE 
AVEC LES DENIERS A ELLE REMIS A CET 
EFFET PAR MESD • S". ET D* DE COURAÎONT 
ET LE SURPLUS ETRE EMPLOYÉ AINSI 
QU IL EST EXPUQUÉ EN L'ACTE DE 

fondation passé le dit jour devant 
m^ giraut et son confrere notaires 
à paris présent temoins. 

Marbre blanc. — Haut. o"',87 ; larg. o",6a. 

» Sic. — * MeêiiU. 



177/i. 

l'an 1774- LE 16 . OCTOBRE 
MESSiRE LOUIS DOMINIQUE LEBAS 
DE COURMONT CHEVALIER FERMIER 
GÉNÉRAL DU ROI, ET DAME LOUISE 
.EUSABETH LENOIR SON EPOUSE, PAR 
UNE SUITTE de la FONDATION PAR EUX 
FAITTE le II • NOVEMBRE I764. ONT 
DONNÉ A PERPETUITE A L'CEUVRE 
et fabrique de cette PAROISSE DE 
si DENIS DE CLICHY, lÔi** DE RENTE 
PERPÉTUELLE SUR LES AYDES ET 
GABELLES DE FRANCE, A LA CHARGE 
PAR LADITTE œuvre ET FABRIQUE DE 
PAYER ANNUELLEMENT AU M^* D'ÉCOLE 
30*f POUR LUI TENIR UEU DE LOGEMENT ET 
AUX" AUTRES CHARGES ET CONDITIONS 
PORTÉES EN LA DITTE DONATION 
Ï»ASSÉE DEVANT PICQUAIS NOTAIRE 
À PARIS PRESENS TEMOINS. 



Marbre blanc. — Haut. o'",95; larg. o"\65. 



III. 



90 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

La première et la troisième inscription sont placées près de Tentrée 
de la nef, à main droite; la seconde Test à main gauche. Toutes trois 
attestent la libéralité des donateurs envei's la fabrique et envers l'école. 
Un seul ornement s'y rencontre sur le marbre de 176Û; c'est un 
double écusson, gravé sur un cartouche entre deux branches d'olivier, 
au-dessous d'une couronne de comte. Les armoiries sont, d'une part, 
d'or au lion de gueules accompagné de trois arbres de sinople arrachés, 
posés deux et un; d'autre part, d'argent à une tète de More. 

Louis-Dominique Le Bas de Courmont, né à Metz en 1706, épousa, 
en secondes noces, en 17^0, Louise-Elisabeth Le Noir, fille unique de 
Séraphin Le Noir, conseiller du roi, trésorier général, receveur et 
payeur des rentes de l'Hôtel de ville de Paris*. 

' De la Ghcsnaye des Bois, Dict. de la mb, nouv. ëdit. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 91 

DCCCCXXXI. — DGCCCXXXII. 

VAUJOURS. — EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MCOLAS. 

1763. 

4< LAN 1763 JAY £T£ BENITE PAR AVGVSTIN 

lEAN BAPTISTE DEPREZ CHANOINE P*^ * DE 

LABBAYE ROYALE DE S^ VICTOR DE PARIS 

PRIEVR* CVRE DE $^ NICOLAS DE VAVIOVRi» 

ET NOMMEE lEANNE MARGVERITE PAR M*** 

lEAN ARMAND PHIUPPE DE MAISTRE CH"" 

DE LORDRE ROYAL ET MlUTAIRE DE S^ LOVIS 

ANCIEN CAPITAINE AV REG"^ ROYAL INFANT"^ . 

ET PAR DAME MARGVERITE FRANÇOISE 

POVLLAIN SON l!!»OVSE 

L GAVDIVEAV ET M DESPREZ^ NOVS ONT 

FAITES CHEZ I. B" GOVTTE 

F F FAVLOVE MAR" EN CHARGE I GVILLEMINAX' 

MARG". 

Cloche. 



1781. 

CV GJST 

Haut et puissant seigneur 

Messire Iean Armand Philippe 

DE Maistre, Chevauer, Baron 

ET Seigneur de Vaujours, 

MONTAUBAN, VeRGALANT* ET 

Autres ueux, Chevalier de l*ordre 

Royal et Militaire de S^ Louis, 

décédé le i781. 

Pierre. 



' Prêtre. ^ L. Gaudiveau, M. Desprez, Ibudeui-s, 

* L'ëglise de Vaujours fut donnée à Tab- voy. ci-dessuB n* DGCGLXxxyii, p. da, et 

baye de Saint- Victor par Tëvéque de Paris, t. II, n* Dcxvm, p. 3oi. 

Etienne de Senlis, vers le milieu du xu* siècle. * Manlauban, Vergaknt, hameaux du 

Un religieux desservait la cure et prenait la territoire de Vaujours. 

qualité de prieur. 



92 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Eglise reconstruite, avec une certaine élégance, vers la seconde 
moitié du siècle dernier. 

La terre de Vaujours fut érigée en baronnie, à la fin du règne de 
Louis XV, en faveur de la maison de Maistre, qui la possédait encore 
il y a quarante ans. Par les soins d'un des derniers curés, le château, 
vaste construction moderne, a été converti en maison de retraite pour 
les enfants, sous le titre d'asile Fénelon. La famille de Maistre, dont 
le nom est devenu illustre à jamais par les écrits du comte Joseph, a 
sa sépulture dans le cimetière paroissial. Originaire du Languedoc, 
cette famille se divisa, au commencement du xy\f siècle, en deux 
branches, dont lune continua de résider en France, tandis que l'autre, 
celle qui a produit le célèbre écrivain, al]a s'établir en Piémont. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 93 

DGCCCXXXIII. 

VILLEPARISIS. —ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

172/». 

* LAN 1724 JAY ETE BENITE PAR M"* DENIS MARTIAL 
WAROQVIER* CVRE DE CE LIEV & NOMMEE JEANNE 
CATHERINE PAR M*^ ANTOINE DE RICOVART 
DHEROVILLE* CHEVALIER SEIGNEVR DE VJILLEPARISIS 
MAITRE DHOSTEL ORDINAIRE DV ROY & PAR DAME 
JEANNE CATHERINE COVSTARD EPOVSE DE M"^ 
BASILE CLAVDE HENRY ANJORRANT ' CHEVALIER 
CONSEILLER DV ROY EN SA COVR DE PARLEMENT 
DE PARIS 

MICHEL BARBIER MARGVILLER 
LOVIS GAVDIVEAV FECIT*. 

Cloche. 

Petite église, construite à une époque avancée du xvi* siècle; Texlé- 
rieur entièrement plâtré et défiguré. Nous n'y avons trouvé d'autre 
inscription que celle de la cloche. Les noms qu'elle nous apporte appar- 
tiennent à des personnages ou à des familles que nous avons eu déjà 
l'occasion de citer, comme l'indiquent les notes ci-dessous placées. 

' Mention de cette famille, t. 1, p. aaS, * Mention de cette famille, t. I, p. 565. 

a 9 & . * Les fondeur» de ce nom , voy . ci-dessus 

* Le même personnage mort en 1796; n"* dccccxîxi, p. gi. 
son épitaphe, 1. 1, p. 96a. 



n INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCXXXIV. 

SEVRAN. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

i55». 

ïe» ttwçfiï&« te Umxt tl fakw^ tu Usït wottl' f vmim 
k «ttreu ^ rf (»imetttr tat W te $e' Wrt 4ât<r z ttUktt 
p (Im <w U tmt* Ja' te «w^ tit« )miU mî(t te J^mum a 
imvt Uvi^z ^ûOrre (]^)tpût« tn$ilU$ n iii pUMim^ ti 
m km z HbtXA îwc ta tejtnUttrt nv»t Ui iftnitu nttmtmt 
et terôt W U^ wjïCw te îmmv pnx mtt »nttmê« 2 «ttlS" 
(b$fe« aît « tttfeftatrw p$' 2 «ltttt<tttw te Un Jeïjati Udew 

Tta paift0 mi» 2 bteu&tcfe' tn^ûttât la (Ôe te ' 

pat te âête q Uî»' UtUrç_a telattfei a lab' tiû a îttrettïr' (^tttt 
att fw tiitt watTatt c ottCêi ij tratwea t otttwtU* te ittilk 

il Ce tipt^tU alTtt atri»' 

Uvxtn m l«tt btrt te la îtiU (Et attlT^ a telaiCCe ns tittat 
petattt tix imti î»$' (ft etitrettutt tettât limist twof ' 
I* rmUn ïwttrati but»' «weti U^î <tttr<l«ttt«ttt «era pm 

Iw tt) î t' te lUttte l« pltt» aîQia a Ittî» apîwrtttt' 

att 3$' te tw Uttpn» i U» J<wt«wjft0t Um î»tlaîw<r 
aittlC; ^ pltm a plaiv tîï tedë t$ lrë« te (( pXUt» par 

tetiattt pwte ïitt » ta&elltâ btè' tiewê 

l^HtpaHa U wo* Ja' te wai» «il »' Iii 
^; biett p«nr f»tt attte 

Pierre. — Long. o",6i ; larg. o",57. 

UtUxt eu tatt «wftt ««trallew^ warciatit <t laiair bëi a 

atoren Uqutl tretpaTta 

U btmatwk m' }^' te waj mtl ti' ♦ Ut ♦ ^rwj bttu pa' Itiîj 

Pierre. 
' Af sols ? — " Mol douteux, leltres usées. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 95 

Église dépourvue d'intérêt, rebâtie au xyi*" siècle, dédiée en i55i. 

La tombe de Jean Leclerc, aujourd'hui placée au seuil de la porte 
principale, est très-effacée. Le défunt était représenté en môme cos- 
tume que les laboureurs ses contemporains dont nous avons eu à faire 
mention ; trois jeunes enfants se voyaient à ses pieds. La partie supé- 
rieure de la dalle se trouve engagée sous un degré de pierre, ce qui 
nous prive des premiers mots de l'épitaphe. Deux écussons, dont le 
blason n'existe plus, accompagnaient l'effigie. 

L'inscription qui relate les donations du même Jean Leclerc s'est mieux 
conservée. La somme nécessaire pour la célébration de son obit devait 
se prélever annuellement sur le produit d'une maison composée de deux 
travées couvertes en tuiles, qui était située sur le territoire de Sevran, 
au fief de la Fossée. Il avait aussi laissé une rente de trois livres tournois 
pour l'entretien d'un cierge de six livres devant l'image de M^' saint 
Martin, le patron de la paroisse. A l'angle inférieur de la pierre, à sé- 
nestre, un écusson porte en chef une gerbe de blé accostée de deux 
étoiles; on ne peut plus distinguer la pièce qui occupait le champ. Nous 
avons déjà signalé des armoiries du même genre sur les monuments 
funéraires d'un certain nombre de laboureurs. 



96 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCXXXV. 
SEVRAN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

ntîU îtm tfjftrlfltft «««uir' i Tô mttàt Um ïejèttoUa» 

l«ql5 SjwTta le tm^ n' >' ïe }nm l«tt «ul o^ Ixxti' pmz twx 

ThS O . MATER • DEI • MEMENTO • MEI • MA 

Pierre. — Long, i" 7Û ; lai^. o",95. 

Dalle en partie usée et brisée, posée à côté de celle de Jean Leclerc , 
et, comme celle-ci, engagée par un bout sous une marche. Deux pi- 
lastres doriques; arcade cintrée , accompagnée de rinceaux; luivocation 
à la Vierge inscrite sur l'entablement; un médaillon effacé, à chacun 
des angles; effigie portant un livre fermé sous le bras droit; coiffe 
ronde, retombant sur les côtés du visage; mains jointes; longue robe, 
à larges manches, ornée seulement sur le devant d'une bande d'étoffe 
verticale. Le laboureur Nicolas Leclerc, mari delà défunte, appartenait 
sans doute à la même famille que Jean Leclerc, dont nous avons pu- 
blié, sous le numéro précédent, l'acte de fondation et l'épitaphe. 

^"* Le nom patronymique de la défunte et la date de son décès ne peuvent plus se lii*e 
que d'une manière très-incertaine. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 



97 



Dccccxxxyi. 

SEVRAN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN: 

1587. 




Pierre. — Long. a'.aS ; iarg. i**,io. 

Dans le procès-verbal de la dernière rédaction de la coutume de 
Paris, en i58o, Charles Maheut prend les qualités d'avocat, seigneur 

III. i.t 



98 1NSGRIPTI0T4S DE LA FRANGE. 

haut justicier de Sevran en France ^ H mourut sept ans plus tard et 
fut inhumé dans la chapelle seigneuriale, sur le côté septentrional du 
chœur. L'élégance du dessin de sa dalle foaéraire nous a décidé à la 
faire graver. Les deux génies qui tiennent des torches renversées au- 
près de son cercueil rappellent ceux qui accompagnent la colonne du 
roi François II, à Saint-Denis^. L'épitaphe serait compile si le mot 
noble n'y avait été supprimé à la première ligne. 

* Lebenf. op. cit. t. VI, p. igi. — ^ Voy. ci-dessus, t. I, p. û54. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 99 

DCCGCXXXVIL 

SBVRAN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1781. 

Ici Repose 

Messire Alexandre D'arboulin, Ecuyer, 
Ancien Cons?* du Roy en son Châtelet, et Siège 

£ 

Presidial de Paris, Greffier en chef honorair 
DE SA Cour des Aides, Décédé le 16 Mai • 1781 • 
Agé de Quatre-Vingt-un-ans. 

NÉ Doux, Modeste, Compatissant, 

Plein de Candeur et de Sincérité, 

Il nambitionna que le Ciel, 

ET VÉCUT EXILÉ SUR LA TeRRE; 

s 

Cachant ses bonnes œuvres, et ses auterités, 

Jamais il ne Jugea que lui; 

Parent chéri, Ami fidel. Citoyen religieux, 

Il fut aussi le Consolateur des affligés, 

le Père des Orphelins, le Soutien des Indicens; 

«^ 

Cette Eglise décorée témoigne sta Bienfaisance; 
SON Humilité fixa sa Sépulture dans le 
Cimetière; Mais le voeu des Habitans le Plaça 
A Lentrée du Chœur, Et ce Monument érige 
par sa Famille, Est consacré a Perpétuer 
le Souvenir de leur Amour, et de ses Vertus. 
Requiescat in Pace. 
Marbre noir. — Haut. i"*,i5; lai^. o",76. 

i3. 



100 INSCBIPTIONS DB LA FRANCE'. 

L'inscription, qui nous transmet un si bel éloge de la vertu et de 
la bienfaisance de messire Alexandre d'Arboulin, couvre une table de 
marbre noir, encadrée d «ne bordure de marbre blanc, appli(}uée au 
mur méridional de la nef. Les armoiries, d!azur au sautoir d'or accom- 
pagné de quaire pointes de dards de mémey sont gravées sur un cartouche 
dans une partie arrondie du marbre, au-dessus du texte. Une cou- 
ronne de comte surmonte récusson. La décoration de Téglise, dont 
l'épitaphe fait honneur au défunt, consiste en boiseries qui donnent à 
la nef un aspect élégant et régulier. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 101 

DCCCCXXXVIII. 

SEVRAN. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1766. 

* LAN 1766 lAY ETE BENITE PAR ALEXANDRE SEZARD 
DANTROCHE* EVEQVE DE CONDOM & ASSISTE DE M^ 
lEAN WILMARD CURE DE CETTE PAROISSE EN PRESENCE 
DE lEAN BENCE SON ONCLE ANCIEN CURE DE CE LIEU 
ET NOMMEE THERESE PAR TRES HAUT ET TRES PUISSANT 
SEIGNEUR FRANÇOIS HIPOLLITE SANGUIN CHEVALIER 
MARQUIS DE LIVRY* SEIGNEUR DE DIT LIVRY CEVRAN 
LE GENITOIS LES FOURCHELLES^ LAY* ET AUTRES LIEUX 
CHEF DESCADRE DES ARMEES NA VALLES DE SA MAIESTE 
ET TRES HAUTE TRES PUISSANTE DAME THERESE BONNE 
GUTLLAIN DE BENOUVILLE MARQUISE DE LIVRY 
M^ LOUIS DARDELLE PROCUREUR FISCAL DE LA PREVOTE 
DU DIT LIEU 

NICOLAS DUPRESOIRE MARGUILLIER EN CHARGE 
N. PIVOT MAITRE DECOLLE 

Cloche. 

^ Alexandre-César d'Anteroche , vingt- en 1 5 1 0. Cette famille s'est surtout illustrée 

septième et dernier ëvêque de Condom, de dans TÉglise et dans la magistrature. 

1763 à 1790. ^ Les Fourchettes, fief de la paroisse de 

* Voy. ci-dessus, L II, p. 35. — La Sevran. 

terre de Livry appartenait déjà aux Sanguin * Voy. ci-après n" mcclxiv. 



102 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCGXXXIX. 
LIVRT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

* LAN I741 lAY ETE BENITE PAR M*.^ lACQVES 
GIRARD CVRE DE LIVRY ET NOMMEE LOVISE 
DENISE PAR NICOLAS TRICOT GARDE A CHEVAL 
POVR LES PLAISIR5 DV ROY EN SA CAPITAINERIE 
DE LIVRY ET PAR D^ DENISE GERMAINE COLLET 
FEMME DE PIERRE GVILMINAVLT MARC" 
NICOLAS BOVRCIER CHARP" MARG"^ EN CHARGE 
& ANDRE FOVRNIER AVSSY MARG" 
Cloche. 

Eglise 'reconstruite, il y a un demi-siècle environ, par le maître 
maçon du pays. Elle n'a aucun mérite d'architecture; il n'y reste aucun 
ancien monument. La cloche date du règne de Louis XV. Au lieu d'un 
grand seigneur, comme le marquis de Livry, on lui donna modeste- 
ment pour parrain un des officiers du service des chasses royales. Le 
droit de chasse dans les bois de Livry et des paroisses voisines appar- 
tenait au roi dès les premières années du xiv* siècle. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 



103 



DCCCCXL. 
LIVRY.— ANCIENNE ABBAYE DE NOTRE-DAME. 

XIII* siècle. 




HIC • lACET • GALFRIDVS • DE SAL 

laeUS • CARISSIMUS • in domino • BEATE • MARIE • DE LIVERIACO • [qUONDAM • 

PRESBITER • SANCTI • MARTINI • 

DE ] * PALATIO • CUIVS • ANIMA • REQVIESCANT * • IN PAGE ^ • AMEN • 

Pierre. — Long. i",68; larg. i",oo. 

' Les cinq moU placés entre crochets ' Absence de points entre les prépositions 

noQS sont fournis par Tabbé Lebeuf, t. VI , et les mots dont elles font en quelque sorte 

p. ail. partie. 

' Sic. 



lOA , INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Nous avons déjà fait mention de l'abbaye de Livry, à l'occasion de 
l'épitaphe de Christophe de Goulanges, abbé de ce monastère, mort 
en 1687, inhumé à Paris dans la chapelle de la Visitation de la rue 
Saint-Antoine ^ L'église abbatiale, dédiée à la Vierge vers l'an 1200, 
avait été renouvelée depuis cette époque; nous n'en avons reconnu 
aucun vestige. Les religieux y conservaient soigneusement un certain 
nombre de dalles funéraires dont il ne subsiste plus que bien peu de 
chose aujourd'hui. 

La tombe de Geoffroy de Saulx, dont nous publions la gravure, 
avait été sciée en deux parties, dans le sens de sa longueur; on les a 
rapprochées l'une de l'autre pour les fixer au mur d'un bâtiment du 
xvu*^ siècle, qui dépendait de l'abbaye et qui sert maintenant de maison 
de plaisance; il manque seulement la bordure inférieure de la pierre. 
Lé style du dessin de l'encadrement et de l'effigie porte bien le carac- 
tère de la seconde moitié du xui** siècle. La dalle se rétrécit légèrement 
vers les pieds. Ce personnage, si cher dans le Seigneur à l'abbaye de 
Livry, tirait probablement son nom du village de Saulx, situé dans le 
doyenné de Châteaufort; nous pensons aussi qu'il était curé de l'église 
de Saint-Martin de Palaiseau, paroisse du même doyenné de l'ancien 
diocèse de Paris. Le nom latin de Palaiseau se présente ordinairement 
sous la forme de Pakuiolum et non de Palntium; mais la différence nous 
paraît ici de médiocre importance, surtout en raison de la conformité 
du titre de la paroisse de ce lieu avec Tnidication fournie par l'épitaphe. 
Une autre différence analogue se rencontre d'ailleurs dans la même 
inscription où le nom de Livry prend la forme de Liveriacumy au lieu 
de celle de Livriacurriy que l'usage a cependant consacrée. La tombe 
de Geoffroy de Saulx fut jadis placée dans la nef de l'église abbatiale^. 

A côté de la dalle que nous venons de décrire, on voit à peu près 
la moitié d'une autre tombe de même style. La partie droite de l'effigie 
a seule été retrouvée. Le défunt, jeune, imberbe, est un homme d'église, 

^ T. 1, p. 758. Geoflroi de Saulx appartenait à la fEimille 

' Lebeuf, op. eiu t. VI, p. an; t. IX, des anciens seigneurs de Saulx (les Char- 
p 3ia. — Le savant abbë pensait que treux). Voy. ci-après n* mcc. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 105 

vêtu d'une ample chasuble relevée sur les bras; il tient à deux mains 
un livre fermé de la même manière que les diacres portent l'évangé- 
liaire. De l'épitaphe, on ne lit plus que trois mots complets suivis des 
deux premières lettres d'un quatrième, ainsi que le montre \e fac-similé 
placé au-dessous de ces lignes. L'abbé Lebeuf remarqua dans la nef 
TeflSgie d'un prêtre tenant un livre avec cette inscription : hic iacet 
ALBERicvs prEsbiter degrodolio parvo. Il y a évidemment identité entre 
la tombe signalée par l'abbé Lebeuf et le fragment qui existe à Livry. 
Le prêtre Albéric desservait une chapelle de Notre-Dame, sise au 
Petit-Grolay, sur le territoire de Bondy^ Elle a été depuis longtemps 
détruite. 

Enfin, une portion considérable d'une troisième tombe, du xni'' siècle, 
comme les deux précédentes, forme le seuil d'un vestibule de la même 
maison. Celle-ci recouvrait la sépulture d'un chevalier ou écuyer dont 
nous reproduisons l'effigie, autant que le permet l'état du monument. 





* Lebeuf, Hist. du dioc. de Paris, (. VI, p. 166 , ai i. 



106 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

LVipitaphe se réduit à quelques syllabes de la formule finale. L'abbé 
Lebeuf l'a par bonheur recueillie tout entière : 

HIC : lACET : SIMON : NEPOS : LVPI : MILITIS : 
ANIMA : EIVS : REQVIESCAT : IN PACE : AMEN 

Au lieu d'un ange thuriféraire, le dessinateur de la dalle a placé, 
sur un des côtés de l'arcade d'encadrement, un oiseau qui ressemble 
fort à un corbeau. C'est une singularité dont nous serions embarrassé 
d'expliquer le sens et que nous nous contentons de signaler à la saga- 
cité des chercheurs de symbolisme. 



V 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 



107 



DCCGCXU. — DCCCCXLII. 
AL LNAY-LÈS-BONDY.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SULPICK. 

i637-i64û. 



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"OIJT ET REPOSE 


LE CORPS DE HONESTE j 


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Pierre. — Long. t'",87; larg. o'",95. 

Eglise disposée sur un plan cruciforme, avec une lour carrée au 
centre. Des remaniements exécutés à diverses époques en ont altéré le 
caractère primitif. On reconnaît bien cependant le style de la première 
moitié du x\f siècle dans la structure du chœur et du sanctuaire. Les 
chapiteaux de cette partie de l'édifice sont sculptés de personnages, de 
mascarous, de rinceaux, d'oiseaux, de griffons. L'un des plus intéres- 
sants présente huit lions fantastiques, ailés et cornus. - 

La tombe d'Elisabeth Guibillon se voit au bas de la nef, vers le 



iU. 



108 INSeRIPTIONS DE LA FRANCE. 

mur occidental. Le dessin en est gracieux, nrais d'un trait peu profond, 
qui cède facilement à l'usure. Cette jeune femme mourut peut-être en 
mettant au monde l'enfant au maillot couché aux pieds de son effigie. 
Martin Afforty, son mari, exerçait les fonctions de receveur des do- 
^raaines considérables que l'abbaye de Gluny possédait au territoire 
d'Aulnay. Depuis longtemps, le prieuré, anciennement fondé en ce 
lieu, n'existait plus que de nom. L'église se trouve encore en majeure 
partie environnée de grands bâtiments d'exploitation rurale qui ont 
appartenu aux religieux. Tout auprès de la dalle d'Elisabeth Guibillon, 
une autre tombe présente, sur un cartouche ovale accompagné d'ini- 
tiales et d'attributs funèbres, l'épitaphe de Jeanne Berson, décédée 
trois ans plus tôt, qui fut sans doute la première femme du même 
Martin Afforty. 

^ CY GIST 

Jehanne Berson 

Fe"mE de MARTIN 

AFFORTY DEMEVRÂT 

A AVLNAY DECEDEE 

LE MERCREDY XVIII DE 

MARS 1637. AAGEE 

DE XXV ANS V MOIS 

XII loVRS 

vriez Dieu pour les trespasses. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 109 

DCCCGXLIII. 

AULNAY-LÈS-BONDT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SULPICE. 

i665. 

D. * O. M. 

Cy devant gist le corps de deffvnct 
m^i^ thomas michel pbre cy devant 

CVRÉ DE NONNEVILLE, ET ViCAIRE DAVLNAY ' 

NATIF DE LA PARROISE* DE LONLAY LE TESSON 

EN NORMANDIE, LEQ*: EST DECEDE LE DIX"^ : 

NOVEMBRE 1665 . ET A DONNÉ k LEGLISE 

DE CEANS VNE CROIX DARGENT POVR 

PORTER EN PROCESSION DV PRIX DE 

QVATRE CENTZ LIVRES TZ A LA CHARGE 

DE FAIRE DIRE PAR LES MARG^ PRE6ENS 

ET A VENIR DE LAD. EGLISE', TOVS LES 

ANS A PERPLTVITÉ, A SON INTENTION DEVX 

MESSES HAVTES, AVEC ViGILLES X 

TROIS LEÇONS LIBERA ET DE PROFVN- 

DIS SVR SA FOSSE, LVNE AV VENDREDY 

PROCHAIN DAPRES SON DECEDZ ET 

LAVTRE AV PREMIER VENDREDY DE 

LA P.'SSION, AVEC VN STABAT, LE VERSET 

ET ORA'SON DEVANT LE CrVCIFIX AV 

lOVR DV VENDREDY SAINCT, A LHEVRE 

DE LADORATION DE LA CrOIX ET VN 

SALVT APRES VESPRES LE LENDEMAIN 

DE PaSQVES APRES AVOIR VESCV DANS 

VNE PIETÉ FORT EXEMPLAIRE IL EST 

DECEDE AAGE DE 68 ANS. 

Priez Dieu Pour Son Ame. 
Marbre noir, — HauL ©",7a; lai^. o",52. 

Simple plaque de marbre fixée sur le mur de la nef, près de la pe- 
tite porte au nord, à main droite. 

' NonnevUle, voy. ci^essus, p. a, très- d'Aulnay, où ils résidaient. (Lebeuf, op, ciL 

petite el pauvre paroisse. Le revenu de la t. VI, p. 919, s 2 5.) 
cure ne dépassait pas 60 livres. Les curés *~^ Sic. 

ont été quelquefois , en même temps , vicaires 



110 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 

DCCCCXLIV. 

4ULNAY-LÈS-B0NDY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SULPICE. 

1711. 

HIC JACËT 

MAGISTER JACOBUS LONGER, 

BACCALAUREUS THEOLOGUS , 

IN ECCLESIA PARISIENSI 

ANTIQUit COMMUNITATIS CAFELLANUS\ 

HUJUS ECCLESIiE, 

QUAM VIGINTI SEPTEM ANNIS REXIT, 

LIBERALITATE DECORAVIT, 

PIETATE & MÔRIBUS ORNAVIT, 

PASTOR VIGILANTISSIMUS 

QUI, 

POSTQUAM GREGEM SUUM VI VUS 

VERBI SEMINE LUCULENTISSÎMÈ PAVIT, 

PAUPERES ABUNDÈ S ATI A VIT; 

MORIENS, 

QUIDQUID VEL LIBRORUM 

VEL SACERDOTALIS SUPELLECTILIS 

SUPERERAT, 

ID 

IN SANCTUARII ORNAI^ENTUM, 

ET IN MEMBRA CHRISTI 

VOLUIT TOTUM EROGARI. 

VaXlT ANNIS 74. OBIIT DIE JUL. 7. I7H. 

P.' BENE MEMOR ROB. LANEELE PASTOR. 

Requïescat in pace. 

Marbre noir. — Long. i",oo; lai^. o",Aa. 

' Chapelain de r ancienne communauté de maicDl deux communautés . ruucieune et la 
\otre-l)ame de Paris. Les chapelains de la nouvelle, 
oalhédralo, autrefois très -nombreux, for- * Poswt. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. . 111 

r Plaque de marbre, sans ornements, fracturée, attachée au premier 
pilier de la nef, à main gauche. L'abbé Lebeuf ne donne, comme il le 
dit, que la substance de cette épitaphe, dont la facture révèle un lati- 
niste de la meilleure école; mais c'est à lui que nous devons d'en con- 
naître l'auteur; elle est l'œuvre de Bernard Collot, principal du col- 
lège de Fortet^ à Paris, et depuis chanoine de Saint-Germain-l'Auxerrois 
et de Notre-Dame. 

* ' Fondé en iSgi, en la rue des Sept- caiière. (Piganiol de ia Force, Descript. de 
Voies, près de Tabbaye de Sainte-Geneviève. Paris, t. VI, p. a6-38.) 
Le bâtiment a-ëté convei'ti en maison parti- 



112 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCXLV. 

AULNAY-LÈS-BONDY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SULPICE, 

1745. 

Sous LA TOMBE 
DEHORS PRÈS CETTE PORTE 

REPOSE M"* Robert La Neele 
Curé de cette paroisse qu'il 

A gouvernée 33. ANS AVEC ZELE, 

il a décoré le sanctuaire 
&. fait bâtir le vicariat & 
l'Ecole a ses dépens & les a 
donnez a la fabrique a charge 
de faire célébrer tous les 
ANS UN Service le jour de 

SON DÉCÈS LE 4. JANVIER IjiS' ■ 

Agé de 84. ANS 

Requiescat in pace, 
J'ay esté posé par les Soins 
de M", Pierre La Neele 
prestre frère du Defunct. 

Marbre noir. — Haut, o", 675 larg. o",6a. 

Robert La Neelle fut le successeur immédiat de Jacques Longer, 
dont il honora la sépulture d'une épitaphe que nous avons placée sous 
le numéro précédent. Par un sentiment d'humilité dont nous connais- 
sons de nombreux exemples, il aura demandé a être inhumé eu dehors 
de l'église, où son corps reposait près de la porte, sous une tombe de 
pierre, comme le dit l'inscription consacrée à sa mémoire. Le marbre 
de cette inscription , brisé en plusieurs morceaux, a été rajusté sur une 
des pierres du bas côté septentrional du chœur, à l'entrée, vers la 
gauche; une simple croix y est gravée au-dessus du texte. La décoration 
en boiserie du sanctuaire, la construction du vicariat et celle de la 
maison d'école signalèrent l'administration pastorale du défunt. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 



113 



DCCCCXLVI. 
AULNAY-LES-BONDY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-SLLPICE. 

1679. 



ABilT. ObIit 

Generosvs LvDovicvs le Clerc de 

COTTÎER. ABÎBiS, OBÎBiS TV QVOQVB VÎATOR. 

FviT Eqves, Baro D'AVLNAr, NonnbvIlle, 

SaVÎGN}* BeLLEFONTA'iNE, DESLioNS. ANiMO ET 
SAGViNE ÎLLVSTRiS. HVNC REGU CONCLAViS 

Ephebvm * Intime dîlexît LvdovIcvs xiuX* 
hvnc ad rvpellie ' msnîa fortbm expbrtvs 

EST DVCEM. HVNC GANDIdE, LIbERALITER QVE 

AGENTEM, viRi BONI COLVERE. HVNC PiE, 

R 
CONSTANTE QVE MORIENTEM CHRISTiANÎ vIr! 



MÎRATl SVNT. HVNC TV* [ VIATOR FELÎCEm] 
OPTA. MATRJMONiO DVXÎT [iLLVSTRÎSSiMAM] 
MaGDALENAM LARCHER. [viTA OBiiT ANNO] 
DOMInI i6yy. itTATis. 73. 

Hoc numumentum constcrauù in ptrpttuu 
ilhutrissima et nohiUssima filia ehts * 
ilbis^ uxof^i*' De Cour gués [a sacris Régis] • 
consiliis comitis LiMiorum Sujfp[iicum,] 



Marbre noir. — HaiiL o",35; larg. i",!!. 

Dès ie commencement du xvi'' siècle, la seigneurie d'Aulnay appar- 
tenait à la famille des Le Clerc, surnommés Gottier, alliés aux famifles 
parlementaires les plus illustres de cette époque. Plusieurs personnages 
de ce nom avaient leurs monuments dans l'église paroissiale; il nen 
est resté que l'épitaphe de Louis Le Clerc. On a détruit le tombeau de 
marbre, érigé au milieu du chœur, sur lequel reposaient les statues 
de Jean Le Clerc, seigneur d'Aulnay, de Nonneville et de Savigny, écuyer 
ordinaire du roi, capitaine des forêts de Livry et de Bondy, mort 
en 1 609, et de sa veuve, Anne de Lameth. 



' Nonneville j voy. ci-desâus, p. ù; Savi- 
gny, hameau de lo paroisse d'Auinay. 

' Page de la chambre du roi. 

' Siëge de la Rochelle, du lo août 1637 
au SI 8 octobre i6q8. 

* Tout un côte de la plaque de marbre 
est brise. Grâce à Tabbë Lebenf, nous 



pouvons remplacer entre crochets les mots 
disparus. 

* Marie -Elisabeth Le Clerc de Cottier, 
morte le 1 1 mars 1709. 

• Aûn de réparer quelque erreur, le la- 
picide 8*est vu oblige de surcharger les deux 
dernières lignes. 



lit. 



i5 



ait ' INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Louis Le Clerc, fils de Jean, ne laissa de son mariage avec Made- 
leine Larcher qu'une fille qui porta la terre d'Aulnay en dot à Jacques- 
Armand de Gourgues, marquis de VayresS maître des requêtes. C'est 
elle qui éleva sur la sépulture de sou père un monument dont nous 
n'avons plus qu'une épitaphe d'un excellent style. Plusieurs fractures 
ont endommagé ce marbre, maintenant fixé sur la muraille du colla- 
téral nord du chœur. 

' Famiile distinguée, originaire de Gascogne. 




ANGIBN DOYENNÉ DE CHELLES. il5 

DCCCCXLVIl. 

AULNA1-LE8-B0NDY. -- CHAPELLE DU CHATEAU. 

1701. 

Cette chapelle a Eté Fondée par haut 
Et puissant Seigneur Messire lean François 
loseph de gourgue daulnay ^ Conseiller du 
Roy en Ses Conseils Maistre des Req*^ 
Ordinaire de Son hôtel Le quatorsieme 
auril mil sept cens un a fin que tous Les 
Jours a perpétuité il y fut dit une Messe 
pour Le Repos de Lame/* Haute Et 
puissante Dame Gabrielle Elisabet barillon 
de Morangis * sa Femme ' decedéé Lan mil 
sept cens Le quatorsieme auril en la uint 
deuxième année et demie de son ààge 
Cest La marque de tendresse La plus 
authentique et La plus utile qu'un 
chresiien puisse donner a une personne 
quil a aussi tendrement aimée. 

Vn deproFundis 

Marbre noir. — Haut. i",oo; larg. o^yGg. 

La terre d'Aulnay fut érigée en marquisat dans les premières années 
du xvm'' siècle. Le château parait avoir été reconstruit quelque temps 
après. Il est entouré de fossés et accompagné d'un grand parc traversé 
par une petite rivière. La chapelle occupe un des pavillons de la grille 
d'entrée, à main gauche, c'est une simple salle plafonnée. L'inscription 
provient, nous le pensons, d'une chapelle un peu plus ancienne. Le 
marbre, arrondi au sommet, présente àeu^ écussons accolés, surmontés 

' Fils de Jacques-Armand de Gourgues ^ Morangis, paroisse de TancieD diocèse 

et de Marie-Elisabeth Le €lerc de CoUier. de Paris, doyenné de Monlihéry. 
(Voy.rinscription qui précède, n*DCcccxLvi.) ^ Leur mariage avait eu lieu en 1696. 

i5. 




116 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 

de la couronne de marquis et supportés par deux griiïons; d'un côté, 
un léopard lionne; de l'autre , armoiries écartelées, aux premier et 
quatrième quartiers, dun chevron accompagné de deux coquilles en 
chef et d'une quintefeuille en pointe; aux second et troisième, d'un 
coq, la patte dexlre levée ^ 



' Nous apprenons avec regret que la fabrique d'Aulnay mettrait volontiers en vente ses 
monuments funéraires. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 117 

DCCCGXLVm. 
LB TREMBLAY.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD. 

i653. 

» PERSONNE 

VIVANT PrOCVREVR 

LA IVSTICE TERRE ET SeIG"^ 

DES TREMBLAY* ViLLEPINTE * ET AVLTRES 
LIEVX LEQ": PAR SON TESTAMENT A FONDÉ 
A PERPETVITÉ EN CESTE EGLISE VN SALVT 
LE PLVS SOLEMNEL QVE FAIRE SE POVRA LE 
lo"! DE PaSQVES ENTRE CINQ ET SIX HEVRES 
DV SOIR QVÏ SERA TINTÉ LESPACE d'vN QVART 
D'HEVRE avec la grosse CLOCHE Et AV 7^ 
NoVExMBRE lo" DV DECEDZ DVD. TESTATEVR 
OV AV PLVS PROCHAIN lo" SERA D. ET CELE- 
BRE AVSSY A PERPETVITÉ EN ICELLE EGLISE 
VN ObIT SOLEMNEL DE ViGILLES A NEVF 
LEÇONS Et ENSVITTE VNE MeSSE DES DEFF" 
PO" LE REPOS DVD. TESTATEVR ET DE SES AMIS 
TRESPASSEZ A LA FIN DE LAQV* LE LIBERA SERA 
CHANTÉ AVEC LES PRIERES ET ORAISONS A 
COVTVMEÉS SVR LA SEPVLTVRE DVDICT 
TESTATEVR LESQ"*.^ FONDATIONS SERONT 
ANONCEÉS LES DIMANCHES PRECEDENS AV 
PROSNE DE LAD. EGLISE COMME IL EST PLVS 
AV LONG PORTÉ PAR LE CONTRACT DE LAD. 
FONDATION PASSÉ PARDEVANT COVSINET ET 

SON Compagnon Nottaires av Chastelet 
DE Paris le 29* d'Octobre. 1653. 

Priez Dieu pour Son Ame, 
Marbre noir. — Haut o'^go; larg. o",65. 

^ Cy gist honorable personne en ^ Le Grand-Tremblay et le Petit. 

son vivant procureur fiscal en , etc. ^ Voy. ci-après , n*" dccccli. 



118 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Le village se divisait autrefois en deux parties, le Grand et le Petit- 
Tremblay. Le Petit-Tremblay avait une église succursale, du titre de 
Saint-Pierre, construite au xvi* siècle; cet édifice, qui n'offre d'ailleurs 
aucun intérêt, a été converti en grange. L'église principale se trouve au 
Grand -Tremblay. Elle est élégante, régulière et d'une assez vaste 
étendue. La façade et la nef sont modernes. Le chœur appartient au 
milieu du xvi* siècle; on y remarque des chapiteaux d'une composition 
ingénieuse et d'une bonne exécution. Les armoiries du cardinal Louis 
de Bourbon, premier abbé commenda taire de Saint-Denis, de 1629 à 
1557, se voient encore à la clef de la voûte du sanctuaire. Quelques 
débris de vitraux portent la date de 1578. 

Le marbre sur lequel sont inscrites les fondations faites en i653 
par le procureur fiscal de la seigneurie est compris dans le dallage 
du bas côté méridional du chœur. Une fracture a supprimé le nom du 
donateur. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 119 

DCCCCXUX. 

LE TREMBLAY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDARD. 

1693. 

A LA GLOIRE DE DlEV 

Et A LA MEMOtRE ETERNELLE DE M*î^ 
PASQVtER GOSSE VtVANT CVRÉ DV 
TREMBLAY» DECEDE LE 26! NOVEMBRE 
1646. AAGE DE 40. ANS, M^ THOMAS 
tACQVES SON NEVEV SEQlETAtRE ORDtN 
DE LA FEVE REINE MERE DV ROY*, A 
DONNÉ A l'OEVVRE DE CEANS StX 
LtVRES CtNQ SOLS DE RENTE FONCIERE. 

R 

ET TROtS QVARTtES DE TERRE, POVR LA 
FONDATION A PERPETVlTÉ DE DEVX 
MESSES HAVTES DE Requiem AVEC LE 
NOCTVRNE LE Uhera Deprofvndis ET 
ORAtSONS, LA PREMi".* LE DÎT tOVR DV 
DECEDS DV DÎT S"! GOSSE POVR LE 
REPOS DE SON AME. ET LA 2'?* A PAREtL 
tOVR QV' ARRIVERA CELVY DVDtT SlEVR 
tACQVES, ET DVN SALVT SOLEMNEL QVt 
SE DtRA LE tOVR DE S*F MEDARD, AVEC 
UAtttîemte DV toVR LHynrne DE 
Ponge Ungua^, Magnificat, UAue 
Maris Stella^ VN Deprofwtdis ET 
ORAtSONS, A SON tNTENTtON ET DE SES 
PARENS, SVlVANT QVtL EST PORTE PAR 
CONTRAT PASSÉ PARDEVANT DESPRtEZ 
ET SON CONFRERE NOTTAtRES A 
PARtS LE 30^ tOVR DE DECEM^* 1693. 
Requiescant In pace. 

Marbre bianc. — Haut. i",o5; lai^. o",49. 

' Voy. rinscriptîon qui suit , n** dcgccl. ment et de celui de la Conception de la 

* Anne d'Autriche, mère de Louis XIV. Vierge. 
^~' Hymnes de l'office du Saint-Sacre- 



120 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Marbre engagé dans le dallage du bas côté méridional du chœur. 
Au-dessus du texte, dans un espace arrondi, un écusson qui présente 
un croissant accompagné de trois coquilles; il est surmonté d'un casque 
k visière grillée, tourné à dextre. 

Dans la chapelle de la Vierge, au fond du bas côté septentrional, le 
marchepied de lautel recouvre une dalle du xvn* siècle; on n'en voit 
qu'un écusson divisé en losanges, dont chacun contient une mouche- 
ture d'hermine; couronne de marquis, lacs rompus, et pour supports, 
deux léopards couronnés. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. 



121 



LE TREMBLAY. 



DCCCCL. 

ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT*MËDARD. 

t6&5. 



* LAN 1645 lE FVS BENISTE PAR M* PASQVIER GOSSE 
PBR^ CVRE DE TREMBLAY * M* ES ARTS EN LVNIVERSITE 
DE PARIS ET AVLM" DE MONSEIG* LE DVC DORLEANS * ET 
NOMMEE HENRIETTE ANNE PAR TRES HAVT ET TRES 
PVISSANT ET TRES EXCELLENT PRINCE MONSEIGNEVR 
HENRY DE BOVRBON PRINCE DE CONDE PREMIER 
PRINCE DV SANG PREMIER PAIR & GRAND M^ DE FRANCE 
DVC DANGVIN ET MONTMORENCY GOVVER* ET LIEVTENANT 
GEN^ P" LE ROY EN SES PAYS ET DVCHES DE BOVRGOGNE 
BRESSE ET BERRY * ET PAR TRES HAVTE ET TRES EXCELLENTE 
PRINCESSE MADAME ANNE DE BOVRBON p' DE MONG" 
LE DVC DE LONGVEVILLE BRESSE ET BERRY * ET PAR 
CHARLES LEFEBVRE ET MICHEL FREMONT MARG"* 

Cloche. 



' Voy. répitapfae de ce cure sous le du- 
mëro précédent dccccxlix. 

* Gasion-Jean-Baptiste de France, duc 
d'Orléans, second fils de Henri IV, mort en 
1660. 

^ Henri de Bourbon, deuxième du nom, 



prince de Condé, mort en 1666. — * Anne- 
Geneviève de Bourbon, fille de Henri H, 
prince de Condé, seconde femme de Henri 
d^Orléans, duc de Longueville, morte en 
1679. Voy. t. i, n'eu, p. i85, 186. 



U] 



INSCillPTlONS DB LA FRANGE. 

DCGCGU. 

VILLIPIIITE. - ÉeUSB FAROISSIALB DE NOTBB'DAliB. 

t58*. 



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nobis • 



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•15-8 0- 



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dH:^. 



Pierre. — Long. i",6o; larg. o'",79. 



Église sans caractère, complètement remaniée et replâtrée dans h 
seconde moitié du siècle dernier. 

La tombe de Louise Delaunay a été mise hors de l'église, en avant 
du seuil de la porte occidentale. Un double filet forme l'encadrement. 
Une croix, élevée sur trois degrés, occupe toute la longueur. Deux 
étoiles l'accompagnent en chef; un nom de Jésus est gravé au point 
de réunion des quatre branches. L'invocation, tirée des Litanies, se lit 
au-dessous des branches transversales.. L'épitapbe remplit une espèce 
d'écriteau carré, attaché à la hampe. Deux écussons présentent pour 
armoiries un cœur percé d'une flèche. 



ANCIEN DOYENNÉ DB GHELLBS. 133 

DCCCCUL 

VILLBPINTB. — ÉGLISE PAROISSULB DB NOTRE-DAME. 

1705. 

D. O. M. 

Cy devant repose le corps de 
M^ Nicolas Caillot pbrê Curé 
de ce lieu le quel pour marquer 
sa reconnoissance envers son Eglise qu'il a gou- 
vernée pendant 40. ANS ET SA CHARITÉ ENVERS 
LES PAUVRES DE SA PARROISSE A LÉGUÉ A LA FABRIQU' 
DE lad'. EGUSE CINQ ARPENS DE TERRE SITUEZ A ViL 
LEPEINTE , AVEC 36^ DE RENTE FONTIERE DE BAIL D*HE 
RITAGE sur DEUX MAISONS lARDINS ET HERITAGES SUI- 
vant les contracts qui ont esté mis es mains du s*! 
Curé et Marguillier en charge qui ont accepté 

LESD. donations LE TOUT SUIVANT SON TeSTAMENT 

DU 24. Mars 1705. 

A LA CHARGE QUE LES MARGUILUERS FERONT CELEBRER 
TOUS LES ANS A PERPÉTUITÉ UNE MeSSE HAUTE DE Requi 
m AVEC VIGILLES A TROIS LEÇONS LES LAUDES ET UN H^era 
A LA HN DE LAD. MeSSE A PAREIL lOUR DE SON DECEDS. 

Item qu'il sera chanté issue des Complies les Diman- 
ches Fêtes samedis et veilles de Fêtes un Deprofitndis 

&C. avec l'oraison Deus qui inter ApostoUcos &C. ET 

POUR CE SERA PAYÉ A M".* LES CUREZ SES SUCCESSEURS CINQ 

UURES ET VINGT SOLZ AUX S"? VICAIRES. 

!tEM QUE M^* LES CU! EZ ET MARGL*!* EN CHARGE DISTRIBURON^ 

PAR CHACUN AN 30^ AUX PAUVRES VEUVES & ORPHLS. DUD". LIEU 

ET AFIN QUE LE TOUT SOIT EXÉCUTÉ A PERPÉTUITÉ LÊd'. S"! 

Curé a DONNÉ a lad*. Fguse 2oo*î pour aquiter les droits 

d'amortissement des legs SUsF. il est DECEDE LE 16 

May 1705. Agé de 72 Ans. 

» la presente epitaphe a été apposé par les soins des s^ longer 
Curé d'Aunay et Laneele' vicaire de ce lieu exécuteurs tes- 
tamentaires. ReQuîactU m pace Amen, 

Pierre. — Long. r\ta; larg. o'",77. 

' Le dernier paragraphe est en plus ' On avait d'abord grave Lancc/e. Voy.ci- 

petil» caractères. dessus n"" dcgcciliv et dccccxlv, p. 1 1 0, 1 1 d . 

16. 



124 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

L'acte de fondation du curé Nicolas Caillot, conservé aujourd'hui 
dans la sacristie, provient certainement de l'église. Ce prêtre généreux 
a voulu rendre sa donation aussi complète que possible en y ajoutant 
la somme équivalente au montant des droits d'amortissement. Le 
texte s'explique d'ailleurs de lui-même; aucun ornement ne l'accom- 
pagne. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHBLLES. 



125 



Dcccaiii. 

VILLEPINTE. — ÉGLISE PAR0I8SULE DE NOTRE-DAME. 

1741. 

+ LAN I74T lAY ETE BENITE PAR M"* ANDRE JOSEPH 

DE YIC P"** BACHELIER DE SORBONNE CVRE DE 

CETTE PAROISSE NOMMEE lEROSME HENRIETTE 

PAR HAVT ET PVISSANT SEIGNEVR M* lEROSME BIGNON * 

CHEVALIER MARQVIS DE PLANCY VICOMTE DE 

SEMOINE ET AVTRES LIEVX CONSEILLIER DV ROY 

EN TOVS SES CONSEILS MAITRE DES REQVESTES 

HONORAIRE BIBLIOTECAIRE DV ROY ET INTENDANT 

DE LA GENERALITE DE SOISSONS ET PAR DAMOISELLE 

HENRIETTE MADELEINE GAZE VEVVE DE M"^ LOVIS 

ROVILLE D*ORFEVIL* CONSEILLIER DV ROY EN TOVS 

SES CONSEILS MAISTRE DES REQVESTES ORDINAIRE 

DE SON HOTEL. 

M^"* PIERRE AFI 

RECEVEVR DE LA SEIGNEVRIE DE VILLEPEINTE 

m''* CLAVDE GEHENNAVLT LABOVREVR MARGVILLIER 

EN CHARGE 

A & C BROCARDS & F. POISSON MONT FAIT*. 

Cloche. 



^ JërAme IV Bignon de Blanzy, mort 
en 17/13 ; il avait été nomme, dès 1733, 
bibliothécaire du roi, en survivance de son 
oncle, Jean-Paul Bignon, abbë de Saint- 
Quentin , membre de l'Académie française, etc. 
Voy. aussi 1. 1, n'cixv, p. 273. 



^ Voy. ci-après n* mcxlii, même fcimille. 

* Voy. ci-dessus n* dcgggxli , même fa- 
mille. 

* Les Brocard, fondeurs, voy. ci-dessus, 
n*" DLxxvii, t. II, p. a3i . Le nom de Poisson 
se rencontre ici pour la première fois. 



186 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCLIV. 

BONNEUIL-EN-PRANGE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT4IARTIN. 

i3i3. 

Eglise reconstruite avec la plus grande simplicité « vers le milieu du 
siècle dernier. L*abbé Lebeuf a vu l'édifiée précédent, qui datait du 
XI v"" siècle; il y remarqua deux dalles funéraires S qui ont été depuis 
réduites en morceaux, et dont les débris, relégués sous le clocher, 
sont recouverts d'un amas de vieux meubles mis au rebut. La plus an- 

• cienne indiquait la sépulture de Jehanne '^ jadis femme de 

Guillaume Le Latimier, escuyer, qui trépassa l'an de grâce i«^i3, le 
jour de la Toussaint. La défunte était représentée en robe et man- 
teau, les pieds sur le dos d'un chien; son mari reposait auprès d'elle. 
On ne retrouve pins de Tépitaphe que ces mots en capitale gothicjue. 

ICI 0IS« Xin M lOHR D€ JiA 

«OUSSAinV P€Z POlIll HKfatL 



' Hist, etc, t. VI, p. a&9. — ' I^*abbë Lebeuf a iu Teinle, Ce nom nous parait peu accep- 
table. 



ANCIEN DOYENNÉ DB GHBLLES. 127 

DCCCCLV. 
BONNBUIIrBN-PRANGK. — É6LIAE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

€u Stst neneroMe e! btscreie psfime maxsf |iterre le moitié 
en son mail fhxt cure be marhn 

be ianetl en france lequel IxtspàSBà le Mi tonr te ma^ tntl n^ s 
0e;e * pnti bien pont son ame 

Pierre. 

La dalle du curé Pierre Le Moyne a subi le même traitement que 
celle dont nous avons fait mention sous le numéro qui précède. C'est 
aussi sous le clocher qu'on en a rejeté les débris mutilés. Nous sommes 
parvenu cependant à reconstituer à peu près Tépitaphe. Cette tombe 
était dessinée avec soin; médaillons aux angles; arceau décoré de co- 
lonnettes et de clochetons; armoiries losangées; effigie en costume sa- 
cerdotal , tenant îin calice. 

Nous croyons avoir bien lu sur la pierre la qualité de cure de 
Saint-Martin de Bôneil L abbé Lebeuf a lu avant nous cure de Saitit- 
Fargeau et de Bôneilj et il s'est fondé sur celte double qualification 
pour attribuer au défunt un manuscrit de la bibliothèque capitulaire 
de Notre-Dame de Paris, classé par le P. Le Long dans sa Bibliothèque 
historique de la, France y n° 17266, sous le titre de Chronique de France 
depuis Adam jusqu'à Louis XI y par Pierre Le Moyne, curé de Saint-Far- 
geauK Ce manuscrit avait d'ailleurs disparu de la bibliothèque du cha- 
pitre, où l'abbé Lebeuf fit de vaines recherches pour le retrouver^. 

Un autre personnage du nom de Le Moyne, docteur en théologie, 
chanoine de la métropole de Paris, prieur de , mort le 

* T. Il, p. 191 (édition de 1769). On * Op, cit. t. VI, p. a5o-a53. Le volume 

remarquera que IcP.Lelongnedonnepasii était passé de ia collection du chapitre en 
son auteur le titre de curé de Bonneuil. celle du roi. (Le Long, tir supra.) 



IS8 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

jour des ides du mois daoût ly&â, étail inhumé dans le chœur de 
l'église de Bbnneuil , sous une tombe de pierre chargée d'une épitaphe 
latine. Le renouvellement du dallage a causé la suppression de ce 
monument avant que nous eussions pu nous en procurer une copie 
complète. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 



129 



DCCCCLVI. 

BONNELIL-KN-FRANCE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

i558. 



MOY A TEMPRANCE 

A VOVS BIEN CONCORDANTE 1558. 



l63l. 

t lE FVST FAICT LAN [631 POVR GARDER 
LA BRICHE ET SES MOVLINS '. 

1688. 

SIT NOMEN DOMINI BENEDICTVM 

LAN 1688 M"^ PIERRE lACQVES * MA FAICTE. 

Les trois inscriptions qui précèdent se lisent sur les cloches de 
l'église de Bonneuil. Ces cloches sont de petites dimensions. L'inscription 
la plus ancienne , celle de 1 558 , n'a pu être qu'imparfaitement relevée. 



' La cloche provient probablement de la 
chapelle du |)etil château de la Briche, pa- 



devait les préserver de la foudre et des 
tempêtes. Mous n'avons pu savoir par quelles 



roisse d*Épinay, près de Saint-Denis , sur le circonstances elle est devenue la propriété 

bord de la Seine. Plusieurs moulins exis- de Véglise do Bonneuil. 

taient autrefois sur ce territoire. La cloche * Voy. ci- dessus, n° dgxi, t. II, p. q88. 



111. 



»7 




130 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCCLVII. 

DLGNY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

16&6. 

Eglise renouvelée en majeure partie aux xvn*' et XYin"" siècles; quel- 
ques débris du xiv**; une grande charpente dont les extraits s'enfoncent 
dans des gueules d'animaux monstrueux. 

Une longue inscription, de vingt*liuit lignes, rappelait en détail les 
fondations pieuses faites en mémoire d'Etienne de La Perrière, bour- 
geois de Paris, et de sa femme. Etienne de La Perrière mourut le 
19 mars 1682 et fut inhumé en l'église de Saint-Jacques', à Paris; sa 
femme reçut la sépulture dans l'église de Dugny. Le contrat de fonda- 
tion fut passé le 8 août i6/i6 devant Corrozet etDupuis, notaires au 
Châtelet de Paris. L'inscription est aujourd'hui à moitié détruite. On 
voit encore cependant, au-dessus du texte, dans une partie arrondie 
de la pierre, les. deux époux agenouillés, priant à mains jointes au 
pied d'un crucifix. Des larmes couvrent la boixlure de l'encadrement. 

' Il y avait à Paris trois églises de ce l'Hôpital. Nous n avons pas retrouvé le nom 
titre , Saint-Jacques-de-la-Boucherie, Saint- d'Élienne de La Perrière dans les épifaphiers 
Jacques-du-Haut-Pas et Saint-Jacques-de- que nous avons consultés. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 13t 

DGCCCLVIII. 

DUGNY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

i68S. 

MESSt*i* LES CVR£Z ET MARGV**.* DE LES- 
GLÎSE si DENlS DE DVGNY PNS ET ADVE- 
NIR SERONT TENVS FAtRE DÎRE ET CE- 
LEBRER TOVS LES tOVRS DES DÎMANCHE 
ET FESTES TOVS LES ANS A PERPETVItÉ 
LA PREMIERE MESSE BASSE PO" LE REPOS 
DE LAME DE DLFFT M*Î* IEAN IACQVES DL 
MASPARAVLTE VlVANT CÎHLER SEIGNEVR 
DES FtEFS DE PASLVEL ET PONTGALLAN 
SCtZE aVd\ DVGNY QVY EST DECEDEË 
LE PPEMtER NOVEMBRE 1675 ' ^'^ 
INHVME EN LA PARROtSSE DE Sl PAVL 
A PARlS PO'! LÎNT^NTtON DVd". DLFF^. 
ET DE SATlSFAÎRE PAR ICEVY » s"!* 
CVREZ ET MAnGY"** AVX CHARGES 
CY DESSVS ET AVX AVTRES PLVS A PLAf 
DECLAREE AV CONTRACT DE FONDÂÔN 
DE CE FAiCT ET PASSÉ AVECQ EVX 
PARDT VATEL et LE BOEVF NO*\" AV 
ÔÎLET DE PARtS LE 22*?^ tVÎN • 1685 • 

Prûz Dieu pour Son Ame, 

Pierre. — Long. o'",95 ; larg. o"»6i . 

Dalle engagée dans le carrelage de la chapelle de la Vierge; une 
simple croix au-dessus du texte; ossements et tête de squelette, au- 
dessous; bordure semée de larmes. 

Jean-Jacques de Masparault avait fait construire, en 1669, au mi- 
lieu du bois de l'enclos de son fief de Palluel, une chapelle du titre de 
Saint-Jean-Baptiste, qu'il dota ensuite de 5 00 livres pour Tentretien 
d'un chapelain chargé d'y célébi^er une niesse quotidienne. Ce petit 
édifice a disparu depuis longtemps. 

' On a voulu dire iceux. 




.132 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCLIX. 
DUGNY. ~ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1706. 

MARTIN BRISSART 

RECEVEUR DE LA TERRE ET SEIGNEURIE DE DUGNY A VOULU ETRE 
INHUMÉ AU PIED DE CET AUTEL OU SONT MARGUERITE GUYOT, 
ET JEANNE GANNERON SES PREMIERE, ET SECONDE FEMMES. 

IL VECUT DANS LA PRATIQUE DES VERTUS. 
SA FOY FUT SI VIVE, QUE -PAR SES SOINS LA CONFRAIRIE DU ST SACREMENT' 
A ÉTÉ ÉTABLIE DANS CETTE PAROISSE. 

SON ZELE POUR LA MAISON DE DIEU SI ARDENT, Q*: A REBATI CETTE EGLISE*, 
ET LA ENRICHIE DE DIFFERENS ORNEMENS, ET DE PLUSIEVRS FONDATIONS. 
SA CHARITÉ ENVERS LES PAUVRES SI ÉTENDUE, QUE SA MAISON LEUR A ÉTÉ 
OUVERTE DANS LES TEMPS MEME LES PLUS DIFICILES. , 

SON AMOUR POUR LES HABITANS DE CE LIEU SI TENDRE, ET SI UNIVERSEL 
Q^ LES A TOUS SECOURU DE SES BIENS, OU ASSISTÉ DE SES CONSEILS. 
SON ATENTION AU BIEN PUBLIC SI GENERALE, QUE CE VILLAGE SE TROUVE 
EMBELLI PAR DES AVENUES, PAR DES PONTS CONSTRUITS, ET LES RUES, 
ET LE GRAND CHEMIN PAVÉS EN PARTIE A SES DEPENS. 

IL MOURUT LE 5. FEVRIER I7O5. ÂGÉ DE 63. ANS lOURS , 

ESTIMÉ DES GRANDS, CHERI DES PETITS, ET REGRETTÉ DE TOUS, 
SES ENFANS ONT FAIT POSER CETTE EPITAPHE POUR MARQUER 
A LA POSTÉRITÉ LEURS TENDRESSE ENVERS UN SI BON PERE. 
IN FINE HOMINIS DENUDAT 10 OPERUM EJUS^ 

IN BONIS DEMORABITUR, ET SEAÎEN EJUS HEREDITABIT TERRAM^ 
Marbre noir. — Haut. o",6îi ; larg, o",95. 

Inscription fixée au mur du bas côté méridional, près de lautel 
de la Vierge. Elle n'a reçu d'autre ornement qu'une banderole en- 

' Celle confrérie eubsisle encore. ' Eccîesiastic, c. xi, v. 99. 

- En partie seulement. * Psalm. xxiv, v. i3. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 133 

treniêlée d'ossements, sur laquelle se lit le premier des deux textes 
bibliques ici placés à la suite du texte français. Il est diflicile assuré- 
ment d'acquérir plus de titres à la reconnaissance de ses concitoyens 
que n'en laissa Martin Brissart. Moins oublieux que tant d'autres, les 
habitants de Dugny ont su respecter le modeste monument de leur 
bienfaiteur. Nous avons attribué à l'inscription la date indiquée sur le 
marbre; mais le style delà rédactioft indique certainement une époque 
un peu plus avancée du xvm*' siècle. 



iU 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



DCCCCLX. 

DLGNY. —ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1786. 

+ LAN 1786 lAY ETE BENITE PAR M""^ PIERRE 
ADRIEN FRANÇOIS CLOQUETTE CURE DE S^ DENIS 
DE DUGNY ET DU BOURGET ' ET NOMMEE ANNE 
ANDRE PAR DOM ANDRE MALARET * GRAND PRIEUR 
DE LABBAYE ROYALE DE S^ DENIS EN FRANCE SEIGNEUR 
HAUT JUSTICIER DE DUGNY ^ ET AUTRES LIEUX ET 
PAR DAME ANNE MARIE LOUISE DUCHESNE EPOUSE 
DE FRANÇOIS CRETTE ECUYER SEIGNEUR DE PALLUEL * 
DU TEMS DE PIERRE DEVAVX ET lEAN PENON 
MARGUILLIERS. 

DESPREY FONDEUR DU ROY MA FAITE*. 

Cloche, 



' Le Bourget, dépendunt autrefois de la 
pai'oisse de Dugny; petite église succursale 
du titre de Saiut-Nicolns, de construction 
moderne. 

" D'une famille distinguée de Toulouse, 
dernier grand prieur de Saint-Denis, reli- 
gieux vénérable, mort subitement à Ver- 
sailles, le 99 décembre 1798. (Gautier, Re- 



cueil manuscrit déjà cité.) — ^ Le prieur 
claustral de Saint-Denis était seigneur tem- 
porel, haut, moyen et bas justicier de Du- 
gny, avec droit de patronage. 

* La seigneurie du fief de Paliuel appar- 
tenait alors à la famille Cretté. 

* Les Desprez, père et fils, fondeurs du 
roi, voy. n" dccgcxxxi, p. 91. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 135 

DCCCCLXI. 

DRANCY '. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (DAIJXERRE). 

1770. 

+ LAN 1770 lAY ETE BENITE PAR M^ THADEE 
OSULLIVAN* BACHELIER ES LOIS CURE DE CETTE 
PAROISSE ET lAY ETE NOMMEE PAR LOUISE 
AUGUSTINE DUMONTAY FEMME DE M"* CLAUDE 
LEDUC S®* DE CE LIEU ET DE LA BARONNIE DE 
SURVILLIERS' ET PAR M* FRANÇOIS FAGNAN 
SEIGNEUR DE COUTANCES ET PREMIER 
COMMIS DU TRESOR ROYAL 

NICOLAS LECOINTRE MARGUILLIER EN CHARGE 

Cloche. 

L'église est en grande partie moderne; il n'y reste d'ancien qu'un 
arceau, de la fin du xii^ siècle, en avant du chœur. Nous n'avons 
trouvé dans cet édifice d'autre inscription que celle de la cloche. Une 
seconde église, du titre de Saint-Sylvain, existait au lieu nommé le 
Petit-Drancy; une simple croix en marque aujourd'hui remplacement. 

' Mention dun personnage de ce lieu, ^ Paroisse du diocèse de Senlis et an- 

t. I, n** Vil, p. â3. cienne baronnie; église intéressante; noin- 

^ De la colonie irlandaise, réfugiée en breuses dalles funéraire». 
France pour cause de religion. 



136 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



DCCCCLXII. 
BAUBIGNY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ 




Pierre. — Long. 2",o5 ; lai^. 0*95, 

Église rebâtie en style moderne, dans la seconde moitié du siècle 
dernier; elle a été saccagée pendant le siège de Paris, en 1870. 

La tombe que nous avons fait graver fut sans doute placée dans le 
chœur de l'ancienne église, en mémoire de quelque personne de la fa- 
mille des seigneurs de Baubigny. On s'en servait jadis pour couvrir la 
sépulture des curés de la paroisse, à mesure qu'ils venaient à décéder. 
Lorsque nous l'avons retrouvée, elle formait le seuil de la porte prin- 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. 137 

cipale de Téglise, et, dans cette situation, elle se dégradait chaque jour 
davantage. Le dessin, exécuté d'une main ferme, présente bien le ca- 
ractère des monuments de Tépoque de Philippe le Bel. Ce qui reste de 
la date ne peut s'entendre que de Tan 139&. Le personnage mourut 
au mois de juillet. En suivant les traces encore visibles sur la bordure 
de la dalle, on peut supposer qu il était fils d'un seigneur de Baubigny 
nommé Français. Nous devons reconnaître cependant que ce prénom 
ne se rencontre que bien rarement dans notre pays, à la fin du xni^siècle. 
Les armoiries sont complètement effacées. 



18 




138 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCLXIII. 

BAUBIGNY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ANDRÉ. 

i5o8. 

Cs sttl IfômtiAU Ifùmt gmfle 
attbrs ett Côtt mnanf matc}fà 
làhovxtnt ttahf et bemenrâf 
a Uhsayi (6m ixtfyntîà le txf 
3onr ire mas ^^ mil * o' • ef viii 
<6t Je\fàne heet^ntMvt Ut^ntlle 
treCpaCCi lâmtl* o'> ef' 
j^nez heu 

Pierre. — Haut o",45 ; larg, o",57. 

Fragment de dalle, au bout de la nef, au pied du degré par le- 
quel on monte au chœur. Il parait avoir fait partie d'une grande 
dalle funéraire à deux personnages, le mari et la femme, avec plusieurs 
enfants debout à leurs pieds. On en a scié tout un côté pour l'employer 
à la confection d'une marche devant l'autel de la Vierge, dans le bas 
côté méridional. L'effigie de la femme, plus visible que le reste, a les 
mains jointes, un voile qui lui tombe sur les épaules et une longue 
robe à larges manches. 

• 

* Date non complétée. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. t39 

DCCCCLXIV. 

BAUBI6NY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT*ANDRÉ. 

i56i. 



€$ gifnii (ôueCie» perChte» je^. 



itetHéti atùamx l tctùlU le p 

tl\jB& ibenis ^ fvxitt Je' \it îrcêke mil n' smiU mgt 

liriez )»ieii po"" leurs ^mn 

Pierre. — Long. i*,8o; larg. o'^S?. 

Deux effigies sous des arcades ornées de palmettes et reposant sur 
des consoles; un écusson effacé; le mari tête nue, imberbe, vêtu de la 
houppelande et du costume que nous avons déjà décrits pour d autres 
laboureurs de la même époque; la femme, également vêtue comme 
ses contemporaines de même condition. Cette dalle se trouve au milieu 
de la nef; une bande tout entière en a été détachée, du côté gauche. 

Nous avons remarqué , dans la nef, une autre dalle dont Tinscrip- 
tion n'existe plus; effigie d'un curé en costume sacerdotal tenant un 
calice ; la tête et les mains avaient été rapportées au marbre (xvf siècle). 



iS. 



140 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DGCCCLXV. 

NOISY-LE-SEC. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNE. 

i663. 

Cy gist Honorable Homme Antoine BlancheteaX 
Fils Antoine en Son Vivant Marchand Habitant 
DE Cette Parroisse, leqvel movrvt le xxv* 

loVR DE IVIN M. VI9 LXIII A AGE DE LU ANS, II A DON- 
NÉ ET DELAISSE PAR TESTAMENT A L'OEWRE ET FaB- 
RIQVE DE CEANS LA SOMME DE QVARANTE ET VnE 
LIVRE DOVZE SOLS SIX DENIERS DE RENTE A LVY 
DEVE SCAVOIR PAR PIERRE BLANCHETEAV FiLS GER- 
MAIN DEMEVRANT A MERLAN ' LA SOMME DE XXX 

Tz DE Rente, Par La Vefve et Héritiers de 
Deffvnct Iean le Comte La sôe de six lvires* 
TZ Par Iean Blancheteav Fils Iacqves qvatre 
dix sols et par la Vefve et Héritiers de def 
FVNCT Iean levesqve demevrans A Rosni» 
LA SOE DE XXII Sols six deniers, Lesqvel- 
LES Rentes les marg*?® pnts et levrs Svccfs- 
SEVRS Recevront desF. debitevrs ov de 
LEVRS Héritiers A La ST martin D*hyver 

A CHARGE QV*YLS FERONT TOVS LES VeNDRE- 
DYS DE L'ANNEE A PEBPETVITÉ LIRE VnE PASSIO** 
DE N. S. I. C. ET EN SVITE DIRE VnE MeSSE 
DES DEFFVNCTS POVR LE RePOS DE L'AME DVÊT. 
FONDATEVR ET DE CeLLE DE FRANÇOISE 

GoviLARD Sa Famme, Laqvelle Movrvt 
LE • lovR DV Mois de 

m vi^ * et fvt enterree 
Proche Son Mary. 

Priez Dieu Pour 

Leurs Ames 

Marbre noir. — Haut. o'",65; larg. o",5o. 

' Écart de la paroisse de Noîsy. * On n*a pas laisse la place nécessaire 

"* Sic. pour le complëment du millésime. 

^ Paroisse déjà citée p. 76. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLES. Ul 

Église reconstruite dans le siècle présent; on y a conservé quelques 
élégantes clefs de voûte du xvi"^ siècle retirées de l'ancienne église. 
Le marbre d'Antoine Blancheteau, qui a la même origine, est attaché 
au mur méridional de la nef. La fondation de la lecture d'un des 
quatre récits de la Passion, pour chacun des vendredis de l'année, ne 
se rencontre pas fréquemment; parmi les marchands de nos jours, en 
trouverions-nous beaucoup qui fussent capables de concevoir une 
aussi touchante pensée? Nous avons entendu dire souvent à des hommes 
du siècle passé que rien n'était meilleur et plus respectable que la 
vieille bourgeoisie parisienne. 



l/i2 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCCLXVI. 

PANTIN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D*AUXERRE). 

xYii* siècle, 

Cy Gist 

Dam*:" Anne Jossine' le Bon 
laquelle après avoir été uni 
pendant pres de cinquante 
neuf années avec son mary 
Mî Maturin Besnier avocat 
EN Parlement est decedée 

LE XX6llf lOUR D'AOUST 96IJ ' 
VINGT NEUF A AGEE DE 
SOIXANTE DIXHUICT ANS 
ET TROIS MOIS. 

Requiescat in Pace 
Pierre. — Long, i" 67; iai^. 0", 80. 

lise rebâtie dans la seconde moitié du xvif siècle; rien d'intéres- 
sant dans sa structure. 

La tombe de damoiselle Le Bon est placée devant les marches de 
lautel de la Vierge, dans le bas côté septentrional. 

* G*est le nom, mis au fëminin, de l'édifice a été détroit. — ' Sic, Voyez 
saint Josse, patron d'une petite %lise pa- ci -dessus chiffres de même nature, 
roissiale de Paris, rue Aubry-le-Boucher; n* Dcccxcvra, p. 46 : aS août î68gf 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHELLE». 1&3 

Dcccaxvii. 

PANTIN. — ÉGUSK PAR0I88ULE DE SAINT-^ERBIAIN (DAUXERRE). 

i668. 

Clotre a Dieu 
Et A LA MEMOIRE DE NOBLE HoMME 

AP. Clavde Pvllev Vivant 

ANCIEN CONSVL ET GREFFIER EN CHEF 
AV GRENIER A SEL DE PARIS^ ET DE 

Damoiselle Mabgverjte Thevenet 
Sa Femme 

Les Margvillers de Loevvre et Fabriqve 
DE Leglise Sainct Germain de Pantin sot 
obligez de faire celebrer par chacvn 
an a perpetvite devx messes lvne le 
20^ Ianvier Iovr dv decedz dvdit Sievr 
Pvllev arivé en \6&j. et lavtre le 20^ 

IVILLET FeSTE de SAINCTE MARGVERITE A 
LINTANTION DE LADITE FODATRICE DECEDEE 
LE" 

PLVS Vn salvt dv Sainct Sacrement le 

DIMANCHE DE LA ST* TRINITÉ SVR LES SiX 
HEVRES DV SOIR SoNNÉ PAR TROIS VOLEES 

DE Carillon avqvel assisteront M'î le Cvré 
ET Son Vicaire et Fovrniront lesdits Sievr 



' Les consuls étaient au nombre de cinq latifs aux gabelles; indëpendauinient des 

pour la v31e de Paris; ils avaient à peu pràs présidents, grènetiers, contrôleurs, etc.. on 

les mêmes attributions que le tribunal de y comptait trois greffiers, 
commerce d'aujourd'hui. La juridiction du ^ Date laissée incomplète, 

grenier è sel s'étendait sa r tous les faits re- 



IM INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Margvillieres Six Cierges sur L'avtel, et 
tovt ce qvi est necessaire povr ledit 

SALLVT le TOVT A LINTANTION ET POVR LE 
REPOS DES AMES DESDITES S*î ET DAMOISEL"* 
PVLLEV AiNSY QVIL EST PORTÉ AV CONTRAT 

DE Fondation povr ce passé pardevant 
Galloys et son compagnon Notaires a 
Paris le io^ décembre 1668. par leqvel 

A ESTÉ DONNÉ PAR LAD*. DaMOISELLE A LAD*. 

Oevvre et Fabriqve vn arpent DE Terre 

EN DEVX PIECES LVNE DE TROIS QVARTIERS 

AV TEROIR DE PANTIN AV LIEV DIT 

ET LAVTRE DVN QARTIER AVDIT TE ' 

LA Pissotière. 

Priez Dieu pour Leursi 
Marbre noir. — Haut l'oS; lai^. o^'fio. 

Inscription en lettres dorées; la plaque de marbre, brisée en partie 
pendant les travaux de réparation de Téglise, a été reléguée dans les 
combles. 

^ Audit terroir, au lieu dit 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHBLLES. U5 

DCCCCLXVin. 

PANTIN. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GEBMAIN (D AUXERRE). 

1767. 

IcY Repose 
Le Corps de Marie 
Geneviève Cottin 
Femme de Jacque le 
Comte , Inhumé le 
Trois Janvier 1767. 
Prie Dieu pour le 
Repos de Son Ame 

Reqmescat m pace 
Pierre. — Long, i^tiô; larg. o",8o. 

Dalle sans ornementation, à lenlrée de la nef, à main droite. 



«9 



lUfi T ... ,^5 DB LA FRANGE. 

Map 
T DCCCCLXIX. 

Xi. /^il^HSSIALE DE SAINT-GERMAIN (D AUXRRRE). 

1773. 

/jrv Repose 

le Corps De M" 

Medard De Braticour 

Bourgeois de Paris 

Desedeê en Celieux le 

j de Janvier lyy^. 

Agée De j^ ans. 

Requiescat in pases 

Pierre. — Long, i^^^ô- lar^. o"',92. 

Jl semble que le graveur de l'épitaphe de Médard de Brancour se 
soil Tnil un jeu d'accumuler en huit lignes la plus grande quantité 
possible d'atteintes à la grammaire. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHELLES. Ul 

DCCCCLXX. 

BAGNOLET. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LBlJ ET SAINT-GILLES. 

16A8. 

deo opt. max. 
Noble hôe. clavde bavdovyn vivat, con^ 
et sec^ dv roy maison et covronne de 

FRANCE ET DE SES HNAN. PROPRI** DE LA 
MAISON DV MILIEV SVIVÂ, LA RESOLVON. QVIL 
AVROIT PRISE AVEC FEV DAMH* MARIE MENARD 
SA fFmE, a FONDÉ A PERPETVITÉ EN GESTE 
EGLISE DE ST LEV. ST GILLES DV VILLAGE DE 
BAGNOLLET SCAV^ TOVTS LES lEVDIS DE CHA- 
CVNE SEMAINE UN SALVT SOLEMNEL EN L'HON- 
NEVR DV TRES S^ SACREMENT DE L*AVTEL PLVS 
LE lO* ET FESTE DVDT ST SACREMENT ET DE L*OC- 
TAVE ET ENCORES PAR CHACVN AvT». lo? DVrXt 
LEDl OCTAVE PAREILS SALVTS, A CHACVN DESQ*:* 

ledT ST Sacrement sera mis et exposé svr 

LE MAISTRE AvTEL DE LADT* EGLISE, PlVS PAR 
CHACVN AN AVSSY A PERPETVITÉ 2. SERVICES 
SOLEMNELS DE REQVIEM, LVN DESQ^ SE DOIBT 
DIRE ET SCELEBRER LE, l4^ lo" DE DECEM. PO* 
LE REPOS DE LAME DVDT DEFVNCT S"! BAVDOVYN, 
ET LAVTRE LE, 7. lo^ DE MAY PO^Î LE REMEDE ET 
SALVT DE LAME DE LADT* DEFFVNCTE DAMH* MARIE 
MENARD, PAR CONTRACT FAICT ET PASSÉ AVEC 
LES mARGVILLILRS DE LADT" EGUSE, PARDEVAT. 

MOVFFE Et rillart no*^P av chTet de paris le, 3^ 

lO^Î D'AOVST 1648. LE TOVT SVIVAT. LES CLAVSES 
ET CONDITIONS MENO^EES * AVDT CONTRAT. 

In memoritim beneficiorum a parentihs acceptorwn 

hoc pîetatis monimentum» D. Claudhts Baudouyn régis in 

castello parisiensi coruiliarrus \ erigauium curauii. 

Marbre noir. — Haut. o'",7o; larg. o'",5o. 

' Autre. — ' Menlionnées. — * Conseiller au Châtelet de Paris. 

'9- 



148 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Eglise peu importante, moitié du xvii* siècle et moitié du xvm*; quel- 
ques restes de vitraux, entre autres la Vierge immaculée, entourée des 
emblèmes des litanies. 

Le marbre de Claude Baudouyn est fixé sur un des piliers de la nef. 

Nous n'avons pas retrouvé au pied de l'autel de la Vierge, où nous 
l'avions vue jadis, l'épitaphe, gravée sur marbre noir, d'un oflBcier gé- 
néral, décédé dans le cours du siècle dernier. Il y avait aussi, dans un 
des collatéraux, deux dalles anciennes tout effacées, plus étroites vers 
l'extrémité inférieure qu'à la tête, et, près de la grande porte, une 
tombe du xni* siècle sur laquelle on lisait encore, en capitales go- 
thiques : 

MO • IJI0G« • DÎis • 6UI]ï[£Gfi0US OBIIIS; 

Quelques petites fleurs de lis se voyaient aux angles de cette der- 
nière pierre. Un plancher recouvre maintenant le sol de l'église. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 



U9 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUFORT. 



Le doyenné de Châteaufort était situé au sud-ouest de Paris; il 
touchait, d'une part, à celui de Montmorency, et, de l'autre, à celui 
de Montlhéry. Il avait pour chef-lieu un village aujourd'hui sans im- 
portance qui ne renferme pas un seul monument digne d'intérêt. On 
comptait autrefois dans ce doyenné quatre-vingt-dix-huit paroisses, 
dont suit l'indication : 



* Issy (Seine). 

* Sèvres (Seine-et-Oise), 
*SaiDt-CIoad(irf.). 
*Garches(iW.). 

Marnes (id.) \ 

* Suresnes (Seine). 
•Puleaux («/.). 

* Asnières («/.), 

* Genevilliers («/.). 

* Colombes (ûj.). 
*Nanterre (id,). 

* Ruel (Seine-et-Oise). 
*Bougival (id,). 

* Louveciennes (iV/.). 



* Marly (Seine-et-Oise). 
•LePec(td.). 

* Saint-Gerniain-en-Laye {id.). 

* Mareil-sous-Marly [id.), 
Saint-Nora-la-Bretèche(«.) *. 
UÉlang-Ia-Vilie(iVi.)\ 
Rocqnencourt {id.)^, 

•La Gelle-Saint-Cloud {id,). 
*Le Chesnay {id,). 
*Vaucre88on {id.). 
'ViUe-d'Avray {id.). 

Renneaiouiin {id.)^. 
*ViIlepreux(irf.). 

* Bois-d'Arcy {id.). 



* Versailles ( Seine - et - Oise ) . 
*Montrettil {id.). 

Viroflay(irf.)«. 
*ChaviHe(iV;.). 
•Vélizy(trf.). 

* Meudon {id.). 
*Ciamart (Seine). 

* Le Plessis-Piquet {id.}. 

* Bièvres (Seine-et-Oise). 

* Jouy-en-Josas {id.). 
Les Loges {id.) \ 

•Buc(ta.). 
*Guyencoiirt {id.). 

* Voisins-le-Bretonneux (id.). 



^ Église, du titre de Saint-Éloi , détruite ; 
paroisse supprimée. 

' Église, du titre de Saint-Nom {S. Non- 
nus), ]*ebâtie aux xvi* et xvii* siècles; quel- 
ques restes du xiii*. 

^ Église de Notre-Dame, reconstruite 
au xYi" siècle; quelques vestiges dun édi- 
fice antérieur, xu* et xiii" siècle; plusieurs 
chapiteaux h figures d'animaux et de dé- 
mons. 



* Église de Saint-Nicolas, démolie; sup- 
pression de la paroisse. 

^ Pins de paroisse; petite église du 
xni* siècle, dédiée à saint Nicolas, partagée 
en étable, grange et grenier. 

^ Église de nulle valeur; elle parait re- 
construite au wu* siècle; saint Eustacbe en 
est le patron. 

^ Très-petite église, dédiée a saint Eus- 
tache, du commencement du sviii" siècle. 



150 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



Le Mesnii-Saint-Denis (Seine- 
et-Qise) \ 

* Magny-les-Hameaux (tV/.). 

Cliâteaufort(id.)'- 
Toussus (trf.)'. 

•Villiers-le-Bacle(tt/.)- 
*SacléetVauhaIlant(t(i.)- 
'Paiaiseau (iW.). 

* Saint-Aubin ( id. ). 

*LaChapelle-Millon(fVi.)- 

* Saint-Lambert {idJ). 

* Lëvy-Saint-Nom {id,). 
Les Lays (ûl.)\ 
Maincourt (»Vf.)\ 

*Danipierre (id.), 
*Saint-Forget(tVi.). 
*Chevreuse (id.), 

* Saint -Rémi- lès -Chevreuse 

{idX 
•Gif(iW.). 



* Bures (Seine-et-Oise). 

•Orsay («.)• 

* Gomelz-le-Cbâteau {id.). 

* Gometz-la- Ville (irf.). 
*Les Molières (id.). 

* Les Trous (id.), 

*Choi8el(t(i.). 
*Senli8se (id.). 

•Cemay-la-Ville («/.). 

*LaCelle-les-Borde8(M;.)- 
•Péqueuse {id.), 
*Limours(t(i.). 
'Forges {id.). 
*Janvry {id.). 

* Briis-sous-Forges {id.). 
Launay-Courson ( id. ) *. 

* Fontenay-lès-Briis {id.). 
Vaugrigneuse {id.)''. 

* Bruyères-le-Cbâtel {id.). 
*Marcou88is {id.). 



Montfaucon et Beauregard 
(Seine-et-Oise) ^ 
*Nosay et la Ville -du -Bois 

{id.). 

•Villqust(«.). 

* Saulx'Jes-Charireui {id.). 

•Villebon(irf.). 

* Champlan {id. ) 

•Mas8y{i(i.). 
*lgny (.(/.). 
'Verrières {id.). 
•Antony (Seine). 

* Chalen«y-lès^agneax(û^.). 

* Sceaux {id.). 

* Bourg-la-Reine {id.). 

* Fontenay-aax-Roses {id.). 
*Bagnenx {id.). 
*Châtillon(iy.). 
'Vanvres {id.). 

Montronge (irf.)*. 



' Église, du titre de Sainl-Denis, rebâtie 
dans la seconde moitié du xvi* siècle; quel- 
ques panneaux de vitraux de la même ëpoque. 
Les monuments funéraires des anciens sei- 
gneurs ont ëtë détruits. 

* Ce lieu, autrefois considérable, n'est 
plus qu'un assez chétif village. Église de la 
Trinité détruite. Église de Saint-Christophe , 
reconstruite il y a environ trente ans. Ruines 
d anciennes fortifications. 

^ Église de Saint^ermaiu d'Auxerre, dé- 
molie; paroisse supprimée. 

* Église de Notre-Dame, réparée et i*é- 
duite aux proportions d'une simple chapelle. 

^ Église de Saint-Germain de Paris, re- 



construite à une époque toute récente. La 
mairie en occupe une portion. 

• Église de Notre-Dame et de Saint- 
Claude, démolie; paroisse supprimée. 

^ Église de Sainle-Marie-Madeleine, sans 
caractère, toute remise à neuf. Près de la 
porte, une tombe de femme, tout effacée, 
xiii" siècle. (Voy. 1. 1, n" cccxxix, p. 676.) 

* Église dédiée à saint Wandrille et à 
saint Jean-Baptiste, à peu près démolie, re- 
levée de ses ruines en 1839. 

^ Église de Saint-Jacques-le-Majeur et 
de Saint-Cliristophe, reconstruite en forme 
de prêche, vers 18A0. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 151 

DCCCCLXXI. 

ISSY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ETIENNE. 

XIV* siècle. 

^.PMLIPPG • Le • IS^ItGimiGR • DG • VHV^ÏRiïBc UVl • 

SRespfissfi • Bjm • m • aaa • xw • lh • vguio d- . :.ji • 

. Pierre. — Lonf;«it'ur. •;' ,•> j. 

loi • 6ISIS; • FGU • sioon • 

bkoudga • avi . «nesPiissflL • m • xxi 

PRIGS • POUR . îi«OG • DP. LI • 

Pierre. -^ Long. 9'",9o; larfç. i",^io. 

LV'glise d'Issy, reconstruite en style simple et régulier, de i635 à 
1661, a été saccagée d'une manière horrible par les batteries alle- 
mandes en 1870. Quelques semaines plus tard, le charmant château, 
construit à l'extrémité du bourg, dans le siècle dernier, devenait la 
proie des flammes. Le séminaire des Sulpiciens, ainsi que divers éta- 
blissements religieux ou hospitaliers fondés à Issy, ont eu aussi beau- 
coup à souffrir de la guerre étrangère et de la guerre civile. Nous avons 
vu ce lieu réduit à l'état d'un désert où l'on ne rencontrait que l'image 
de la mort et la désolation. 

PrœseDtemque vins intentant omnia mortein. 

Au milieu de la nef de l'église, on laissa jadis une allée formée de 
plusieurs grandes dalles, parmi lesquelles il s'en trouvait six qui pré- 
sentaient chacune les effigies de deux époux, placées sous des arcades 
d'une architecture des xiv'^ et xv^ siècles. Les effigies d'une de ces 
tombes avaient la face et les mains rapportées en marbre; aux pieds 
du père et de la mère, on voyait leurs enfants, dont l'aîné avait la face 
également rapportée par incrustation. Tout cela était d'ailleurs fort 
détérioré. L'épitaphe de Philippe le Thellier de Vaugirard, profondé- 



152 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

ment gravée en capitales gothiques, s'est un peu mieux conservée que 
les autres ; mais les effigies demeurent à peine visibles. Cette dalle 
occupe le cinquième rang à partir de la porte de la nef. La tombe de 
Simon Blondel, contemporaine de la précédente, a été transférée dans 
la cour du presbytère, où elle est engagée par un côté tout entier dans 
le soubassement de la maison. Deux arcs en ogive trilobée, qui ont 
pour supports deux pieds-droits simples et une colonnette très-effilée; 
pignons ajourés, rehaussés de crossettes et de fleurons; quatre anges 
nimbés, debout, qui encensent; les deux effigies mains jointes; le mari 
en cotte, les pieds sur un chien; la femme coiffée d'un bonnet en 
pointe et dune voilette qui lui enveloppe le menton, vêtue d'une robe 
sans ornements, à doubles manches, les premières serrées à l'avant- 
bras; au-dessous des deux personnages principaux, une arcature de 
huit ogives trilobées, dont trois vides, tandis que les autres cpntiennèlit 
quatre enfants au maillot et un cinquième plus grand, les mains 
jointes, vêtu comme son père. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 153 

DCCCCLXXII. 

ISSY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNE. 

XVI i' siècle. 

CY • GIST 

RENÉ • DELAHAYE • SEIGNEUR 

DE • UAUDETART • ET • d'ISSY • EN 

PARTIE • UIUANT • UALET • DE • CHAMBRE 

DES • ROYS • HENRY 4^ ET • LOUYS 13^ ADMI 

NISTRATEUR • DE • l'hOTEL • DIEU • ET • DES • IN 

CURABLES * • BIENFACTEUR • DE CETTE 

EGLISE 

ET • ENCOR • * • M"^ CLAUDE • DE • LA • 

HAYE • SEIGNEUR • DE • UAUDETART • ET 

d'ISSY • EN • PARTIE • ESCUIER • CON" M".^ 

d'H0STEL0RD"^DU- ROY -et -de- la FEUE 

REINE«LE-QUEL-EST-DECEDÉ-LE . . .* 



PRIEZ • DIEU • POUR • LE • REPOS 
DE • LEURS • AMES 

Pierre. — Long. a™,oo; larg. t",io. 

Dalle placée à la dernière travée du bas côté septentrional, et au- 
jourd'hui recouverte en partie par le marchepied d'un autel; encadre- 
ment ovale, formé d'enroulements; au-dessus du texte, un écussou 
usé, sur lequel on dislingue encore cependant des fleurs de lis; au- 
dessous, deux torches allumées, nouées en sautoir, et un bénitier can- 
nelé, muni de son anse. 

' L'H6leI-Dieu et I^hôpital des Incurables ^ L'absence de dates précises np |)erinet 

deParis.(Voy.t. I,p. 66ietsuiv.etp.653.) pas d'ajouter à cette double épitaphe les 

' Ln mol (rès--court devenu illisible ; ne détails qu elle pourrait comporter, 
serait-ce pas nohle? 



156 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCLXXm. 

IS8T. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNB. 

1718. 

ICY 

Repose le Corps de Haute 

ET Puissante Dame Madame 

Madelaine Françoise 

Delaistre Veuve de Haut 

et Puissant Seigneur 

Messire Paul Vollant 

Chevalier Seigneur de 

Berville, de L'esglantier , 

et du vieux Manoir, laquelle 

des sa plus tendre jeunesse 

A toujours donnée des Marques 

d'unne Grande Pieté se 

Faisant un devoir de visiter 

LES Pauvres et de les 

soulager dans leurs MISERES 
NE S'OCCUPANT que DANS LES 

exercise de charite 
ayant toujours vecu en 
veritable cretienne nf 
s'ocupant que de l'éternité 

EST DECEDÉE le quatre 

Juillet Mil sept cent dix 
HUIT Agée de soixante et 
quatorze ans. 

PrUz Dieu pour le repos 
tte son Ame, 

Pierre. — Lad|^* i"'»^9îlarg. o'^ïttg. 

La tombe de Madeleine-Françoise Delaistre se trouve exacteaienl 
dans les mêmes conditions que celle des seigneurs de Vaudetart. Un 
double Mousson, dont les armoiries se sont eflacées, surmonte le texte. 
L inscription est peu correcte ; mais l'éloge qu'elle fait de la défunte 
ne laiss(» rien à désirer. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 15& 

DCCCCLXXIV. 

I8ST. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNB. 

t6i8. 

# LAN 1618 DV REGNE DE LOYS TREYZIESME 

DE SON NON ROY DE FRANCE MARIE SVIS NOMMEE 

La ciociie principale date des premières années du règne de Louis XIII. 
La seconde cloche est d'un beaucoup moindre diamètre; elle paraît 
aussi du xvn* siècle ; on n'y a pu lire que le nom du fondeur Gheron , 
et celui d'un sieur Guyot, marchand à Mont-Saint-Père*. Cette dernière 
cloche, provenant de quelque église supprimée, aura été achetée sans 
doute par la fabrique de Saint-Etienne d'Issy. 

Le séminaire des Sulpiciens, qui occupe un vaste emplacement à 
peu de distance de l'église paroissiale, ne présente aucun monument 
ancien. Une inscription latine, moderne, indique le lieu où Bossuet, 
Fénelon, Louis- Antoine de Noailles, alors évêque de Ghâlons, depuis 
archevêque de Paris, et le supérieur du séminaire tinrent, en 1696, 
plusieui^s conférences pour l'examen des livres de l'archevêque de 
Cambrai. 

' ViUage du département de l'Aisne, aiTondiMement de Château-Thierry. 




156 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCLXXV. 

SÈVRES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ROMAIN. 

1760. 

lit LAN 1760 JAI ETE BENITE A LA GLOIRE DE DIEU 
PAR MESSIRE ANTOINE ROBERT DOCTEUR. DE LA 
MAISON ET SOCIETE DE SORBONNE CURE DE 
CETTE PAROISSE ET NOMMEE ANNETTE PAR LE 
PARRAIN CHARLES MANOURY ET PAR MARIE 
JEANNE ANTOINETTE BRIAIS EPOUSE DE 
M"^ JACQUES RENE BOILEAU DIRECTEUR DE 
LA MANUFACTURE ROYALE DE PORCELAINE 
DE FRANCE 

DU TEMPS DE LOUIS ANTOINE FEUCHE PERE 

-I 

MARGUILLIER ET DE ETIENNE GUIN JAQUES 

LEGRIS ET DE JEAN DEVILLERS TOUS MARGUILLIERS 

EN CHARGE 

M* DESPRES MAITRE FONDEUR DU ROY MA FAITE 

A PARIS*. 

L'église n'est qu'un assemblage confus de constructions , les plus an- 
ciennes du xni*' siècle, l'abside dû xvui*; elle possède un certain nombre 
de verrières exécutées, il y a environ trente ans, à l'ancienne Manu- 
facture royale de faïence et de porcelaine. L'inscription de la cloche 
nous donne le nom du personnage qui dirigeait l'établissement, à la 
fin du règne de Louis XV, et qui appartenait à cette vieille famille 
des Boileau, si célèbre dans les annales parisiennes. 

Les sépultures seigneuriales, que l'église de Sèvres renfermait au- 
trefois, ne se retrouvent plus. On lit seulement, sur la pierre du troi- 
sième pilier de la nef à main droite, quelques mots de l'épitaphe d'Aoït- 
neste personne Esttenne laboureur qui mourut vers le xvn® siècle. 

' Voy. ci-dessus, n* dcgcclx, p. i3/i. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 157 

DCCCGLXXV1. 

. SÈVRES. 

xvu'-xviir siècles. 

Plusieurs pierres funéraires sont employées en dallage ou en bor- 
dure dé lavoir dans une buanderie de Sèvres. Aucun renseignement 
ne nous a été donné sur leur origine; nous supposons quelles pro- 
viennent peut-être du couvent que les Ursulines avaient formé à Saint- 
Gloud, en 1661, et qui a été complètement détruit. De Saint-Cloud à 
Sèvres, on le sait, la distance n'est pas grande. Les dalles sont main- 
tenant fort usées; à peine y peut-on recueillir des noms et des dates; 
les voici : 

Damoiselle qui mourut pensionnaire en ce monastère, à l'âge 

de vingt et un ans, le i5 avril 1681. Elle était fille de quelque per- 
sonne de la maison d'Elîsabeth-Charlotte de Bavière, Madame, sur- 
nommée la Palatine, seconde femme de Monsieur, duc d'Orléans ^ 
frère de Louis XIV. 

Catherine Le Roy, dite de Saint-Cloud, décédée le 96 mai 1720, à 
cinquante-huit ans d'âge et de profession. 

Marie-Madeleine Dupuis, dite de Saint-Ambroise, décédée le 8 fé- 
vrier 1733, à soixante et onze ans et demi d'âge et cinquante-trois de 
profession ^. 

* Ce prince fixa sa résidence à Saint- * Communication de M. Varin, graveur 

Cloud en i658. à Paris. 



158 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCLXXVII. 
SAINT-CLOUp. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CLOUD. 

HeNRICVS • m • FRAC • REX • 

OBIIT ANNO D • MDXIC . 

PRIMO • MENS • AVG • DIE 

AdSTA VIATOR et DOLE ReGVM VICEM 

Cor REGIS isTo conditvm est SVB MARMORE 

QVI JVRA GALLIS SARMATIS JVRA DEDIT» 

'1"ectvs cvcvllo hvnc svstvlit sicarivs 

- AbI VIATOR et DOLE ReGVM VICEM • « 
Marbre noir. — Haut. o"",6a; larg. o^^Ag. 

Le bourg de Nogent [Novigentum) et son église, dédiée à saint Mar- 
tin, quittèrent, l'un comme l'autre, il y a bien près de douze siècles, 
leurs noms primitifs pour prendre celui de saint Cloud, petit-Gls de 
Clovis, qui s'était retiré en ce lieu où il mourut vers Tan 568. Son 
tombeau existait encore, en 1790, dans la crypte de l'ancienne église. 
Celte année même ( 1 87/i), dans l'espoir de retrouver ce précieux mo- 
nument et l'inscription mérovingienne gravée sur le couvercle du cer- 
cueil , M. l'abbé Ozanam, missionnaire apostolique, a fait exécuter dans 
les ruines, à l'aide d'une subvention du ministère de l'instruction pu- 
blique, des recherches qui n'ont amené aucun résultat favorable^. 

L'église de Sainl-Cloud était autrefois desservie par un chapitre. 
L'abbé Lebeuf attribue au xn"^ siècle la construction de l'édifice, qui 
menaçait ruine au dernier siècle, et qui fut démoli pour faire place à 
une église nouvelle commencée sous le patronage de la reine Marie- 
z4nloinelte*. La révolution interrompit les travaux. Ce n'est que vei*s 

' Roi de Pologne en iSyS, de France rie, tome VIII, p. 3ao, Say.* — * Cette 

en ib'jh. princesse fonda Thospice de Saint- Cloud 

^ Ces vers iambiques sont attribues h en 1787. On a supprime sur la façade 

Passerai. de la chapelle Finscription qui le consla- 

^' Voy. Revue des Sociétés savantes, 5' se» tait. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 159 

i86o que ie bourg de Saint-Cloud a été dolé dune église entièrement 
neuve, en style du moyen âge, érigée à que^ues mètres des substruc- 
tions de la crypte de la vieille collégiale. 

Aucune des localités voisines de Paris n'a subi, pendant le siège de 
1870, un désastre comparable à celui de Saint^Cloud. Le château, 
construit par Le Pautre, peint par Mignard, s'est effondré sous une 
pluie de fer et de feu, en même temps que la plupart des habitations 
particulières. L'église seule s'e^t maintenue intacte au milieu des feux 
croisés des batteries du Mont-Valérien et de Bellevue. 

Il n'y a pas encore longtemps qu'on voyait sur l'emplacement de la 
collégiale les restes de la chapelle de Saint-Michel, appelée aussi cha- 
pelle du roi à cause de la présence du monument funéraire que nous 
nous proposons de décrire. Henri III s'était logé à Saint-Cloud, dans la 
maison des Gondi , afin de présider de plus près au rétablissement de 
son autorité dans Paris, lorsqu'il fut assassiné le mardi i"" août 1 689. 
Le corps demeura en dépôt jusqu'en 1610 dans l'abbaye de Saint-Cor- 
neille de Gompiègne, où il avait été transféré peu de jours après la 
mort. Le cœur et les entrailles furent inhumés près du grand autel de 
l'église de Saint-Gloud; noble homme, Gharles Benoise, conseiller et 
secrétaire intime de ce prince, y fit placer un peu plus tard une co- 
lonne et des inscriptions K La chapelle était pavée en marbre et ornée 
de panneaux dont les peintures représentaient des emblèmes et des 
devises. Au tableau de l'autel, le roi agenouillé priait devant un Christ 
en croix. Une colonne torse en marbre rouge, qui avait l'aspect du 
porphyre, s'élevait, au mih'eu de la chapelle, sur un piédestal enrichi 
de sculptures. Deux anges d'albâtre, en bas-relief, accompagnaient un 
cartouche de marbre noir en forme de cœur, sur lequel était gravée 
l'inscription latine que nous publions, et qui a été sauvée de la des- 
truction. Au-dessous du texte, on remarque une tige de lis, dont une 
fleur tombe tranchée par le fer, tandis qu'une autre va s'épanouir. 



* D. Germain Mtiiet, le Trésor sacre, etc., de t'abhaye rotfak de Saint- Ueniê en France, 
Paris, 1611. 



160 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Une seconde inscription latine indiquait la date du monument et le 
nom du serviteur fidèle qui lavait érigé : 

D. O. M. 

AETERNAE MEMORIAE HENRICI, III. GALLIAE ET POLONIAE REGIS. 

QVOD El OPTAVERIS 

TIBI EVENIAT 

C. BENOISE SECRETAKIVS REGIVS ET MAGISTER 

BATIONVM » DOMINO SVO CLEMENTISS. 

ET DENEFICENTISS. MOESTISS. POS. 

ANNO 1594. 

Enfin, une dernière inscription beaucoup plus longue, en vers fran- 
çais, figurait en double, dans la chapelle du roi et dans le chœur, 
d'une part, sur une table de marbre noir, de Fautre, sur une table de 
bronze : 

si TU n'as POINT LE CŒUR DE MARBRE COMPOSÉ 

TU RENDRAS CETIUi CY DE TES PLEURS ARROSÉ, 

PASSANT DEVOTtEUX, ET MAUDtRAS LA RAGE 

DONT l'ENFER ANtMA LE BARBARE COURAGE 

DU MEURTRtER* INSENSÉ QUl PLONGEA SANS EFFROY 

SON PARRtClDE FER DANS LE FLANC DE SON ROY : 

QUAND CES VERS T'APPRENDRONT QUE DANS DU PLOMB ENCLOSE 

LA CENDltE DE SON CŒUR SOUBS CE MARBRE REPOSE. 

MAiS COMMENT PpURROiS TU RAMENTEVOtR SANS PLEURS 

CE LAMENTABLE COUP SOURCE DE NOS MALHEURS 

QUt FtT QUE LE CIEL MESME ENSENGLANTANT SES LARMES 

MAUDÎT L'tMPlÉTÉ DE NOS CtVÎLLES ARMES! 

HELAS ÎL EST BIEN TYGRE OU TIENT BIEN DU ROCHLR 

QUI d'un coup St CRUEL NE SE SENT POtNT TOUCHER. 

MAiS NE RENTAMONS POlNT CESTE INHUMAINE PLAYE 

PLiSQUE LA FRANCE MESME EN SOUSPtRANT E.^SAYE 

d'en CACHER LA DOULEUR ET D'eN FAÎNDRE L'OUBLY, 

AiNS d'un C<S.UR GEMISSANT ET DE LARMES REMPL'i 

' Conseiller- inaîUe en la chambre des * Ce mot , que nous coiuplons pour troU 

.comptes (le Paris. syllabes, n'en représente ici que deux. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 161 

CONTENTONS NOUS DE DtRE AU MtLtEU DE NOS PLAINTES 
QUE CENT RARES VERTUS ICY CtSENT ESTAtNTES 
ET QUE Si TOUS LES MORTS SE TROUVOlENT INHUMÉS 
DANS LES LtEUX QU*EN VtVANT ÏLS ONT LE PLUS AÎMÉS 
LE CŒUR QUE CESTE TOMBE EN SON GtRON ENSERRE 
REPOSEROlT AU CtEL ET NON PAS EN LA TERRE. 

A l'époque de la révolution, un architecte, du nom de Juilien, 
demeurant à Suresnes, s appropria la colonne royale et le bas-relief 
des deux anges accompagnant la première de nos trois inscriptions. 
Alexandre Lenoir les racheta au prix àe hUo francs pour le Musée des 
monuments français, le 28 pluviôse an vn^ Colonne et bas-relief sont 
aujourd'hui rétablis à l'entrée du chœur, dans l'ancienne église abba- 
tiale de Saint-Denis. La colonne a été adroitement taillée dans un seul 
bloc de marbre de Gampan; une branche touffue de lieri% en suit les 
contours; des fleurs de lis, des initiales couronnées, des palmes rem- 
plissent les intervalles du feuillage. Le chapiteau appartient à l'ordre 
composite ; il portait autrefois un vase de métal qui a été fondu. Le 
directeur du Musée des monuments français eut la singulière idée de 
substituer à cette urne un génie de marbre essayant, mais en vain, 
de brûler avec une torche le couteau de Jacques Clément. 

On retrouvera, nous l'espérons, quelque jour, au fond du magasin 
où il s'est égaré à Saint-Denis, le cartouche cordiforme avec son ins- 
cription, remplacée, quant à présent, par une copie moderne du texte 
primitif que nous avions pu entrevoir avant sa disparition. 

Poursuivis avec acharnement par les ligueurs, les monuments de 
Henri III sont devenus d'une rareté extrême. 

11 n'est rien resté de l'épitaphe posée dans l'église de Saint-Cloud 
sur la sépulture des entrailles d'Henriette-Anne Stuart, première femme 
de Philippe de France, duc d'Orléans, à laquelle Bossuet a dédié le 
plus admirable et le plus indestructible des monuments. 

' Description hisiorique, etc., du Musée, n*" i56i p. asS, asG (5' édition, aii vin). 



162 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCeCCLXXVifl. 

SAINT-CLOUD.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CLOCD. 

1(89. 

fitm îamt îs^vcU» pax U» 
iafttfatt» *e T tUtù^ z mut 
twttrattt tttâtu 



i589 



Vf «mdIm Mifiirt et m* wSfgn tM^wt «tcf m IMflr 

On a conservé à Saiai-Cloud une cloche de Tancienne collégiale. 
Un calvaire, nn Agneau de Dieu, un saint Pierre et un saint Nicolas y 
sont figurés en relief au pourtour de la robe. Les deux fondeurs, maitres 
Nicolas Delaistre et Jean Jacque», ont signé leur œuvre. Ce dernier a 
voulu aussi imprimer sur le métal sa marque, qui présente, avec son 
nom M. lAQYE, une espèce de blason formé de deux coquilles de 
pèlerin en chef, et d^une cloche accompagnée d'un saint Jacques le 
Majeur et d*un ange. Jean Jacques ne serait-il pas Tancétre de Simon 
Jacques et de Pierre Jacques qui ont aussi fondu des cloches pour les 
Petits-Pères de Paris, pour l'église tfArgenteuil et pour celle de Bon- 
neuil en France ' ? 

* Voy. ci-defl9Q9 n" ncxxxvni, dcu, dccccxvi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 



163 



DCGGOXÎIX. 

6ARGHES. - ÈGUSE PAROISSIALE DE SAINT-LOCIS. 

1998 (ic. s.). 



<» ea-iiim-BeeM aw-aa-i ni-i- 



gmi-itOvaMepi -k mBS-m 



MMOSWlMMffiM 



vifcDa»ienr.aïî-i)fl (Bonjsmefi 



gvR-g/mm-iiois-fflggiiRfl-iao 



mmmii!L&m.([M' amu- 



wsxm'S^msmYVi' LeRo 



I-DaMEIlQ€(-eïl-MIlRI-S 



OIl'mLfltl-MPWlllI6(R0-Pje 



Mq-JoeL^s giiigei-Dge^git 



gg-^MBQnDfl-qilUBreDQSVB-PIt' 



Pierre. — HauL o",4/i; lai;g. o",4û. 

L'église de Garches avait un titre tout particulier à notre vénération; 
elle passait pour la première qui eût été placée sous le patronage de 
saint Louis, roi de France. Le vendredi après le second dimanche de 
carême^ de l'an 1298 (N. S.), c'est-à-dire le 7 mars de cette même 
année, maître Robert de la Marche*, clerc du roi de France, assisté de 



* Désigné sous le nom de Reminiscere, 
premier mot de rintroît de la messe. 



* laAfurcAe, petite paroisse, très-voisine 
de .Garches, depuis longtemps supprimée. 



164 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

son valet Henri, posa la pierre fondamentale de l'église de Garches en 
l'honneur de Dieu et de monseigneur saint Louis, et la dota de ses de- 
niers. La bulle du pape Boniface VIII, qui proclama la canonisation du 
saint roi, porte la date du 1 1 août 1297. Sept mois s'étaient à peine 
écoulés que Robert de la Marche consacrait au nouveau protecteur de 
la France un modeste, mais touchant témoignage de sa pieuse recon- 
naissance. 

L'église de Garches, telle que nous l'avons vue, était petite et dé- 
pourvue de tout caractère d'architecture. Les Allemands Font incendiée 
en 1 870. 11 s'agit aujourd'hui d'en reconstruire une nouvelle; La patrie 
tout entière ne devrait-elle pas concourir à la réédifîcation de ce sanc- 
tuaire ? L'inscription de la fondation, gravée en caractères d'une beauté 
remarquable, était encastrée dans le mur du chœur, du côté de l'épître. 
Les flammes ont réduit en poussière toute la surface de la pierre. 
L'estampage que possède le ministère de l'instruction publique pourrait 
servir à la reconstitution aussi exacte que possible de ce monument 
que nous considérons comme une des perles de notre recueils 

^ Voy. Bulletin archéologique, t. Il, p. 601, 6oq; Albert Lenoir, Architecture monSUque, 
r" partie, p. 4a, 63. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 



165 



DGCCCLXXX. 

GARGHES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUIS. 

iiv* siècle. 




[01 • efisv • RpBe&v] • se un ntHRaiie • ose&a • urais • £e • sfimv • 
ROI • it[ois • aui • en • i(flmtey&] • se siev • e« • sy • 

se • ROI : £Ois • Fevnsi • aes«e • esesise • 

[avi • «Respsssfl • en • Lim •].'.... jiPRes • rnn nosvRe • sAnte • 
[se sePKeiKBRe] 

Pierre. — Long. 3",o5; larg. »",3o. 

Robert de la Marche eut sa sépulture, comme il convenait à un fon- 
dateur, au milieu du chœur de son église. La dalle funéraire, usée par 



166 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

le frottement, s'était cependant conservée dans ses parties les plus es- 
sentielles. Arcade en ogive trilobée, portée par des colonnettes, flan- 
quée de cloefaetons et accostée de deux anges thuriféraires; eflSgie à 
traits bien accentués, d'un caractère viril; chasuble galonnée, relevée 
sur les bras; entre les mains un calice à large coupe que le défunt 
tenait comme on le fait au moment de l'élévation. 

L'inscription de la première pierre donnait à Robert de la Marche 
le titre de clerc du roi, sans antre indication. L'épitaphe, plus précise, 
nous fait connaître qu'il avait fait partie de la chapelle de saint Louis. 
La chute de la charpente de l'église a couvert la tombe d'une couche 
épaisse de décombres ; on peut craindre ^u elle n'ait eu aussi pour ré- 
sultat une destruction complète. Nous avons mis entre crochets quel- 
ques mots devenus depuis longtemps à peu près illisibles ; mais il ne 
nous était pas possible de suppléer à l'absence de la date du décès. 
Le texte, placé au-dessous de la gravure, présente Tiascription telle 
■qu'elle existait encore lorsque nous en avons pris copie pour la pre- 
mière fois. 

Une autre tombe, voisine de celle de Robert de la Marche, portait 
l'effigie d'un chevalier en armure de mailles, avec la cotte en étoffe par- 
dessus; deux ailettes carrées armoriées lui garantissaient les épaules; 
ses pieds posaient sur un lion; sur son écu , on distinguait, au-dessous 
d'un lambel à cinq pendants, une fasce chargée de trois coquilles et 
accompagnée de sept merlettes. Nous n'avons pu lire de l'épitaphe que 

les deux mots euoUïAIunGS.De Nous savons par l'abbé Lebeuf 

que ce chevalier se nommait Guillaume de Tunberel. La dalle, déjà 
brisée, n'a probablement pas survécu à la ruine de l'église. Le calque, 
qui nous a permis d'en reproduire le personnage, existait par bonheur 
entre nos mains avant le désastre de 1870. 

Nous avons encore à faire mention d'une tombe du xiv« siècle , avec 
effigie de femme , qui se trouvait placée dans la nef. L'effigie , l'épitaphe et 
les armoiries, à l'exception d'un chevron, étaient à peu près supprimées. 
Pour l'attribution de cette dalle, il y aurait à hésiter entre Marie de 
Chidé, dame de Lestendu, fennue de Guillaume de Tunberel, et da- 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 167 

moiselle Clémence de Cyni, femme de Giot de Gyni, écuyer, toutes 
deux inhumées à la même époque dans Téglise de Garches. L'abbé 
Lebeuf avait vu les tombes de ces deux dames, et il en a publié en 
partie les épitaphes gravées en caractères de même forme que ceux de 
la dalle de Robert de la Marche. Une seule des deux tombes s'était 
conservée jusqu'à nos jours. A peine y pouvait-on suivre les traces 
d'une figure en longue robe, mains jointes, abritée par un arceau en 
ogive trilobée. 




168 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCCLXXXI. 

GARGHES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUIS. 

167Q. 

D. O. M. 

Cy gist le corps de m".* 

Richard le Grand pîbre cvré 

de garches le q*: a doné a lœvvre 

DE CEANS IO*î DE RENTE ANVELLE PA" 

CONTRACT PASSÉ DEVANT BONNIN No*i^ 

A ST-CLOVD A LA CHARGE DE DEVX MESSES 

BASSES l'VNE le IoVR DES CiNQ PLAYES 

DE nTe SeIGNEVR* et LAVTRE le IOVR 

DE SON DECEDS QVI FVT LE XXI IVING 

M.D.C.LXXII. A ÂGÉ DE LXXII. ANS. 

M"* IACQVES PAVLMIER son NEPVEV et SON 

SVCCESSEVR A FAICT POSER CET EPITAPHE 

POVR ETERNELLE MEMOIRE LE QVEL* 



Surgam cum Sedero 

In tenebris 

Micheae yil'. 

Marbre noir. — Haut. o",58; larg. o°,5o. 



Abandonnée depuis longtemps dans le jardin du presbytère, l'épi- 
taphe du curé Richard le Grand est aujourd'hui adirée. Elle était gravée 
sur une plaque de marbre noir, de forme ovale. 

' Voy. ci-dessus n* Dctv, t. II, p. SSy. ce qui concerne Je curé Jacques Paulmier. 

' ^inscription est restée incomplète en — ' Cap. vu, v. 8. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 169 

DCGCCLXXXII. 

6ARCHBS. ~ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUIS. 

1787. 

HIC 
D£POSIT€E JACENT 
MORTALES EXUVICE 

JACOBI FRANCISCl TRONSSON 

PRESBITERI CARNUTENSIS 

HANCCE ECCLESIAM 

SEX ET VIGINTl ANNIS 

REXIT. 

AMŒNITATE INGENU 

ET LENITATE CORDIS 

SEMPER EMICUIT 

FIDEI QUE INSTITUTIS 

FIRMITER INNIXUS 

OBIIT 

(ETATIS SUOE ANNO. LIV 

ET REPARATΠSALUTIS 

MDCCLVII 

OIE SECUNDA SEPTEMBRIS 

deprecare 

Pierre. — Long. i",oo; laig. o",6a. 

La tombe de Jacques-François Tronsson, prêtre du diocèse de 
Chartres, curé de Garches, avait été retirée de l'église et déposée en 
magasin. Il en était de même d'une inscription, du même temps, aussi 
gravée sur pierre, relatant les fondations de Jacques Bluteau, bour- 
geois de Versailles, qui laissa quatre cents livres de rente perpétuelle 
destinées à l'entretien d'un vicaire, à la charge d'une messe mensuelle 
pour la prospérité de sa famille. 



170 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCCLXXXIII. 

6ARGHES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUIS. 

1787. 

* LAN 1787 JE MAPPELLE MARIE ANTOINETTE DU 

NOM DE LA REINE DE FRANCE DAME DE CETTE 

PAROISSE 

JAI ETE FONDUE DU TEMPS DE M" ETIENNE 

CHARLES PR02ELLE CURE DE PIERRE LOUIS 

BOUDIN MARGUILLIER EN CHARGE DE JEAN 

LOUIS SEVIN MARGUILLIER EN SECOND 

Cloche. 

La reine Marie-Antoinette devint dame de Garches en conséquence 
de l'acquisition faite en son nom par le roi Louis XVI, en 178s, de 
la seigneurie de Saint-Cloud et des terres qui en dépendaient. Le châ- 
teau fut acheté à prix d argent au duc d'Orléans, et le titre de duché- 
pairie, appartenant à l'archevêque de Paris, fut transféré de la sei- 
gneurie de Saint-Cloud à celle de Bois-le-Vicomte. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATBAUFORT. 171 

DCCCCLXXXIV. 

8VRBSNES. - Eglise paroissiale de saint-leufrot. 

XTin* siède. 

L'église, brûlée en i B77 pendant les guerres de religion, a été réta*- 
blie dans le siècle suivant; un des entraits de la voûte en charpente 
porte la date de 1606. L'édifice est spacieux, mais il n'offre rien de 
remarquable. Un plancher couvre l'ancien dallage, en partie composé 
de tombes très-effacées. Un ouvrier, employé à la confection de ce 
plancher, assure avoir vu sur une dalk l'effigie d'un prêtre en chasuble. 
J'avais remarqué aussi un débris d'inscription de fondation en carac- 
tères gothiques du xv^ ou du xyi^ siècle. En avant de l'entrée du chœur, 
une épitaphe latine marquait la sépulture d'un avocat ao parlement, 
professeur de droit à la faculté de Paris, nKNrt vers le milieu du siècle 
dernier : 

H!C JACET 
VlNCENTlUS UNOT 

Advocatus In Parlamento et 

C0NSULTiSSlM.€ JURlUM FACULTATIS 

ParisIENSIS ANTECESSOR PRlMARlUS 

ET COMES 



Les docteurs es droits et professeurs ou antécesseurs des écdes de 
Paris étaient autrefois au nombre de six, formant ce qu'on appelait le 
Collège sex^viral. L'ancien des antécesseurs, nommé PrmiceriuSj acqué- 
rait par vingt années de service la qualité de Cornes. 



172 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCCCLXXXV. 

PDTEAUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRB-DAME-DE-PITIÉ. 

i558. 

O^U tvxi mn tmiwxU l^mt. 
puvn 6ar6ttt ttwrcW ftWfStr twttf 
^t (t Itttt tl Jfeaftmt» ^t Ubfi«r« «a Éett» 
<mt ^«ttç att< ttwttw j^w j^tttt potur ttite 

Sur verre. 

L'égiise de Puteaux, bénite en i5â3, agrandie en ibko et depuis, 
nest devenue paroissiale qu'en 1717. Elle na rien d'intéressant dans 
sa structure, mais elle possède plusieurs verrières remarquables du 
xvi*" siècle. Ces brillantes peintures représentent les Personnes divines, 
la descente du Saint-Esprit sur les Apôtres, la légende de saint René 
d'Angers et l'Assomption. C'est ce dernier vitrail qui fut donné en 1 558, 
par Pierre Barbier, boucher, natif de Puteaux, qui voulut ainsi con- 
tribuer à la décoration de l'église où il avait appris à prier Dieu. La 
verrière de saint René, la plus belle de toutes, est aussi l'offrande 
d'une famille bourgeoise agenouillée aux pieds du saint qu'elle consi- 
dérait sans doute comme son patron ; aucune inscription ne fait con- 
naître les noms des donateurs. Des quatrains expliquaient les cir- 
constances merveilleuses de la résurrection du saint et de sa seconde 
vie ; ils sont à moitié détruits. 




ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. î73 

DCCCCLXXXVL 

ASNIERES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIÈVE. 

1780. 

Uéglise ayant été rebâtie, dans les premières années du xviii^ siècle, 
aux fipais du sieur Le Moyne, docteur de Sorbonne, seigneur en partie 
d^Asnières, Gaston de Noailies, évèque de Châlons, (rère du cardinal, 
en célébra la dédicace le 6 septembre 1711. L'architecture en est 
simple, froide et régulière. 

La princesse Béuédicte-Philippine-Henriette , palatine de Bavière, 
veuve de très- haut, très-puissant et très-excellent prince, Jean-Fré- 
déric, duc de Hanovre, Brunswick et Lunebourg, possédait à Âsnières 
une maison de plaisance, où elle mourut le 12 août 1780, à Tâge 
d'environ quatre-vingts ans. Elle était fille d'Anne de Gonzague de 
Clèves, princesse de Montferrat et de Mantoue, et d'Edouard de Ba- 
vière, prince palatin du Bhin ^ Ses entrailles furent inhumées au mi- 
lieu du chœur de l'église d'Asnières, sous la lampe. L'épitaphe en 
français, composée de quatorze lignes, est presque complètement ef- 
facée; elle couvrait une plaque de marbre blanc, de forme octogone, 
entourée d'une bordure semée de larmes. Le U novembre i858, on 
retrouva dans le sol du chœur, en préparant un calorifère, une urne 
de plomb, sur laquelle une plaque de cuivre présentait les noms de 
la princesse, ses titres et la date de son décès. L'épitaphe inscrite sur 
le marbre faisait de plus, autant qu'on en peut juger, un grand éloge 
de sa piété et de sa charité. 

A l'époque de la reconstruction de l'église, on scia, pour faire des 
bordures, plusieurs dalles funéraires d'une certaine valeur, dont nous 
avons pu voir encore quelques débris : 

1^ Aux entrées latérales du chœur, deux portions considérables d'une 
tombe à deux personnages, le mari, qualifié de laboureur, et sa femme; 

* Voy, D. Bouiilart, Hiêtaire de l'abbaye royale de SaitU-Germain-des-Prés , p. 378- 
980. 



174 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

double arceau cintré, avec retombée médiane en pendentif; à Tenta- 
blement, le Christ sur la croix, entre la Vierge et saint Jean l'évangé- 
liste; soqs les pieds, inscription gothique de siK lignes, en français, oii 
la date de i 555 restait seule bien visible ^ 

2° Sous les stalles, au nord, fragment d^une autre tombe double, 
du xvi^ siècle ; restes de Teffigie d'un homme en costume civil ; arceaux 
cintrés; pour armoiries, d'une part, un oiseau; de l'autre, un chevron, 
accbmpagné d'une gerbe de blé en pointe et de deux pampres en chef. 

3** Autre fragment de tombe, xv^ ou xvi* siècle; quelques mots d'une 
inscription française sur les bords. 

^ C^ 0i8t t)ottorabU .... 3ltl)an hit ... boctobre 15 

labfumir hm «ns it^vti ^tbû bn ISBS ^n» pnx aAi 



* \ »'p^> ■>■■ 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 176 

DCCCCLXXXVU. 
ASNIJtRES. -- BGLISB PAROISSIALE DE SAINTE-GENEVIEVE. 

* LAN 1633 '^Y ^^ BENISTE PAR M^ CLAVDE 
SIREIEHAN ' DÔCTÊVR EN THÉOLOGIE CVRE 
DE CESTE PARROISSÊ ESTANT LORS 
MARGVILLIERS HONORABLES HOMMES 
lACQVES VATEL CHARLES LÊFEBVRE 
PIERRE PILART ET FRANÇOIS DE LA ROVE 
TOVS MARCHANTS ET BOVRGEOIS DE PARIS 
ET SVIS NOMMEE ANNE PAR HONORABLE 
HOMME PIERRE DE POLACRE MARCHANT 
ET BOVRGEOIS DE PARIS ET PAR DAME 
ANTOYNETTE LE CLERE FEMME DE 
HONORABLE HOMME CLAVDE LABBE 
MARCHANT ET BOVRGEOIS DE PARIS 
SIMON lAQOAVS MB FEaT * 

Les quatre marchands bourgeois de Paris 9 qui exerçaient les fonc- 
tions de marguilliers de la paroisse d'Asnières, étaient certainement 
propriétaires, comme le sont leurs successeurs, de quelques maisons 
de campagne où ils allaient se délasser de leurs occupations les jours 
fériés. Le parrain et la marraine appartenaient aussi à une famille de 
même condition. Les bourgeois qui présidèrent à la confection de la 
cloche n'ont voulu admettre parmi eux aucun personnage auquel ils 
auraient dû céder le pas. Lé fabricant Simon Jacques, dont le nom 
s'est déjà rencontré sur la cloche d'Argenteuil , a inscrit sa signature 
en cercle autour d'une petite cloche qui lui servait sans doute de 
marque. 

^ Sirejean, — ' Voy. ci-dessus Saint'Chud, n* DOCOQUxvut. 




176 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCGCCLXXXVin. 

GENEVILLIERS.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-MARIE-MADELEINE. 

i665. 

D . O • M . 

Ad perpetvam rei memoriam f» 

Anno dni 1665? die 19. Aprilis et dominica 
1^ post octavâ paschie (anniversario 
eadem dominicX recvrrente*) Régnante 
Lvdovico xiin*î rectore Clavdio Bricard, 

PROCVRATORE D. D. lOANNE GVYOT, >EDlTVO * 
IOANNE BVLDET, SYNDICO lOANNE RETROV 
ILLVSTRISSIMVS AC REVERENDISSIMVS IN 
CHRISTO PATER GVILLELMVS AQVENSIS 
EPISCOPVS' DE CONSENSV ILLVSTRISSIMI 
AC REVERENDISSIMI ETIAM IN CHRISTO 
PATRIS HARDVINI ARCHIEPISCOPl PARISIEN 
SIS* HANC ECCLESIAM ET ALTARE MAIVS 
IN HONOREM S^^ MARIiE MAGDALENiE 

ET DVO ALIA ALTARIA IN HONOREM 

ViRG. MARIiE, ET S. S. SeBASTIANI ET Ro ' 

• CONSECRA VIT INCLVSIS IBÎ RELIQVIIS 

MARTYRVM BARTHOLOMiEI, SOCIORVM * 
S?^* DYONISII, MAVRICII, PATROCLÏ, ALEXANDRI 
VALENTINI, ZENONIS, ET CIRI, (CONCESSIS.) 
ETIAM QVOTANNIS XL DIE(RVM INDVL) 
GENTIIS IN PERPETVVM 

Marbre noir. — Haut o*,8a; larg. o'^ôG. 

^ La eéiëbration de f anniversaire, fixée cent quatorzième prélat de Paris, i66â- 

au même dimanche. 1671. 

' MarguHUer, * Saint Boehf On Tassocie volontiers h 

^ Guillaume V Leboux, cinquante-cin- saint Sébastien, 
quième évéque de Dax, i658-i665. * Les compagnons de saint Denis, mar- 

* Hardoin de Péréfixe de Beaumont, tyrs. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 177 

L'église a été reconstruite dans la seconde moitié du xvii'' siècle ^ et 
restaurée au bout d'un siècle environ. La façade, ornée de sculptures, 
n a pas plus de vingt ans d'existence. L'architecture de cet édifice vaut 
un peu mieux que celle des églises renouvelées à une époque plus ré- 
cente. L'abbé Lebeuf ne fait aucune mention des inscriptions ; elles se 
sont cependant conservées en assez grand nombre. Une grande verrière , 
du xvu^ siècle, représente deux bienfaiteurs, le mari et la femme, 
accompagnés de leurs armoiries et assistés de saint Nicolas et de 
sainte Marie-Madeleine. 

L'inscription de la dédicace est placée au troisième pilier, du côté 
du nord. Une fracture du marbre a causé, dans les dernières lignes, la 
disparition de quelques mots qu'on peut, pour la plupart, suppléer 
sans difficulté. 

* Voy. ci-après n* dccccicv. 



a3 



178 



INSCRIPTIONS DB LA FRANGE. 



DCCCCLXXXIX. 

GENËVILLIER8. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-MARIfi-MADBLBINE. 

XVI* siècle. 





nm îrla oite et d^œoâ^ îzj^Jèm ^ 

irpTnma' ùxmîte alup MJom Doï quajtzr 
iiOStoe rt Cufl&aaes qiurlî^ tofutirt a aiiSim 




Pierre. — Haut, o^jei ; larg. o^SS. 

En LESGLtSE DE CEANS GtST ET REPOSE 
LE CORPS DE VENERABLE ET DtSCRETTE 
PERSONNE M* NîCOLE LEDENOYS » EN SON VtVANT PRESBTRE 
CURE DE LA CURE ET ESGLtSE PAROCHtAL DE S^ JeHAN DE 
CHOtSEL* LEQUEL A LEGUE A LA FABRIQUE DE LADtCTE 



* Voy. ci-après n' dccccxcii. 

* Choisel, paroisse de l'ancien doyenne 
de Châteaufort, près de Chevreuse, à une 



dislance de plusieurs Ueues de Genevilliers 
Nous aurons à y revenir. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtBAUFORT. 

ESGLtSE HERtTAtGES POUR LUY FAtRE FERE PAR CHACUN 
AN A PERPETUITE DEUX OltXZ COMPLETS DE QUATRE 
HAULTES MES$£8 %N LA MANIERE ACCOUSTUMEE 
LE PREMIER DtCEULX A LVN DES JOURS DES QUATRE 
TEMPS DAPRES LA SAtNCTE CROtX^ £t LAUTRE 

semblablement a lun des jours des quatre 
temps dapres les brandons* avec ung clemen* 
tlsslme» et suffrages que ledtct deffunct a ordonnez 
estre chantez au retour de chacune procession et 
devant le cruceftx dtcelle esgllse pour les ames 
de luy de ses pere mere et autres amts trespassez 
Priez dIeu que pardon leur face 



179 



Table de pierre, fixée au premier pilier du côté du sud. Aux quatre 
angles, Taigle, Tange, le bœuf et le lion, nimbés, tenant des bande- 
roles. Au-dessous du texte, le défunt dans son cercueil, les mains croi- 
sées sur le ventre ; il est nu, n'ayant pour le voiler qu'un peu de suaire. 
Le monument ne porte aucune date; je le crois du commencement du 
\yf siècle. 



* Le8Quatre-Temp8de9epteinbre, après 
la iite de rExaltation de la sainte Croix. 

* Le premier dimandbe de carême, iqi- 
pelë dimanche des Brandons, i cause des 



feox cpi'il était d* usage d'allumer ce jour-ia. 
— ^ClementissimeDêut, Patermismeordia- 
mm, etc. premiers mots d*une oraison pour 
la recommandation de TAme. 



93 . 



180 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

DCCGCXC. 

GENEVILLIERS.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-MARIE-MADELEINB. 

1576. 

k j}<nt«mU«r« pUvA ti simuix font Uuv» 
imt %ixt p tjm «tt U XX' te ixûim vtut mï(t 

Hhtu tl ^uB» mtiJ^ixmt fw U Uw&t in 
Cett €$xUw tmUvi tn U vixài fe <« M* v^ptt 
tu pmt ti^ïU 2 ettïKtttim ïe Mm ««Tw îm 
attîi' j8(ttttmTl«t« tlttpU tm ott wVmw tf 
l«ït' <ôîë (Et po' « fiiw « iôttt ft W Éaftwï t»i 
ïwtttttt îç Urr< fttTi? «« Uvvm ^ « Iteu k fô 
(«ttqt»^ ' A la (]^jt« qt» UHt' ttmdîtr? et Uiuf« 
fu«ftéw« feïottt t<titw fmt t^ixt Wmîlt 2 
fmttt< fottrtttt pïim ttm talit r «rumês ItMw- 
um» ti mlixt» (M<« wwtïôtrw U tout 
fmtwt 1$ clftttté t<rtett«t«ttt ïe l<>^' ieffett(t< 
îtottt ïe Itttràff « <ft< îmU auV wattôîRs J 
U0 <x«ttt<w0 îç laïi' ttwrtttt fôwr a jwttl? 
«tttr^ft jtafté ^ ïettftttt $>ttm ï««rtt* jîwfwr 
itiîi' j«w«t»ill«r0 l*" X' Jow ïe 4ttnl O^fl 
♦ > Ixxïii ♦ 

Pierre. — Haut o'.gâ ; larg. o",5i. 



' De ion conquit, terme de droit; re- ' Un Jean du Ru était greffier du label- 

cueilli pour sa part des bénéfices de corn- lion de Genevilliers en 1 569. (Voy. ci-dessus, 
mnnauté. t. Il, p. 976.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 181 

L'inscription est encastrée dans le troisième pilier, au sud. Dans 
une partie arrondie, au-dessus du texte, la donatrice, munie d'un 
long chapelet, intoque une Notre-Dame de Pitié, assise désolée au 
pied de la croix , et tenant sur ses genoux le corps ensanglanté de 
son fils. 




182 INSCRIPTIONS DE U FRANCE. 

DCCCCXCI. 

GBNEVILUERS.- ÉOUSE PAROISSIALE DE 8AINTE*MARIB-MAPBLEINK. 

i583. 

ittB vmmilm ta Uwxnt tl UJm^m 
k UMt U ttm pttUm et aïnwttir 

tttytttt mîU JiMiU k f^tif!xm ti 

HUl mîixt Hm wtt Us n$it»v» 
p^vx Imt k Un pkm tîmtt^ tn 
(a tuttât ttutrcÎMtttt et Idlimutttr %m 
d, j)ettttttunie$ UifMl â bôttt (t WnU 
Uibxi^ nu nxptnl U Unt aitii un 
Ztmtit Ustnntnûiit» m Ijeui' U 
PM Uix^UM pxifpft tl ^ttmiqttt»" 
Untni bttttt p ft' pmt Mnl HnUt 
$, pMm» îtttttt hnnd Unx U Uw- . ■ 
tt tMixt Uni Unx ta Uvtt tt U nmot 
%t téU <6t «ttTj» tiwt t<t^' vmmiUi 
Unn» fnnxnix U hnmtt tl nvmnùX pnnx 
Uvt Ut" Uvnkt tnm pltw ^t«ttt <Ct Ut\m 
$,nx Ufxts UÏUiXiiUtt btè' bttïttttt ^«ttq* 



' Au Uetulit k PetU-Liucf ' D'Hué part à. 

' De MR propre et eoiifv^(.(Voy.ci-des8us ' Don^imh^ de quoi, 

n* Dccccxc.) 



ANCIEN DOYENNfi DB CHÂTBAUFORT. 183 

vmcl tl tr0»« piti him ya' tu mt 
p^Ut wtitv tm m$m 

Pierre. — Hédt. o'.gi; \ug. o",6o. 

Acte de fondation placé au second pilier, du côté du nord. La pierre 
est fruste. Des rinceaux et des palmettes, gravés au trait, composent 
l'encadrement. 



18/ï INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Dccccxcn. 

GENEVILLIERS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTEMARIEMADELEINE. 

1608. 

Cy DEVANT GtST GERMAtNE 

Le Danoye en son Vivant 
Feme de Hônnoraple Home 
GervaysRoyer Mar^'-etFovrIer 

ORdtNAtRE des LOGtS DE LA 

Grande EscvrIe dv Roy > 
Laqvelle a done a LeglIse 
DE Céans Dovze Lîvres de 
Rente a prendre svr vne 
matson dont en est passe 
Contract avec le Cvre et 

MARGVIllIERS de LADtCTTE 
ESGLlSE POVR FAIRE DtRE VNE 

Messe havlte tovs les Mots 

DE LAN AV MeSME lOVR QVELLE 
EST DECEDDEE QVE LES DtCTZ 

SVCr* 

MARGVtLLtERS OV SOVBS MARGI-* 
LLlERS SONT TENVZ FAtRE DtRE 
LEDtCT OBlT LaQVELLE DECEDDA 
LE II* lOVR DE lANVlER 1608 

PrIez DtEV POVR SON Ame 
Pierre. — Haut o",87; larg. o",5o. 

Épitaphe appliquée au premier pilier, du côté du nord. Elle est 
arrondie à ses deux extrémités; en haut, une tète d'ange éployée; eu 
bas, deux os en sautoir et une tête de mort. Encadrement à panneaux 
et filets, avec traces de petits compartiments rapportés en marbre. 
Germaine Le Danoye appartenait certainement à la même famille que le 
curé de Ghoisel, dont nous avons classé Tépitaphe sous le n^DccccLxxxix. 
Nous pouvons en conclure que cette famille était originaire de Gene- 
villiers, et qu après avoir exercé les fonctions curiales à Ghoisel , Nicole 
Ledenoys aura désigné pour sa sépulture l'église de son pays natal. Nous 
ne pensons pas qu'on doive s arrêter à la légère différence que présente 
la manière d'écrire, dans les deux épitaphes, le nom patronymique. 

' Henri IV. -^ • Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 185 

Dccccxcm. 

6ENEVILLIERS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-MARIE-HADELEINE. 

x.\if siècle. 

Les Margn*? pns & aduenir de leglise 
de cêâs sot tenuz fe dire & cKâter appetuit' 
tous les dimâches & festes de lâhée & feste 
ânueUes entre Vespres & copfies vn sdut 
selon les saisos des temps Depfodis & l'o- 
raison ord" & sera Aussy chanté Vigilles 
a trois leçôs aux quatre temps de lânée à 
l'intition & Remède de lame de hôn*î^ home 
Anthoîne de Riuery viuat Home darmes de 
la côpagnie de M'. le Duc de Montmorency 
& LieutenTt de la garêne ^ de S*- Denis en 
France & po'. ce que dessus Ie3. Riuery à 
dôné a leglê de cêâs de S*! Marie Magda- 
laine xtl . liures de Rente Tnuelle et Per- 
pétuelle a predre sur vne Maison assise à 
gëneuiliiers au carrefour du Puis pansot 
ainsy quil est plus ampieniêt déclaré ^ le 
testamêt & côtract de ce faict & Passé ' 
Priez Dieu pour 
Son Ame 

Pierre. — Haut. o"',7o; Urg. o",5o. 

Au-dessus du texte, un médaillon, accompagné de deux branches 
de laurier, contient un nom de Jésus. L'inscription se lit sur le second 
pilier, du côté du sud. Elle n'est point datée, mais on peut en fixer ia 
date au milieu du règne de Louis XIU. Antoine de Rivery était homme 
d*armes de la compagnie de M. le duc de Montmorency. Il s'agit pro- 
bablement ici de Henri II, petit-fiis du connétable Anne, et dernier 
duc de Montmorency, décapité à Toulouse, dans la cour du Gapitoie, 
le 3o octobre i632. 

* Vaste enclos et fief, situé dans la * Il semble que l'inscription ait été laissée 

presqu'île de Genevilliers, appartenant à incomplète. La date du contrat aurait dû la 
Tabbaye de Saint-Denis. terminer. 

m. a 4 



186 lNSCtlt^TtON6 DE LA rHANCK. 

DCGCCXGÎV. 

GÉItEVILUÉl^.^ÉOLlAfe PAltOISMALfi m «AtNïfi^MARtlMlADtLKINE. 

1666. 

DEO OPTIMO MAXIMO. 
Cy Gisent les a^tm &*H0HHe$te8 Personnes l^iERRfe Syllot laisnç vivant 
M^ Palfrenier de là Grande ESCvRife dv Roy', lAbovèevr Et de Nicolle 
GvYOT Iadis sa Femme tESQVELS, povr tesmoignage d'vne singvuere dévotion 

envers la TRES HONOREE MeRE DE DlEV^ ONT FAidT DRESSER CET AVTEL EN SON 

HONNEVR ET ÏCELVY PEINDRfe feT bÔRÈR, L'Ot^ i:)feeOhÉ D'ORNEMENTS DE DAMARS 
BLANC, FAICT POSER LA 

Vitre Cy dessvs garnie dê son ^il bt RïcâARbS El* t>É IplVs povr mémoire a la 

POSTERITE ONT LAISSÉ 

A l'cevvre et fabriqve de cette Eglise Vne pièce de terre contenante six ar- 

PENS ET VN QVARTIER, 

SaSE AV TERROIR DE GeNNEVILUERS AV UEV DIT -CllANTE-RaNE TENANTE DVNE PART 

Avx Hoirs de M^ dénis 

LE Clerc, davltre a Germain Gv¥ot, abbovtissante dun bovt svr les terres 
DV Chasteav davltre bovt 

AVX HOIRS de François descoings : A la "Ohaivge qve les Margviluers presens et 

ADVENIR D'ICELLE EglISE 

feront dire et CELEBRER A PERPETV4TE A LA CHKPPELLE DE LA ViERGE DOVZE MeSSES 

BASSES, Vne chaqve 

MOIS Dt L*AN^Bé ht f OYR DV ï>li(5ÈDS DV£))lr Ft^LOT Cf AVSSY DÔVZE MESSES BASSES 
TOVS LES 5IXIESME lOVRS 

DES MOIS DE CHAQVE ANNEE, POVR REPOS DE c'AME DE -LADITTE GVYOT, Et<SIX MESSES 

havltes a CHACVNE d*Icelle 

vigilles a trois leçons, povr le repos des ames de gèhvais philippe et plerre 
les Bvllots levrs Filz 

SCAVOIR VNfe LE Xfttt rViN Et lAVllTlfe LE îflît ÙÊCEMBRE ET L'ES CfVAtRfe J^VlltlRES AVX 
QVATRE temps de L*ANr4ÉÉ SERONT 

ICELLES recommandées par mu LE CVRE AV PROSNE LE DIMANCHE PRECEDANT ET POVR 
LA Retribvtion DESQVELLES 

* Ces deux mots sont raturés. -^ ' Fil d'archsd poar protéger la vitre ; elle n'eskle 
plus. 



ANCIEN DOYENNfi DB CflATBAUFORT. 187 

SERA PAYÉ AVDIT S^ CVRÉ, PAR LESDITS MARG?^ LA SOMME DE XVIII • LIVRES COMME 
IL EST PLVS AV LONG PORT^ FAR LE 

CONTRACT DE DELAISSEMENT PASSÉ PARDEVT GERMAIN DV Rv* GREFHER ET TABELLION 

de ce uev le vu^ avril m vl^ lvi 

Ledit Bvllot chargé d'années ••et plein de mérites est decedé le i'." de Jan- 
vier M. VI^ LXVl» , 

Et laditte Gvyot est decedéé le \\^ décembre M. vi^ xxxix • agéé de L\ . ans 
povR recompence levrs dits 

*fcoRPs 1er Inhvméés attendent* la Resvrrection vniverselle et levrs amls 

lOVlSSENT DE LA FcELÏCITÉ 

ETERNELLE. AINSY SOIT IL- Priez Dieu pour Leurs Ames. 

Pierre Builot a sa sépulture dans la chapelle de la Vierge, à Textré- 
mile du bas côté septentrional. De ses libéralités il nç reste plus que 
le souvenir gravé sur upe plaque 4o marbre qui e^\ rdçvée sur la paroi 
de la chapellç^ Deni petits écus^on?, accostés cJii^Qiin dç deux palmes, 
accompagnent la première ligi)ô de rinsçriptipQ ; yne gerbe de blé y 
tient la place princip^e; eart h ULfiMn ordindifç des laboureurs. 11 y 
avait aussi en ehef une mxtpa pièce, peut-être une fleur de lis ; on Ta 
fait disparaître. L'auteur dé fépîtapbe s^était contenté de dire que 
Pierre BuUot mourut chargé d'années; le ehiffre de 96 ajouté en in- 
terligne en fait connaître exactement le nombre. 

' Voy. pour ]^ Du ^^ çi-dessuç, r^ifié. 11 .9 CQlUflMB 41^1 quelques erreurs 
n* Dccccxc. lie grammaire que nous avons laissées sub- 

* Le graveur avait écrit attendant; il s'est sister. 



i 



188 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCCXCV. — DCCCCXCVI. 

6ENEVILLIERS.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTB-MARIE-MADELEINE. 

1669. 

D. O. M. 

M*." François Odelin Prestre cy devant 

CVRÉ DE CETTE PAROISSE DE GeNNEVILLIERS 
A DÔNÉ 79*f TZ DE ReNTE FONCIERE ET PERPE- 
TVELLE A CETTE EGLISE A LA CHARGE QVIL SERA 

DIT VNE Messe par chacqve sepmaine et qve 
LA Lampe qvi brvsle devant le Sî Sacrement 

lOVR ET NVIT ET VNE VITRE QVIL A FAICT FAIRE 
PO'i LA DECORATION DE CETTE EGLISE SERONT EN- 
TRETENVES, COME IL APPERT PAR LE CONTRACT 
FAICT ET PASSÉ A ST O VIN S VR SEYNE LE Xl^ AVRIL 
1662. CE QVE LED. M".* FRANÇOIS OdELIN A DONÉ 
PO" MARQVE DE LA BONE AFFECTION QVIL A EVE 

TovTE SA Vie povr lad. Eguse av Bastiment 

DE LAQVELLE IL A CONTRIBVÉ SES SOINGS ET SES 
FACVLTEZ O V IL AVOIT DIT LE PREMIER LA MESSE 
ET OV IL AVOIT FAICT LES BENEDICTIONS DE LA 
PIERRE FONDAMENTALE QVI FVT POSÉE PAR 
MONSEIGNEVR ARMAND DE BOVRBON PrINCE 
DE CONTl * LE VNZÎi • DE IVIN l6jO. ET CELLE 

DE LAD -Eglise le 17! décembre 1651. 
Christé tibi Posuit Vitrées Odelinus honores 

Perpetuos ignés Perpetuasq Preces 
Quà licet œternum templis decus ille Parauit 
Redde ergo œternam, qui potes Vnus, opein^. 

Marbre noir. — Haut. o",8a; larg. o",57. 

' Fiis de Henri II de Bourbon, prince Denis et de Cluny, puis général des armées 
de Condé; né en 1639, mort en 1666; du roi et gouverneur du Languedoc, 
d'abord, destiné» FËglise, abbé de Saint- * Au quatrième pilier, du côté du sud. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 189 

1671, 

Cy gist messire François 
odelin cy devant cvre 
DE Cette Eglise de 
Genevilliers decedde le i4 

NOVEMBRE \(rj\ A AGE DE LXXXVI 
ANES QVI A ESTE SOIXANTE DEVX 
ANS PrESTRE 

Marbre noir. — Haut i",oo; larg. o'",75. 

La nouvelle église de Genevilliers fut dédiée, comme nous lavons 
vu^ par l'évêque de Dax, le 19 avril i665. La première des deux 
inscriptions, qui font l'objet de la présente note, nous donne la date 
de la pose de la pierre fondamentale par le prince de Gonti, le 
1 1 juin i65o, et celle de la bénédiction de l'édifice, le 17 décembre 
de Tannée suivante, par le curé François Odelin. L ouverture de l'église 
eut lieu sans doute aussitôt que la célébration du culte y fut devenue 
possible, avant l'achèvement complet des travaux. 

Le curé Odelin avait déjà renoncé, en i66â, à l'exercice de ses 
fonctions, à cause de son grand âge, lorsqu'il voulut assurer, par un 
contrat daté de Saint-Ou en-sur-Seine, la fondation d'une messe heb- 
domadaire perpétuelle, l'entretien de la lampe du Saint-Sacrement et 
celui d'un vitrail par lui donné. G'était un dernier témoignage de son 
affection constante pour une église dont il avait préparé le renouvel- 
lement et où il avait le premier célébré la messe. Les deux distiques 
Litins, gravés à la suite de l'acte de donation, expriment d'une ma- 
nière élégante les intentions du généreux curé. 

Au-dessus du texte, dans une partie arrondie du marbre, on voit, 
entre deux branches de laurier, un cœur surmonté d'un croissant. 
François Odelin mourut à quatre-vingt-six ans, le 1 4 novembre 1671, 

' Ci-dessus 0'' dcccglxixviii. 



190 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

et fut inhumé sous une dalle de marbre noir, en avant des marches 
du maître autel. L'épitaphe primitive ^ déjà usée et fracturée, a été 
récemment reproduite, à peu près dans les mêmes termes, sur une 
simple dalle de pierre. Le texte du vieux marbre avait pour accessoires 
des ossements croisés, une tète de mort et un écusson entre deux 
palmes, oA les initiales du défunt, F D, étaient accompagnées d'une 
tige de lis sortant d'un cœur. Rendons grâces, en terminant, au digne 
curé d'avoir veillé à la conservation des inscriptions qu'il retira de l'an- 
cienne église, et dont nous profitons encore aujourd'hui. 

^ C est celle que nous publions. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTBAUFORT. 191 

DCCCCXCVII. 

6ENEVILLIERS.-é6US£ PAROISSULE DE SAINTEMABIEMADELEINE. 

1687. 

D. O. M. 

a la gloire de Dieu, 

et a la mémoire étemelle de AT. Claude Bricard natif Uargentewl 

pfre et Curé de GeimeuilUers, 

La doctrine, le zèle, et la Chamté, furent les quautés excellentes 
QUE Dieu luy comuniqua po^ instruire éclairer, ediher, et secourir son 

troupeau l'espace de 37. ANS tf: LE GOUVERNA lOIGNANT UNE EXTREME 
douceur a une TRES GRADE REGULARITE. LA 73^ XnEE DE SON AAGE FUT 
LA DERNIERE DE SA VIE MORTELLE, Q': ACHEVA HEUREUSEMENT DANS LE 

BAISER DU Seigneur le j^ feuvrier 1687. 

AlANT LESSÉ A CT* ÉGUSE UN CAUCE, PATEINE, BURETTES, ET BASSIN DARGENT 
VERMEIL DORE, AUTRES ARGENTERIES, ET ORNEM? LEGUE TANT A L^ÊGUSE, 
QU!AUX PAUVRSS DE X^ FARROISSE TOUS LES MEUBLES TROUVÉS APRES SON 

deceds achepté et fait construire deux maisons po". les xogemixs du s'. 

Vicaire, et de la maîtresse décole, et laissé a perpétuité a L'œuvre, et 

fabrique de ceans soixante et dix uvres de rete constituées a son 

PROFIT PAR Claude Gosier laboureur demeurant a Genneviluers, 

ET Marie Ledy sa feme suivant le Cont?" passé devant Ogier, et 

DE Beaufort No^ au chlet de Paris le 29^ may i682. 

aux charges, et côbcrioNS qui suivct les s? Curé' dirot a rerpctuité 

A VOIX BASSES TOUS LES DImXcHES, ET FETES DE L*ANEE SUR LA SEPULTURE 

dud\ deffT le DeprofCdis AVEC l'oraisô. Deus qui INTER APÎicOS, A 

LISSUE DE LA MESSE DE PARROISSE • LES MARG^ SEROT TENUS DE FAIRE 
CELEBRER A PERPÉTUITÉ 2. MeSSES BASSES A l'INTÊTION DUD'. DEFFT , l'UNE 
AU lO* DE SON DECES CY DESSUS MARQUÉ L'AUTRE LE. 6^ ÏUIN FÊTE DE 

sT Claude po^ les rétributions desq*:^ il sera payé au S^î Curé deux 

UVRES, et DISTRIBUÉ EN JIUMONES DEUX AUTRES UVRES, AUX PAUVRES 
QUI y ASSISTEROT LESD*. MARG"Î* PAYERONT A PERPÉTUITÉ A LA MAITRESSE 

DÉcoLE DE Genneviluers, la sôe de quarTte uvres de troIs mois, en 

TROIS mois, dix uvres PAR QUARTIER PO". l'INSTRUCTIO. DES FILLES QUI NONT 
PAS MOIEN DE PAYER A CONDITION QUE LA D*. MAITRESSE LES CODUIRA TOUS 



r" 



192 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

LES lo^ d'École a 4- heures après midy en l'éguse devT la chappelle 

DE LA Vierge po". dire L'âgelus, le Pater, et lave, et tous les samedis les 

Litanies de nre Dame, po*. le repos de L'ame dud'. deffT ainsi q': est porté 

PAR son TesTAMT olographe en datte des 15. MAY 1680. 6! lUlN, ET 3. DECfî* 
1682. DERNIER MAY l684- 6^. lUIN, REœNU DEVT MOULINEAU, ET LED*. DE BeAUFORT 
NO^P LED\ Io^ 6^ lUIN 1686. ET DEPOSE AU GREFFE DUD\ GeNNEVILUERS. LE. 5^ 
FEUVRIER 1687. PAR M^ EdME BRICARD FRERE DUD'. DEFFT PBRE, ET CHAPPELAIN 
TITULAIRE DE "nRE DAME D*ARGENTEUIL * ET M^ PlERRE MASSON DOCTEUR EN 

Théologie, et Curé de Fourqueux* exécuteurs Testamêtaires. 

w 

PrUz pour ky 

Vent aèij Sic vos vaùstis aMhitis onous. 

Marbre noir. — Haat o*,99; larg. o'",73. 

Claude Bricard fut le successeur immédiat de François Odeiin. Nous 
pouvons lui attribuer rachèvement des travaux de l'église dont la dé- 
dicace solennelle, célébrée par ses soins, devint le couronnement. 
Aussi son nom fîgure-t-il à la suite de celui de Tévèque consécrateur 
dans l'inscription destinée à perpétuer le souvenir de cette cérémonie*. 
L'énumération des bienfaits de ce vrai ministre de Dieu est à elle seule 
le plus bel éloge qu'il fût possible de lui décerner. Quelle sollicitude 
paternelle envers l'église, envers les malheureux, envers ces petites 
filles de la paroisse trop pauvres pour payer leurs mois d'école ! Le 
marbre sur lequel on lit cette éloquente oraison funèbre est fixé au 
mur de la chapelle de ^otre-Dame des Sept-Douleurs, à l'extrémité 
du bas côté méridional. 

^ Ghapellenie fondée en l'ë^ise parois- ^ Ici, entre deox palmes, un écusson à 

siale d^Âi^enteail. (Lebeuf, op. cit. t. IV, on chevron accompagné, en pointe, d'une 

p. 19.) qointefeuille, et, en chef, de deux pièces 

' Village situé près de Saint-Germain-en- qui se sont effacées. 
Laye. * Voy. ci-dessus le n* DccccLxxxviii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 11)3 

DCCCCXCVIII. 

GENËVILLIERS.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-MARIE-MADELEINE. 

1766. 

D. O. M. 

ICI REPOSE 
LE CORPS, DE VENERABLE 
SCIENTIFIQUE, ET DISCRETTE 
PERSONNE, MESSIRE 
GUILLAUME DE CUPERLY. 
ANCIEN CURÉ DE CETTE 
PARROISSE, ET QUI L'A 

gouvernée avec beaucoup 
de charité, zèle, et 
désintéressement, pendant 
l'espace de cinquante 
ans et plus. décédé le l4^ 
septembre 1766. dans la 
quatrevingt sixieme 
année de son age. 

Priez Dieu Pour Luy. 
pierre. — Long. i",8o;iai^. o",95. 

Guillaume de Guperly repose dans le chœur, à côté de François 
Odelin. Deux cassolettes fumantes sont gravées en tête dé sa tombe. 
Ce que son épitaphe ne dit pas, mais ce que l'abbé Lebeuf a pris soin 
de nous apprendre, c'est qu'à la suite de la désastreuse inondation de 
17/10, qui porta la désolation dans tout le pays, et surtout dans la 
paroisse de Genevilliers, il employa toute l'ardeur de son zèle à re- 
cueillir dans sa famille, auprès de ses amis et ailleurs, des ressources 
au moyen desquelles le village se releva peu à peu de sa ruine ^ On 
peut conclure des termes de l'épitaphe qu'à l'exemple de François 
Odelin, dont il atteignit la longévité, Guillaume de Guperly n'attendit 
pas l'heure de la mort pour se démettre de l'administration de sa pa- 
roisse. 

' Histoire du diocèse de Paris, t. VII, p. 100. 

m. 9.5 




m INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

DCCCCXCIX. 

COLOMBES.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE ET SAINT-PAUL. 

1676. 

Ces presants Fonts Ont 
Esté Donnes Par M" Denis 
Guiot & Barbe Bricard sa 
Famé En Lannée 1676. 
Pries Dieu Pour Le Repos 
De Leurs Ames. 

Cuivre. — Haut. o*,i3 ; lai|;. o",io. 

La tour et une partie du bas côté septentrional de l'église datent 
de la seconde moitié du xif siècle. C'était à peu près toute l'église 
primitive. La nef, l'abside et le collatéral du sud paraissent avoir été 
construits au xvi^ siècle, mais à deux reprises différentes. Il reste 
quelques débris de vitraux des xvi® et xvn* siècles. Nous n'avons rien 
retrouvé des quatre inscriptions des xvii* et xvm* siècles, dont l'abbé 
Lebeuf a fait mention. 

Les fonts baptismaux, en marbre noir, ont pour couvercle une 
plaque de cuivre sur laquelle une main habile a buriné un baptême 
du Christ, les figures en buste des deux patrons de i'ég^ise, des agrafes 
d'une forme élégante et les noms des donateurs. 

Courbevoie, aujourd'hui paroisse importante, n'était jadis qu'une 
annexe de Colombes. U existait, en ce lieu, une petite église de la fin 
du xv!"" siècle, qui a fait place à une église nouvelle, et un couvent de 
Pénitents, fondé en 16 58, qui a été détruit. L'église succursale et la. 
chapelle conventuelle renfermaient quelques inscriptions qu'on n'a pas 
conservées. 



ANCIEN DaYENNÉ DE CHATEAUFORT. 195 

M. 

NANTERRE- - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MAURICE. 

1778. 

Pertransiit Benefaciendo. 
Ici attend la Résurrection Bienheureuse 

CHARLES LE ROY, 

Horloger à Paris, Bourgeois à Nanterre, 

Décédé le 2. Oaob. 1771. âgé de 61 ans. 

LA RELIGION PERD 

Un de ses plus fidèles Disciples, 

Animé de son esprit il en révéroit les Mystères, 

Il en cônnoîssoit les vraies Maximes, 

Et les réduisoit en pratique. 

CE TEMPLE PERD 

Un Modèle édifiant de ferveur et de piété : 

LES PAUVRES ET LES MALHEUREUX, 

Une ressource et un Consolateur : 

LA PAROISSE, 

Un homme exemplaire. 

Qui réunissoit toutes les vertus civiles et morales; 

Un homme obligeant, 

Qui ne cherchoit qu'à faire du bien : 

LA JEUNESSE CHRÉTIENNE, 

Un Père qui Tencourageoit à la science et à la vertu; 

Par des Bienfeits de dilTérens genres. [El. par le R. P. BERN.] ' 

Qi/il Repose en paix. 

SUIVANT un Contrat passé devant M^ DALLICHAMP, Notaire, le 13. Juill. 1764. 

(I doit être dit pour lui à perpétuité un Deprofundis le Mardi de la Quinquagésime, 

* Élevé par le Révérend Pire Bernard f Les fiinl. Le P. Bernard y contribua peut-être 
derniers mots de Tinscription attribuent ce- par la rédaction de Tépitaphe. 
pendant le monument aux enfants du dë- 

a5 



196 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

issue de la Messe du S. Sacrement; et le soir, issue des Vêpres, un auxtre Deprofundis , 
pour MARIE-MADELEINE BERCHER, Son Epouse [ • décédée à Paris, ie 8. Avril 
1776 :] comme ayant contribué à la Fondation des Prières de X • L • Heures 
pour ces trois jours *. 

Hocce amoris df reverentiœ Monwnentum, 

Plaudente Pago,posuerimt 

Mœrentes Filii 177S* 

lfari>re blanc. — Haut o",96 ; lai^. o*,5i. 

Le bourg de Nanterre^ si célèbre dans les fastes de Téglise de Paris 
par la naissance de sainte Geneviève, ne possède quune église parois- 
siale du style le plus vulgaire, dont les parties les plus anciennes re- 
montent à peine à la Gn du xui^ siècle. Un prieuré de Génovéfains et 
un séminaire du même ordre, fondé en 1 653 , étaient autrefois annexés 
à l'église ; ils occupaient des constructions modernes. 

Le seul monument qui se rencontre dans Tég^ise est celui d*un hor- 
loger distingué du siècle dernier, Charles Le Roy, dont la descendance 
exerce encore avec succès 1 art paternel. Uépitaphe de cet homme ver- 
tueux est inscrite sur une table de marbre blanc, encadrée dune bor- 
dure de marbre gris, et fixée par des attaches dorées sur le mur de la 
chapelle de sainte Geneviève, dans le bas côté septentrional. Au-dessus, 
on voit la silhouette de la tète du défunt, sans aucun modelé, découpée 
dans une plaque de marbre bleu turquin. Quelques traces de scelle- 
ments indiquent que des ornements de métal accompagnaient le mé- 
daillon. 

A côté de Fépitaphe de Charies Le Roy, on lit, sur une dalle égale- 
ment appliquée à la muraille, celle d'un de ses fils, Michel-Nicolas 
Le Roy, d'abord avocat au parlement de Paris, puis prêtre, mort en 
i8o3, proclamé bienfaiteur des pauvres de Nanterre. 

^ n y a ici quelque omission qui rend la heures pour les trois jours qui précèdent 
phrase obscure. On a voulu dire que la immédiatement le carême, 
dame Leroy fonda les prières des quarante 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 197 

Mf. 

NANTERRE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MAURICE. 

i7il3. 

+ LAN 174î ÏAY ETE BENITE PAR LE R. P. SIMON 
DELESPINE CHANOINE REGULIER DE LA CONGREGATION 
DE FRANCE è< CURE DES EGLISES DE NANTERRE * 
ET MARIE MADELEINE MAURICETTE SUIS NOMMEE 
PAR LE DIT R. P. SIMON DELESPINE QUI MA TENUE 
TANT EN SON NOM QUEN CELUI DE TOUTE SA 
COMMUNAUTE' ET DAME MARIE MADELEINE 
HUGE VEUVE DE M' DUMONT CONSEILLER 
HONORAIRE BOURGEOIS DE PARIS DU TEMPS DE 
PIERRE CARTHERY ET GUILLAUME BADERE 
MARGUILLIERS ET DE LEONARD BAROT SYNDIC 

DE LA PAROISSE DU DIT NANTERRE ET 

ET AU NOM DE TOUTE LA PAROISSE 
HERBA ALEXIS*. 
Clocbe. 

* il y avait deax ^lises à Nanlerre, celle seigaeurie de Naulerre appartenaient k Fab- 
de Saint-Maurice, siège de la paroisse, et baye de Sainte-Geneviève de Paris, chef-lieu 
celle de Sainte -Geneviève, construite sur des chanoines réguliers de la congirgalion 
remplacement de la maison paternelle de la de France. 

sainte. Cette seconde ^se, ou chapelle, a ' Nom du fondeur; nous n*avons pas eu 

été détruite pendant la révolution. encore à le mentionner. 

* La cure, le prieuré, le séminaire et la 



i 



198 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MU. 

PAROISSE DE NANTERRE. — MONT-VALÉRIEN. 

i56t. 

€s iift Ptt' Um tm amikmlU Êautart p Xa ivm ^ 
îitttt ù^thi^ 4tt (ÏJottt uUxitn XoîwlU tuU oitwttt a feirt 0i' 

i{ jï«« b fttttt Ceft iiiwtitee quelque f$«tt if ifwem a tttU 
'^niiUm h quel u wttltt qê Us ? * q fout aueutt» et i atneirmif iâ« 
(ft tue që té faiëï p«' ettïreUtttr a tiittfww ïa vit înujttt f^tdu^e q tera t 
(jCetl etwlo« if «tle t feajttlle laquelU ttt méjï<rô «ttottwtte f|u» 

tu l$$m îe b«tt t«m maïw et atte matrisi fteUa Uui Ue 
p' iftwttt q? tm €mtict ïa metTe (Et if (featiter Xe» ]^e* 
tf atmmalle' (<»we anj aiate' if ^ètUe' iXeoioe' » et t<ittt« le» Jd' 
CMterottt le tato* laltte ikôtua m ttttfîewctrite ' et ton» le» 
ttettireii» iettettt le ((tttifft» vu mat ariettt ea eMtaat 
îtexKla reit» et itraat Mo» if aoael z «ew fa lâtel 
et Utt)it a lame' iîmvn a tant le feratfe imm iaat 
Jf j 4 la pa"^ t' if tête • Xa fâme if 66» 19 f fa aas 
Cïwqê le Wê» if plattear Jfâae tmt Jl apâtt ' 
leire aaeÇe' i Cartier ie to^' Xe 20 ifeebre 1561 

Pierre. — Haut. o'",69 ; larjy. ©""îSa. 

' Honnête ou honorable, gina, etc. — * Afa/cr miserieordie. — * // 

' Dons ou deniers, y a là pour tout de rente, etc. 

* Comme aux abbayes de Filles rendues, ' Apparaît Lettre. 

c est-à-dire ayant fait profession. * Avec trois quartiers de bois. 

* Sic. Chanteront le Salut, le Salve Re- 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 199 

Des ermites, dont la vie n'est pas connue, avaient, on le croit, 
habité le mont Valérien avant la retraite de Guillemette Fausart eu 
ce lieu ; mais il parait que celte sainte fille fut la première personne 
qui voulut y vivre en état de réclusion, «r Elle estoit native de Paris et 
(T de la parroisse Saint-Sauveur, ce qui fut cause de la dédicace de la 
<r chapelle qu'elle bastit avec la grande cellule, au moyen des aumosnes 
trde Henry Guyot et Gilles Martine, du règne de Henry second. Et, 
crce qui est esmerveillable, de nuict ayant prié Dieu, elle prenoit de 
(V l'eau au pied du mont, et la portoit au sommet d'iceluy en telle quan- 
cr tité qu'elle suffisoit aux massons pour tout le long du jour. Elle 
(r s'abstenoit de chair, se nourrissoit quelquefois d'œufs et de poissons ; 
ff bien souvent n vsoit que du pain et de l'eau, et se contentoit presque 
ffde la saincte communion. Et ayant ainsi continué l'espace de cinq 
tr années, elle, estant macérée de jeusnes, veilles et labeur, rendit à 
ffDieu son esprit l'an i56i, du règne de Charles neufiesme. Elle fut 
(rmise en sépulture à l'entrée de la chapelle de l'hermitage de Saint- 
(f Sauveur ^'n 

Le Père Du Breul, à qui nous sommes redevable des détails qui 
précèdent, nous en fournit de non moins précieux sur une célèbre re- 
cluse parisienne, morte un siècle environ avant Guillemette Fausart, 
dans les mêmes conditions de retraite absolue. Ce que le bon religieux 
nous apprend de la première de ces deux captives volontaires peut 
convenir en grande partie à la seconde, «r Aliz la Bourgotte s'estoit 
ff rendue à l'hospital Saincte-Catherine en la rue Sainct-Denys et y 
ffavoit fait sa profession. Mais le désir luy estant pris d'vne vie plus 
ffestroicte, elle fut enfermée audit hospital en vne chambre haute l'es- 
ffpace d'vn an durant pour faire essay si elle pourroit vivre recluse, 
ff Puis, l'an révolu, elle se transporta au cimetière des Saincls Innocents; 
7 et fut enfermée^ en vn petit logis qui estoit proche du grand portail 
<r de l'église desdicts Innocents, à main droicte, où se tient à présent le 

^ Du Breal, Théâtre des antiq, de Paris, à ]a demeure qu'elle 8*ëtait choisie; on ser- 
iiv. IV, p. 1 âyS. mon publicétait prononcé, comme pour une 

^ On conduisait la recluse en cërëmonie profession religieuse. 



•200 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

«vicaire d'icelle église. Et pour remarque se voit encore vn treillis en 
crvne petite fenestre qui a veue dans Téglise, par oii elle entendoit la 
(T messe et le service divin ^ t La réclusion d'Aliz la Bourgotte ne dura 
pas moins de quarante-six ans. La dévotion du roi Louis XI lui érigea 
une efiîgie et un tombeau de cuivre. Il y a eu des reclus et des re- 
cluses dès les premiers siècles chrétiens. Les auteurs ecclésiastiques 
en citent plus d'un exemple. On en a vu à Paris, à diverses époques, 
auprès de plusieurs églises *. 

Les édifices élevés sur le mont Valérien dans le cours du xvii® siècle 
ont été détruits pendant la révolution, ainsi que l'oratoire primitif du 
Saint-Sauveur. L'épitaphe de Guillemette Fausart s'est retrouvée, 
comme par miracle, au milieu des ruines; on lui a donné une place 
honorable dans une petite chapelle toute moderne qui existe sur la 
montagne. Au-dessus du texte, une suite de figurines en relief, encore 
en partie coloriées, représente saint Jacques le Majeur avec le bourdon 
et le livre, un évèque tenant une longue croix, larchange Gabriel, 
la Vierge agenouillée devant un prie-Dieu, près duquel sort d'un vase 
une tige de lis, le Christ assis en la pose qu'on lui donne pour le ju- 
gement universel, saint Louis avec les attributs de la royauté, invoqué 
par une femme à genoux, un évèque portant une croix au lieu de 
crosse et patronnant une suppliante, en coslume religieux , peut-être la 
défunte elle-même, accompagnée d'un bâton de pèlerinage, auquel est 
appendue une escarcelle, enfin un prêtre en chasuble, un livre à la 
main. Aucune des figures n'est décorée du nimbe, tant le xvi* siècle 
se montrait peu soucieux des traditions hiératiques. Le texte a été 
gravé avec une incorrection qui le rend parfois obscur; c'est l'œuvre 
d'un lapicide inexpérimenté. Quelques lettres, notamment les majus- 
cules, gardent des traces de coloration. 

' Du Breol, Théâtre des antiq. de Paris, lib. VI, c. xxix) cite un fait de réclusion, 

liv. m, p. 837; Lebeuf, op. cit. 1 1, p. 78- arrivé de son temps au monastère de Sainte- 

80. Croix, h Poitiers. La recluse fut conduite 

* Voy. Ducange, Ghssar. med. et iirf, la- et emmurée dans sa cellule avec une certaine 

tinit, Inclusi, Reclusi. solennité. 

Gr^oire de Tours {Hisu ecelesiast.frane. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 201 

De grands travaux furent entrepris au mont Valérien, sous le gou- 
vernement des rois Louis XVIII et Charles X, pour le rétablissement du 
calvaire et du chemin de la croix érigés par les anciens ermites des 
XVI* et xvn* siècles. On y transféra , dans l'intention de les utiliser, un 
certain nombre de sculptures précieuses, restées sans emploi depuis 
la clôture du Musée des monuments français. Nous y avons admiré 
jadis plusieurs de ces belles statues d'apôtres dont saint Louis avait 
orné la Samte-Ghapelle du Palais. Â la suite des événements de i83o, 
une bande de malfaiteurs réduisit les sculptures en morceaux, brisa 
les croix et dévasta les édifices. La montagne s'est depuis transformée 
en citadelle. L'oratoire, qui contient le monument de Guillêmette Fau- 
sart, a seul été conservé comme dépendance du logis occupé par le 
commandant de la forteresse. On a aussi respecté un petit cimetière 
où reposent quelques personnes du siècle présent, distinguées par leur 
mérite et par leur piété. Une tombe, gravée au trait, mais dépourvue 
d'épitaphe, y marque la sépulture d'un des ermites les plus célèbres 
du mont Valérien, Hubert Charpentier, prêtre, mort en odeur de sain- 
teté le 10 décembre i65o, à l'âge de quatre-vingt-sept ans. Des ins- 
criptions modernes y rappellent aussi la mémoire de l'ermite frère 
Guillaume d'Estrumel, décédé au commencement du dernier siècle, 
et d'un illustre prédicateur, Jean-Baptisle-Charles-Marie de Beauvais, 
quarante-cinquième évêque de Senez, de 1774 a 1788, mort en 1790, 
inhumé dans l'église des ermites. Il nous reste à donner l'énuméralion 
de quelques fragments réunis sur une des murailles du même cime- 
tière : 

I. xvi^ siècle. Cg îtfoiife àttih la refnrrechô le cùtfs fe îen ^erhtetife 
Itame regret tmmarfel an mtians. 

Moitié supérieure d'une dalle d'environ 2 mètres de longueur. Dans 
un quatrefeuille, à nû angle, l'aigle de l'évangéliste saint Jean. Ar- 
cade en ogive obtuse, polylobée; à l'entablement, traces des figures 
d'Abraham et de deux anges; pieds-droits très-eflacés, ornés chacun 

m. s6 



203 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

d'une statuette. Effigie coiffée d'un voile ; il ne reste que la silhouette 
du buste qui était rapporté par incrustation. Près de la tète, deux 
écussons dont les armoiries sont devenues incertaines. 

IL \yf siècle. Grande ddle, très-fruste, en style de la renaissance. 
Médaillons aux angles; deux pilastres richement ornés; à leurs sodés, 
tètes de squelettes, ossements croisés, et cette devise répétée deux fois: 
PROVIDE FVTVRIS. Effigie en Ipngue robe monacale, les mains 
jointes; il en manque toute la portion supérieure. Ëpitaphe latine en 
caractères gothiques, composée dune partie en prose et de huit hexa- 
mètres. Ce qu on peut lire apprend que le défunt, appartenant à Tordre 
de saint François, fut docteur de la faculté de Paris, recteur de la pro- 
vince de France, prieur du couvent de Troyeso ministre et gardien de 
celui de Paris. 

III. 1696. Ëpitaphe de Louis de Marillac, curé de Saint-Jacques- 
de-la-Bouçherie. Nous Tavons déjà publiée tome I*, n** c, p. 181, 182; 
mais nous avons alors omis de dire que ce personnage était docteur 
de Sorbonne, et que la communauté du Mont-Yalérien lavait élu su- 
périeur en 1680. 

lY. 17. .. Longue épitaphe en français, aujourd'hui fort endom- 
magée, de très-illustre dame Elisabeth de Pelet, abbesse de 

Saint-Michel, de la Ferté-Milon, au diocèse de Soissons^ Les armoi- 
ries qui accompagnaient le texte ont disparu. 

' Couvent de Cordelières, dont la sape- sdbeth provieqt sans doute de Tabbaye de 

rieure ëtait perpétuelle et portait le titre Longcbamp, qui appartenait an même or- 

d' abbesse. Le GalUa christiana n'en fait au- dre, et qui n'était séparée du mont Valé- 

cune mention. La tombe de Tabbesse Eli- rien que par la Seine. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 203 

MIIL 

RUEL.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE ET SAINT PAUL. 

1777. 

LAN 1777 lAI ETE BENITE ET SUIS 
NOMMEE MARIE AUGUSTINE PAR MICHEL 
ALEXANDRE lOSEPH BOET ET PAR MARIE 
AUGUSTINE lOSEPH CAU^ET 
FONDUE PAR F. GUILLAUME ET C. DROUOT ' 
Cloche. 

L'église de Rue! a un certain caractère monumental. Façade élevée 
par Jacques Lemercier, 1 architecte du cardinal de Richelieu et de la 
Sorhonne; nef d'un style élégant, commencée en ibSU; porte latérale 
datée de 160 3. A peu près au centre de l'édifice, une tour octogone 
du jif siècle. Des vitraux du xvu® siècle formaient ici un ensemble 
dont la perte est regrettable ; il n'en reste plus que des fragments. Sur 
les côtés du chœur, on voit les tombeaux* en marbre de Marie-Rose- 
Joséphine Tascher de la Pagerie et de sa fille, Hortense-Eugénie de 
Beauharnais, qui ont porté les titres d'impératrice des Français et de 
reine de Hollande. Le premier a été sculpté par Gartellier; le second 
par Bartolini, artiste florentin. 

L'inscription de la pose de la première pierre de la nef, par don An- 
toine I*', roi de Portugal, et les épitaphes de deux seigneurs de Bu- 
zenval, citées par l'abbé Lebeuf, n'existent plus. L'inscription de la 
cloche paroissiale n'offre pas grand intérêt. Quelques démocrates y ont 
ajouté leurs noms en les coiffant du bonnet phrygien. 

' Noms dé fondeurs nouveaux pour nous. 



96. 




20i INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MIV. 

BOIGIVAL. - ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1714. 

D. O. M. 

Cy gissent honnorables personnes, s^ 
rennequin sualein * seul ' inventeur de 
la machine de marly decede le 29. juillet 
1708. âgé de 64. ans *, et dame marie nouelle 
son epouse decede le 4- may 1714. âgée de 84. 
ans, laquelle pour satisfaire a la derniere 
volonté dud*. deffunt sieur rennequin 
son mary a fondé a perpétuité en cette 
eglize de bougival, une messe basse tous 
les prem'l^ lundy de chaque mois; de lanneé, 
un service complet le 29. juillet de 

CHAQUE ANNEE JOUR DU DECEDS DUD'. DEF- 
FUNT; ET VINGT LIBERAS POUR ESTRE DITS 
SUR LEUR SEPULTURS* SEAVOIR LES QUATRE 
GRANDES FESTES DE LANNÉE, LES QUATRE 
PRINCIP ALLES FESTES DE LA ST* VIERGE ET 
LES DOUZE AUTRES TOUS LES PREMIERS 
DIMANCHES DE CHAQUE MOIS DE LANNÉE, A 
LISSUE DES VESPRES A QUOY LES SIEURS CURÉ 
ET MARGUILLIERS DE LOEUVRE ET FABRIQUE 
DE lad'. PARROISSE SE SONT OBLIGÉ FAIRE 
DIRE ET CELEBRER, MESME FOURNIR LES PAIN 
VIN LUMINAIRE ET ORNEMENS NECESSAIRES, 

' Le graveur avait écrit d'abord Sualetn; qui voulurent s'attribuer i'hoimeor du travail. 
H a cru devoir se recliGer. C'est cepeodant ^ Il était né au village d'Anse, princi- 

la foiine généralement adoptée. pauté de Liège, en 16&A. 

* Le mot «eu/ est une protestation contre ^ Sic pour cette faute de grammaire 

les prétentions des entrepreneurs en chef comme pour toutes les autres. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 205 

ET CE MOYENNANT CERTAINE SOME QUE LAD*. 
DAME LEUR A PAYEE AINSY QU'iL EST PLUS AU. 
LONG PORTÉ PAR LE CONTRACT PASSÉ DEVANT 
DUPUIS ET GERVAIS NO"." AU CHATELET DE PARIS 
LE 12. AOUST 1710. 

Priez dieu pour leurs âmes 
Marbre blanc. — Haut. 1 ",00 ; larg. o'^fôâ. 

La petite église de Bouglvai est une des plus curieuses des environs 
de Paris. L abside appartient au style roman et la nef au règne de 
Philippe-Auguste. En avant de l'abside, s'élève une tour quadrangu-* 
laire, également romane» surmontée de lanternons et d'une flèche oc- 
togone en pierre toute sculptée d'imbrications. Par malheur, cet inté- 
ressant édiûce menace ruine de toutes parts. 

L'inventeur de la célèbre machine qui envoyait à Versailles les eaux 
de la Seine, Bennequin Sualem, mourut à Marly dans une maison 
qu'il s'était construite du prix de ses travaux, et fut inhumé dans l'église 
paroissiale de Bougival. L'inscription, consacrée à sa mémoire, était 
placée vers l'extrémité du bas côté méridional. On montre cependant 
au bout de la nef, tout près de l'entrée du chœur, une dalle marquée 
d'une croix, qui indiquerait, dit-on, le lieu précis de sa sépulture. 
L'épitaphe de cet homme du peuple, simple charpentier, arrivé par 
son mérite à la fortune et à la réputation, fut arrachée de l'église par 
ces gens que toute supériorité importune. Nous l'avons vue fixée au 
mur d'une salle à boire, chez un restaurateur nommé Durocher, à 
quelques pas de la machine hydraulique; elle servait en quelque 
sorte d'enseigne au cabaret. Cette profanation odieuse a bien duré un 
demi-siècle. Le marbre a été enfin recueilli dans la maison de l'ingé- 
nieur chargé de la surveillance des aqueducs. 

Au-dessus du texte, entre deux cassolettes fumantes, un écusson à 
un chevron accompagné de trois* étoiles, et, de plus, d'un croissant 
eu pointe; un casque avec ses lambrequins, tourné à dextre; autour 
de l'écu, une chaîne terminée par un globe que surmonte une petite 



206 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

croix. Beaucoup de visiteurs ou d'ivrognes ont inscrit leui's noms sur 
le marbre. 

Parmi les dalles de la nef de Téglise, on distingue quelques traces 
d'une inscription en minuscule gothique, et celles dune autre du 
xvn'^ siècle, commençant par la formule Ad majorera Dei glorxam. 

La machine en bois, inventée par Sualem, composée d'un nombre 
infini de rouages, exigeait un entretien continuel et dispendieux. Une 
machine plus simple, et mieux en harmonie avec les progrès de la 
science, fournit avec plus d'abondance encore que par le passé, à la 
ville et aux jardins de Vei'saille^, l'eau qui leur est nécessaire. L'an- 
cien appareil avait été construit de 1676 à 168a; on en a vendu les 
derniers débris en i856. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAU FORT. 207 

MV. 

LOUVECIENNES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAIMT-MARTLN. 

1A57. 

nn Ubvic^ tu ttïU ti\iU tu tml «tara ^ 
Uvmcmie tïi Umt % M&tt tu hixt tmt 

im i^bif tolUttptl ttVi (U$â im!ki $ • â • 

pxmm nitfttH ^i(jf!tt» h pmi^tvçw m t^$m 
ei tmt MU mîU tu tt^i * ttt^ « 100 <qirts UV 
pxifkfixiA p^vx U UM tu» mts tu £m 
ttjtMttli tu h ifiuUm U^l ixtîifttXk U * 09'. 

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((tlttis ItHimt» iXta tu tttU titUt U 
Uvmtktiti z (ttt fréter l^tttrd t^m tl apt^i 
{ilttl^Uttt p \xi9 ïvx ft Mt» 2 fiXUt» ntf It$ 
ttt«rjÉ<lr» ^ «ffe WU ttltfe « U0 (weotttj 
l^tii' W3jt»tttt Idtt ♦ (^ • «« ♦ fe^ • U tttmW xx» tV 
bttttrtl (^0 )MtC|0 {tr»0 btttt $ {Mtt^mt U' dcr 

•^titett 

Pierre. — HauL o'fii', larg. ©".ij. 

Élégante église du xin* siècle, restaurée par des maçons qui l'ont 
défigurée. Les fenêtres de la muraille du fond du sanctuaire conser- 
vaient, ce qui est bien rare dans les églises rurales, des vitraux cou- 




208 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

teraporaiDS de la construction, représentant la légende du saint patron; 
sous prétexte de les réparer et de les compléter, on leur a aussi causé 
grand préjudice. 

La fondation de Begnault de la Fonteine est gravée de main de 
maître sur une simple table de pierre fixée au mur du bas côté méri- 
dional, près de la porte de la sacristie. Des fleurons et des animaux, 
dessinés au trait, rachètent les inégalités des lignes. 



n 



ANCIEN DOÏENNÉ DE CHAtEAUFORT. 



209 



MVl. 

LOUVECIEN«ES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

t5o&. 

jiti màtAvàUvi ^ UsUxk b tt$,m Tôt W <i «&14^$ ^ ïnixt îtire 
et ttlUhxtt « fem(ïw« «««* par tj^otti ôtt ett UiUU îe ««tts trcis 
tmtïie^ mtUi lu pmim tu kk\ tlpivil h ïmvk ^ uiAixt Hm 
tt h \kt(t îe« trefjKtnirs at»« (tt\mm «wtfô« apUt îwleretô 
e$ lt$ ^ (( hiUi %tixhîiu^i tiUi Um ^tïUs UvxutA a 
cinq p$w(« fottffiraiUttx a tia^â trowi ïmtrî t^ttrtww tn lô 
tttw t(l5^(tntkâ« if« (toq platt«'<lî<irt«lU0 qw^oftw lî^eim 
pUwr» UxMl pot twttï U *<<«' ^ ta palRô E po' U ï$it\ et iXemeîe 
ïe» atwô îe jïetmw tataer jtalttatt ta ïkm tl ta Uuu aultm 
parettti tï anus tfpatteî d fwât «U<bm« l<a iitt» Omettes U Jo* 
ïrtt tr^a« ^oi' tarjw: mt l<« pi* prwiains Jd' apr<« z po' ce faire a 
ftatUe Ui' tarjwr atw C^arjjttilUrs ^ «tt< tslik xxmi ♦ f ♦ jfiti» in 
i^te atelU 2 p^timik a fom9$ mea ^ (j^ûn an aux (ôttttKons îe 
fUxtti ti\xiit(t kiUi atitu q Itt? ta têmt et t«tt« Uvxs attlt 
pa)tn0 (t ami» tntpattés totent arotpdws tt atatûe ts 
\mm tat» fem(e$ pww« nvmUx» tl hîtm^ V. U îH z 
Éetôt a Uxiiii mt^i * Udt in «a« « tfpatïa W Uixm U 
mi' >' ^ ttws» ttOttiiw la» wtl ♦ r • 2 m 
^m p ta jsme in ta ptjiti pi^i lus fart z a ta* 
ault$ ttpattr? ♦ q' tat in re riecle pattr» awê pr ur 

Pierre. — Haul. o",63î Urg. o",55. 



' A tottjourt-nuM, vieille locution; désor- 

maiê, à jamais, expressions de même valeur. 

' La dévotion aux cinq plaies dont furent 



percés les pieds, les mains et le c6të du Sau- 
veur est d'origine ancienne. L'Élise en a 
fait l'objet d'une ffite particulière. 



«7 



210 liNSGRIPTIONS DE LA FRANCE. 

L'inscription de Gorvais Targer se trouve posée à côté de ceJle qui 
précède. Quelques lettres sont encore incrustées d'un mastic de couleur 
noire qui en rendait la lecture plus facile. Deux écussons accom- 
pagnent les trois dernières lignes; l'un ne présente qu'un -monogramme 
où se reconnaît surtout la lettre G; l'autre porte deux coi*s de chasse, 
le premier en chef, le second en pointe, et une fasce chargée de trois 
quintefeuilles. Le texte se termine par un quatrain : 

Dieu par sa grâce 
De ses péchés pardon lui fasse, 
Et à tous autres trépassés 
Qui sont de ce siècle passés. 

Aucune indication de qualité ne suit le nom du donateur; nous ne 
savons pas davantage par quelle circonstance une inscription toute 
semblable se rencontre loin de Louveciennes, dans l'église de Fontenay- 
sous-Briis^ Quoi qu'il en soit, il faut louer Gervais Targer de sa belle 
et louchante pensée de convoquer à son obit, en mémoire des cinq 
plaies de la Rédemption, pareil nombre de ces pauvres des biens de la 
terre que l'Eglise désigne à notre respect non moins qu'à notre com- 
passion, comme les membres vivants et souffrants de Jésus-Christ. 

* Voy. ci-après tf uglxxxi. 



AiNCIEN DOYENNÉ DE CHAtKALFORT. 211 

MVIL 

L0LVEC1ENNE8. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1706-1775. 

LAN 1706 JAY ETE FONDUE ET NOMMEE LOUISE ADELAÏDE 

PAR M"^" LE DUC DE BOURGOGNE ET PAR SON AUGUSTE 

EPOUSE*. lAY ETE REFONDUE EN I775 ^^ BENITE SOUS 

LES MEMES NOMS PAR M'î^ JACQUES CHARLES 

FOURMENTIN CURE DE CE LIEU 

VINCENT LEDET ET MICHEL GAGNY ETANT MARGUILLIERS 

DESPREY FONDEUR DU ROY MA FAITE A PARIS* 

Clocbe. 

' Louis de France, duc de Bourgogue. voie, morle à Vei*sailles six jours avant son 

pctil-fils de Louis XIV, né h Versoilles en mari, à l'âge de vingt-six ans. 
168a, mort h Mariy en 1712. Il avait * Voy. ci-dessus n* dcccclx, p. i3'j. 

ëpouhë, en 1697, Marie* Adélaïde de Sa- 



212 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MVin. 

MARLY-LE-ROI. — ÉGLISE PAROISSIALE DE 8AINT-VI60R. 

1616. 

\m tttil «ttq ttva mMm mmt 

2 q tritti» z «fflirfa 
fuit illft HWfîa 

L'église de Marly, reconstruite aux frais de Louis XIV et dédiée en 
1689, n'offre rien de remarquable; sa structure rappelle, sous de 
moindres proportions, celle de Notre-Dame de Versailles. Cette église 
a reçu de je ne sais quel héritage une précieuse peinture sur bois, re- 
présentant la déposition du Christ dans le sépulcre. L'inscription que 
nous rapportons est tracée en une seule ligne sur le bord inférieur de 
l'encadrement. Les personnages, au nombre de neuf, sont d'un beau 
caractère. Le coloris conserve toute sa fraîcheur. On peut regretter 
qu'une œuvre de cette valeur se soit égarée dans une église de village. 

Le dallage de l'église de Marly comprenait plusieurs tombes et ins- 
criptions du xvif siècle ; on les a martelées pendant la révolution de 
manière à n'en pas laisser une lettre. 

Quelques amas de décombres sont aujourd'hui tout ce qui témoigne 
de l'existence du somptueux château de Louis XIV. 

L'ancien hameau de Porfr-Marly possède une petite église du titre de 
Saint-Louis, qui ne paraît pas antérieure au règne de Louis XVI. Le 
nom du fondeur Gaudiveau et la date de 1779 ont été relevés sur la 
cloche *. 

' Majascule en rouge « lettres saifontes ^ Troisième strophe de la prose Siabai 

en noir. mater. 

* Lettres dorées. * Voy . ci-^lessus n' dcgcgxxxiii , p. g3. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 213 

MIX. 

LK PEC. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-VANDRILLE. 

1768. 

Fondation 

Par Acte passé devant M* Le Cointe, 
Notaire, à paris, qui en a minutte, 
Et son Confrère, le xi. octobre'- 1758, 
LA Fabrique de cette Eglise est 

OBUGEE de paire CELEBRER EN 

CETTE Chapelle chaque année 

à perpétuité, le jour de saint 

Charles Borromée, 4- novembre, 

UNE Messe haute de Requiem» 

pour le repos de l*ame du sieur 

Henri-Charles Larcheveque, 

controlleur de la marque d'or 

et d'argent* et bourgeois de 

Paris, et de celles de ses père • 

et mere, conformément à son 

Testament, par lequel il a 

LÉGUÉ SIX CENS LIVRES, pour 

ACQUÉRIR TRENTE LIVRES de rente 

SUR LES AyDES et GABELLES; CE QUI 

a été exécuté par le meme acte. 
Réquiescat in page 
Pierre. — Haut, i" i3 ; lai^g. o",8o. 

Uacte de fondation de Henrî-Charles Larcheveque est attaché au 
mur du bas côté septentrional, dont la dernière travée forme chapelle. 
Des larmes 9 des os en sautoir et une tète de mort accompagnent le 
texte. L'église du Pec était tout récemment reconstruite à Tépoque 
de cette donation. La structure en est très-simple et le plan régulier. 

^ Marque oq poinçon qui devait être ap- en vente. (Ordonnance du mois de juillet 
piiqné sur tous les ouvrages d'or et d'ar^ 1681.) 
gent, avant qu'il fât permis de les exposer 



> 



'2\^i INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MX. 

LE PEC. -^ ÉGLISE PAROISSIALE DE 8AINT-VANDRILLE. 

1764. 

* LAN 1744 lAY ETE BENITE PAR M*"^ GILLES BINET 
CURE DU PECQ ET NOMMEE LOUISE PAR SA MAJESTE 
LOUIS QUINZE ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE ET 
PAR SA MAJESTE MARIE LECZINSKA REINE DE 
FRANCE 

LES MARGUILLIERS lACQUES HEURTIER ET ANTOINE 
POZIERE 

LOUIS GAUDIVEAU * ET ALEXIS HERBA * MONT FAITE 

Cloche. 

La sonuerie de l'église du Pec se composait de deux cloches qui 
furent refondues au moment où s'achevait la reconstruction de l'édi- 
ficeJ Le roi et la reine de France voulurent leur servir de parrain et de 
marraine. [Ine de ces cloches subsiste encore, parée des noms de ses 
patrons. 

' Voy. ci-dessus n* mviii, p. ai a. — * Voy. ci-dessus n" mi, p. 197. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. ilo 

MXI. 

SAINT-GËRMAIN-EN-LATE.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

1787. 

t LAN 1787 lAY ETE BENITE PAR M" MARTIAL 
MELON DE PRADOU PRIEUR' DE LEGLISE ROYALE 

DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE 

m"" RAIMOND GROS M"^ EN PHARMACIE DENIS VIVA 
10. • M** ORFEVRE MARGUILLIERS 
GAUDIVEAU FECIT * 

Ciorhc. 

La ville de Saint-Germain, si riche en souvenirs, est une des plus 
pauvres que nous connaissions en monuments épigraphiques. L'église, 
de valeur absolument nulle et de solidité douteuse, a été reconstruite 
sous le règne de Charles X. Dans les démolitions de l'édifice précédent, 
on retrouva une boîte de plomb renfermant les entrailles de Jacques II, 
roi d'Angleterre, mort au château de Saint-Germain le 16 sep- 
tembre 1701 *. A la veille d'être lui-même renversé du trône, le roi 
de France fit élever au souverain anglais un monument de marbre 
revêtu d'une épitaphe. C'était le complément de l'hospitalité accordée 
au même prince par Louis XIV. 

La tour contient trois cloches, portant toutes la même inscription 
elle millésime de 1787. 

' Prieure fonde par les religieux de Tab- * Joaillier f 

baye de Coulombs, du diocèse de Chartres, ^ Voy. ci-dessus n" mx, p. siâ. 

dans le cours du xi* siècle , uni à la cure en * Voy. 1. 1 , n* cccxlv, p. 6 1 o , G 1 1 . 
t6a3. 



216 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXII. 

SAINT-GERMAIN-ENLAYE. - CHATEAU ROYAL. 

1690. 

■fff aw marw jjrafw pUtta ïrommus Umm mtl w' et %x 

Cloche. 

1681. 

JAY ESTE FAICTE LAN M D^ LXXXI DV 
RAYGNE DE LOVYS XllII ROI DE FRANCE 
ET DE NAVARE. 

Cloche. 

L'inscription de 1 5ao se lit sur une petite cloche \ placée près de la 
porte principale, du temps de François I**, qui flt exécuter de grands 
travaux dans le château, comme lattestent ses armoiries, ses chiffres 
et ses emblèmes. Trois autres cloches, employées à la sonnerie de l'hor- 
loge, datent à peu près de l'époque de construction des cinq pavillons 
que Louis XIV fit ajouter aux angles du vieux château. La restaura- 
tion complète du monument a été entreprise, il y a environ quinze ans, 
et se poursuit avec une rare habileté ; mais on aura si bien fait qu'au 
lieu d'une médaille antique on nous rendra une pièce neuve. 

* Diani. o^'-Aô. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 217 

MXIII. 

MAREIL-SOUS-MARLT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNE. 

1776. 

icy repose 

Selon son desIr messIre 

NICOLAS YVERT PASTEUR 

De cette EGLtSE PENDANT l'ESPACE 

De X. ANS. Il SEUT toujours 

RAPPORTER SES ACltONS A DtEU SES 
MŒURS FURENT GRAVES ET DOUCES 
Sa VlGtLANCE SUR SON TROUPEAU 

l*a rendu recommandable . 

s'tl fut le pere des pauvres 
Il fut affable envers tous 
Il a donné a son eglIse une marque 
De son attachement par le don 
Magnifique quIl lu! a lègue ^ 
Ayant été frappé d'une longue 
Et cruelle maladîe 11 l'a souffert 
Avec patIence et fermeté : 

Il a MtS SA CONFIANCE EN DIEU ET 
A vu SA DERNIERE FtN AVEC COURAGE. 

Il s'est endormi en paIx dans le seîgneur 

Le 8 NOVMBRE*- 1776 'ÂGÉ DE 4o ANS 

LES MARGUiLLiERS ET SYNDiC 
De cette paroisse en mémoire et 

PAR RECONNOtSSANCE DE SA 

Générosité LUt ont consacré 
Voué et faIt poser ce monument 
LISES VOUS QUI PASSÉS 
ET PRIÉS DiEU POUR LUl 

Pierre. — Long. t"*,5o; larg. o"*,76. 

* Rien ne fait connaître ia nature de ce legs. — * Sic. 

III. . a8 



218 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Eglise intéressante, des xif et xni^ siècles, à peu près intacte, me- 
nacée par malheur dé ce qu'on appelle une restauration ; colonnes mo- 
nostyles ; galeries au-dessus des arcades latérales de la nef; chapiteaux 
et clefs de voûte d'une excellente sculpture. 

L'épitaphe de Nicolas Yvert ^ fait partie du dallage de la dernière 
travée du bas côté méridional. La pierre est devenue fruste. Les signes 
de ponctuation sont à peu près effacés. 

Un fragment de dalle, qui paraît appartenir au règne de Louis XIV, 
présente une portion de l'épitaphe latine d'un autre curé de Mareil, 
Charles-Toussaint Pierron, docteur en théologie, natif de Bourg-en- 
Bresse, au diocèse de Lyon. 

/ De la même famille peut-être que le avons décrit le monument fiméraire, t. L 
chanoine Yver, mort en 1A67, dont nous p. 33 etsuiv. 



' ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 219 

MXIV. 

MABEIL-SOUS-MARLT. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-élIENNE. 

1761. 

l» LAN 175 1 lAY ETE BENITE ET NOMMEE MARIE 

GENEVIEVE PAR M**" JEAN DE MARINES ANCIEN 

CURE DE CETTE PAROISSE MESSIRE JACQUES 

SAFIRET ETANT CURE DE CETTE PAROISSE 

DE MAREIL ET PAR DAME MARIE MARGUERITE 

DEAUVERGNE FEMME DE JEAN HENRY BRUNET 

MARCHA** A S^ GERMAIN 

ETIENNE VINAGE MARGUILLIER EN CHARGE 

DENIS BELLAVOINE MARGUILLIER SORTANT 

CLAUDE RICHARD MARGUILLIER ENTRANT 

L. GAUDIVEAU ET SES FILS MONT FAITE ' 

Cloche. , 

' Voy. ci-dessus n" Hxr, p. ni 5. 



ji8. 



220 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXV. 

LA GELLE-SAINT'CLOUD. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

16A7. 

Petite église, sans aucun caractère, toute plâtrée et plafonnée. 

Devant l'entrée du chœur, grande dalle, fort oblitérée, sur les bords 
de laquelle on lit à peu près, en caractères gothiques, Tépitaphe de 
noble damoiselle Jehanne de Sansac, dame de Beauregard^ femme 
de noble homme Louys de la Grange, écuyer, contrôleur de l'ordi- 
naire des guerre8^ laquelle trépassa le 6 juillet 15/17. Il reste peu dé 
chose de l'effigie et des armoiries chevronnées de la défunte. 

Deux autres dalles funéraires sont aujourd'hui complètement usées. 
Le plancher du chœur recouvre, depuis longtemps, celle d'une dame 
de Launay, fille du sieur de Launay, secrétaire du roi et préfet de la 
monnaie, femme du sieur Bachelier, seigneur honoraire de la Celle 
(xviîi* siècle). 

* Fief de la paroisse de la Celle. Grange, trésorier des fortificatioDS de Picar- 

• • Voy. t. Il, p. 535, un Pierre de la die, mort en 1569. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 221 

MXVI. 
LA CELLE-8AINT-CL0UD.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

'f MIHI NOMEN DEDIT D. JOANNES ANDREAS MIGNOT 
ECCLESIiE AVTISS. CANONICVS CANTOR & VIC. GEN. 
CVM. D. MARIA ANNA MARIE NOBILIS EQVITIS lOAN 
BAPT. ANDR. PETRI BO VCHER DE LA RVPELLE REGI A CONSILIIS 
& IN AVTISS. CVRIA PRiETORIS SECVNDARII CONIVGE 
ANNO 1742 

1766. 

t SIT NOMEN DOMINI BENEDICTVM SVMPTIBVS 
MONASTERII S" PETRI ALTIVILLARENSIS PRIORE 
D. BERNARDO MARECHAL CELLERARIO D. JOSEPHO 
PRESCHEVR SVB INVOCATIONE S^.* COLLETTiE 
FVSA FVI ANNO DNI 1756. 

Cloches. 

La petke et la grosse cloche de Téglise de la Celle sont toutes deux 
d'origine étrangère ; elles proviennent, la première du diocèse d'Àuxerre , 
la seconde de celui de Reims. La fabrique en fit lacquisition à l'époque 
de la réouverture des églises. 

Pour avoir quelque chose à dire de la cloche auxerroise, nous nous 
sommes adressé au savant archiviste du département de ITonne, 
M. Quantin, qui a bien voulu répondre à notre demande par la note 
suivante : (cLe parrain, Jean-André Mignot, né à Auxerre, licencié en 
cr théologie, était chanoine de Téglise cathédrale de cette ville depuis 
et 1710. L'évêque d'Auxerre, Charles de Caylus, le choisit pour un de 
erses vicaires généraux. U fut élu grand chantre par le chapitre, le 
ff 17 mai 1781, et mourut dans ces fonctions le 1 1 mai 1770. C'était 



222 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

ff un des prêtres les plus érudits de la grande corporation du chapitre 
crd'Auxerre. Il concourut, avec son ami labbé Lebeuf, à la rédaction 
(T du Bréviaire et du Martyrologe du diocèse ; il fut un des fondateurs 
fret le premier président de la Société des sciences et belles-lettres 
(f d'Auxerre, en 17/19. Il légua au chapitre en mourant sa bibliothèque 
ffde trois mille volumes. La marraine, Marie-Anne Marie, appartenait 
crà la famille des Marie, qui a donné jadis au l^ailliage d'Auxerre 
(T plusieurs lieutenants généraux, et, de nos jours, un membre du gou- 
çrvernement provisoire de 18/18. Son mari, Jean-Baptiste- André- 
rr Pierre Boucher de la Rupelle, était lieutenant particulier du roi au 
cr bailliage d'Auxerre. t) 

La cloche que firent fondre, en 1766, le prieur, dom Bernard Ma- 
réchal, et le cellerier, dom Joseph Prescheur, sous le patronage de 
sainte Colette, fut destinée à quelque église de la dépendance de Tab- 
baye de Saint-Pierre de Hautvillers. Ce monastère, dont l'origine re- 
montait jusqu'au vu* siècle, était de Tordre de saint Benoit et du dio- 
cèse de Reims ^ L'église abbatiale, rebâtie à une époque moderne, a 
été conservée pour la paroisse. M. le comte de Mellet, correspondant 
du Comité des travaux historiques, a relevé, sur les dalles de la nef 
et du chœur, trente épitaphes de bénédictins au premier rang des- 
quelles se place celle du célèbre dom Thierry Ruinart*. 

^ AUumViUare,]imi\'\\lers.{GaU. christ. * Revue des Soeièés savantes, U* série, 

t. VlI,col. q6i.258.) t. VII, p. 73. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 223 

MXVII. 

LE CHESNAY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (DE PARIS). 

1679. 

t LAN 1672 lAY ESTE BENISTE PAR M**^ CHARLES SIMON 
PB" CVRE DE LEGLISE DE ROCQ**^ ET NOMMEE lEANNE PAR 
M** lEAN PHILIPPES SANGVIN CH" SEIG^ DE ROCQVANCOVRT 
CHEVRELOVP' VOLLVSEANS LARDENAY ET AVTRES LIEVX 
ET DAMME lEANNE REZARD SON EPOVSE 
NICOLAS LELONG ALEXANDRE CORET ETIENNE 
ROVLLIRE MARGVILLIERS 

Cloche. 

Église de la plus ch^tive apparence, rebâtie au commencement du 
siècle présent. Elle ne possède pour tout bien qu un lutrin en boiserie 
d'une riche sculpture, du temps de Louis XIV. C'est par suite de la 
suppression de Tancienne paroisse de Rocquencourt et de sa réunion 
à celle du Chesnay que la cloche de la première est devenue la pro- 
priété de la seconde. La seigneurie de Rocquencourt appartenait, dès 
la seconde moitié du xvi*^ siècle, aux Sanguin, qui avaient leur sépul- 
ture dans l'église de ce lieu , et dont le nom est inscrit sur la cloche 
conservée. 

* Fief de la paroisse de Rocquencourt. 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MXVIII. 

VAl CRESSON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1688. 

t LAN 1688 lAY ESTE NOMMEE lEANNE 
ELISABET PAR m"' IEAN RVZE DEFFIAT * 
ABBE DE S^ CERNIN DE TOVLOVZE* ET DE 
TROIS FONTAINES ' PRIEVR DE S'^ ELOY * 
ET PAR DAME ELISABET BINET VEVVE 
DE M**' lACQVES GVILLEMAR TRESORIER 
DE FRANCE EN LA GENERALITE DE MOVLINS 

Cloche. 

La terre de Vaucresson appartenait, de temps immémorial, à Tab- 
baye de Saint-Denis. L'abbé Suger fonda un village en ce lieu, qui 
n'était qu'un repaire de voleurs, et flt construire l'église paroissiale 
dont il est resté un petit clocher de style roman. Le surplus de l'édi- 
fice a été rebâti à une époque moderne. La date de 1770 se voit sur 
la façade, à la porte de la tribune. 

Nous attribuerions volontiers à la cloche une origine étrangère. L'ins- 
cription que nous en publions ne contient aucune indication qui pa- 
raisse convenir à la paroisse de Vaucresson, 

^ Jean -Charles Coiffier Razë d'EiBat, iut le quarante-troisième abbë.( Go//. rM</. 



connu dans Thistoire du xvu* siècle sous le 
nom de Tabbë d'Efliat, mort très-âgé en 
1698, troisième fils d'Antoine Ruzë, mar- 
quis d'Effiat, maréchal de France. 

' Saint -Saturnin de Toulouse, abbaye 
d'origine très-ancienne, dont les religieux 
suivaient, au xi* siècle, la règle de saint Au- 
gustin; sécularisée en i5ti6 par le pape 
Clément VIL Elle eut pour trente-troisième 
abbé, en 16/10, Jean iV d'Effiat. {Gall. 
christ, t. XIII, col. 91-100.) 

' Sainte-Marie des Trois-Fontaines, ab- 
baye de Tordre de Ctteaux, du diocèse de 
Chàlons, fondée en 1116. Jean d'Effiat en 



t. IX, col. 956-962.) 

* Le VaI-Saint*Éloi, prieuré de chanoines 
r^uliers du diocèse de Paris, fondé entre 
Chiily et Longjuroeau en ta 34. Une maison 
de campagne en a pris la place. Nous au- 
rons à revenir, dans la suite de ce recueil , 
sur Téglise de Chiily, qui renfermait les sé- 
pultures de plusieurs personnages de la 
maison d'Effiat. Jean d'Effiat, vingt-neu- 
vième prieur, iut inhumé dans T^ise de 
Saint-Éloi , près du sanctuaire ; son épitaphe , 
rédigée en latin, relatait ses bienfaits en- 
vers le prieuré. ( GaU. christ, t. VU, coL 863- 
869.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 225 

MXIX. 
VILLE-D'AVRAY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NICOLAS. 

1707. 

t LAN 1707 lAY ESTE BENITE PAR M"* GARNIER 
PRESTRE CVRE DE VILLE DAVRE ET NOMME PIERRE 
ESTIENNETTE PAR M*^ PIERRE LE PETIT CON" 
DV ROY ANCIEN CONTROLEVR DE LHOTEL DE VILLE 
DE PARIS ET PAR ILLVSTRE DAME ESTIENNETTE 
VELLV EPOVSE DE M" CHARLES MAINGVET 
OFFICIER DE SON ALTESSE ROYALE MON®* LE DVC 
DORLEANS * 

NICOLAS DOINE MARGVILLIER EN CHARGE ET 

SECOND MARGVILLIER 

LORANTIN LE GVAY \ 

Cloche. f 

Eglise reconstruite par les soins du sieur Thierry, premier valet 
de chambre du roi Louis XVI, et intendant général du garde-meuble, 
qui périt assassiné à la prison de la Force, le q septembre 1792. Le 
plan et la structure de Tédiâce conviendraient mieux à un prêche qu à 
une église catholique. 

L'ancienne cloche a été conservée avec son inscription. 

' Philippe d*0rlëan8, duc d'Orléans, neveu de Louis XIV, rëgeot du royaume peiulanl 
la minorikë de Louis XV. — * Voy. ci-dessus n" dgxgv, t. II , p ia A. 



BQ 



À 



S36 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MXX. 

VILLEPREUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIK (B'ADXERRE). 

1A91. 

Cj jïtft itam îe la tttlUutttfttt tUnm «t Cm tittwtit (tt- 

mvix 

ïmttx Im O^U t(t( iw" tt wuw 

(gf îwmotïielk îe uUUttm • . . «fia 

îmtlUktCtUt SttliElttttt ^ IA ttUUittttÔU ÎMlttt()l( \s^ tttlUltttt^ 

Pierre. — Long. a",36; larg. i",i6. 

La tour, le chœur et Tabside de l'église datent du xii^ siècle; la nef, 
beaucoup moins ancienne, manque de caractère. Au-dessus dune 
porte latérale, on lit sur le socle d*une statuette de la Vierge, du 
\yf siècle : 

SI LAMOVR DE MARIE EN TON COEVR EST GRAVE 
NE TOVBLIE EN PASSANT DE LVI DIRE VN AVE 

Devant l'autel érigé à la dernière travée du bas eôté méridional, 
une grande dalle recouvre la sépulture de Simon de la Villeneuve, de 
sa femme et de leur fille Susanne. Deux arcs cintrés accompagnés de 
trèfles, d'arcatures et de clochetons; pour appuis, deux pieds-droits et 
un faisceau de colonnettes; trois flgurines sur chaque pied-droit; cou- 
ronnement très-riche, mais fort endommagé; on y distingue cepen- 
dant, deux fois, Abraham entre deux anges; effigies des deux époux, 
mains jointes; Simon de la Villeneuve en armure, avec une cotte très- 
courte par-dessus, et une longue épée au côté; la femme en robe traî- 
nante qui recouvre la chaussure, et en manteau drapé; une haute coiffe 
et une guimpe ne laissent voir absolument que le visage. La femme 
est un peu plus grande que le mari; ses pieds touchent la bordure de 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEADFORT. 227 

la dalle, tandis que Simon de la Villeneuve avait sous les siens un 
animal, chien ou lion, aujourd'hui effacé. 

Sauvai nous fournit, dans ses extraits des comptes de la prévôté de 
Paris, sous la date de 1661, les noms et titres du personnage dont 
nous décrivons le tombeau. Il se nommait Simon de Maintenon, dit 
de la Villeneuve. La seigneurie de Goupillières et de Vilïepereur lui 
était échue par le décès de son père Guillaume ^ 

* Sauvai, Aniiq. de Paris, t. III, p. 363. Double citation du même persomiage. Lebeuf, 
op. cit. t. VII, p. 997. 



JO' 



338 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MXXI. 

VILLEPRBUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRB). 

i556-i573. 




Pierre. — Long. *',8o; lai^. o*',7Su 

U « ttw» m ti* Utt _ _ 

(un ponr km ma 

* Sif. Le nom du dëAint est écrit de deux manières différentes à quelques mots d'intervalle. 



ANCIEN DOYBNNÉ DE CHÂTEAUFORT. à29 

Dalle placée à Tentrée du bas côté septentrional; rosaces aux quatre 
angles; arceau cintré, bordé dune guirlande, abritant une seule effi- 
gie; un pignon accosté de branches de feuillage; deux pilastres avec 
chapiteaux à un rang de feuilles; le défunt, en houppelande, les mains 
jointes; à ses pieds, à droite et à gauche, les instruments de sa pro- 
fession, un pavillon, une chaîne et un jalon. 

Aux dernières travées du même bas côté, dans la partie qui forme 
la chapelle de la. Vierge, on remarque plusieurs dalles du xvi* siècle, 
malheureusement très-usées. Nous citerons : 

1® Une tombe seulement préparée pour recevoir deux effigies; deux 
arceaux, draperies, tète dange; place réservée pour les inscriptions 
en bordure et vers les pieds. Cette pierre attendait sans doute un ache- 
teur. 

3^ Tombe à deux arceaux, avec effigies d'un Bourgeois et de sa 
femme. 

3^ Tombe dun curé, mort vers la fin du xvf siècle. Arcade cin- 
trée; au tympan, larmes et débris de squelette; pilastres doriques 
semés de larmes; le défunt, vêtu d'une aube, d'un surplis à très-larges 
manches, à la romaine, avec l'étole croisée, les mains jointes, la tête 
appuyée sur un coussin; l'écusson, le visage, les mains, rapportés en 
marbre blanc; sur les bords, ce reste d'épitaphe : 



PERSONNE M"* GERARD CHAMPELOVR EN SON VIVANT DOYEN DE 

CH * 

RT ET CY DEVANT CVRE DE 

% . . . . VILLEPREVX QVI DECEDA 

Beaucoup de fragments, aujourd'hui sans valeur, en diverses par- 
ties de l'église. 



' Chrétienté. Voy. cî-dessas, t. II, p. 967. 



230 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mxxn. 

VILJ.EPRBUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAIHT-GERMAIN (D*AUXERRE). 



CY • GIST • HONORABLE • 

HOMME • EMANVEL • EN • SON • VIVANT • MAITRE • DES • TROIS • 

MALLIES * • DE • 

VILLEPREVX • QVI • DECEDA • LE • 

1 6K AVRIL • PRIEZ • DIEV • POVR • 

Pierre. — Long* i" 70; larg. o",75. 

La dalle, disposée pour donner place à une efiigie, n en a cependant 
jamais reçu. On la reléguée à la grande porte de l'église, où finscrip- 
tion qu elle présente aura bientôt complètement disparu. Nous n avons 
pas su trouver le sens de la qualité donnée au défunt. Faudraitr-il lire 
des Trots-Martes ou des Trots-Maillets; ne serait-ce pas le nom de quelque 
ancienne auberge de Villepreux? 

' Ces mots sont parftiiteraent lisibles sur la pierre. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 231 

Mxxm. 

VILLEPREUX. - ÉGLISE PAROISNALE DB SAINT-GERMAIN (D*AUXERRE). 

i56i. 

nous meCTtre jfe(Nm \t la hàlUt 
cl^ettalher setgnetir cl^astelkm 
^t vrSlqfttmx certifie «noir 
mniimee celle cloche lel^anne 
mane et a tïU taide jpar les 
l^ahians H btci lien jpar O 
iean t inhn et m pWpftB 
marfiiiiUiers lau mil ti Ixi 

te bemn Ia»bamn0 

Cloche. 

Villepreux est un bourg considérable, dont la seigneurie avait au- 
trefois une grande importance. Nicolas de laBallue, frère du célèbre 
cardinal et maître des comptes, en fit Tacquisition sous le règne de 
Louis XI, et trois fois il eut l'honneur d'y recevoir ce prince. Jean de 
la Ballue, qui donna les noms de Jeanne-Marie à la cloche de Ville- 
preux, porte dans les généalogies les titres de maître d'hôtel de la reine 
de Navarre, sœur unique de François I", et d'écuyer tranchant du 
dauphin. Le roi lui permit, en i5/i6, de pourvoir à la défense rlu 
bourg de Villepreux au moyen d'une enceinte, qui existait encore en 
partie au milieu du siècle dernier. L'inscription de la cloche paroissiale 
n'est pas conçue dans le style ordinaire ; elle prend la forme d'un cer^ 
tificat; sa rédaction se rapproche de celle des actes de baptême. 

Peu de temps après la mort de Jean de la Ballue, le château et la 
seigneurie de Villepreux appartenaient au maréchal de France Albert 



232 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

de Gondi, duc de Retz^ Le musée de Gluny conserve des portions 
de tentures en soierie de la fin du x\f siècle, aux armoiries et devises 
des Gondi, qui proviennent de ce château^. 

Un prieuré du titre de Saintr-Nicolas, fondé au xif siècle, une lépro- 
serie et deux chapelles, l'une de Saint-Ouen , l'autre de Saint-Vincent, 
se trouvaient jadis sur le territoire de Villepreux'; l'église de la pa- 
roisse a seule survécu aux révolutions. 

* Voy. 1. 1, p. 715-730. * Lebeuf, op. cit. t. VII, p. a8a- 

' N*" 1703 et 170& du catalogue. Soi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 233 

MXXIV. 

\1LLEPRBUX. —ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

1690. 

AV MOIS DE MAY 169O lAY ESTE FONDVE PAR LES SOINS 
DE FRERE lEAN FRANÇOIS DE RAYMBERT PRIEVR ET CVRE 
DE RENNEMOVLIN * ET NOMMEE MARIE PAR MESSIRE 
PIERRE RAIMS PREBSTRE ET CHANOINE DE LA SAINCTE 
OIAPELLE ROYALE DE VINCENNES* ET PAR DAME LEROY 
ESPOVSE DE MESSIRE PHILIPPE LEMOYNE SEIGNEVR DV 
DIT RENNEMOVLIN ANCIEN CONSEILLER DV ROY ET 
NOTAIRE AV CHASTELET DE PARIS 
LOVIS CARLVT MARGVILLER 

lAY ESTE FAICTTE PAR GVILLES LEMOINE FONDEVR 
POVR LE ROY' 

Cloche. 

La seconde cloche de l'église de Villepreux lui est échue de la suc- 
cession de l'église supprimée de Rennemoulin. La cure de ce lieu, 
dont la présentation appartenait à l'abbé d'Hermières, de Tordre de 
Prémontré, avait pour desservant un religieux de ce même ordre, 
comme l'indique d'ailleurs l'inscription gravée autour de la cloche. 

* Le curé de Rennemoulin prenait la en reconstruisit les bâtiments. ( Gall, ehrUt, 

qualité de prieur. Frère Jean-François de t. VU, col. i3q8-i339.) 

Raimbert, prieur-curé en 1690, religieux * La charmante chapelle, élevée par 

d'Hermières , bachelier en théologie , fiit élu , Charies V dans Tenceinte du château de Vin- 

en 1716, abbé de Sainte-Marie d'Abecourt cennea. (Voy. ci-dessus p. s 6.) 

{Alba-Curia), au diocèse de Chartres. Ce ' Famille de fondeurs. (Voy. ci -dessus 

monastère datait de 1180. Jean Raimbert p. 35, et 1. 1, p. 999.) 



3o 



234 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXXV. 

BOIS-D'ARCY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GILLES. 

1606. 

t ♦ 1604 LE 2 IVING lE FVZ FAICTE POVR LA P/ DV BOYS DARCY ET 
NOM* GILLES PAR M* AMBROIZE COVRTIN CVRE '^ 

Cloche. 

Eglise rebâtie au xvi* siècle, dédiée en i56i; quelques vestiges de 
Tédifice antérieur, qui datait du xnf siècle. Un simple carrelage couvre 
le sol; il ne s'y rencontre aucune dalle funéraire. La cloche, d'un âge 
déjà respectable, a été fondue sous le règne de Henri IV. 

Au cimetière, il existait une croix de pierre, élevée la cinquième 
année du règne de Louis XIV; on n'en voit plus que le socle avec 
cette inscription : 

ADORA QVI PECCATA NRA IPSE TVLIT IN CORPORE SVO SVPER LIGNVM. 

1647. 

* Paroisse. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 235 

MXXVI. 

VERSAILLES. — EGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1788. 

A LA MÉMOIRE 

DE Charles Gravier comte de vergennes.- 

Ministre plénipotentiaire à Trêves et à Hanovre ^ 

Ambassadeur à Constantinople* et en Suède ^ 

Il mérita l^Estime des Puissances Etrangères et les Eloges de son Maître. 

Ministre et Secrétaire d'Etat au Département des affaires étrangères*. 

Chef du Conseil royal des finances*, 

Une appucation profonde et un travail opiniâtre 

remplirent tous les momens de sa vie. 

l'Amour constant de la paix caractérisa toutes ses opérations 

et il ne se distingua pas moins par ses vertus que par ses talents. 

Il mourut le 13 Février 1787, dans la 68^^^ année de son âge. 



Monument ê\c\'é par la piété Filiale. 
Marbre Doir. — Haut. o",7o; larg. i",35. 

La ville de Versailles, qui, de la condition de chétif village , s'éleva 
rapidement au rang de cité de premier ordre, et qui renferme tant de 
magnifiques édifices, n'est pas riche en monuments épigraphiques. Les 
inscriptions placées sur les constructions royales pour en déterminer 
la date et l'usage ont disparu pendant la tourmente révolutionnaire. 
A Tintérieur du palais, les chiffres et la devise de Louis XIV sont ré- 
pétés à profusion ; il y a aussi des légendes, comme celles de la grande 
galerie, qui servent d'explications aux peintures des voûtes et des pla- 

* En 1760. * En 177/1. 

* En 1755. * En 1788. 

* En 1771. 

3o. 




236 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

fonds. Le musée historique possède bien quelques tombeaux revêtus 
de leurs épitaphes, au premier rang desquels nous citerons celui de 
Diane de Poitiers; mais nous les restituons aux lieux doù ils pro- 
viennent, à mesure que Toccasion s'en présente. Depuis quelques 
années, les Yersaillais ont pris à cœur de rappeler d'illustres souve- 
nirs dans leurs églises, sur des façades de maisons ou sur des piédes- 
taux de statues; la date par trop récente de ces inscriptions les excluait 
de notre collection. 

L'église de Notre-Dame seule, construite de i684 à 1686 sur les 
dessins de Jules-Hardouin Mansart^ aux frais de Louis XIV, nous a 
fourni un monument funéraire et une inscription antérieurs à la révo- 
lution. Dans la seconde chapelle de la nef, à main gauche, s'élève le 
tombeau de Charles Gravier, comte de Vergennes, ministre d'Etat 
sous le règne de Louis XVL Socle et cénotaphe en marbre noir ; ar- 
moiries avec les colliers des ordres ; pyramide en marbre bleu turquin; 
un génie en marbre blanc, posant une couronne de laurier sur le mé- 
daillon du défunt. Le sculpteur a mis sa signature au-dessous de cette 
effigie :fec%t Blmse^ Anno îy88. Le comte de Vergennes a laissé sur- 
tout la réputation d'un diplomate de grand mérite. Ses services sont 
énumérés dans l'épitaphe de son tombeau. 

Deux enfants de Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, et de 
Louise-Bénédicte de Bourbon, furent inhumés au milieu du chœur de 
Notre-Dame de Versailles. L'un, nommé Louis-Constantin, né au châ- 
teau de Versailles le 27 novembre lôgS, mort le 28 septembre 1698, 
avait reçu le titre de prince de Dombes. L'autre était une fille qui ne 
vécut que quinze jours, du 1 1 au 26 septembre 169/i. Leurs tombes, 
revêtues d'inscriptions en français, ont été depuis longtemps suppri- 
mées. Le 12 novembre 1867, pour livrer passage à un conduit de 
calorifère, on ouvrit la sépulture de ces enfants; c'était un simple 
caveau oblong, ou plutôt une fosse maçonnée et recouverte d'une 
dalle. Plus de cercueils; quelques restes de barres de fer; une petite 

^ kd. Lance ^ Dictiom, des arehiteetes, agréé à TAcadëmie en 1788, mort ea 

' Barthélémy Biaise , ne à Lyon en 1 788 , 1819. 



ANCIEN DOYBNNÉ DE CHÂTEAUFORT. 237 

caisse en bois, contenant un peu de poussière et des morceaux de 
crâne auxquels adhéraient encore quelques cheveux. Le lendemain, 
au moment où nous entrions à Notre-Dame, un ouvrier venait de dé- 
poser la boîte dans un trou creusé un peu plus bas. En mémoire des 
petits-fils du fondateur de l'église, nous n'avons pas vu un prêtre, pas 
une croix, pas une goutte d'eau bénite. Fallait-il donc s'en étonner: 
les Bourbons n'occupaient plus le trône de France. Quelques jours 
après, toute trace de cette sépulture avait disparu ; le calorifère fonc- 
tionnait à merveille. 




338 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MXXVII. 
VERSAILLES. — EGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1781. 



* lAY ETE BENITE PAR M**' HONORE NICOLAS 
BROCQUEVILLE CURE DE LA PAROISSE ROYALE 
DE NOTRE DAME DE VERSAILLES ET NOMMEE 
THEREZE PAR CHARLES PHILIPPE DE FRANCE 
COMTE DARTOIS FRERE DU ROY * ET MARIE 
THEREZE DE SAVOYE COMTESSE DARTOIS ' 
ETANT MARGUILLIERS DHONNEUR M. LE 
MARECHAL DUC DÉ MOUCHY^ ET COMPTABLE 
ET EN CHARGE M^ LAURENT BORDIN ET 
NICOLAS LATIZEAU EN LANNEE 1781 
GAUDIVEAU fT *. 

Giochc. 



* Ne à Versailles le 9 novembre 1767, 
ix)i de France sous le nom de Charles X , 
le 16 septembre 183 A, mort à Gorilz, en 
Bohême , le 6 novembre 1 836 , inhume? dans 
un caveau de Téglise des franciscains de 
cette ville. 

* Troisième fille de Victor-Amëdée III , 
roi de Sardaignc, née le 3i janvier 1766, 
mariëe le t6 novembre 1778, morte le 



â juin i8o5. — ^ Philippe de Noailles, 
duc de Mouchy, né en 1715, fils du maré- 
chal Adrien -Maurice de Noailles, entré 
aux mousquetaires en 1729, colonel en 
1734, maréchal de France en 1776, mort 
sur l'échafaud révolutionnaire, le 27 juin 
179/i. 
* Voy. ci-dessus n" mxiv, p, 2 1 9. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUPORT. 



239 



MXXVIII. 

VERSAILLES. — ÉGLISE CATHÉDRALE DE SAINT-LOUIS. 

1755. 

+ LAN 175J JAI ETE NOMMEE JOSEPHINE PAR 
LOUIS XV ROY DE FRANCE ET DE NAVARRE ET PAR 
MARIE JOSEPHE DE SAXE DAUPHINE DE FRANCE* 
DU TEMPS DE M"* BARET CURE DE CETTE PAR**' ' 
S^ LOUIS DE VERSAILLES ET DE M* THOMAS 
GEORGETTE DU BUISSON ET JEAN BLOSSIER 
TOUS DEUX MARG"* EN CHARGE 

MICHEL DESPREZ M*^ FONDEUR DES BATIEM" DU 
ROY MA FAITE A PARIS \ 

Cloche. 

Le roi Louis XV Ht construire à Versailles une seconde église pa- 
roissiale, du titre de Saint-Louis, dont il posa la première pierre eu 
1743*. Cette église est devenue cathédrale par suite de la création 
canonique de L'évêché de Versailles en 1802. Le prince fondateur 
voulut servir de parrain à la cloche principale, qui existe encore, et 
dont nous avons pu recueillir Tacte de baptême. 



* Fille de Frédéric-Auguste II, roi de 
Pdogne, électeur de Saxe, née h Dresde en 
1781, seconde femme de Louis de France, 
danplrin, en 17^7, morte h Versailles le 
i3 mars 1767, inhumée à Saint-Denis. Son 
cœur lut déposé dans la cathédrale de Sens, 
avec celui du dauphin , sous un somptueux 
monument, qui n*a pas été détruit. Elle a été 
mère des trois fœre^ Louis XVI , Louis XVIII 



et Charles X. — ' Joseph Baret, premier 
curé de Saint-Louis en 175&, décédé en 
1778. Son portrait se voit au musée histo- 
rique de Versailles, n' 6389. 

^ Voy . ci-dessus n* mvh , p. an. 

^ Jacques-Hardouin Mansart de Sagonne 
en a été l'architecte. Il acheva Tédidce en 
1754. (Ad. Lance, Dictionnaire deê arcki- 
teetet.) 




2&0 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MXXIX. 

MONTREUIL-LÈS-VEBSAILLES. — ÉGLISE PAROISSIALE 
DE SAINT-SYMPHORIEN. 

1784. 

FAIT PAR LACHAUSSEE A PARIS EN 1784 

ETANT MM J B" L SORET^ CURE DE LA PAROISSE 

S^ SYMPHORIEN DE MONTREUIL GUILL 

LE ROY ET FR^'* CAPSINTE^ MARGUILLIERS 

EN CHARGE 

Horloge. f 

Le village de Montreuil formait autrefois une paroisse; on en a fait 
un faubourg de la ville de Versailles. L'ancienne église, dévastée pen- 
dant les guerres, et reconstruite dans la seconde moitié du xv* siècle, 
est remplacée par une église nouvelle édifiée, de 1766 à 1770, par 
Trouard , architecte des économats^, sur le plan des basiliques romaines. 
L'architecture en est très-simple. L'église possède un grand nombre 
de tableaux des xvii* et xviii* siècles. Une masse de marbre, d'une 
sculpture informe, a été posée en 1819 sur la sépulture d'une bien- 
faitrice. L'auteur avait pris pour modèle le beau monument de la mère 
du peintre Le Brun, qu'on admire à Paris dans l'église de Sainfr-Ni- 
colas-du-Chardonnet'. 

L'inscription que nous fournit l'église de Montreuil est gravée sur 
le mécanisme de l'horloge. 

' Nom douteux. de l'académie d'architecture. Il a beaucoup 

* Louis-François Trouard, né à Paris en construit à Versailles. (Lance, op. àt,) 
tyag, élève de l'école de Rome, membre ^ Voy. 1. 1, p. 379. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 2M 

MXXX. 

CHAVILLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

IV* siècle. 



Jtjm ïd«ttt tiarltt tt (lnwibvt îm to^ mmvx ïie 

wiUfw 

Pierre. 

« 

L'église n'est qu'une petite chapelle sans caractère, dont le chœur 
fut reconstruit, en i654, par Michel Le Tellier, seigneur de Chaville, 
alors secrétaire ordinaire des commandements du roi, et depuis chan- 
celier de France. 

Le texte que nous publions, recueilli sur une dalle aujourd'hui re- 
tournée, nous a été communiqué, sans autres renseignements, il y a 
déjà quelques années, par le curé de la paroisse. Quant à nous, nous 
n'avons vu autre chose que le revers de la pierre. Une effigie et un en- 
cadrement occupent sans doute le côté qu'on a mis en terre. Par 
bonheur, l'abbé Lebeuf a lu, à notre profit, dans le Livre rouge ancien 
du Châtelet, que la seigneurie de Chaville appartenait, en i4oi, à 
Jean l'Âsuc, valet de chambre du roi, à l'exception de la partie qu'en 
possédait l'Hôtel-Dieu de Paris, et que les deux seigneurs, en réunis- 
sant leur crédit, obtinrent que ce village fût exempté de la juridiction 
de Châteaufort pour être soumis à celle de Paris. Ce Jean l'Asne est 
bien certainement le personnage dont la tombe s'est retrouvée dans 
l'église de Chaville. 



m. 3i 



242 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mxxxr. 

VÉLIZY- - ÉGLISE PAROIS6L4LE DE SAINT-DENIS. 

i583. 

€^ttnvi Attt 

mtm 3i<«9tte«( M(tv$,^ ptttixt ett B 

a pttpiimU a W ttâlm ttwxxtz îabvi^w 

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tiatïje qtt< Ui xamvxV jiS^ z ahttewtr be 
la^U (titl^ tér^t; ietttt; tmt ^t tjm 
Ut ti ttkhm px (S55 m « ^fttptMU î«ttl2 
»»(&$ l^tes ti( W0U tmt rnHUs z 
vmtsamêmts tl tm U&era Cur la îtNt a 
UCft» b( fMiftttw «ttCfe la ^tmm bt^cfe* 
tttttïifï ttnn ikfe U wtt^^» h b(tiât U Wtttttt 
(]^ k pi^i flwjtt? z latiltre le twtt&wbg h 
Mettant U iiottttfèt ^t la pçttUf^ttTK It^twl 
latlttra^ trrrpatïa U mtmts tm* wttt ht 
\^t(ibvt latt mil »* mf " tr<i^« 

PRIEZ DIEV POVR LVY 
Pierre. — Haut o",5â ; lai^. o",36. 

' Les trois lignes suivantes, i pen près les tenants et les aboutissants de i'inuneuble 
illisibles aujourd'hui, indiquaient la nature, l^ë. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 243 

Vélizy, simple hameau du territoire d'Ursines, est devenu, vers le 
milieu du xvii* siècle, le chef-lieu de la paroisse. L'église et le village 
d'Ursines disparurent à la fois, et leur emplacement fat enclavé dans 
le grand parc de Chaville. Le marquis de Louvois, seigneur de Cha- 
ville, fit relever l'église paroissiale à Vélizy. Ce nouvel édifice, terminé 
en 1676, n'est qu'une petite et pauvre chapelle, dépourvue de tout 
intérêt. A l'époque de la démolition de l'église d'Ursines, on ne mon- 
trait guère plus de respect pour les monuments funéraires qu'on ne le 
fait de nos jours. En 1789, l'abbé Lebeuf trouva l'épitaphe d'un re- 
ceveur de la seigneurie, au ivii^ siècle, employée dans la maçonnerie 
de la bonde d'un étang. 

L'inscription du vicaire Jacques Lasseray provient certainement 
d'Ursines. Longtemps oubliée dans un coin de la sacristie de Vélizy, 
elle a été placée sur le mur du chœur de l'église, à main gauche. Le 
texte en est endommagé; aucun ornement ne l'accompagne. On y trouve 
l'ancien et le nouveau nom de la paroisse. 

Au milieu de la nef, nous avons lu sur une tombe la date de 1738. 
Antoine Dupont, curé de Vélizy, mort le 18 juin 1778, âgé de cin- 
quante-quatre ans, a sa sépulture sous le dallage du chœur, à iftain 
droite. On a rendu à coups de marteau l'épitaphe indéchiffrable. 



2&& 



LNSGRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MXXXIl. 
MEUDON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

t6oi. 

• 

+ MARIE SVIS NOMEE PAR CATHERINE 

DE CLEVES DVCHESSE DE GVISE* ET CHARLES 

DE LAVRAINE DVC DE GVISE S" DE MEVDON * 

M^ MICHEL COLLIN CVRE DE MEVDON 

M* MICHEL LAVSON CON" S" DAVBERVILLIERS * 

M' FRANCOYS MACHAVLT CON" S" DE FLEVRY * 

ROBERT RENAV CON" M^ FRANCOYS SAVVAT 

CON*" DV ROY ET M* DHO"* CAPP^^ DE MEVDON 

> •- 

M" FRANCOYS CHAVVELIN 

M* P. DE BRAY * 

1604 
Glociic. 

Le bourg de Meudon, jadis célèbre par la magnificence de ses bâ- 
timents, ne conserve plus que son parc, ses terrasses et une église de 
peu de valeur. Le vieux château, somptueuse demeure des princes de 



* Dachesse de Guise, en 1670, par son 
mariage avec Henri de Lorraine, duc de 
Guise (le Balafré) ; elle mourut , à TAge de 
quatre-vingt-quatre ans, le 11 mai i633; 
son tombeau est dans la chapelle du collée 
d*Eu qu elle avait fondée. 

* Fils de Henri de Lorraine et de Cathe- 
rine de Gièves, né en 1871, mort en 16&0. 
La seigneurie de Meudon avait été acquise 
en i 55a par le cardinal de Lorraine, ar- 
chevêque de Reims, qui fit construire le 



chAteau , et qui eut pour héritier son neveu 
le Balafré. 

* Michel Lauson, mort en 1610, con- 
seiller au parlement de Paris. Aubervilliers, 
fief de la paroisse de Meudon. 

* François Machault, conseiller au par- 
lement de Paris, commissaire aux requêtes 
du Palais. Fleury, autre fief du territoire de 
Meudon. 

' Nom de fondeur qui se présente pour 
la première fois. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CUÂTEAUFORT. 2â5 

la maison de Lorraine, a été abattu pendant la révolution, après avoir 
subi les ravages d'un incendie. Le château neuf, construit pour le 
grand-dauphin, fils de Louis XIV, dévasté par le fer et le feu pen- 
dant le dernier siège de Paris, ne se relèvera sans doute jamais de ses 
ruines. 

Le chœur et l'abside de Tégh'se paroissiale datent de la fin du 
\vi^ siède; la façade, la nef et le clocher, du xyif. Aucune dalle funé- 
raire ne se voit dans cet édifice ; Tinscription de la cloche rappelle seule 
le souvenir de personnages illustres. 




U6 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MXXXIII. 

CLAMART. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE ET SAINT-PADL. 

1689. 

tUttml et fm umtt tmxu "S« «w : et . 

NOVS • FIT • GVILLE • HVREAV • 

Cloche. 

Eglise rebâtie dans le cours du xvi* siècle; quelques vestiges du 
xii^ siècle à l'étage inférieur du clocher. Façade à colonnettes doriques 
du temps de Henri II; élégante porte latérale, de la dernière période 
gothique; à l'intérieur, quelques gracieux détails de chapiteaux, de 
consoles et de clefs de voûtes. 

La cloche date du règne de François I**; elle présente le nom du 
fondeur, Guillaume Hureau. 

Il ne reste pas une seule tombe entière dans l'église de Clamart; 
mais le dallage du chœur comprend un certain nombre de fragments 
d'une époque antérieure à celle de la reconstruction de l'édifice. Voici 
l'indication de ceux qui ne sont pas encore complètement oblitérés : 

1** Partie inférieure d'une dalle, du commencement du xiv* siècle: 
longueur, o",/ii; largeur, 0^,7 1; en capitale gothique : 
• ICI • 0ISV • SIRG • PIGE 

Le défunt, vêtu d'une cotte, a dû exercer la profession de vigneron 
ou de tonnelier; ses pieds, chaussés de souliers en pointe, reposent 
sur deux barillets. 




ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 247 

3"^ Portion d'une effigie de femme, bien drapée; médaillons aux 
angles de la pierre ; quelques lettres seulement de Fépitaphe (xv^ siècle) . 

3** Tombe double, toute brisée, d'un riche dessin, du xv* sîède; 
médaillons angulaires; deux arceaux en ogive polylobée; anges, ar- 
catures, clochetons; effigies à peu près détruites du mari et de la 
femme : 

tfg nid ttt&U iaâtt vktAi» fml^ 

C$ jdiCi ttoble \mm tnïm mmul ftm tn^ 

4® Sur un débris, au pavé de la nef, en caractères du xv* ou du 
XVI* siècle. 

€? uift tt0t tftôïleï it ttttlttï* tT^n$ikv ttmttui 



Enfin, on aperçoit, à lappui d'une des baies du clocher, un mor- 
ceau d'inscription de fondation qui parait aussi du xv* siècle. 

* Voy. ci-après n* mlv, p. aya. 



ââ8 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MXXXIV. 

LE PLESSIS-PIQUET. — ÉGLISE PAROISSIALE DE S^-MARIE-MADELEINB. 

1733. 

* LAN 173} lAY ETE BENITE PAR MESSIRE 
SIMON LEFRANC CVRE DV PLESSIS PIQVET 
ET NOMMEE MARIE LOVISE PAR TRES HAVT 
TRES PVISSANT ET TRES EXCELLENT PRINCE 
LOVIS CHARLES DE BOVRBON * COMTE DEV DVC 
DAVMALE COMTE DARGENTANT BARON DE 
SCEAVX ET SES DEPENDANCES* COMMANDEVR 
DES ORDRES DV ROY LIEVTENANT GENERAL DE 
SES ARMEES GOVVERNEVR ET LIEVTENANT GENERAL 
POVR SA MAJESTE DANS LES PROVINCES DE GVIENNE 
GRAND MAITRE ET CAPITAINE GENERAL DE LARTILLERIE 
DE FRANCE ET PAR DAMOISELLE MARIE ANNE VRSVLE 
GVILLAVME FILLE DE MONSIEVR GVILLAVME 
CONTROLEVR GENERAL DV DIT SEIGNEVR 
COMTE DEV 

LOVIS GAVDIVEAV ET SES FILS MONT FAITE' 
A LIEVSAINT* 

M. PIERRE GAGNAIT ETANT MARGVILLIER EN CHARGE 
lAY ETE VOITVREE GRATIS DE LIEVSAINT PAR ANTOINE 
MOVLLE RECEVEVR DE LA FERME DV DIT LIEV ET PAR 
CLAVDE DEMARNE. 

Cloche. 



' Troisième fils du duc du Maiue, né 
en 1701, mort en 1776. 

' Cette dénomination comprend sans 
doute la terre du Plessis-Piquet, vendue au 
duc du Maine par le maréchal de Montes- 
quieu, qui s'était réservé le chAteau. 

' Voy. ci-dessus, n"* mxxvii, p. a 38. 

* Paroisse de l'ancien diocèse de Paris et 



du doyenné du Vieux-Corbeil. Nous verroD» . 
dans la suite de ce recueil, que les Gaudi' 
veau fabriquèrent plusieurs cloches po^r 
r^ise de Lieusaint et pour les ^ises vcyi- 
sines. La cloche du Plessis fat peut-être jet^ 
en fonte à Lieusaint, en compagnie d^ 
quelque autre. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 249 

Très -petite église, réédifiée en 1787 par les soins de messire de 
hi Garde, curé du Piessis, qui laissa debout un clocher du xn® siècle, 
comme témoignage de l'antiquité de la paroisse. Près de lautel de la 
Vierge, on lit, sur un marbre, le titre de Notre-Dame-de-Bon-Secours 
et la date de i63i. La Vierge du Piessis était surtout invoquée pour 
la guérison de la coqueluche. 

Messire de la Garde avait eu le bon goût de respecter les anciennes 
tombes de son église. Une seule subsiste encore, mais entièrement 
usée. C'est une grande dalle, posée dans le chœur, sur laquelle on 
distingue à peine quelques traits des effigies dun personnage pn ar- 
mure et de sa femme. De l'épilaphe en capitale gothique, il n'y a plus 
de visibles que le millésime de 1 3 1 7 et la formule finale. L'abbé Le- 
beuf la trouva mieux conservée; il y put lire les noms de Guiart du 
Piessis, écuyer, et de damoiselle Geneviève de la Faïe, qui trépas- 
sèrent, le premier en 1817, la seconde en i336^ 

La cloche, antérieure de quatre ans à la reconstruction de l'église, 
est revêtue d'une longue inscription, qui énumère tous les titres du 
comte d'Eu , à l'exception toutefois de celui de possesseur de la terre 
du Piessis. Cette même inscription nous fait connaître que la fonte de 
la cloche eut lieu à Lieusaint, c'est-à-dire à une assez grande distance 
du Piessis, et que le transport en fut effectué sans frais poui* la pa- 
roisse. 

• Op. cit. t. VIII, p. 603. 



250 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXXXV. 

BIÈVRE8.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1731. 

D. O. M. 

Dame Marguerite Legras au jour de son décès 

FEMME de défunt PiERRE SiLVY BOURGEOIS DE 

Paris, par son testament reçu par lange et 
son confrere notaires à paris le 23 décembre 
1706; a légué 100? de rente par an à perpétuité 
pour être délivrées par quartier de 25* 
chacun à un seul pauvre homme ou femme 
des plus vieux du village de ce lieu de blévre 
incapable de gagner sa vie successivement, 
dont le choix seroit fait par son légataire 
universel et à son desfaut par le seigneur 
OU Curé de cedit lieu, sans que lad. rente 

PUISSE ÊTRE DIVERTIE À AUCUN AUTRE EFFET. 
Et PAR ACTE PASSÉ DEVANT PERRET ET SON 
CONFRERE AUSSI NOTAIRES X PARIS S? MeLCHIOR 
SiLVY BOURGEOIS DE PaRIS , A PASSÉ TITRE 
NOUVEL DE LAD. RENTE DONT IL EST TENU ET 
DÉBITEUR EN LA MANIERE PORTÉE AUD. ACTE, 
ET s'est obligé de LA BAILLER, PAYER ET 
CONTINUER À COMPTER DU 16. JANVIER I72I. 

A l'avenir ès mains des Seigneurs ou curez 

de cedit lieu présens et avenir. 

Fait et posé par m" Georges mareschal con^ 

PREMIER CHIRURGIEN DU ROY, SEÏGNEUR 
DUD. BlEVRE^ 

Marbre noir. — Haut. i",oo; lai^. o",63. / 
^ Inscription attachée au mur de la nef, à main droite, près des fonts baptismaux. 



ANCIEN POYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 25i 

Eglise sans caractère, grossièrement appareillée en grès, couverte en 
charpente. Les détails des poutrelles et de leurs poinçons appartien- 
nent au style de la première moitié du xvi^ siècle. 

La fondation de dame Marguerite Legras, dont nous publions le 
texte, était faite avec intelligence. Au lieu de se fractionner en aun^ôncs 
infructueuses, elle assurait l'existence d'un malheureux que Tâge au- 
rait rendu incapable de travailler, et qui, avec cette rente de cent livres 
payable par trimestre, pouvait se procurer une certaine aisance dans 
un village, à une époque où la rétribution quotidienne d'un ouvrier 
valide ne s'élevait pas au delà de quelques sous. 

Georges Maréchal, qui fit graver sur le marbre l'extrait de la do- 
nation dont il devait, comme seigneur de Bièvres, surveiller l'exécu- 
tion, fut premier chirurgien des rois Louis XIV et Louis XV. Il reçut, 
en récompense de ses services, le cordon de Saint-Michel. Au titre de 
seigneur de Bièvres, il réunissait ceux de seigneur de Monteclain, fief 
de la même paroisse, et de Vélizy. Il mourut le i3 décembre 1786. 
Les tombes, en marbre noir, de ce personnage et de sa femme, 
Marie Roger, ont disparu du chœur de l'église de Bièvres, où elles 
occupaient la place d'honneur. Le médaillon de Georges Maréchal , 
sculpté en pierre par Berruer, figure avec ceux des plus illustres chi- 
rurgiens sous le portique de l'Ecole de médecine , à Paris. Son fils de- 
vint maître d'hôtel ordinaire et gentilhomme de la maison du ror; son 
petit-fils eut un siège de conseiller au parlement. 

Devant le banc d'oeuvre, sur une dalle devenue fruste, ornée d'un 
encadrement et de plusieurs armoiries, épitaphe en français de nobles 
personnes Pierre Bailliot, écuyer, seigneur en partie de Bièvres et de 
la Ville-du-Bois, et de sa femme, damoiselle Gabrielle de Place, de 
son chef dame de Bièvres en partie, laquelle décéda le i5 dé- 
cembre i6&3^ 

* La leclare des noms patronymiqaeA des deux dëfunU nous laisse quelque doute. 



252 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

» 

MXXXVI. 
BIÈVRES.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1745. 

+ LAN 1745 ÏAY ETE BENITE PAR MESSIRE 
FRANÇOIS BERTHELOT PRETRE DOCTEUR 
EN THEOLOGIE CURE DE BIEURES LE CHATEL * . 
ET NOMMEE LOUISE ANTOINETTE PAR MESSIRE 
MARC ANTOINE BRISSIER DE LUMAGNE 
MUNITIONNAIRE GENERAL DES VIVRES DE LA 
MARINE ET PAR DAMOISELLE LOUISE ELIZABETH 
DE BOURGES FILLE DE MESSIRE MICHEL DE 
BOURGES TRESORIER DE FRANCE DE PARIS 
CHARLES CREPINET ET N;C0LAS AUBIN 
MARGUILLIERS EN CHARGE 
L GAUDIVEAU ET SES FILS MONT FAITE* 

Cloche. 
* Ancien noip du village. — * Voy. ci-dessus n** mxixiv, p. aûS. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 253 

MXXXVII. 

BIÈVRES. — ANCIENNE ABBAYE DE VAL-PROFOND'. 

1570. 

€s jMft fxtf ttuU ti ImhU fKtU 



MUt z kttww« mm a JôEj m w\* ^t UHtxtt 

mil t»* Ixx qlU rëbit f« tîpni « Utn m Ixxu k ton ««jk f>m2 îi«tt 



Pierre. 



L abbaye de Val-Profond , habitée par des religieuses de l'ordre de 
Saint-Benoit, existait déjà au xif siècle. Les bâtiments, situés à un ki- 
lomètre du village de Bièvres, dans un lieu très-retiré, ne paraissent 
pas avoir eu jamais une grande importance. Le monastère eut beaucoup 
à souffrir pendant les guerres des xiv® et îv* siècles. Il se releva de ses 
ruines sous le règne de Louis XII, et la reine, Anne de Bretagne, 
voulut quil prît le nom de Val-de-Grâce. Les guerres de religion 
furent, pour l'abbaye, une cause de nouveaux désastres. Enfin, la 
reine Anne d'Autriche obtint la translation des religieuses à Paris, au 
faubourg Saint-Jacques, et leur fit construire ces magnifiques édifices 
du Val-de-Grâce qui nous restent comme un des plus beaux modèles 
de l'architecture française au xvn*" siècle 2. 

En 1786, l'archevêque de Paris autorisa la vente ou la démolition 
de l'abbaye de Val-Profond, à l'exception toutefois de l'église et du ci- 
metière. L'emplacement de l'abbaye appartenait, lorsque nous l'avons 
visité, à Frédéric Soulié, littérateur distingué. On ne voyait plus qu'un 
fragment de l'église, converti en serre, et quelques amorces dés ar- 

' GalHa christ t. VII, col. 57/i-585. — ' Voy. 1. 1, p. 877. 



254 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

ceaux du cloîtreT environ de la fin du xni* siècle. Le propriétaire avait 
pris soin de faire attacher, par des crampons, à un des vieux murs, 
une moitié de tombe dabbesse, retirée des décombres, c'est celle dont 
nous avons recueilli Tinscription. Pilastres corinthiens; arceau en 
plein cintre accompagné d'anges; effigie en longue robe, à larges 
manches, la tète bien conservée , les mains jointes; sous le bras droit, 
une crosse dont la hampe est rubanée et la volute feuillagée. Sur 
l'archivolte de l'arceau, en gothique : 

f ttttf acf tptftïtts «amfifittttt Jttsticie * 



Une partie de l'épitaphe a disparu avec le côté de la dalle où elle 
était gravée. Le Gaïlia christiana vient à notre aide. L'abbesse inhumée 
sous cette dalle était sœur Marguerite Le Jongleux, native de Paris, 
venue du monastère de Montmartre pour travailler à la réforme de 
l'abbaye de Val-Profond, élevée pour ses bonnes œuvres à la dignité* 
abbatiale, puis démissionnaire et demeurée m^reawfigti^ jusqu'à l'époque 
de sa mort. 

Au milieu de morceaux de consoles et de chapiteaux, nous avons 
remarqué une portion de dalle, avec un reste d'inscription en capitale 
gothique, peut-être du xui* siècle, et l'effigie d'une dame en manteau 
doublé de vair. 

' Verset îio du psoumo u Miserere. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 



255 



MXXXVIII. 
J0UY-EN-J0SA8. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

tan 0^ tt' xlix U >* f* ^icM ptunl^tm Jt' 

C JarU» ﻫtttè(r (twtqttt ïe ««jjarewe ' et 
Mt ^ ^* ttu^htin K^b* 4 U rupplUafiott k 
fttfhU ]^t Je^tt ^HcaubUatt tW Umm îe 

briot* f« îe«tt« <êi ^ Jad^ttts U t rf 

*J* Wôttili^ totttôftra tl îçWa «tU 

pttU êiû tu 3<ittî» (Êtt lè^ttttrtur hf W» if U 
mtim Cêfmt tt ïe moo?' I* m$xik paUt^n 
tfktiU él pvx (t moit h UÎU ^ vmè" i* mM 

Vit U ptmvmi Ufumii ttUktt <w Ja' 

a rf in ïeWtiwt 

fg npxti U pvm 

tmmit Uttobtt tnlmMiV 

Pierre. — Haut. o",85; lai^. o",5a. 



' Le 119 septembre, jour de ia fête de 
saint Michel archange. 

' Jean VI, cardinal du Beflai, cent 
siiième évoque de Paris, de iSSsi h i55o. 

* Charles Boucher d^Orsay, trente -cin- 
quième abhë de Saint-Magloire, ëvéque de 
Mëgare en AUiqne, in partihu» infiâeUtun , 
vers i5&9, mort en i55g. Il était fils de 



Jean Boucher, niaitre des requêtes, et de 
Catherine de Monlmirel. 

* L*abhaye de Saint- Magloire, à Paris, 
me Saint-Denis. (Voy. t. I, p. 568. GaUia 
christ, t VII, col. 3o6-398.) 

' ^ Voy. ci-après n° nixii. 

' L*abbé Lebeuf recueillait volontiers les 
inscriptions de dédicace; mais il comptait 



H 



256 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



L'architecture de l'église, qui n'offre d'ailleurs rien de bien remar- 
quable, appartient au commencement du xvi® siècle. Quelques sculp- 
tures élégantes décorent la porte principale. L'arc d'ouverture du 
chœur et les colonnes qui lui servent d'appuis, sont du xni* siècle; les 
reconstructeurs de l'édifice les ont respectés. L'église de Jouy possède 
une Vierge sculptée en bois, de facture romane, connue dans le pays 
sous le nom singulier de la Diège [Diva), et digne de toute la vénéra- 
tion des archéologues ^ 

On a retiré du chœur l'inscription de la dédicace pour la replacer 
sur une des piles du clocher, au sud. La table de pierre, déjà très- 
détériorées présente , au-dessus du texte, une partie arrondie où sont 
dessinées au trait les figures nimbées de saint Martin, de saint Sébas- 
tien et de saint Roch. Saint Martin à cheval, vêtu en seigneur du 
\vr siècle, coiffé d'une toque à plume, tranche son manteau de son 
épée pour en donner la moitié à un pauvre presque nu, qui s'appuie, 
du côté gauche, sur une jambe de bois et sur un bâton. Saint Sébas- 
tien, jeune, lié à un arbre, est percé de six flèches symétriquement 
disposées. Saint Roch, accompagné de son chien, porte un manteau 
et un bâton de pèlerinage;^ un petit 'ange lui panse une plaie à la 
jambe gauche. On invoquait surtout saint Sébastien et saint Roch contre 
les maladies épidémiques ou contagieuses'. 

Charles Boucher, grâce à son titre épiscopal , suppléa fréquemment 
Tévêque de Paris en diverses fonctions. 11 consacra surtout, dans le 



quelquefois un peu trop sur sa mémoire 
pour compléter ses notes, comme il en a 
lui-même fait l'aveu. C'est ainsi qu il rap- 
porte d'une manière très-incorrecte rinscri})- 
tion de Joay. La dernière phrase, par 
exemple, telle qu'il Ta transcrite, ne peut se 
raccorder avec les caractères encore visibles 
sur la pierre : 

Et parce que la feste Monsieur Saint-Mi- 
chel ne se pourrait bonnement célébrer avec, 
accorde que ladite /este sera célébrée par cy 



après le dimanche ensuivant, ( Op. cit. t. VIII , 
p. 435.) 

' Revue des sociétés savantes, û' série, 
t. IX, p. 388; t. X, p. 17a; 5* série, t. Ili, 
p. 6q5-6q8. 

^ On devine plutôt qu on ne lit. 

' Les fripiers de Paris avaient érigé une 
confrérie en Thonneur de ces deux saints, 
dans l'église abbatiale de Sainl-Magioire, 
du temps que Tévéque de Mégai'e en était 
abbé. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 257 

diocèse, un très-grand nombre d'églises. A Jouy, les croix de consé- 
cration sur lesquelles il Ht les onctions sacrées existent encore incrustées 
dans les murs et dans les piliers. Avant lui, le même titre d'évêque de 
Mégare avait été décerné à Jean Nervet, abbé de Juilly, prieur de 
Sainte-Catherine du Val-des-Ecolie^s^ conseiller de Louis XI et son 
confesseur, qui fut aussi un grand consécrateur déglises du diocèse de 
Paris; ce prélat mourut fort âgé, le lo novembre i5â5. Les auteurs 
du Gallia christiana^ indiquent par erreur sa sépulture à l'abbaye de 
Juilly. Son inscription funéraire, en rimes françaises, citée dans tous 
les épitaphiers parisiens, se lisait dans l'église de Sainte-Catherine, 
sur un tombeau surmonté d'une effigie en reliet 

* Voy. t. I, p. 389. Ireixièuie abbé. Il était né dans le diocèse 

* T. VIII, col. 1676-1678. Juilly, Julia- de Paris, à Villeneuve-le-Roi, paroisse du 
cum, abliaye de chanoines réguliers, au doyenné de Montihéry. 

diocèse de Meaux. Jean ^el•vol en fui le 



.{.{ 



25^ INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXXXIX. 

JOUY-EN-JOSAS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1573-1680. 

C\ GlhT HAVLT ET PVISSANT 
SEIGNEVR M*' IeHAN DeSCOV- 
BLEAV EN SON VIVANT CHE- 
VALLIER DE LORDRE DV ROY 
CON" en son CX)NSEIL PRIVE 
. MAISTRE DE LA GAROEROBE 
DV GRAND Roy FRANÇOIS 
PREMIER 'de ce NOM ET DE 

pvis govvehnevr dv roy 
François second pendant 

QVIL ESTOIT DAVPHIN 



Marbre noir. — HauL o",/! 1 ; larg. o"/!! 



Au fond du bas côté méridional de Téglise, près de Tautel de la 
Vierge, on voyait, dans ane large niche maintenant murée, le tom- 
beau, les épitaphes, et les deux statues agenouillées, en marbre blanc, 
de Jean d'Escoubleau, mort le 19 décembre 1672, à l'âge de quatre- 
vingt-quatre ans, et de sa femme, Antoinette de Brives, décédée le 
li janvier i58o, âgée de quatre-vingts ans. Jean d'Escoubleau était 
chevalier de Tordre de Saint-Michel, membre du conseil privé, comte 
de la Chapelle-Beriouin , seigneur de Sourdis, d'Erray, du Coudray- 
Monpensier et de Jouy-en-Josas; il avait été grand maître de la garde- 
robe de François I'', et gouverneur du dauphin depuis François II. 
Son mariage avec Antoinette de Brives datait de l'an iBaS. Leur fils, 
Henri l^ d'Escoubleàu de Sourdis, vingtième évoque de Maillezais, 
de 1570 a 161 5, un des quatre prélats qui furent compris dans la 
première promotion de l'ordre du Saint-Esprit, fit élever un monument 



1 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFDRT. 259 

sur la sépulture de ses parents, dans l'église de Jouy. Il ne reposait 
pas dans h même tombeau; mais un buste, accompagné d'une ins- 
cription latine, le représentait entre les statues de son. père et de sa 
mère. 

Le monument fut renversé à l'époque de la révolution. Les deux 
statues, reléguées dans le cimetière du village, restèrent, pendant près 
d'un demi-siècle, exposées aux chances de destruction les plus fu- 
nestes. Elles ont beauconp souffert. Le roi Louis-Philippe les sauva en 
les achetant pour son musée historique de Versailles ^ Le buste de 
Févêque de Maillezais ne s'est pas retrouvé. Un écusson à ses armes ^^, 
élégamment sculpté en marbre blanc, avec les insignes épiscopaux et 
ceux de l'ordre du Saint-Esprit, est encastré à Versailles dans l'escalier 
de la direction du musée. A côté de cet écusson, il y en a un second, 
aux armoiries d'Antoinette de 3nve$* Quant au fragment d'épitaphe 
de Jean d'Ëscoubleau , on le conserve dans la sacristie de Jouy. 

' N** 3a 1 et 3a 9 (la catalogue. — * D-or parti de ffueuks à la bande d*or. 



33. 



260 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXL. 

JOUY-EN-JOSAS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1619. 

CY GIT 

jy^enerable & 
discrète personne 
Messire lacques Marier 
natif de Bievre diocèse 
de Paris ^Erë curé de 
leglise de céans & y resi 
dant decedé le XXIX* 
lour de lanvrer 
mil VI XII. 

La dalle en pierre du curé Jacques Marlet se trouve placée, auprès 
de celles de plusieurs de ses successeurs, sous la grille qui ferme ren- 
trée du chœur. L'épitaphe fait un mérite au défunt de sa résidence 
dans sa paroisse. Ne serait-ce pas une épigrarame contre les gens 
d'église qui croyaient pouvoir s'affranchir de cette obligation cano- 
nique? Jacques Marlet avait fait construire au cimetière de Jouy, sous 
le titre de son saint patron, une chapelle qui n'existe plus. 

Les noms du curé, dont la tombe suit immédiatement celle de 
Jacques Marlet, se sont effacés. On y lit en français qu'il était né dans 
le diocèse de Paris, et qu'il décéda le 8 mars 1 65 1 , à l'âge de soixante 
et quelques années. Les indications fournies par l'abbé Lebeuf nous 
autorisent à penser que cette sépulture est celle de Jacques Bargues, 
qui exerçait les fonctions curiales en 1625. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 261 

MXU. 
J0UY-EN-J0SA8. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1687. 

ICY GtT 
VENERABLE ET 
DtSCRETE PERSONNE 
AÏESStRE lACQVES MARCHAfS 
PRESTRE ET CVRÉ DE 
LEGLtSE DE CEANS 
DV CÔTÉ D* ÎOVY EN lOSAS 
NÉ A BtEVRE DiOCÊ D^ PARÎS 
QVt DECEDA^ LE 2J 
AVRÎL 1687 AGE d! 76 ANS 

Jacques Marchais repose à côté de ses prédécesseurs. Une seconde 
épitaphe, gravée sur une plaque de marbre noir, et placée dans le 
chœur, près du sanctuaire, en l'honneur du même curé, n'est plus en 
vue; quelque boiserie moderne la recouvre peut-être. Elle était ainsi 
conçue^ : 

Epitaphivm lacobi Marchais Pastoris de lovyaco. 
Sistc viator itcr, iacct hoc svb roarmore civsvs 

Chrisd ovivin fîdvs qvi modo pastor erat. 
Marchaevs iacet hic cvivs venerabile nomen 

Haec pia plebs omnis posteritasqve coieC. 
Pavpcribvs patcr iHc fvit, largvsqvc bonorvm, 

Ore, cibo, exemplo pavit et ipse gregem. 
Spiritvs xthereas de corpore ccssit in arces , 

Garnis at exvvias hacc brevis vma capit. 

' La terre de Jouy fui ërigëe en comté Charles d'Escoubieau , marquis de Sourdis. 
par lettres patentes de ]65&, en faveur de * Hùtt, du dioc. f. VIII, p. 696. 



363 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

L'ancienne chaire avait été donnée par Jacques Marchais, ainsi quen 
fait foi un marhre noir déposé dans la sacristie : 

fN OMNEM TERRAM FlxiVIT SONVS tORVM » 

Cathedra data est a Iacobo Marchais 

DE loVYACO PASTORE 

1671. 
Haut. 0*^90; Uif. o*,$5. 

^ Psalm. XVII I, V. /j. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 863 

MXUI. 

JOUY-EM-JOSAS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

17519, 

CY DEVANT 

Sous LE Grand AutEL est 

ENTERRÉ MeSSIRE JACQUES 

Renard curé de cette 
parotsse né en celle de 

LlMOURS DtOCESE DE PARtS 
A REGLE CETTE PAROtSSE 
AVEC BEAUCOUP DE DOU- 
CEUR ET DE CHARtTÉ 
PENDANT LESPACE DE 46 ANS 
AGE DE 69 ANS DECFDÉ 
LE 8 DU Mots DE SEPTEMBRE 
EN 1729. 

prit^ Dieu peur U rtpos 
de son Ame. 

Jacques Benard n était pas âgé de plus de vingt-trois ans lorsqu'il 
remplaça Jacques Marchais dans la cure de Jouy. Leurs dalles Funé- 
raires se touchent. Il fallait que le prénom de Jacques fût dans cette 
contrée l'objet d'une vénération particulière; car voici quatre person- 
nages \ tous curés de Jouy, nés dans la même portion de lancien dio- 
cèse de Paris, qui l'ont successivement porté. 

' N" MIL, MXLI. 



2r>4 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXLIII. 

JOIIY-EN-JOSAS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTMARTIN. 

1786. 

D. O. M. 

PliE MEMORISE 

D. JOSEPHI ANNiE HARDY DE LEVARÉ LAVALLvEI. 

NATUS 16 • MARTII 1736. 

DOCTOR-THEOLOGUS FACULTATIS-PARISIENSIS 

PASTOR IN JOiJY. 

PIETATIS VIR EXIMIit, 

ET HUMILITATIS : 

INEXHAUSTiE CARITATIS 

MORIBUS, DOCTRINÂ, ZELO ; 

COMMENDATUS : 

DÔMUM CURIALEM AMPLIFICAVIT. 

SPIRITU MAGNO, VIDIT ULTIMA * : 

ANIMAM 

MERITIS ET VIRTUTIBUS EXORNATAM 

DEO, PIE REDDIDIT 

II MAIl • 1786. 

INTER OVES SUAS SEPELIRI VOLUIT, 

ET REQUIESCIT 

HIC FRATRUM AMATOR ET POPUU \ 

POSUIT 

FBATER ADDICTISSIMU5 RENATUS HARDÏ DE LEVARÉ 

Marbre noir. — Haul, i",i7; larg. o",76. 

Inscription posée dans le chœur. Âu-dessus du texte, sur un car- 
louche, avec deux lions pour supports, un écusson de sable au lion 
d'or, couronné, accompagné de trois étoiles d'argent, deux en chef et 
une en pointe; couronne de comte. 

Le curé de Jouy, Joseph-Anne Hardy de Lavaré de Laval, était cer- 
tainement de la même famille q\ie le curé et le vicaire de la paroisse 
de Saint-Médard, à Paris, dont nous avons publié les épitaphes' et qui 
vécurent aussi jusqu'à une époque avancée du siècle dernier. 

' EccL cap. xLvm, v. 27. — ' Maehab. lib. II, cap. xv, v. th. — ^ T. I, p. aoa-sio'i. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 265 

MXLIV. 

JOL Y-EN-JOSAS. — EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1776. 

CETTE • PlEBRE • AÉTÉ • POSEE • PAR • M^ 
LOUlS SEBRAULT • PENStONNAÎRE • 
DU ROY • ET • CURÉ • DE CETTE 
PAROtSSE • DE iOUY 

FRANÇOIS ANNE DE HARCOURT • 
MARQUtS • DE BEUVRON » • CHEVALIER • 
DES • ORDRES • DU • ROY • MARECHAL 
DE CAMP • COMMISSAIRE • GENERAL 
DE LACAVALERlE • UEUTENANT 
POUR • LE ROY • DE LA PROVINCE • DE 
/ NORMANDIE, GOUVERNEUR • DU • VÎEUX • 
PALAIS, DE ROUEN*, ET SEIGNEUR 
DE CE • LtEU, LE 10 JUtLLET I776 
FRANÇOtS PORTÎER ENTREPRENEUR 

Pierre. — Haut. o",8û ; larg. o",69. 

Un curé de Jouy Gt placer, il y a environ trente ans , Tinscription 
qui précède à côté de celle de la dédicace de Féglise. La gravure du 
texte, exécutée avec peu de soin, semble l'œuvre d'un ouvrier sans 
expérience en ce genre de travail. Chaque ligne est bordée par deux 
traits. Une équerre et un compas sont figurés en sautoir au-dessus du 
nom de rentrepi:6neur. On n'a pas su me dire de quelle dépendance de 
l'église ou du presbytère l'inscription aura été extraite. 

' Ne en 1 7 a 7 , second fils de Anne-Pierre gleterre , Henri V et Henri VI , démolie pen- 
de Harcourt, marquis de Beavron, et de dant la révolution. Une place publique en 
Thérèse-Eulalie de Beaupoil de Saint-Au- occupe le terrain et en porte le nom. Le 
laire. (Le P. Anselme, tfwr. génial, t. V, titre de gouverneur était, en quelque sorte, 
p. i54.) Voy. ci-après n' McxLii. devenu héréditaire dans la maison d'Har- 

* Ancienne forteresse, commencée en court, depuis le milieu du xvn* siècle (16 A 3). 
i&ao, achevée en l'iàS par les rois d*An- 



266 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXLV. 

JOUY-EN-JOSAS.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1696. 

1er REPOZE LE CORPS DE LA MERE 

Elizabeth CHENEL ùe Meux decedée le 

7 NOVEMBRE l6pS *'^GÉE DE // ANS ET DE 
PROFFESSION fl ELLE A REAfPLY FIDELLEAÎENT 
CES DEVOIRS ET A TOUJOURS ÉTÉ FORT CHARI- 
TABLE ENVERS LES PAUVRES 

Reqmescat in Pacé Ainen 
Marbre noir. — Haul. o^^t ; larg. o",76. 

L'épitaphe de la mère Elisabeth Chenel de Meux, aujourd'hui en- 
castrée dans un mur du bas côté méridional de l'église de Jouy, sous 
la tour, provient, d'après les indications qui nous ont été données, 
d'un couvent des environs de Gompiègne. Tout ce que nous en pouvons 
dire, c'est qu'il existe, dans le département de l'Oise, arrondissement 
de Gompiègne, une paroisse du nom de le Meux, dont la seigneurie 
appartenait peut-être à la famille de la défunte. 

Encadi^ment semé de larmes; au-dessus du texte, entre deux 
palmes, un écusson en forme de losange, portant trois pièces qui soûl 
effacées; couronne de marquis; au-dessous, tête de mort couronnée 
de laurier, ossements liés en sautoir par des rubans. 

Entre les deux dernières lignes, un petit bénitier" a été taillé dans 
la même plaque de marbre. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



267 



MXLVI. 

JOl Y-EN-JOSAS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

xvi' siècle. 

PETRVS DANESlVS EPlSCOPVS VAVRENSlS 

FRANCtSCl PRiMt AD CONClUVM TRIDENTINVM» 
LEGATVS ANNO M V*^ XL VI DEINDE HENRiCl II' 
PBiECEPTOR FRANCtSCl II' LECTOR ET AVRtCVLARlVS 
DEMVM EPlSCOPVS VAVRENStS' 
OCTOGENARtVS tN DOMINO OBDORMtVlT 
ANNO M V^ LXXVII DlE XXm APRlLlS 

PETRVS DANESlVS, DE SVPERlS NATVS ANAGRAMMA*, ELEGERAT SIbI PRO STEMMATE NON 
QVi£ SVPER TERRAM*. 

FVtT ARTtSTARVM, TVM THEOLOGORVM NAVARRlCORVM ALIQVANTISPER ALVMNVS •, 

DElNDE TOTVS HVMANIORIBVS LITTERIS RESTITVENDIS DEDItVS, PRlMVS 

LÎNGV/E GRi£C^ REGtVS PROFESSOR A FRANCISCO PRIMO NOMINATVS 

ÎNTER LtTTERATOS SVt TEMPORIS OMNIVM CONSENSV DOCTRINA 

EXCELLENS tN AVLAM ABREPTVS 



L'inscription qui précède est tracée autour d'un portrait de bonne 
facture, peint sur bois, représentant le célèbre Pierre Danès. On peut 
affirmer que ce précieux tableau , maintenant conservé dans la sacristie 

* Le concile de Trente dont Tonvertare 
eut lieu en iS&S et la clôture en i563. 

' Précepteur, lecteur, confesseur du roi 
François IL (Voy. Ducange, Glossar. Auri- 
cularius.) 

' Vingt-troisième ëvèque de Lavaur, de 
i557 à 1677. {Gallta ehrUt. t. XIII, 
col. 3/16,347.) 

^ Anagramme, exactement formée des 
quatorze lettres qui entrent dans la compo- 
sition des deux mots, Petrvs Danesm, 



' Texte tiré de Tépitre de saint Paul aux 
Colossiens (chap. m, v. 9), et adopté pour 
devise par Pierre Danès , à Fexemple de son 
protecteur, le cardinal de Toumon. Ses ar- 
moiries, surmontées de la crosse et de la 
mitre, sont peintes à cAté de son efligie, 
d'azur au chevron d'or accompagné de troie 
croix pattées de même, 

* Maître es arts, docteiu* en théologie de 
la maison de Navarre. 



SA. 



268 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

de l'église, provient de l'ancien château de Jouy, et qu'il appartint à 
Jean d'Escoubleau , qui était gouverneur du dauphin François^ comme 
Pierre Danès fut précepteur du même prince. 

Pierre Danès, né à Paris, enseignait la langue grecque à l'université 
de Bourges, lorsque François I** l'appela auprès de lui pour le nommer 
professeur de la môme langue au Collège royal de France , nouvel- 
lement fondé. Ambassadeur des rois François I" et Henri II au con- 
cile de Trente, il se fit remarquer dans cette grande assemblée par la 
vigueur de son éloquence. Gallus cantal y s'écria l'évêque d'Orviète, 
pendant une des harangues de l'envoyé de la France. Utinam ad Galli 
canlum Petrus restpisceret, lui répondit Danès. Il devint à son retour 
précepteur du futur roi François II, puis évêque de Lavaur. Dans la 
suite, pour mieux se préparer à une fin chrétienne, il se retira dans 
l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Il y mourut en 1677, et fut inhumé 
dans le transept de l'église abbatiale , près de la grille du chœur, du 
côté du nord, où se lisait autrefois sur sa tombe une inscription très- 
simple en langue française^. Ne serait-il pas digne de la ville de Paris 
de consacrer, par quelque monument, la mémoire de tant de morts 
illustres dont ses églises ont recueilli la poussière? 

' Voy. ci-dessus n" mixxik. — * Dom Bouiilart, Hist. de Vahh, roy, de Saint-Germaifi- 
deê'Prés, p. 197. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 269 

MXLVII. 

BUC. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

1537. 

tt* %%xm tï 

idttWttelU ytim rat k Um laqwlU 

Pierre. 

Eglise peu importante. Le chœur et l'abside sont d'une élégante struc- 
ture du commencement du xvi^ siècle. Des vitraux de la même époque, 
dont il ne reste plus que quelques débris, représentaient le saint pa- 
tron de l'église prêchant au désert et baptisant le Sauveur. 

Le fragment, qui porte le nom de damoiselle Jeanne Rat et la date 
de la mort de son mari, a fait partie d'une dalle autrefois placée dans 
le sanctuaire et déjà brisée lorsque l'abbé Lebeuf visita l'église de Bue. 
Les marches d un nouvel autel de la Vierge, sous lesquelles il est engagé, 
n*en laissent plus à découvert que le millésime. On y voyait environ la 
moitié supérieure de l'eflSgie d un personnage armé, dont la cotte était 
parsemée de rats, par allusion au nom et aux armoiries de sa femme. 
La famille Rat possédait, au xvi"^ siècle, dans les environs de Bue, la 
seigneurie d'Orcigny en la paroisse de Saclé, celle de Forges et celle 
deDampierre^ 

Une autre dalle, transférée aussi du sanctuaire dans la chapelle de 
la Vierge, est devenue complètement indéchiffrable. 

* Lebeuf. op. cit. t. VIII, p. 44o. 



'270 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MXLVIIL — MLIV. 
BUC. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE- 

i663. *7^7' 



Cy GiST 

MeSSÎRE GERMAtN 

BouDET Curé en 
Cette ParoIsse L'espace 
De 56 Ans decede Le 3. jan- 
vier 1663 • AGE DE 80 Ans 

REQUtESCAT IN 

Pace . 



\ 



% e/ 



>t^ 



Pierre. — Haut, i°,25;larg. i^^oo. 
1570. 

ci GtST 
MESStRE NiCOLAS 
DAUBERT CUBÉ 
EN CETTE PAROISSE 
LESPACE DE 8 ANS DECEDE 
EN 1570 REQUtES QUAT 
tN 
PACE. 

' Une larme; un encensoir Aimant. 

» Verset h. 

^ Un cure de Jouy, de la même famille, 

VOV. n* MSL. 



CV GiST 

MeSSIRE PtERRE 

Bargues* Curé en 

A 

Cette ParoIsse L'espçe 

DE 44 Ans DECEDE Le 21 

Septembre 1707 Agé 

DE 84 Ans REQUt- 
ESCAT tN 



\^ Pace 



4 vjv J^' 









Pierre. — Haut. i'",35; larg. o*,98. 

l58&. 

et GtST 
MESStRE PtERRE 

Rolland curé 

en cette parotsse les 

pace de 14 ans decede 

EN 1584 

REQUtESCAT tN 

PACE. 

^ Une larme en. tète de Tépitaphe ; en 
bas , un insigne efface. 

' Verset â3. (Ép. de saint Paul aux Phi- 
lippiens.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 



271 



1593. 

et GÎST 
MESSiRE JEAN 
LtGlER CURÉ EN 
CETTE PAROtSSE LESPACE 
DE 6 ANS DECEDE LE 4 

»Î93-- 



«710. 

Ci GtST MESSiRE CiLLES 
LE BREiN CURÉ 
EN CETTE PAROISSE LESPACE 
DE 7 ANS DECEDE LE 15 
DECEMBRE I7IO AGE 
DE 76 ANS REQUtES 
QUAT tN 

PACE. 



Ci GtST 
MESStRE FRANCOiS, 

Hadancourt curé 
en cette paroisse les 
pace de. 7 ans decede le 
ij aoust age 

DE 5 

Le dallage du chœur a été renouvelé vers le milieu du siècle der- 
nier. En supprimant les anciennes tombes, on a voulu du moins con- 
server la mémoire de plusieurs curés qui ont gouverné la paroisse 
aux xyf, xva* et xvin® siècles. Les épitaphes sont gravées sur des pierres 
symétriquement disposées en forme de losange. Celle que nous avons 
placée la dernière est en partie effacée; on n'en peut relever la date. 
Une autre, plus effacée encore, ne laisse plus lire que les qualifications 
de messire et de curé. 



272 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MLV. 
BUG. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

1769. 

D. O. M. ' 

Ci gist dans un petit ca- 
veau LE Corps D'Honorable 
Dame Marie-Anne-Louise de 

GiLLEBAULT VEUVE DE MESSIRE 

Charles-Hubert de Furet, 
Chevalier, Seigneur de Cer- 

NAY-LA- VILLE», DU BOURGNEUF, 
ET AUTRES LIEUX ANCIEN CAPI- 
TAINE AU REGIMENT DE LA • * 

Reine laquelle est décedée 
Remplie de vertus comme 
d'années le 2$ novembre 
MDCCLIX. Agée de 92. Ans 
Requiescat in Page. 

Pierre. — Long. i^^So; larg. o",84. 

Tombe comprise dans le dallage de la petite chapelle des fonts bap- 
tismaux, érigée sur le côté méridional du chœur. Encadrement semé 
de larmes; aunlessus du texte, deux écuss>ns réunis sur un même car- 
touche, aujourd'hui très-effacés; au-dessous, une tète de mort ailée et 
couronnée de laurier. 

A l'époque de la publication de l'histoire du diocèse de Paris, la 
seigneurie de Cernay-la-Ville appartenait à messire Gaston de Furet 
qui était probablement le ûls de Charles-Hubert, nommé dans l'épi- 
taphe de Marie- Anne-Louise de Gillebault. Un de leurs ancêtres, 
Raoul de Furet, écuyer, possédait la même seigneurie en i556^. 
Nous avons déjà rencontré le nom de cette famille, à Glamart, sur la 
tombe de noble homme Nicolas Furet, mort au xv* siècle'. 

* Voy. ci-après n* mclx. — * Lebeuf, op. ciL l. IX, p. 1 65. — * Voy. ci-dessus n* muiiii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUPORT. 



273 



MLVI, 
BUG.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

1776. 

t LAN- 1775 JAY ETE BENITE PAR M" HONORE 
JOLI VET CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE 
LOUISE AUGUSTE* ADELAÏDE PAR LOUIS XVI ROY 
DE FRANCE ET DE NAVARRE ET PAR TRES HAUTE 
ET TRES PUISSANTE DAME MADAME MARIE 
ADELAÏDE DE FRANCE FILLE AINEE DE LOUIS XV 
ET TANTE DU ROY REGNANT* 
CLAUDE LE CONTE MARGUILLIER 
DESPREZ FONDEUR DU ROY FECIT * 
Cloche. 



' Louis -Auguste, prënoms du roi 
Louis XVL 

* Née à Versailles en 173^, morte à 
Trieste en 1799. Son corps a été apporté à 
Saint-Denis par ordre de Louis XVIILjCette 



princesse n'était que la quatrième fille de 
Louis XV. On lui donnait, en 1776, le 
premier rang, par suite sans doute de la 
mort de ses trois sœurs atnées. 
' Voy. ci-dessus n* ixinu. 



35 



n 



27& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MLVII. 

GUTENCOCRT. — ÉGLISE PAR0I88ULB DE SAINT-VICTOR. 

1627, 

CY DESSOVS 
GIST LE CORPS DE 
MESSIRE 

Robert de piedefer 

CHEVALIER SeIGNEVR DE 
GVYANCOVRT TVRNY ET 
DV BOVLAY EN CHAMPAIGNE 
ESCVYER DE LA PETITE ES 
CVRIE DV ROY QVI DECEDA 
LE XIl' loVR 1627 

Age de lu ans. 
Requîescat in pace 
Amen, 

Pierre. 

L'église, formée d'nn assemblage de* constructions des xiv*, xv* et 
XVI* siècles, n'en est pas moins assez belle et régulière. Les habitants 
se sont acharnés à mutiler les monuments funéraires qu'elle contenait. 
L'épitaphe de Robert de Piedefer a, seule, échappé à la destruction. 
Ce personnage, qui portait le même prénom que plusieurs de ses an- 
cêtres, seigneurs comme lui de Guyencourt, avait épousé Louise de 
Bérulle, sœur de l'illustre cardinal fondateur de la congrégation de 
l'Oratoire en France. A côté de la dalle qui recouvre sa sépulture, dans 
le chœur, on lisait une inscription en mémoire de son aïeul, Robert 
de Piedefer, mort le 29 août iBig, à Tripoli de Syrie, tandis qu'il se 
rendait en pèlerinage aux Saints-Lieux'. 

' Lebeuf, op. cit. t. VIII, p. 448. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 275 

D autres tombes, éparses dans le dallage du chœur, sont complète- 
ment usées. Une dalle relevée contre le mur, à main gauche, présente 
Teffigie, devenue très-fruste, d'un prêtre vêtu d'une riche chasuble; 
arcade cintrée, avec une tête de mort à 'la clef; pilastres doriques; 
palmes dans les tympans; têtes d'anges aux angles de la pierre. L'épi- 
taphe a été martelée. Ce monument est sans doute celui de Jean Gi- 
rard, né à Gailardon, curé de Guyencourt, mort le g août 1698, dont 
rinscriptîon se composait de vers français, de vers latins, de deux lignes 
en grec et d'un verset en hébreu du psaume xv^ 

On a aussi entièrement déâguré à coups de marteau la tombe ^ et 
Tépitaphe de quelque officier ou receveur de la seigneurie de Guyen- 
court, décédé en 1610. La tête et les mains étaient rapportées en 
marbre. Le vêtement du défunt consistait en veste, culottes courtes et 
petit manteau. 

* Lebeaf, op. cit. t. VIII, p. 449. — * Longueur, 9",3o ; largeur, i",o^. 



35. 



276 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MLVm. 

GUYENCOURT. ~ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-VICTOR. 

1557. 

+ ut^u Mttte« ÎMCU» Im wX tt' Imt 

Cloche. 

La cloche paroissiale, dune belle forme et d'un poids considérable, 
porte allègrement son grand âge et n a rien perdu de la puissance de 
sa voix. Elle a été fondue deux ans avant la 6n du règne de Henri II; 
seule, elle a survécu à ses compagnes, fabriquées comme elk-même 
aux frais des habitants. L'inscription lie nous dit pas quel en fut l'auteur. 
Nos lecteurs ont déjà pu remarquer combien sont rares lés signatures 
de fondeurs sur les cloches antérieures au xvn*" siècle. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



277 



MLIX. — MLX. 

VOISINS-LE-BRBTONNEUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

i3a6. 




iei)HR De V0I<^IRâ9 G^R tXVI «ReSPHSSH LAR De 6* 

RHoe miL aaa xxvi • 

Pierre. — Long. i°,95; !arg. o*",8o. 



' Date d'une lecture inœrtame , mais seulement pour les quatre derniers chilires. 



278 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



xiir ou iiY* siècle. 



lai • ffiT • 

o)onsei6*novR • lei^im • BHSin ' • d 

G • voisin • PRoez • povr • li 

Pierre. — Haut. o",flo; larg. o",96*. 

Petite église, sans caractère. Aucune partie de la construction ne 
paraît antérieure à la seconde moitié du xvi® siècle. 

Les deux dalles dont il s agit étaient jadis dans le chœur. L abbé Le- 
beuf na pas donné place aux personnages dont elles portent le nom, 
dans la série qu'il a publiée des anciens seigneurs de Voisins. On peut 
les attribuer à la fin du xui* siècle ou au commencement du siècle sui* 
vant. 

Jean de Voisins est enveloppé d'une armure de mailles de fer qui 
ne laisse à découvert que le visage; cotte en étoffe sans manches; Técu 
et Tépée attachés au ceinturon; ailettes carrées sur les épaules; mains 
jointes; pieds posés sur le dos d'un chien; arceau en ogive trilobée 
avec deux pieds-droits pour supports; pignon bordé de crossettes, ter- 
miné par un Qeuron et accosté de deux anges thuriféraires; gravure 
d'une exécution grossière. Cette dalle, très-fruste et toute souillée de 
moisissure, a été retirée du chœur et rejelée vers la porte de l'église. 

La tombe de Jean Basin, restée au dallage du chœur, ne présente 
point d'effigie, mais seulement une courte inscription tracée avec si 
peu de régularité qu'on la croirait l'œuvre du pi^mier tailleur de 
pierres venu. 

Nous avons aussi recueilli, sur un fragment de tombe qui parait de 
la un du xui* siècle, dans un encadrement formé d'un arc en ogive 

* Basin, nom patronymique du défunt. de la Roche. (Voy. ci-après n* mcxvi.) — 
Un Robert Basin de Voisins Ggure, à la * Ces mesui'es sont celles de l'espace oc- 
date de 1 935 , dans le cartulaire de l'abbaye cupë par Tinscription en tête de la dalle. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAOFORT. 279 

soutenu par des colonnes, un écusson armorié de six quintefeuilles, 
rangées trois, deux et une, avec un lambel de quatre pendants. 

A la première travée de la nef, du côté du sud, sur une pierre 
fixée au mur, on n a plus à recueillir que la date du décès d'un do- 
nateur, qualifié honeste pei^sonney qui trépassa le 17 septembre 1662. 
L'inscription est en caractères gothiques; au-dessous du texte, le corps 
du défunt gît étendu sur un suaire. 



S80 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MLXI. — MLXV. 

VOISINS-LE-BRETONNEUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1699. i665. 



CY GIST 

VENERABLE 

ET DISCRETE 

PERSONNE M^ Denis 

BiGAVLT PRESTRE CVR£ 

DE VOISIN LE BRE 

TONNEyX 



QVI DECEDA LE 
VI MARS 1629 

Priez Dieu pour 
Lui\ 



Cy GIST 

VENERABLE ET 

DISCRETTE PERSONNE 

M"* Martin Meroer 

NATIF DE VOISINS LE BRE- 

THONNEVX EN SON VIVANT 

PRESTRE ET CVRÉ DE L*EGLI- 

SE DE Céans qvi deceda 

LE lEVDY SEÎZl^ DECEMBRE ' 

MILSIX CENS CINQVANTE 

CINQPOVRLEREPOSDE 

SON AME PRIEZ DIEV 

POVR LVY*. 



Sous CE Tombeau 
REPOSE LE Corps 

DE VENERABLE ET 
DISCRETTE PERSONE 

Mathurin LE Sourd», 
VIVANT Curé de 
cette Paroisse le 

QUEL est DECEDE 

LE 12^ Septembre 
1689. Age de 61. ans. . 

Priez Dieu 

pour Luy^» 



' Pierre trouvée en dehors de l'élise, 
contre la tour, au milieu de gravois. 

' Longueur, i",6o; larg, o^iSi. Grand 
encadrement ovale, accompagne d'enroule- 
ments; à chacun des quatre angles de la 
pierre, deux os en sautoir et une tète de 
mort. 



' Mot douteux. On avait commei»cé \ 
marteler les noms. 

* Longueur, i",65;lai^ur, o",8fl. ^pi- 
taphe disposée sur une draperie ; au-deaa^ ns « 
un cénotaphe cannelé et deux torches fu' 
mantes renversées. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 



961 



1693. 



ICT GIST LE CORPS DE 
MESSIRE DENIS DVBOIS 
PRESTRE CVRÉ DE CETTE 
PARROISSE DE VOYSINS NATIF 
DARGENTEVIL EN CE DIOCESE 
DE PARIS LEQVEL DECEDA LE 
13 SEPTEMBRE I693. REGRETTE 
DE SES PARROISSIENS. SES DE\ X 
FBERCS CVBis 0£ CEBJiAY: ET DL 
SACLAY EN CE DIOCESE* LVY ONT 
FAIT METTRE CETTE TVMBE POVR 
MARQVE D£ LEVR AMITIÉ £T D£ 
LEVR VNION EN CETTE VIE 
QVILS ESPERENT ESTRE PARTAGEE 
EN LAVTRE PRIEZ POVR LE 
REPOS DE SON AME 

BEQVIESGATIN FACE' 



1781. 

D. O. M. 

ICY REPOSE N'ENERABLE 
6f DtSCRETTE PERSONE 

M".^ Antoine PotRtER^ 
Ancien Chanoîne de 
Vie* Curé de ST MARTtf^ 

0£ CeSSON en BRl£^ 
DECEDE LE 6. AOUST 
1731. APRES AVOtR 

ETE Curé de cette 
Paroisse lespace de 
17. anées, a la 71^ de son 
AGE & 45. DE Pastoral. 
Requtescm infkice *. 



Les curée de Vokins avaient, suivant Tusage^ leur sépuiture dans 
le ehorar, sous des dalles de pierre. Gdles qui ne s'y trouvent plus ont 
3ans doute été déplacées, comme il nest arrivé que trop souvent. La 
plus ancienne, celle de raessire Denis Bigault, date de i^îg. C'est 
peot-étre à l'époque du gouvernement de ce curé qu il faut attribuer 
la pose du petit obélisque de pierre érigé, en 1607, pour servir de 
sapport à la croix du cimetière/ Deux écassons, sculptés en relief, dé* 
corent ce monument, Tun à trois gerbes de blé, lautre parti du pre- 
mier et de trois colombes. 



*• Même doyenné de CbAteaofort. ( Voy. ci- 
après.) 

' Long, t^jao; larg. o",85. 

Dale «ans «umeineBlB, finacturée, dana la 
chapelle de Sainte-Geneviève, près de la 
porte de la sacristie. 

' Nom douteux. ' 

* Vk, en Lorraine, diocèse de Metz; il y 



existait une collégiale, du titre de Saint- 
Étienne, fondée au xin* siècle, 

^ Ceiton, paroisse de Tancien diocèse de 
;Se»s. (Arpondiseemeat d^.Mebn, départe- 
ment de Seine-et-Marne.) 

* Long. i'",5o; larg. o^jSo. 

Au-dessus du texte, sur un cartoudie, 
un (écusson dont les armoiries ont disparu. 



36 



S6S INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MLXVI. 

MAGNY-LE8-HAHEAUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

i5/i5. 

pmtmt m' Jitmlk tu U^piit prt mtif tu mm Utmi ^ itmmit 
xm' 3wx î» tuttwkt tml dttq (tta ^vaxmU dt^ ptitz bmt pmc lttlt^ 

Pierre. — Long. s'",oo; Ui^g. o*,96. 

Eglise de médiocres dimensions, construite au commencement du 
xm® siècle» augmentée d'un collatéral, au sud, vers la fin du xv®. 
Elle a profité de quelques dépouilles de la fameuse abbaye de Port- 
Royal, située sur le territoii*e de cette paroisse. Le cimetière qui l'en- 
toure était encore considéré, de nos jours, par les derniers jansénistes, 
comme une terre privilégiée. 

Plusieurs tombes de prêtres et de curés existaient autrefois dans le 
chœur de l'église de Magny, en avant du maître*auteL 11 en reste en- 
core quelques-unes. La mieux conservée est celle dont nous donnons 
rinscription. Arcade cintrée et bordée de moulures, avec deux pilastres 
ioniques pour supports; aux angles de la dalle, médaillons contenant 
les emblèmes des évangélistes ; effigie du défunt, en aube et chasuble 
écourtée, avec le manipule et Tétole; la tète effacée; un calice entre 
les mains. 

Trois autres dalles des xv^ et xvi^ siècles présentent aussi quelques 
traces d'épitaphes en caractères gothiques et d'effigies sacerdotales. Sur 
une de ces pierres, on lit le nom de Gilles Dupoil, originaire de la Tou- 

^ Ancien nom du village. personnage. (Voy. le supplément à la fin da 

* Autre inscription concernant le même t IV.) 



ANCrEN DOYENNÉ DB GHÂTBADPORT. 88» 

raine. Une autre offrait la même ornementation que celle de Nicolle 
de TEspine; mais le dessin n'en était pas aussi soigné. 

Le doyen de tous ces ecclésiastiques repose eous une duVeid^ntle 
style est bien celui de la seconde moitié du xin' siècle. Le nom du dé- 
funt et le millésime ont par malheur disparu. Arceau en ogive trilobée, 
pied&^lroits» pignon » crossettes et fleuron; effigie en chasuble ronde, 
relevée sur les bras; mains jointes; aube, étole, manipule. Les galons 
sont rehaussés de quintefeuilles, de losanges, de petites croix. L'épi- 
taphe, en lettres capitales, se eompose de vers hexamàtres, Uomn^i 
en partie détruits : . .:i uu^ 

CVRHTVS '^ '' ' ''•' 

VS • HOHiHe» DIOT' : aVOHOAH • SVM • SOLITVS • VILIS* 

HVHO • eT • PGDe • TRITVS ! 

VS*6XT0! ; I 

GORPORIS » IH • HeHBRtS • OOT AVA • LY ÛG • HOVeHBRIST i VITa ^ 

SOL.. .HO.. -. ■ .j., o(!J 



36. 



u 



À 



i6k 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MA6MY-LE8-HAMBAUX. 



MLXVII. 

ÉGUSE PAHOISSIALB WL 8Al!lT«BUiAIlf 
(DE PARIS). 

i5S6. 




tmî ïbit îif t 'î criefcf eti Ujl? îFtcaoô tou k$ oto 

quii vTceûa œ^ la^railîtot) îr un meif a^ 
toute mrim à îrtam rt C^ 
lauîrs iPOTmàîiaci^ ^ Ipw 

rolk attiaiwriï) maflû t a taufc Dr & 

îmgf tout M (tawfaï tâï^ 

camoï) joueue ttûî trocs arçps îrlff (aùf îmm Mmft no 
6âi*ûxrf et celeto eoajù^ $ ttffm IM înÉ^ ^ito truffes tois 
^^tublcrûr(b~i]$Tmttu^ (rr8t 

fettw les tmtim îmâ ttau*^rto^ 

)f;)rid|a)0imcô(£cut&ir8tiotrel^ 

ir ftr idfglï et Ëd^ iKiï md0n| at0us)âmj]^ 

i>iit lelitt ûrdt jffultc? ta^ 

ïirtiStn) (ac^ cm (n} &act le ^6]^ (ftlïv^ 

^ 1»* tfî tre^pûÛiî pi iff lue t^^ 



Pierre. — Haut. o",66 ; larg. o",6 1 . 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUPORT. 385 

Le monument de Claude Rebours se distingue par l'élégance du 
dessin et par la netteté des caractères. Il est encastré dans le mur de 
la trcHsième travée de la nef, du c6té du nord. Des figures en relief 
occupent le tympan de la partie supérieure, sous un arc en plein- 
cintre bordé de crossettes. Ce sont la Vierge, assise au pied de la 
croix, tenant sur ses genoux le corps inanimé du Sauveur; Claude Re- 
bours, en armure, assisté de son saint patron en costume épiscopal; 
Jeanne de Gangon, accompagnée de saint Jean-Baptiste, qui porte un 
agneau. Les deux époux , à genoux à la droite et à la gauche de la 
Vierge, s'appuient sur des prie-Dieu armoriés. 

Le défunt avait affecté à l'acquittement de sa fondation de deux obits 
solennels trois arpents de terre, dont il laissait l'usufruit à sa femme, 
sans préjudice du don mutuel résultant de leur contrat de mariage. 
Après la mort de celle-ci, faute par les détenteurs pendant deux années 
consécutives d'exécuter les clauses de la fondation, les trois arpents 
de terre devenaient à tout jamais la propriété de l'église et de la fa- 
brique de Magny*. 

* Charies de Moy, chevalier, seigneur de voisine; voy. ci-après n" mcxxxvi. — * Sic, 
ia MaiUeraye, gentilhomme ordinaire de la on a écrit d*abord Cangan, et deux autres 
chambre du roi, exerçait les fondions de fois Camtm, 

vice-amiral de France en i&36. (Le P. An- ^ Ddùation ie dtme h \a même ëglise par 

selme, Hist. généal t. VIII, p. 889.) FrançiHs Dupont, seigneurde Bue (xvi* siè- 

* Chargés, grevés de cette obligation. cle)» (Voyez le supplément à la 6n du 
' Le chemin de Magny à Gif, paroisse tomeiy.) 




286 {NSVMtlH40NÈ'DË- liA IMtANGË. 

MAGNY-LES'IlAMEAtJXl - l&BtnE l^AROfSSULE DE SAlinr-^SllMAlK 

.... ; I .1. 

I 

Cy <;ist DJîMOft^ Aim£ LuaBEtsB BzbsoN 
.^, Epûvse pe Gabriel Amoureuse Y^rnus ^ 

PASSA .ICY liES p^RN^ERÊS' ANEES,^^ ^A VIE 

^ PÂJS LA PRIERE ET DÂS UN.ÇRANp* AMOUR 

PO*î LA PAUVRETE DE JeSUS ÇHRIST. ELLE EUST 

TOUIOURS UNE SI GRANDE CHARITÉ PO^Î LES 

' • .It. • 
PAUVRES QU ELLE REGARDOIT COMME RIEN 

D*£XPOSER TOUS LES JoURS LE PEU DE 
SANTÉ qu'elle AVOIT PO^Î LES SERVIR DAN$ 
LEURS MALADIES. ELLE A DEMANDÉ A LA 
MORT qu'on ne PORTTAST SO CORPS A L*E 
GLISE QUE DÂS LA BIERE DES PAUVRES 
QU*IL N*Y EUST PO^Î TOUT LUMINAIRE QUE DE^^* 
CIERGES AUX COTEZ DE LA CROIX ET QU*Ô 
L'ENTEIRAST SANS CERCUEIL A L'eNTRÉE 
DU CIMETIERE AFIN^ DISOIT ELLE, d'ETRE 
TOUJOURS SOUBS LES PIEDS DE TOUT LE 
MONDE, ET qu'il N'Y EUST RIEU A SA SE- 
pulture ou elle ne copessast mesme 
apres sa mort le neant ou elle se 
trouvoit devant dieu. elle mourut 
21 Mars 1687. le Jour de la Feste de 

St BeNOIST PO*. LA REGLE DUQUEL ELLE 
AVOIT UNE VENERATION PARTICULIERE 

Pnez Dieu pô le repos de sô Ame 

Pierre. — Long. i"*,9o; lai^g. i)"*,97. 

' Noms singuliers, parfaitement lisibles sur la pierre. 



ANCIEN DOYENNÉ D£ GHÂT&AUFORT. 387 

Anne-Lucrèce Beason était la sœur d'un curé de Magny, dont nous 
rapportons Tépitaphe à la suite de celie-ci. Cette pieuse femme passa 
auprès de son firère les dernières années de sa vie, dans les exercices 
de la pénitence et de la charité. L excès de son humilité n a d ailleurs 
rien qui doive nous surprendre en pareil lieu. N avail-eiie pas sous les 
yeux les exemples des solitaires de Port-Royal, qui traitaient la pauvre 
nature humaine plua mal encore qu'elle ne le mérite? 

Quel que fût le désir d'Anne Besson de n'avoir autre chose que la 
sépulture des pauvres, une épitaphe a été posée en son honneur à ren- 
trée de l'église, du côté du sud. Ses armes y figuraient même sur un 
écusson, aujourd'hui effacé, surmonté d'un casque à lambrequins et 
accosté de deux griffons. La dernière ligne se trouvait aussi partagée 
en deux par un insigne également disparu. 



i 



3«8 fSSC&IPTIONS DE LA FRANCE. 

MUIX, 

MA6NY-LB&-RAMEAUX. r- ÉGLISE PAR0I8SIALB DE SAIIflVGEBMA» 

<DE PARU). 

1708. 

Souvenez vûus de ceux 

QUI vous ONT CONDUITS, 
ET qui vous ONT PRÊCHÉ LA 

PAROLE DE Dieu 7 considérez la 

FIN de leur vie, ET IMITEZ LEUR FOY \ 

Sous l'égout de cette £Glis£ a voulu être enterré 
M. Jean Besson Prêtre du diocèse d'Angers, Curé de, 
cette Paroice durant 32 ANS. L'attrait qu'il eut 

POUR LA PENITENCE, LUY EN FIT EMBRASSER LES PLUS 
GRANDES AUSTERITÉZ. QUOIQUE d'UN TEMPERAMENT 
DELICAT, IL NE BUVOIT QUE DE l'EAU, PORTOIT LE CILICE, 
COUCHOIT SUR UNE PLANCHE, SE LEVOIT LA NUIT POUR 
PRIER, JEUNOIT PRESQUE CONTINUELLEMENT ET SELON 
l'ancienne DISCIPLINE, PRATIQUANT CES MORTIFICATIONS 

avec une joie qui se repandoit jusqu'au dehors. 
Ardent amateur de la sainte antiquité, il 

TASCHA DE s'EN APPROCHER EN TOUT LE PLUS QU'iL 
LUY ESTOIT POSSIBLE. ToUT SON TEMPS ESTOIT PARTAGÉ 
ENTRE LA PRIERE, L'ETUDE ET PARTICULIEREMENT DE 

l'Ecriture sainte, et le soin des ames que Dieu 

AVOIT confiées a SA CONDUITE. EGALEMENT ATTENTIF 
A LEURS BESOINS SPIRITUELS ET CORPORELS, APRÈS LEUR 



' Ces lignes sont une traduction du verset 7 du chapitre xin de Tëpttre de saint f^ 
aux Hébreux. 



A. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 289 

AVOIR ROMPU LE PAIN DE LA PAROLE, IL DISTRIBUOIT CELUI 
DU CORPS AUX INDIGENS AVEC UNE TENDRESSE PATERNELLE. 

Ses SOINS et ses liberalitez n'ont pas trouvé leur 

FIN DANS CELLE DE SA VIE. Il CONTINUE DE LES INSTRUIRE 
APRES SA MORT DANS LES ECOLES DE CHARITÉ QU'lL A FON- 
DÉES A LA NOMINATION DU CURÉ ET DES MARGUILLIERS 
DE CETTE PAROICE; AUSQUELS IL A JOINT L'AbBESSE DE 

Port-Royal des champs par un effet de son affection 

ET DE son estime POUR CETTE CELEBRE AbBAYE. Il A 
AUSSI FONDÉ QUATRE MeSSES PAR AN. EnHN PAR SON 
TESTAMENT IL DONNE ENTIEREMENT AUX PAUVRES CE 
QUE SON AMOUR POUR EUX LUY AVOIT LAISSÉ DE RESTE, II 
SORTIT DE l'autel LE DIMANCHE DES RAMEAUX AVEC 
LA MALADIE QUI CONSOMMA SON SACRIFICE LE SAMEDI 
SAINT 7 JOUR d'avril L'AN DE J. C. 1703 , LE 60 DE SON AGE '. 
Marbre blanc — Haut. j",o3; larg. o"",78. 

Table de marbre blanc fixée au mur septentrional de la seconde 
travée de la nef, encadrée d'une bordure de pierre et surmontée d'une 
petite plaque de marbre noir, échancrée, où sont gravées les cinq pre- 
mières lignes de l'inscription. 

Non moins mortifié que sa sœur, qui avait voulu être inhumée à 
l'entrée du cimetière, le curé Jean Besson choisit sa sépulture sous 
l'égout de l'église'. Il mourut en grande réputation de sainteté. Sa 



' Cette longue ëpîtaphe fut composëe par 
M. Baudouin (de Port-Royal). On ne pouvait 
la placer dans T^ise paroissiale de Magny 
sans avoir obtenu l'approbation du cardinal 
de Noailles, archevêque de Paris. Après 
ravoir examinée, le prélat répondit quil 
avait lu récemment à Rome , sur le tombeau 
du dernier pape, Innocent XII, une inscrip- 
tion qui ne disait pas tant de choses. {Sup- 



plément au nécrologe de Port-Royal, p. SSq. ) 
— * Cette idée, qui peut paraître bizarre , 
n'était d'ailleurs pas nouvelle. Les plus an- 
ciennes chroniques normandes rapportent 
qu'aux X* et xf siècles les ducs Richard I" 
et Richard II, fondateurs du grand monas- 
tère de Fécamp , voulurent aussi , par hu- 
milité, que leurs corps fussent inhumés 
sous les gouttières de l'église abbatiale. 

37 




290 INSCRIPTIONS DB LA FRANCE. 

charité envers les pauvres, son zèle pour la fondation des écoles gra- 
tuites, ne pouYaient que profiter de son assiduité à la prière et des 
austérités qu'il s'imposait à lui-même. 11 donnait aussi ses soins à la 
décoration de son église. Ce fut lui qui fit ériger aux côtés du maître- 
autel les statues en bois de son patron saint Jean-Baptiste et de celui 
de la paroisse; elles existent encore. Descendu de Tautel le dimanche 
des Rameaux pour ne plus y remonter, ce digne prêtre rendit son âme 
à Dieu la veille de Pâques avec la ferme espérance de célébrer au pa- 
radis la fête de la résurrection. Nous n avons pas retrouvé une seconde 
inscription, consacrée à sa mémoire et rédigée en latin par M. Tron- 
chai, qu'on nous avait mdiquée vaguement comme placée d'abord au 
cimetière et ensuite dans l'église ^ 

* Supplément au néerologe de Port-Royal. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUFORT. 



291 



MLXX. 

MAGNY-LE9-HAKBAUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN 

(DE PARIS). 

1771. 

4* LAN 1771 lAY ETE BENITE PAR M"' GABRIEL ARMERI 
P" DOCT^R DE SORBONNE CVRE DE CETTE PAROISSE 
ET NOMMEE MARGVERITE SVZANNE PAR M^" PIERRE 
AVGVSTIN BERNARDIN DE ROSSET DE FLEVRY * EVEQVE 
DE CHARTRES PREMIER AVMOSNIER DE MADAME LA 
DAVPHINE' ET PAR MADAME MA"' SVSANNE DVHAN 
DE CREVECOEVR SV"* ET DAME DE LA ROYALE MAISON 
DE S^ LOVIS A S^ CYR * DAME DE LA BARONNIE DE 

MAGNY lessart • 

S" DOMINIQVE MARCHAND P" MARGVILLIER 
s" sixte N* DESVIGNES S**° MARG'* 
SIMONNOT NOVS A FAITTES ' 

Oocbe. 



' Neveu du eâèbre cardinal qui fut pre* 
mier ministre de Louis XV; œnt onzième 
ëvèque de Chartres, de 17Â6 à 1780, grand 
aunènier de ia reine, commandeDr de rordre 
du Saint-Esprit, un des prélats les plus 
édifiants et les plus charitables du royaume. 

' L*ëv6que de Chartres avait rempli cette 
fonction auprès de la dauphine Marie-Jo- 
sèphe de Saxe. 

' Marguerite, 

* Supérieure, 



* Fondée près de Versailles, mais au 
diocèse de Chartres , en4 685, par Louis XIV, 
à le demande de madame de Maintenon. 
C'est aujourd'hui Téoole spéciale militaire 
de Tannée française. 

* La seigneurie de ce lieu appartenait 
aux dames de Saint-Cyr, en vertu d'une 
donation royale de i6g3. 

' Ce nom de fondeur ne s'est pas ren- 
contré jusqu'ici. 



37. 




293 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MLXXI. 
MAGNY-LES-HAMEAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1398(1». s.). 

an no • domini • 

miUesimo • dvcentesimo • nonagesimo • septinio . septimo • idvs • maroi * • obii 

t • dominvs • bvchardvs • miles • 

qondam • dominvs • de marliaco* • cvivs • anima • per • miam • dei • reqviescat • in p 

ace • amen : • 

Pierre, — Long. 3*,io; larg, i"*,35. 

L'abbaye de Sainte-Marie de Porrois (Port-Royal)' fut fondée au 
commencement du xui® siècle , pour des religieuses de l'ordre de Cî- 
teaux, par Mahaud de Garlande, femme de Mathieu de Montmorency, 
seigneur d'Attichy*, avec le concours des évoques de Paris, Eudes de 
Sully et Pierre II de Nemours. Après une longue période d'une exis- 
tence toute pacifique, au fond de la solitude où ses fondateurs l'avaient 
établie, l'abbaye se trouva mêlée aux luttes religieuses les plus pas- 
sionnées de la seconde moitié du xvn*^ siècle. Les vainqueurs ne se 
montrèrent pas généreux. En 1708, une bulle supprimait le titre ab- 
batial; l'année suivante, un édit condamnait les édifices à la destruc- 
tion ; .en 1716, les sépultures de l'église étaient ouvertes et les cendres 
des morts transférées dans les églises ou dans les cimetières du voi- 
sinage ^. 



' Le 9 mars. 

* Mariy-Ie-Roi , voy. ci-dessus n" mviii. 

* Portas régis, Porretum, Prorregium, 
{Gallia christ A. VII, col. 910-936.) 

' Fils de Mathiea I" de Montmorency, 
connélable de France. (Le P. Anselme, 
HisL généaiog. etc. t. III, p. 655, 656.) 

* Voy.t. I,p. 136-198, 185,186,371, 
379, 373-375. (Paris, Saint-Étienne-du- 



Mont, Smnt-Jacqaes-du-Haut-Pas, Port- 
Royal-en-Ville.) Voir, ci -après, Palaiseau. 
Saint-Lambert et Gif. 

Revue des sociétés savantes, 3* sërie, t. I, 
p. 601; t. II, p. 177-179; t. III, p. 69. 

Feu M. Bouchittë, ancien recleui% corres- 
pondant, du ministère de Tinstruclion pu- 
blique, à Versailles, s*est beaucoup occupe 
des anciens monuments de Port-Royal. 



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PUBLIC LIBRARY 



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TILDBN roUNDATtO»» 



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A.NClRNNt ABBAYE DE PORT-ROYAL 




\)ï FiOLChAIM^ \)?. '''OilTléO^WiC/ iTOG i^:^ 



A 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 293 

Les démolisseurs- laissèrent debout quelques bâtiments de service 
dont la construction, ne date que du xwf siècle; ils n'ont changé ni d'as- 
pect, ni de destination. L'église fut rasée à peu près au niveau du sol. 
De nos jours, le duc de Luynes, de savante et généreuse mémoire, en 
a fait déblayer les débris; on en peut suivre , grâce à lui , le plan dans 
tout son développement. Un vieux janséniste , Louis Silvy, ancien au- 
diteur en la chambre dés comptes de Paris, a vécu longtemps au mi- 
lieu des ruines- de Port-Royal, qu'il avait rachetées et qu'il légua en 
mourant à unéréoramunaûté religieuse. 

C'est à quelques pas de l'enclos de l'abbaye que s'élève la maison 
historique deslGrariges, habitée de i6i8 à 1^79 par les~Arnauld, par 
les Lemaistre,.pdr Pascal, Nicolle, Racine et d'autres éminents person- 
nages ^ Une iiificription toute moderne, posée au-dessus de la porte, 
rappelle ce grand souvenir. 

Les nombreuses insicriptiohs qui vont suivre se trouvent toutes au- 
jourd'hui employées ati dallage de l'église de Magny, à l'exception seule- 
ment de celles que nous a.Vons réunies sous le n° VLjtxiii. La plupart ne 
recouvrent plusiés restes des morts dont elles portent les noms. Pour les 
sauver d'une destruction plus ou moins prochaine, on a demandé long- 
temps et sans succès; qu'elles fussent relevées sur les parois de l'église^. 
L'abbé Lebeufjii[e'ri ifa^tn^ç^^ûrie' mention; aurait-il cru devoir, par un 
excès de prudence, «s'abstco^îr de toute allusion à des querelles mal 
éteintes*? '*'.*. 

La dalle funéraire de Bouchacd de Montmorency, seigneur de 

^ Messieurs de jPort- Royal, coimne on '^ Voy.poar ces diverses ëpitaphes et pour 

disait autrefois. ' / , •h biogrimhie des personnages , Nécrologe de 

* Celte opëraliortaét^. exécutée,- il y a ' Vahh, de, Notre-Dame de Port-Royal des 
peu d'années, par un maçon, (]ui' a'ningé ' Champs, in-4", Amsterdam, i7s3; et le 
les monuments à sa fantaisie, et de telle itia-; Supplément, 1 735. Le texte des inscriptions 
nière qu'ils sont en partie cachés derrière n'est pas exempt d'inexactitudes. Celles qui 
les bancs et les boiseries. Nous o^avoBS pas sont conservées à Magny ne forment que la 
cru devoir supprimer ddns noire texte l'in- ' moindre partie de la collection. Le Nécrologe 
dication de la place où nous avions trouvé en reproduit environ soixante qui ne se re- 
chaque inscription, lors dé notre première ^ trouvent plus, 
visite. 




i'J6 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

« 

Maily, descendant des fondateurs de Port-Royal, se voit laaiuienant 
dans. le chœur de Téglise de Magny, près du lutrin, à main droite ^ 
A Port-Royal, elle était placée devant le maître -autel, du côté de 
réj)ître. 

Fils de Mathieu H de Montmorency, grand chambellan de France, 
el de Marguerite de Levis^, Bouchard était arrière^neveu de saint Thi- 
bauld, le célèbre abbé des Vaux-de-Cernay'. La gravure jointe à cette 
notice fait suffisamment ressortir la valeur du monument. Larchitec- 
turc de l'encadrement a beaucoup d'élégance. Les auges thuriféraires 
sont d'un beau dessin. La croix de Técu n est cantonnée que de quatre 
alérions; Tusage a prévalu plus tard d'en quadrupler le nombre. 

^ Didron aînë, Annaks arehéoL t. I, ^ Le P. Anselme, Hùt. genéaL t. III, 

p. 111. p. 669. 

* Voy. ci-après n'' HLXxni. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 



•295 



MLXXII. 

MAGNY-LES-HAMEAUX.- ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1 999-1800. 




296 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

' 61SB • stonseieraeYK • itevBG • bc • iKonFJivaoR ' • oite 

yjIUGRS • 

ave • BiGX • flsoiLLG • avi • miGSPflssji • um • ve • eiuiae • 

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sGmn^ • iKJiRis^in • BiVGR ' • ICI • eis^ • 

IKflBJllftG JIGLIBG • BG • GJILfiRBOn' • 

FJI0G • IflBIS • BG • nOBLG • ItOlKG • ffiOnSGIGnGYR • 6VI • BG • 
ROGItGFORIS» • " GT • BG • iftOnSGIGRGV R • ItGVBG • BG • lIlORFflVOOIl • 
6LLG • miGSPJISSJI • IK • lil • P6Z • POVR • G. . •• 

Pierre. — Long. 9",6o ; larg. i^ïQÔ. 

La dalle d'Ëude de Montfaucon, que Dieu absohe, a pris place au 
milieu du chœur de Magny. Le dessin en est riche et bien exécuté. Deux 
fractures la partagent, par malheur, en trois morceaux. La pierre 
manquait de longueur ou peut-être quelque accident inconnu en aura- 
t-il emporté l'extrémité inférieure. L'ornementation se trouve brus- 
quement interrompue, ainsi que les effigies elles-mêmes, un peu au- 
dessus des pieds. Un côté de la bordure manque aujourd'hui, et la 
partie de l'inscription qu'il contenait a été reproduite en travers de 
l'architecture et des personnages. Les caractères sont à peu près les 
mêmes, mais beaucoup plus espacés que ceux des trois autres côtés''. 

A la gravure que nous publions, nous nous contenterons d'ajouter 
quelques courtes observations. Entre les deux pignons de l'encadre- 
ment, un ange tient sur une nappe les âmes des deux époux. Les âmes, 
ordinairement représentées sans sexe, sont ici très-faciles à distinguer 

* L'angle de la pierre a disparu. le château , qui appartenait , en dernier lieu , 

* Montfauem ou Beauregard, paroisse du à Tillustre famille de Rohan. 

doyenné de GhAteaufort, voy. ci-dessus * Un peu au-dessous de la bordure, à 

p. 1 5o. une ëpoque relativement moderne, un quan- 

' Le i5 novembre 1999. tième de mois a été ajoute, xiv • AVR.. 

* Petite ville du pays Chartrain, dont les Le nécroioge de Port-Royal marque ie 
seigneurs sont connus dès le xi* siècle. décès d*Aélide de Gailardon au lâ avril 1 3 00. 

* Autre petite ville de la même régiou, ' Didron aîné, Armaks archéologiques, 
célèbre par son ancienne forteresse, et par 1. 1, p. 11a. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. .î97 

l'une de l'autre. Le sein de la défunte est plus marqué; sa chevelure 
plus abondante. Les écussons, incrustés en métal, au nombre de 
quatre, n'existent plus. Des ailettes \ formées de simples plaques de 
fer, s'ajustent en arrière des épaules du chevalier. Une grande croix à 
branches ancrées et fleuronnées se développe sur l'écu, dont le champ 
est pointillé comme pour recevoir un enduit coloré. Le nécrologe- de 
Port-Royal nous apprend qu'Aélide de Gallardon, veuve en premières 
noces de Guy de Rochefort, mourut le 16 avril i3oo et quelle fut 
inhumée auprès de son second mari dans le cloître de l'abbaye, du 
côté du chapitre. 

Avant de passer du xni® au xiv® siècle, mentionnons les fragments 
d'une épitaphe française de cinq lignes en capitale gothique, em- 
ployée au dallage du bas côté méridional. Plus de nom, ni de date. 
Un cœur a été gravé au milieu de la pierre, aune époque relativement 
moderne ^. 

* ÉpauUirei, spalâru, pièces destiDées simples, tantôt blasonnées. (Viollet-le-Dac, 

à garantir les épaules, un peu comme les Dictionnaire du mobiKer, etc. VIU* partie, 

épauiettes modernes. Elles paraissent vers Armes de guerre, etc. t. V, p. lA, 90.) 
la seconde moitié du xiii* siècle, tantôt ' Long. o^^hS; iarg. o'°,5i. 



38 




S98 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MLXXift. 

MAGNY-LES-HAMBAUX. ~ ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

Fin du XIII* siècle. 



SA : BG : IRARie : PORmiS : . . . . 

SORORes RG](I0IOSISSim4lS : 

ave : FUGRUH^ : FISie : bSi : aUIBOItlS : IMM : D6 



Pierre. 



Guy II àe Lévis, seigneur de Mirepok et de Montségur^ maréchal 
de la foi^, fondateur de ia petite abbaye de la Roche, à peu de dis- 
tance de Port-Royal, laissa un fils, Guy III, et six filles, une première, 
mariée à Jean de Bruyères, chevalier; Marguerite, femme de Mathieu, 
seigneur de Marly; Philippe, abbesse de Port-Royal, Yolande et Ca- 
therine, religieuses dans le même monastère; Elisabeth, qui prit le 
voile chez les dominicaines de Prouille, en Languedoc. 

Philippe gouvernait l'abbaye en i2j5. Elle vivait encore en 1291; 
mais elle avait renoncé au titre d'abbesse depuis environ dix ans. La 
date exacte de sa mort n'est pas connue. Le nécrologe en fait mémoire 
au XIV des calendes d'août (19 juillet). Elle avait donné une croix et 
une châsse d'argent, une pixide d'or pour l'eucharistie, un grand ca- 



^ Le GalUa ehristiana (t. VII, col. 91 3) 
noas fournit la restitution des parties au- 
jourd'hui détruites de cette ëpitaphe : Hic 
jacet recerendissima et religfioMsitna domina 
phiUppa de kvùt qnondam abbatissa beatœ 
mariœ portus régis quœ habuit cum ea très 
sorores reUgiosissimas quœ faerunt JiUœ do- 
mini guidonis domini de mirapiee tnaresealis 
de quibus abbatia habuit muUa bona eujus 



anima per misericordiam dei requieseat in pace 
amen. 

* Titre conféré à Guy i*', pendant la 
croisade contre les Albigeois, et devenu hé- 
réditaire dans sa maison. (Le P. Anselme, 
Hist. génial t. IV, p. 1 144.) Voy. ci-après , 
paroisse de Levis-Saint-Nom , berceau de 
cette illustre famille, n* mcxiu; abbaye de 
la Roche, n* mcxvi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. . 299 

lice pour lautel majeur et une somme de cinq mille livres parisis, qui 
fut employée à la construction du réfectoire. Sa tombe, d abord placée 
dans l'ancien chapitre « en un lieu nommé le cimetière de Sainte-Homr 
beliney fut ensuite transférée dans la galerie du cloître contiguë à 
Téglise. Deux fragments de cette dalle se retrouvent encore au milieu 
des ruines de Tabbaye. De l'ajustement d'architecture qui encadrait 
Teffigie, il reste une colonnette avec son chapiteau feuillage, un arceau 
en ogive trilobée, et les encensoirs des deux anges disposés, suivant 
l'usage , aux côtés du pignon. 

L'effigie, qui subsiste à moitié, représente la défunte abbesse en 
longue robe, les mains jointes, la tête enveloppée d'un voile qui ne 
laisse à découvert que les yeux, le nez et la bouche. Le tombier s'est 
abstenu de lui mettre dans les mains la crosse dont elle s'était elle- 
même dépossédée. Des armoiries étaient autrefois incrustées de chaque 
côté de- la tête, probablement celles de la maison deLévis, rfV à trois 
chevrons de sable. 

L'épitaphe n'a pas omis de rappeler cette circonstance remarquable 
de la présence simultanée de quatre filles d'un même père réunies 
dans le même monastère : Philippe, abbesse; Yolande et Catherine, 
religieuses; Marguerite, réfugiée dans le cloître de Port-Royal après la 
mort de son mari^ 

^ Voy. ci-après, n' mlxxvii. 



38. 




300 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MLXXIV. 

MA6NY-LES-HAMEAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

i3o6 (n. s.). 




CI • oisT • mon 

seionflVR ; saEsa • iadis • sirc > 



Dfl • ORACG • m • CGC • 2 • C • IHC • PRICZ • POVR * 

KAfllfl • DG • LYI •:• 

Pierre. — Long. i",5o; lai^. i",»5. 

' De nutrli chevtdier mettre eektuuon de ■ {Nécrologe de Port-Royal.) — ' Le graveur 
fronce gvi tresposta le mercredi âpre» la eon- s'est évidemment trompé ea partageant ainsi 
»eraion de lainct pavl lan. . . ( a6 janvier.) le mot eine en denx. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 301 

Le pieux acquéreur des ruines de Port-Royal éleva , sur remplacement 
du sanctuaire de l'ancienne église , un petit oratoire où il se plaisait à 
réunir tous les débris échappés au naufrage. Quelques lignes par lui 
tracées au-dessus de l'entrée vous avertissent qu'en ce lieu même 
Jésus--Ghrist était autrefois offert chaque jour en sacrifice. A Tinlérieur, 
on nous a montré une collection de gravures représentant l'abbaye et 
ses dépendances, des portraits d'abbesses et de prieures, celui de la 
fondatrice Mahaud de Garlande, des autographes de personnages dont 
le souvenir se rattache à l'histoire de Port-Royal , une précieuse effigie 
en cire de la célèbre abbesse Angélique Arnauld, enfin, quelques 
fragments de sculptures et de dalles funéraires retrouvés dans les dé- 
blais de l'église. 

La partie conservée de la tombe de Mathieu III de Montmorency, 
seigneur de Marly, chambellan et grand échanson de France, était 
certainement la plus intéressante, puisqu'elle nous apporte le nom du 
défunt, la date de sa mort et la moitié supérieure de son effigie ^ Ar- 
ceau en ogive trilobée; colonnettes à chapiteaux de feuillage; pignon 
percé d'une rose; crossettes et fleuron; anges qui encensent; effigie 
d'un beau caractère, en armure de mailles de fer; à la droite de la tète, 
Técusson à la croix cantonnée de quatre alérions; à la gauche, autres 
armoiries dont il ne se voit que quatre merlettes posées en chef. Ces 
dernières appartenaient à la famille de Jeanne de l'Isle-Adam, dame 
de Valmondois \ femme du grand échanson. 

Mathieu III, fils aîné de Mathieu II et de Marguerite de Lévis, suivit 
le roi Philippe le Rel aux guerres de Flandre. Il mourut en i3o6 et 
fut inhumé auprès de son frère Bouchard^, dans l'église de Port- 
Royal, devant le maître-autel, du côté de l'évangile. La portion infé- 
rieure de sa tombe reste peut-être enfouie dans les ruines de l'abbaye.. 

Un débris, maintenant très-fruste et sans valeur, abandonné dans 
le même lieu, provient certainement de quelque dalle gravée. On lit 



' Le P. Anselme, HUt. génial, t. III, * Une fasee accompagnée de merlettes, 

p. 669; t. VIII, p. 618. ^ Voy. ci-dessus n* hlixi. 



> 



i 



302 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 

encore sur la bordure l'indication du jour du décès d'uu personnage 
inconnu : 

R : DG KA Gli€eRG : 6 : PIGRRG ' : PRI 



Le jour de la Atede la chaire de Saint-Pierre, à Rome, 18 janvier. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 



303 



MLXXV. 

MAGNY-LES-HAMEAUX— ABBAYE DE PORT ROYAL. 

i3o8. 




ih&?jti]'n'nxnj9ia9<ï'tinBiiaui3S93ea 



la : OIST : RGLieieUSSG : DAJnfl : lObAR 

ne : De ; CItflttRflSSfl : IABIS : ABAfilSSfl : De : ttlIXeRS : Fiue : 

De : noBLe : borne : iRonsemoneuR : iieiiui • De aiieiiR 




304 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

GisQ : semenflUR : dc : me JLncouRT ' : aui : t 

RQSPASSA : LEH : BG : GRACC : m : CGC : Z : mn : ' . 

BG : un : 



Pierre *. — Loag. a ■, 1 5 j larg. o",9 o. 

Encadrement d'architecture de même style que celui des dalles dé- 
crites sous les numéros précédants. L'effigie, placée sous un arc ogival 
à neuf lobes, porte un long voile, un manteau, une robe sur laquelle on 
croit distinguer des traces d'ornementation, une chau3sùre en pointe. 
En l'absence de la crosse, aucun détail du costume n'indique la dignité 
abbatiale de la défunte. 

Jeanne de Ghevreuse fut la cinquième abbesse du monastère de 
Villiers-aux-NonnainsS fondé en i2 33. Elle mourut à Port- Royal le 
3i octobre i3o8 et reçut la sépulture dans le cloître, du côté du 
chapitre. Mention est faite d'un Hervé de Ghevreuse , seigneur de Main- 
court, aux dates de isGâ et de lâyS, dans V Histoire généalogique des 
grands officiers de la couronne^. Ge personnage, qui était le père de 
l'abbesse de Villiers, figure aussi au nécrologe de Port-Royal, comme 
un des principaux bienfaiteurs de la maison où deux autres.de ses Biles 
avaient pris le voile. 11 avait donné à l'^baye quarante-quatre arpents 
et demi de bois sur le territoire de Saint-Lambert. Hervé de Ghe- 
vreuse et sa femme, Glémence d'Aulnois, furent inhumés au chapitre 
de l'abbaye des Vaux-de-Gernay. Leur fils, Anseau, seigneur.de Main- 
court, portait l'oriflamme devant le roi Philippe le Bel, à la bataille 
de Mons-en-Puelle , en i3o&; il y mourut étouffé sous le poids de ses 
armes*. 



^ Maincouri, Meencourt, paroisse voisine 
de Chevrease, voy. ci-dessus p. i5o. 

* Le nécFologe complète ainsi l^inscrip- 
tion : tngtUe de îouêsaiHti priez pour lame de 
lui. 

^ Dans la nef de Tëglise de Hagny. 

^ Villarium, abbaye de Tordre de Gi- 
(eaox, ancien diocèse de Sens, près de la 



Ferté-Alais. L*^se et les bâtiments claus- 
traux ont été complètement détruits. (Voy. 
GaU. ekrUt. t XII, col. aAs-aiS; NicroL de 
Part-Royal, p. &09.) 

'-• T. Vin, p. 198, 199, 3a6, 
Anseau était à la fois grand queux et 
porte-oriflamme de France. 



THE NEW YORK 
PUBLIC LIBRART 



|TILMHroUNOATrON« 




PI II ?age3o5 

ANCIENNE ABBAYE DE PORTROYAL 



iJi»itinit»g!S3(i^&Ë^uîirtia^nDT[^i\:i i^m 




TOMHh DH MAFGHrHIIF Dt Ll-VlS DAMK DE MAI;i.Y 1^27 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÀTEAUFORT. 



305 



., ■■: mJkTm.' • . r ■•:'': ■ 
MA6NY-LEÇ-ilAM*AlIX — ApBÀYE DE PORTtR(>¥AL. 

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ANNO • in • G • BIS •BX- BIS "V :• SEM^-- 1 • BIS * •' 
HIC • REQVIEVIT -IBI : PÔ,Sf • CVIVS -NÔ'MEN ' HABEBIS. • ' 
MARGARETA -"FyiT • "MAXriÉl • MALLlAciNSÎsV' *' •-' ' -** 
VXOR • ET • HAWC^; jSEMVlT -.'GENERÔSYS ^-GV^ifè ''hkvlSsiS'J 
SEX • PARIT • i;STA*;*MÀRE5 • VIR • OBIT • PEtiT/'HCO-.MONlVVLES 
INTRA • CLAV.STRALESÎ • 'ELIGIT • E*S«E » LARES^ ' " '^ 

IN • REQVIE • MVLt'A • §lf • NOMNE* • VESTE • sIpVlTA • 

%• ••♦ •*• ♦* I '. 

LVCEAT • ETERNA'- ^IBl -LVX • IN • PÀCE- SVPfiRNA - ^ME ? 
' Pi4^ ^ -^ t^ng.,'3-,qS ; lafg.' , -,96. j ; • ; j . -, ; 






\ 



Voici une épitaph« qui ëqjji^aUt |i,ùi^$ Biogri^phi^, ,JL?* défunte, 
nommée Marguerite?^ étWôiIe dçSuy de* LéVis^ et femme de Mathieu 
deMarly*. Elle donna le^jçur à six- fils ^ Deyeiiiiè yèùve, elle vint cher- 
cher un refuge dansv^e ck)kfe;de;Port-Royal'.<I^lle y mourut en paix 



* in i 000 

G Uê soo I 

IlX bis laô ViS^j, 

V setnei. 5 

Ibiê i 

* Nohnua, noftna, religieux, rioaoe, 
ferme osité dans Tordre de Citeaax/(Voy. 
1. 1, n* GGGUxvi, p. 691 -SgS.) 

^ Dans le chœur de l'ëgliiie de Maguy, à 
gauche du lutrin. 

^* Contrairement aux teroies de i*ëpita- , 
phe, le P. Anselme prëlend que le véritable 
nom de la dame de Marly n'était pas Mâr- ' 
guérite , mais Jeanne. 

* Guy H de Lévis, seigneur de Mirepoix, 

m. 



'petite vittë du Languedoc /érigée enévéché 
en i3.t7* 

'^^iNfathieu II de Montmorency, seigneur 
de Marly, grand chambellan de France. 

' I^es généalogistes en comptent seule- 
ment quatre : JViatbiea et* Bouchard (voy. 
éÎTiicssus n**' HLxxiv et mlxii), Robert et 
ThihauId/.Les deux autres! moururent sans 
(lôiile en has âge. ' • * 

. rpar line bulle an 18 janvier loaS, le 
.pape rlonorius lU avait autorisé les reii- 
•greuses.de Port -Royal à recevoir les per- 
sonnes du siècle qui voudraient se retirer 
parmi elles. - - ^ 



39 



> 



306 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

ie i5 avril i3â7 et fut inhumée en costume de religieuse, devant le 
maitre-autel, sous la lampe, entre ses deux fils, Mathieu III et Bou- 
chard. 

Grande et belle dalle; riche encadrement d architecture; deux anges 
qui encensent; deux autres qui portent sur une nappe une petite âme 
dont les cheveux longs révèlent seuls la nature fémiinne. UeiEgie est 
celle d'une personne âgée, enveloppée d'un grand voile, vêtue d'une 
robe simple et d'un manteau doublé de vair, les mains jointes, les 
pieds posés sur deux chiens. Les écussons n'ont pas été épargnés; on 
en peut compter jusqu'à trente-deux ^ Ils étaient incrustés, ainsi que 
le voile, en plaques de métal, comme l'indique le peu de profondeur 
des cavités destinées à les recevoir*. 

L'épitaphe se compose de huit vers, dont sept hexamètres et un 
pentamètre. Ils sont rimes suivant un usage fréquent dans la poésie, 
ecclésiastique. Indépendamment de sa mesure exceptionnelle, le vers 
pentamètre, qui est le sixième, présente l'expression singulière de 
lares claustrales pour désigner l'abbaye. 

^ Aux armoiries alternées de Montmo- détails de cette tombe importante. — Di- 
rency etdeLëvis. dron aîné, Annales archéoi t. T. p. m, 

' Une gravure hors texte reproduit tous les 1 1 a . 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUFORT. 307 

MLXXVII. 

. MAGIVY-LES-flAMEâUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

iSaB. 

iai*eiss-afl 

nflite • BJ^ ec&is • D£ • BRe V7 • mois • ksbggssb • ]>e 



G • seranevR • xv • iovrs • en • ibjîlf • prigz • povr • 

Pierre *. — Long, i ",7 a ; iarg. 1 ",3 s . 

Béatrix de Dreux, fiHe de Robert IV, comte de Dreux et de Braine, 
et de Béatrix, comtesse de Montfort, avait pour sœurs Yolande, reine 
d'Ecosse, puis duchesse dei Bretagne, et Jeanne, comtesse de Roussy^. 
EHe gouverna l'abbaye de Port-Royal pendant dix ans, de i3i6 à 
1826, et mourut vers l'année 1828', le quinzième jour du mois de 
mai. Les religieuses lui donnèrent la sépulture dans la nef de son 
église, sous l'horloge, dont les poids, dans leur chute accidentelle, 
brisèrent, il y a longtemps, la dalle qui la représentait^. Il en subsiste 
encore aujourd'hui cependant toute la moitié supérieure. Encadrement 
d'architecture analogue à celui des tombes qui précèdent; le dessin en 
est exécuté avec Gnesse. L'abbesse porte la robe et le manteau. La tète 
est fort endommagée. Un peu au-dessus de l'épaule droite, il est resté 
un de ces écussons de la maison de Dreux, comme on en voit en si 
grand nombre sur les verrières de Notre-Dame de Chartres, échiqmté 
ior et d^azury à la bordure de gueules. Le blason des comtes de Mont- 
fort, de gueules au lion dH argent y remplissait un autre écusson qui a 
disparu. 

' Dans le chœur de l'élise de Magny. ' Le millésime de Tépitaphe ne pouvait 

* Le P. Anselme, Hist, généal. branche déjà plus se lire au siècle dernier, 

royale des comtes de Dreux, t. I, p. 69 3- * Gall. christ, t. VII, col. 91^. — Didron 

hhk*, alnë. Annal, archéol 1. 1, p. 11s. 




308 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Les auteurs du Gallia christiana ont remarqué dans le costume de 
Béatrix de Dreux le manteau ordinaire , au lieu de la coule en usage 
dans les monastères S la ceinture passée par-dessus le scapulaire, la 
toque et \e voile à peu près semblables à la coiffure et au petit voile 
dont les religieuses se servaient encore au x\\\f siècle. Ces détails ne 
sont plus appréciables dans Tétat actuel du monument, dont les lignes 
principales restent seules apparentes. On soupçonne, sans ia voir dis- 
tinctement, la crosse que les Bénédictins ont indiquée sous le bras gauche 
et dont la volute dépassait l'épaule. 

' Jeanne de la Fin, dont Tëpitaphe va sans manches, la coule fermée à manches 
suivre, fut la première abbesse de Port- larges et longues. 
Royal qui substitua, au manteau ouvert et 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUFORT. 309 

MLXWIII. 

MA6NY-LES-HAMEAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

XIV* siècle. 



flvisse • iflBis • mQRG • De • mons. 

AIR • D€ • 



Pierre». 

A ia date du â5 avril, on faisait mémoire, dans Tabbaye, d'Avisse, 
mère de Guillaume Ouvris, chapelain de l'église. de Port-Royal. Le fils 
donna quarante sols tournois de rente pour la célébration de Tanni- 
versaire de tsa mère et aussi pour obtenir qu'elle fût enterrée dans le 
cloître, du côté de l'église. La tombe avait été déplacée depuis et trans- 
férée devant la porte de la même église, à l'extérieur. On y lisait cette 
inscription, déjà en partie détruite à l'époque de l'impression du né- 
crologe de l'abbaye : 

ICI GIST AVISSE M£R£ DE MONSIEUR G. OUVRIS CHAPELLAIN 

DE CEANS QUI TRESPASSA LAN MIL • CCC • 

AME DE LI '. 



La daile funéraire est aujourd'hui très-oblitérée. On y distingue 
quelques traces de deux effigies « celle d'une femme et celle d'un prêtre 
en chasuble, le chapelain et sa mère, sans aucun doute. Les caractères 
de l'inscription appartienqent à la capitale de moyenne grandeur, de 
la première moitié du xiv'^ siècle. 

* Au seuil de la porte occidentale de T^ise de Magny, en travers. — ^ NécroL de 
Port'Ra^al, p. lyi. 




âfO INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MLXXIX. 

MAGNY-LES-HAMEAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1&S8. 



hitm .fU ttttwttî 

Pierre*. 

t 

Dalle très-effacée, de grandes dimensions, provenant <le la sépul- 
ture de noble et dévote dame, Jeanne III de la Fin, vingt-huitième 
abbesse de Port-Royal, qui décéda le 17 mai i558, et fat inhumée 
dans l'église. Médaillons aux quatre angles de la pierre. Une crosse, 
passée sous le bras gauche, 'était rapportée par incrustation en marbre 
blanc, ainsi que le visage et les mains jointes. 

Jeanne III succéda, en i5i3, dans le gouvernement de l'abbaye, à 
sa tante Jeanne II de la Fin. Elle fit, comme l'énonce son épitaphe, 
beaucoup de grands biens à la maison de Port-Royal , pendant les qua- 
rante-quatre années que dura son administration, construction d'un 
nouveau campanile, restauration ou rétablissement de l'église, du 
vieux cloître, du dortoir, de l'infirmerie, pose des stalles du chœur 
qui coûtèrent douze cent quatre-vingts livres et qui furent achevées le 
39 août i555^. Son épitaphe^ dont nous n'avons pu transcrire qu'un 
fragment, est ainsi rapportée dans le Gallia christiana : 

(tCy gist noble et dévote dame madame Jehanne de la fin' humble 



' Au milieu de la nef de l'église de Ma- ^ Les mots laqlle a faici beaucoup de 

gny. grands biens j ont été omis; ils sont cepen- 

* GalL christ A, VII, col. 916. daot nécessaires pour le complément du texte. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUFORT. 311 

ff abbesse de céans comme il appert par les epitaphes ci devant attachez. 
(T priez dieu pour son ame. La fin couronne lœuvre^T) 

Les inscriptions mentionnées dans Tépitaphe étaient gravées sur 
deux plaques de cuivre encastrées dans le mur du cloître, près de la 
porte du petit chapitre, à côté de la tombe de Tabbesse Jeanne II. 

' AilasioD au nom de ia défunte. Ce dicton, bien connu des écoliers, se i*ëpëtaît en 
latin sur la tombe : Finù eoronat oput. 



j-^ 



3li 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MLXXX. 

MAGNY-LES-HAMEAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1693. 



30. 



^ 4 « o î? X 



Cy gisent Charles leCamvs 

EsCVIEHSfoE BVLLOYER ET 
DERoMAINVILLE^QVI DECEDA 

leXXV.'iovr DE May Mil 

SIX CENS DOVZt. 

Et damoiselle Marie de 
Mavlevavlt s^afemeqvi 

DECEDA LE XJO.DE lyiLLET 

Mil sixcENS vingt trois. 

AVSSYCYCISENT HeNRY LE 

Camvs Escvyer s!'dvdict 
Bvlloyer et de Romain- 
ville QV I DECEDA LE I I.IO. 
DElVIN Mil Vlî" VINGT. 

Et DAMOISELLE MARIE 
RVBENTEL SA FEMME QVI 
DECEDA LE 

TnezJ^/eu four 
J^urs Âmes. ^ 



U 



Pierre *. — Long. i^.gB ; larg. 0" 95. 

L'encadrement de l'épitaphe est décoré d'une tête' d'ange à l'enta- 
blement, d'attributs funéraires, et de quatre écussons dont les armoiries 

' Dans le chœur de rëglisede Magoy. 



1 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 313 

sont devenues très-frustes. Ce qu'on y distingue le mieux, c'est une 
tôte de Maure accompagnée de trois coquilles. 

La famille des Le Camus entretenait les meilleures relations avec les 
dames de Port-Royal. 

En i653, une dame de BuUoyer^ déposait dans le trésor abbatial 
une relique de saint Quentin, qui avait été laissée aux Le Camus, en 
reconnaissance de l'hospitalité donnée dans leur château à la châsse 
du saint martyr, pendant les guerres de la Ligue. 

La veuve de Henri Le Camus, Marie Rubentei, dont la tombe était ^ 
déjà toute préparée, se retira dans labbaye, à Tâge de soixante-qua- 
torze ans. Elle mourut au bout de trois ans, le 29 juillet i658, après 
avoir pris l'habit et commencé le noviciat^. Ses infirmités ne lui per- 
mirent pas de faire profession. Elle s'était réduite elle-même à la con- 
dition de sœur converse. Les nécrologes la vantent comme un prodige 
de piété et d'humilité, sous le nom de sœur Marie de Sainte-Natalie 
de Rubentei Le Camus. 

' Bullayer, Romairmile, fiefs de ia pa- sur ^a tombe de la famille. On iui donna sans 

roissedeMagny. ( Voy. Lebeuf, op. ci/, t. VIII. doute la sëpullure'dans le lieu réserve aux 

p. 673, ^73.) religieuses. 

' laà date de son décès n a pas été gravée 



ho 




3I& INSCRIPTIONS DE LA- FRANGB. 

MLXXXI. 

MAGNY-LES-HAHrEADX. - ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

16.57. 

Hic sitvs Gvillelmvs D\cvé 
DE Bagnolz ubbllorvm svp- 

PLICVM MaCISTER, QVl SECVLARtB'. 
ORNAMËNtlS ILLVSTRIS, MOX 
SEC VU CONTEMPîV ILLVSTRIOR, 
CHARITATIS ARDORE, PAVPERVM 
CVRA, VIDVARVM DEFENSIONE, 
SANCTA IMPRIMIS ET PROVIDA 
LIBERORV" EDVCATIONE INSIGNIS, 
OMNIB'. DENIQVE CHRISTIANi€ PIE- 
TATIS ET VIVVS ET MORIENS PER- 
FVNCT'. OFFICIIS; OBIIT ANNO itTA- 
TIS XLI. XV. MAll M. DC. LVII. Tv 
El BEATAM iETERNlTATEM QVAM 
SEMPER IN MENTE HABVIT, OPTA 
LECTOR ET ADPRECARE. 

Pierre*. — Long. a'taS-Jarg. i*,i5. 

Texte encadré dun filet; aux quatre angles, ossements croisés et 
tète de mort; à la partie supérieure, un grand écusson à un chevron 
accompagné de trois étoiles; au-dessus des armoiries, uii casque à 
lambrequins, fermé de sa grille et posé de face; au-dessous de Tins- 
cription, un vase cannelé et deux torches allumées en sautoir. 

Guillaume Dugué de Bagnols, né à Lyon, d'un père très-riche, 
avait trente ans à peine, lorsqu'il résolut de se vouer à la perfection 

' Dans la nef de Magny« près de Ventrée du chœur. 



ANCIEX DOYENNÉ DB GHÂTBALf ORT. 315 

chrétienne, d'après les exemples et les conseils de sa femme, Gabrielle 
Feydeau Devenu veuf en i6/j8, il renonça aussitôt à sa charge de 
maître des requêtes. Une révision scrupuleuse de la fortuné de son père 
aboutit à la restitution d'environ 4oo,ooo livres. 11 acheta pour sa 
retraite le château des Trous, dans le voisinage de Port-Royal. Afin 
d'inspirer à ses enfants les principes d'une véritable fraternité, il fai- 
sait élever avec eux, par le même précepteur, cinq ou six enfants 
pauvres du village. Les deux tiers de son revenu, de 60,000 livres, 
étaient entre ses mains le patrimoine des malheureux. Il mourut à 
Paris à l'âge de quarante et m ans, le 1 5 mai 1667, et son corps fut 
apporté à Port-Royal. Eu j 7 1 1 , m U veille de la destruction de l'église 
abbatiale, on transféra ses restes et «eux de plusieurs personnes de sa 
famille dans la petite église de Saint-Jean-des-Trous^ Les auteurs des 
nécrologes prétendent qu'au moment de l'exhumation un sang vermeil 
sortit de son cercueil, et que, longtemps après, en 17 35, à l'occasion 
d'un nouveau déplacement, pu reconnut que ces membres, demeurés 
sans corruption, conserv/aient qncai^e leur swfile^se. 

L'épitaphe de Guillaume Dugué de Bagnols est l'œuvre de Jean tia- 
mon, médecin, un des premiers et des plus célèbres solitaires de 
Port-Royal, mort le 22 février 1687. Pendant de longues années, cet 
habile latiniste eut le privilège de composer des éloges funèbres des- 
tinés aux tombeaux de ses compagnons d'étude et de pénitence *^ 
L'inscription de M. de Bagnols se distingue par sa concision et son élé- 
gance. 

* Voy. ci-après n* mgli. — * Revue des sociétés savantes, 9* sërid, 1. 1, p. 601 , 60a. 



/io. 




316 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MLXXXII. 

MAGNY-LE&-HAMBAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

i658. • 

Hic 

situm est cor 

R.M.MARIyEAB AnÇELU 

SUYREAU, QIT>€ CUM NOMI- 

NATA FUISSET ABBATISSA MONAS 

TERIJ DE MAUBUISSON TAM GRAVITER* 

HOC ACCEPIT, TAMQUE INTIMO HUMILITATIS 

Sensu , vt pêne ekanimis cEaoEBiT, et tanto 

NIHILOMINUS OB£DlENTIi£ EXEMPLO VT REVOCATI> 

SENSIBUS, POSTQUAM AD SE REDIJSSET NEC VERBO CONTRA 

DIXERIT. POST MULTOS ANNOS DIGNITATEM QUAM INVITA SUSCE- 

PERAT MŒRENTIBUS BONIS OMNIBUS GAUDENS ABDICAVIT. CuM JAM 

LIBERA AD HOC MONASTERIUM IN QUO ANTEA VOTUM EMISERAT REVERSA 

KUISSET. TAM L^ETA OMNIBUS SE SUBIECIT VT ILLAM PRIUS ABBATISSAM FUISSE 

NEMO CONIJCERE POTUISSET. ËLECTA ITERUM ABBATISSA E\ CUM LAUDE 

MUNERE FUNCTA EST, UT CLARE PATERET NULLAS AD SAPIENTER REGE- 

DUM APTIORES ESSE, QUAM QU>E HUMILIORES SUNT AD OBEDIEN- 

DUM. In UTROQUE MoNASTERIO TAM MAGNO PAUPERTATIS 

AMORl TAM MAGNUM PAUPERUM AMOREM SIC CONIUNXIT 

VT CUIUSVIS PAUPERIS MATER VIDERI POSSET. PlE 

GRAVIS ET SANCTE HILARIS CURAM OMNIUM MA 

TERNAM GERENS, QUAMVIS NULLI DEESSET 

OFFICIO, SEMPER DEO INTUS VELUT 

OTIOSA VACABAT, PRO SE, PRO SVIS 

PRO CHRISTI ECCLESIA SEMPER 

GEMENS ObIIT 4 •* 1D • 

DECEMBRIS 1658 

^TAT. 

59» 
Pierre *. — Losange de o",65 de côté. 

' Épilaplie composée par Jean Hamon. — ^ Église de Magny, chapelle de la Vierge. 



ANCIBN DOYENNÉ DB CHÂTEAUFORT. 817 

Dalle en forme de losange, sans autre ornement qu'un filet d'en- 
cadrement. 

La révérende mère, Marie des Anges Suyreou, née en tBgg, était 
fille d'un avocat de Chartres. Elle entra au monastère de Port-Royal à 
l'âge de seize ans et fit profession en 1617. Après avoir exercé les 
fonctions de coadjutrice de l'abbesse du Lys et d'abbesse de Lieu-Dieu 
près de Beaune, elle fut nommée abbesse de Maubuisson en 1626. Au 
bout de vingt-deux ans, elle voulut revenir à Port-Royal comme simple 
religieuse; mais, en i65/i, elle dut y accepter les fonctions d'abbesse. 
Son éloge se trouve dans le Gallia christianay aussi bien que dans les 
nécrologes de son abbaye ^ Ce fut du temps de son administration 
qu'arriva la guérison, considérée comme miraculeuse, de la nièce de 
Pascal, Marguerite Périer*. La mère Marie des Anges mourut le 1 o dé- 
cembre i658. Son corps fut inhumé à Port-Royal de Paris, et son 
cœur à Port-Royal des Champs. Une pieuse crédulité lui avait attribué 
des miracles pendant sa vie; on lui en attribua d'autres après sa 
mort. 

* Gail christ t. IV, col. 6o4; t. VU, col. 986. — ' Voy. l. 1, n* ccxvn, p. 378. 




318 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MLXXXIII. 

MAGNY-LESHaAMEAUX. - ABBAYE OE PORf-ROVAL. 

1669. 

Hic 0EPOS1TVM EST 

Cor 
Caroli Hillerin olim parochi s. mederici, qvi, 
cvm magno omnivm plavsv annvntiaret 

EVANGELIVM, MEMOR DOMINI IeSV QVI CEPIT 
FACERE ET DOCERE, RARO SED VTILl EXEM- 
PLO, AU ORIGINEM FIDEI REVERS VS, PiE- 
NITENTIAM AGERE MALVIT QVAM PRiE- 
DICARE. CVM DeVM ELEGIT AD QVIETEM 
SOLITVDINIS VOCANTEM, A MVNDO ABIEC> 
TVS est, AMISSA* PLVS QVAM SEXDECIM 
MILLIA UBRARVM ANNVI REDITVS, VT FRVC- 
TVOSIOR ESSET AMOR PAVPERVM DAMNO 
CQNIVNCTVS, SI DAMNVM JEST AMITTERE 
PERITVRA ET PERDENTIA • TANTI BENEFICII 
RECORDATIO NVNQVAM INTERMISSA, ET SiEHE CVM 
LACRIMIS FIDEI ET CHARITATIS MEMORABAT 
QVANTVM DEO DEBERET QVI TAM VILI ET 
TAM FACILI lACTVRA CONTENT VS REGNVM CM- 
LORVM OBTVLERAT NON MERENTl. OBIIT 14. APRÏLIS 
1669*. 

Pierre \ — Lou|j. o",69; lai^. o"',68. 

Charles Hillerin, curé de la paroisse de SaintrMerri, à Paris, s était 
fait la réputation d'un prédicateur distingué. Il exerçait son ministère 

* Dans le Nicrokge (supplément), on ' Epitaphe composée |)ar Jean Hamou. 

remarque avec raison qu il fallait écrire ^ Eglise de Magny, dans le chœur, soub 

amUii, la première stalle à main gauche. 



ANCIEN DOYBNNÉ DE CHAtEAUPORT. 319 

au plus grand avantage de ses paroissiens, lorsqu'à la suite de plusieurs 
entretiens avec le célèbre abbé de Saint^CyranS alors prisonnier au 
château de Viocennes, il prit la détermination de renoncer à sa cure 
et de s'abstenir, par un sentiment d'humilité excessive, de toute fonc- 
tion sacerdotale. 11 s'en alla vivre dans la retraite de son prieuré de 
Saint-André, en Poitou. Ce fut en 16 6 3 qu'il dit adieu à sa paroisse. 
Il revint quelquefois à Port-Royal pour prendre des conseils et des 
exemples. La mort Tatteignit dans un de ces voyages. 11 déc(^da le 
1 & avril 1669, à Paris , après avoir demandé à être inhumé dans l'église 
de Saint-Jacques-du-HautrPa^, aux pieds de l'abbé de Saint-Gyran ,^ 
son maître. Son cœur fut porté à Port-Royal et transféré, en 1711, 
dans l'église de Magny. 

' Jean du Vergier He Hauranne, abbë de Saint-Cyrnn, mort le 1 1 octobre i643. 



320 INSCRIPTlOiMS DE LA FHANGE. 

MLXXXIV. 

MAGNY-LES-HAMEAUX. - ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1671. 

Hic Iacet Ioannes Doamlvp 

BVRD£GAL£NSIS \ QVI CVM A SVIS 
NOTit SANCTITATIS EPISCOPO TRA- 
DITVS ESSET, PROPTER FALSAM. 
SPEM SyECVLl, FyELICIVS APVD EVM 
VERIS BONIS DITATVS EST, FACTVS 
AMATOR PAVPERTATIS ET PŒNITEN- 
TliE, QVAM POSTEA IN HOC MONASTERIO 
EGIT, PER QVATVOR ET VIGENTi' ANOS 
CVM MAGNÂ INNOC£NTIi£ LAVDE. Ad 
SVBDIACONATVM VITiE MERITIS ET 
OBEDIENTIÂ EVECTVS, HOC VNVM 
CVRAVIT, NE ALIQVID PR^ETER OFFICIVM 
CVRARET; IN TEMPLO ET IN CVBICVLO 
ASSIDVVS, QVOD ILLI VELVT TEMPLVM 
ERAT : OMNIVM NEGOTIORVM EXPERS, 
ET AB OMNI SOLLIC1TV01NE LIBER, PRiC 
TER QVAM AB EA, QViE TIMORI DeI 
CONIVNCTA, SECVRITATEM AFFERT : 
GAVDENS IN OTIO SANCTO ET FRVENS 
INTVS VERITATIS DELITIIS*, QVAS 
• NEMO GVSTAT FORIS. PER PLVRES 
ANNOS, NEC PEDEM POSVIT EXTRA * 
LIMEN MONASTERII, NON MAGIS SOUTV- 
DINIS REVERENTIÂ, QVAM MVNDl CON- 

'-'-' Sic. 



ANCIEN DOÏENNÉ DE CHÂTEAUFORT. .Wl 

TEMPTV; PERSVASVS DEVM FACILIVS 
INVENIRI POSSE IN CORDIS ARCANO, 
MAIORE GRATIÂ, ET MINORI AMIT- 
TEMDI* PERICVLO. HoC IN EO PRi£- 
CIPVVM, QVOD PIETATIS STVDIO 
victA natvrâ, à QVÂ OMNIS INCONS- 
^ANTIA, IDEM PERPETVÔ FVERIT, 
VT QVOD VNO DIE, IDIPSVM CVNC- 
TIS DIEBVS FACERET, SICQVE 
SINGVLIS HORIS VITAM ABSOL- 
VERET NVLLA NOVITATE DISTINC- 
TAM, BEATAM VITAM OMNIBVS 
VOTIS ET SEMPER EXPECTANS 
AD QVAM EVOLAVIT IdIBVS IvNII. 

M. DC. LXXP. 

Pierre^ — Long. i'",95; larg. o"',97. 

JeanDoamlup^, du diocèse de Bordeaux, fut formé à la piét^ dans 
le séminaire de Bazas, sous les auspices de l'évêque Listolfi Maroni*. Il 
ne se jugea pas digne de s'élever au-dessus du sous-diaconat. Lorsque 
la mort l'eut privé de la direction de ce prélat, il quitta son pays pour 
accourir auprès des Arnauld et des Le Maistre. Pendant vingt^quatre ans, 
il remplit les humbles fonctions de sacristain de l'église de Port-Royal 
de Paris. Deux ans avant sa mort, il vint chercher une solitude plus 
complète à Port-Royal des Champs, où il mourut le i3 juin 1671. 
Son épitaphe nous révèle la pieuse monotonie de cette existence toute 
consacrée à la pensée de Dieu et à l'étude de soi-même. 

' Sic. * Il parait que ce nom, d'un aspecl 

^ Épitaphe composée par Jean Hamon. étrange, doit se prononcer Danlou, 

^ Église de Maguy, chapelle de la ^ Henri Listolfi Maroni, cinquante-sep- 

Vierge. tième ëvèque de Bazas, de i636 à i6^5. 



:m INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MLXXXV. 

MAGNY-LKS-HAMEALX.- ABBAYE DE POBTROYAL. 

1670-168A. 

Pierre Le Roi de ia Potherie, prêtre, mort le 10 septembre 1670, 
et Claude Grenet, docteur de Sorbonne, curé de Saint-Benoît, à 
Paris, mort le i5 mai 1686, avaient leur sépulture à Port-Royal des 
Champs. On transféra leurs corps, en 1711, dans Téglise de Magny, 
et, sur les dalles qui les recouvrent, on traça la configuration des 
cercueils K Le trait suit à peu près la forme du corps; les épaules et la 
tête y sont indiquées. Le nom de chaque défunt est simplement gravé 
un peu au-dessous de la tête. 

M*î Le Roy. P^ 
M" Grenet 

curé de vST BENOIT 

Les épitaphes n'ont pas été conservées. Celle de Pierre de la Potherie 
avait été composée eii latin par Jean Hamon; celle du curé de Sainl- 
Benoit était rédigée en français. Elles se trouvent relatées toutes deux 
dans le nécrologe de l'abbaye. 

Pierre de la Potherie appartenait à une famille distinguée. H avait 
un frère conseiller d'Etat. Les dames de Port-Royal étaient redevables à 
sa générosité de cette épine de la sainte couronné, dont la vertu mi- 
raculeuse semblait un argument divin en faveur de leur cause. Il leur 
légua aussi d'autres reliques précieuses et une rente de i5o livres potir 
l'entretien à perpétuité d'une lan}pe dans l'avant-chœur où ces reliques 
furent déposées. Sa sépulture était toute désignée en ce même lieu. 

I^e curé de S^aint-Benoît, après trente-huit ans employés à donner 
dos missions, à prendre soin des hôpitaux, à visiter les prisonniers, 
se démit de ses fonctions en 1680. Il avait été nommé supérieur des 
dames de Port-Royal des Champs, en 1668. Il mourut à l'Age de 
soixante-dix-neuf ans. 

' Eglise de Maghy, collatëral de la nef. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 323 

MLXXXVL 

MAGNY-LB8-HAMEALX. — ABBATE DE PORT-ROYAL. 

1674. 

D. . O. M. 

HÎC lACET EMMANUEL LE CeRF • 
QUI CUM MAIOREM VITiE PARTEM ERU- 
DIENDIS POPÙLIS CONSUMPSISSET, VITAM 
EVANGELICAM EVANGELICit PRi£DlCA- 
TIONI ANTEPONENDAM RATUS, YT SIBI 
MORERETUR, QUI ALIIS TANTUM VIXE- 
RAT, AD POENITENTIAM ACCURRIT SE- 
NEX, EO FESTIN ANTIÙS QUÔ SERlÙS, 
PONDUSQUE IPSUM SENECTUTIS, QUO 
NIHIL AD PATIENDUM APTIUS, ET VARI- 
OS CORPORIS MORfiOS IN REMEDIUM 
ANlMyE CONVERSOS TAMQUAM OPPOR- 
TUNUM i£TERNITATIS VIATICUM AM- 
PLEXUS, MORTEM HUMILIS, NEC SE lAM 
SACERDOTEM SED LAICUM GERENS \ IN 
HOC QUIETIS PORTV EXPECTAVIT, 
QUit OBTIGIT FERE NONAGENARIO. O- 

BiiT 8. Dec 1674. £t in Cœmite- 

RIO PROPE CRUCEM SEPELIRl VOLUIT *. 

Requiesccu in pace. 
Pierre *. — Long. o",77 ; lai^. o",64. 

^ Eu se croyant ainsi indigne de toutes * Épitaphe composée par Jean Hanion. 

choses, on finirait par ne rien faire d'utile ' Église de Magny. coUatëral de la 

en ce monde. C'est sans doute fort édifiant, nef. 
c est bien peu pratique. 



3'2U INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Une main ennemie a martelé le nom du défunt. Il reste seulement 
quelques syllabes des deux premières lignes de l'inscription, assez ce- 
pendant pour une restitution complète avec le secours du nécrologc. 
Semblable mutilation fut commise, nous Tavons dit, sur Tépitaphe de 
Racine ^ 

Le Père Emmanuel Le Cerf, prêtre de la congrégation de l'Oratoire, 
né à Verneuil au Perche, occupa des emplois considérables, prêcha 
longtemps avec succès, adhiinistra plusieurs paroisses. Dégoûté du 
monde un peu tard, à l'âge de soixante-douze ans, il vint passer les 
dix-huit dernières années de sa vie à Port-Royal^ dans la retraite et 
dans la pénitence. Quatre ans avant sa mort, il avait cru devoir se ré- 
duire à la communion laïque; il voulut être inhumé sans honneur dans 
le cimetière des serviteurs du monastère. 

* T. I, p. 126-128. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFÛRT. 525 

MLXXXVII. 
MAGNY-LES-HAMEAUX.- ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1674. 

SVB SOLE VANITAS, SVPRA 
SOLEM VERiTAS 

Hic lAcrr RoBEutvs Arnavld 

D*ANDILLy, QVl CVM PRVDENTIiE CIVILI 
INNOCENTIAM , PIETATl VRBANITATEM , 
ACRIS ET EXCELSI INGENU PRi£STAN> 
tlJE SIMPUCITATEM, MAGNANIMITA- 
TEMQVE HVMIUTATI CONIVNXISSET. 
ARCTO DISSIMILLIMARVM VIRTVTVM 
CONIVGIO, VTRAQVE FORTVÂ CHRISTI- 
ANÈ FVNCTVS, PVBUCORVM MVNERVM 
DILIGENTISSIMA ADMINISTRATIONS IN- 
SIGNIS» QVitr PRISCA VIRTVTE GESSIT, REI 
PRIVATi£ NEGUGENS, DVM PVBUCi£ 
CONSVUT, QVIBVSQVE NEGOTIIS PAR, . 
OTII SANCTI CHARITATE IMPVLSVS , 
QVOD ILU MAGNi£ DIGNITATIS INSTAR 
ERAT, AVLiE ET SvECVLO MONASTE- 
RII HVIVS SOLITVDINEM PRiCrVUT, 
1N QVA TRIGINTA ANNIS SIBI ET DEO 
VIXIT, OMNIBVS CHARVS ET OMNES 
CHRISTIAN A CHARITATE COMPLEXVS, 
CVM ILU PRiECIPVVM ESSET AMARI ET 
AMARE, Et ad ID TAM NATVRA QVAM 
gratia conformatvs videretvr, 
Tandem plenvs diervm svmmaqve se- 
nçctvte fere non infirmior» se0 tan- 
tvm sapientior, Et qv^e maior lavs 



326 FNSCRIPTIONS DE-LA FRANCK. 

EST ERVDITi€ SENECTVTIS, FaCTVS PVER 
CHRISTI, ADVLTA lAM HVMIUTATE PE- 
ItTVRA FASTIDIENS, iETEBNlS INTHN- 
TVS. GrAVISSIMI MOftBI DOLOREM PRiC 
MORTIS GAVDIO TAM EXPETITiC NON 
SENSIT, FlRMA IN DEVM SPE TVTVS, IN 
Q\ A FORTIS ERAT DEFiQENDO ET 
VIVVS MORÛDO. OpIJT ANNOS NATVS 85. 

DIE jq Septembris Mdclxxiv ». 
Pierre*.— Long. t"",9r>; lai^. i",o«. 

Roberl Aiiiauld d'Âudiily, né à Paris en i&Sg, était Taîné de la 
nombreuse postérité d^AntoineArnauld, avoeat général au parlement de 
Paris, et de Catherine Mariou. Son mariage avec Catherine Le Fèvre 
de la Borderie, héritière de la terre de Pompanne, lui apporta, en 
iGi3, la seigneurie de ce lieu. U suivit alors la carrière des armes. 
Devenu veuf, il prit pour aiaître de la vie spirituelle Taustère abbé de 
wSaint-Cyran. Sa retraite à Port-Royal eut lieu en i6/j6; il s'y plaça 
humblement sous la direction de son neveu ^ kaac Le Maistre de Saci. 
Dans la solitude, son temps se partageait entre la prière, Tétude et ie 
travail des mains. Il parvint à uu: âge trèa-avaneé; son frère Antoine, 
ie plus illustre de tous les Arnaald, le déposa lui-même dans sa tombe. 
Une épitaphe, que nous rapportons un peu plus loin*, donne à Ro- 
bert Arnauld les titres de chevalier, seigneur d Andilly, marquis de 
Pomponne, conseiller du roi en ses conseils d'Etat et privé, surinten- 
dant de la maison de S. A. R. Monsieur, Gaston -Jean -Baptiste de 
France, frère unique du roi Louis XIll. 

' Le nécrologe ne nous donne pas le ~ Dans te chœur de l'élise de Mago} . 

nom de Tauteur de cette épitaphfi. ^ V«y. cMiprèB, Paiaiseau, n* mciv. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 327 

MLXXXVIII. 
MAGNY-LES-HAMBAUX. - ABBAYE DB PORTROYAL. 

1676. 

D. O. M. 
Raphaël le Charon d'Espinoy hic 

lACERE VOLUIT IUXTA MATREM AN- 

nam eugeniam de boulogne, quie 
mortuo coniuge m. francisco le 
Charon Barone de ST Ange in agro 

GASTÏNENSI, PRIMARIO REGIME MA- 
TRIS AnU/E AuSTRIACit /ECONOMO 
ET RELICTO MUNDO, CUI PRIDEM MOR- 
TUA FUERAT, VITAM CrUCIS IN HOC 
MONASTERIO PROFESSA, SANCTÈ IN 
SANCTO HABITU et ViXIT ET MOR- 
TUA EST. FlLIUM HUNC PIA MATER 
TOTA VITA PARTURIIT, UT ChRISTO 
TANDEM PARERET, IN QUO QUID- 
QUID ESSE POTUIT, FILIUS OPTIMiE 
PARENTI DEBET. MATERNORUM VIS- 
CERUM CHARITATl TRIBUl POTEST, QUA 
, Deus ADEO DELECTATUR, QUOD 
AbBATIAM RECUSAVERIT, NEC DUXE- 
RIT UXOREM; Ab UTROQUE HOC VIN- 
CULO LIBER MORTUUS EST ANNO 
- iETATIS 45- J^IE IZ.'SePTEMBRIS 
1*6-7.6». 

Requiescat In pacc. 
Pierre*. — Long, i^jgo; larg. o",95. 

' Épitaphe composée par Jean Hamon. — ^ Église de Magny, collatéral de ia nef. 



3iH INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Au-dessus du texte, une grosse tête d'ange et des branches de lau- 
rier; au-dessous, enroulements et feuilles d'acanthe. 

Anne-Eugénie de Boulogne, veuve de messire François Le Charon, 
baron de Saint-Ange en Gâtinais, premier maître d'hôlelde la reine 
Anne d'Autriche, prit le voile à Port-Royal, sous le nom de sœur Sainte- 
Eugénie. Leur fils, Raphaël Le Charon d'Espinoy, obéissant aux con- 
seils maternels, renonça au mariage et refusa de riches bénéfices ecclé- 
siastiques. Son éducation avait été confiée aux solitaires de PortrRoyal ; 
à Tâge de vingt-deux ans, il se retira auprès d'eux, dans une habita- 
tion que son père avait fait construite pour venir y chercher un asile. 
Afin de se rendre utile comme un simple ouvrier, il avait appris le 
métier de vitrier; il s'occupait aussi de jardinage. Il vécut dans cette 
simplicité jusqu à l'âge de quarante-cinq ans. Ainsi qu'il l'avait prescrit, 
son corps fut inhumé à Port-Royal des Champs , dans l'aile gauche de 
l'église, auprès du tombeau de celle qui était, dit le nécrologe, dou- 
blement sa mère, et, après Dieu, la première cause de son salut. Cette 
sainte femme était morte le- 1 3 décembre 1667. Jean Hamon ^ lui avait 
consacré une épitaphe latine qui ne s'est pas retrouvée. 

' Voy. Port'Royal, Sainte-Beuve, 6 vol. auleur de thèses remai'quables sur sonarl. 
in-12. Paris, 1867. M. Hamou, Je modèle el de plusieurs ouvrages de piété, 
des médecins chrétiens, latiniste éi^ant. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 329 

MLXXXIX. 
MA6NY-LES-HAMEAVX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1676. 

D. O. M. 

HÎC lACET Catharina Mallon 

VIDUA NOBILIS VIRI EdUARDI 
OlIER EQUITIS D. D. DE NOIN- 
TEL D'ANGERVILUERS, QU>E SUÏS 
ET ALIENIS CHARA, VSQUE OR- 
NATA VIRTUTIBUS QUiE MULIE- 
. REM CHRISTIANAM DECENT, DEO 
ITA VOLENTE, CUIUS SEMPER 
lUDIClA lUSTA SUNT, ifiRUMNIS 
FERE OMNIBUS AFFLICTA QVA 
IN HOMINEM CADERE POSSUNT 
MAXIMIS,1DEÔ M AGIS SPEM FIUO- 
RUM EXPECTAT QUOD PATRIS 
OPTIMI DIVINAM MANUM ERU- 
DIENTIS ET CASTIGANTIS VS- 
QUE AD FINEM VITiE EXPERT A 
SIT. ObIIT r8. NOVEMBRIS, Anno 
ChRÏSTI 1676. ATATIS 6l. 

Requiescat In pace * 
Pierre'. — Long. i",8o;I&rg. o*,95. 

Au sommet de la dalle, entre deux palmes que surmonte une 
grande couronne de marquis» les armoiries des Olier-Nointel , d'or au 

' Épitaphe composée par Jean Hamon. — * Église de Magny, collatéral de ta nef. 



330 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

chevron de gueules, accon)pae[né de trois raisins au naturel feuilles de 
sinople ^ et celles de Catherine Mailon, qui ne présentent que trois mer- 
lettes ^. 

Le nécrologe de Port- Royal garde un complet silence sur les cir- 
constances malheureuses qui affligèrent la dan^e de Nointel et dont elle 
supporta ie poids avec une résignation toute chrétienne. H se borne à 
nous dire qu elle quitta le monde pour se retirer à Port-Royal, où elle 
vécut encore près de cinq ans, et qu'elle y fut inhumée dans l'aile 
gauche de l'église, du côté de la chapelle de Saint-Laurent. 

Edouard Olier, marquis de Nointel, mari de Catherine iMallon, 
était conseiller au parlement de Paris. Leur fils, Charles-François, s'est 
rendu célèbre par l'éclat de son ambassade à Constantinopie en 1670, 
<ît par sa passion généreuse pour la recherche des monuments de 
l'antiquité classique. Nous avons vu naguère, dans le vestibule du ma- 
gnifique château de Bercy ', de vieilles peintures représentant les prin- 
cipales circonstances du séjour en marquis de Nointel en Orient. Ces 
tableaux étaient l'œuvre de Carrey, élève de Le Brun, que l'ambas- 
sadeur avait pris pour compagnon de ses voyages et de ses travaux. 

* \je P. Mënestrier, Nouvelle méthode rai- de Catherine Mailon à dextre; c'est une in- 
sonnée du blason. terversîon. 

* Le graveur d'armoiries a piacë, par * L'ëdifiee détruit; les arbres du parc 
erreur, celles des Olier à sénestre et celles arraches. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 331 

MXC. 

MAGNY-LES-HAMEAUX. - ABBAYE DE PORT ROYAL. 

1677. 

D. O. M. 

Hic JACET Paulus Gabrill de Gibron 
Narbonensis Senescalli filius et 
in schomberti legione cohortis 
pryefectus, qui flagrantissima sie- 
cuu cupiditate incensus, morti- 
ficantem eodem tempore et vivi- 

FICANTEM EXPERTUS DeUM, IN MEDIO 
ARDENTISSIM^ FEBRIS INCENDIO CjELESTÏ 
RORE PERFUSUS, SALUTEM IN MORBO IN- 
VENIT. VeRAM fuisse CONVERSIONEM 
SANITAS SUBSECUTA MUTATIS MORIBUS 
PATEFECIT. EO ENIM SALUTIS ZELO INCI- 
TATUS EST, UT NEC OB VARIA IMPEDIMEN- 
TA RETARDARI, NEC A DUCIBUS, IN QUOS IN- 
CIDERAT, VIAM MINUS TUTAM INDICAN- 
TIBUS DECIPI POTUERIT»; AnIMtE VULNERA 
LETHALITER EX MUNDI LABORIBUS SAU- 
CI/E NULUS ALIIS QUAM VER>£ PŒNITENTIiK 
REMEDIIS SANANDA, NEC PŒNITENTIAM 
AUO IN LOCO TUTIUS QUAM IN SOLITUDINIS 
PORTU, QU^ MAGNUM IPSA REMEDIUM EST, 

AGENDAM ESSE ARBITRATUS. CUJUS BENEH- 

a 
CIO CUM JAM FRUERETUR ET IN MORBUM IN- 

DISSET DIFFICILEM ET DIUTURNUM ANIM>£ SA- 



' AihiBioD évidente aux adversaires de Port-Royal. Dans an camp eomme dam Tautre, 
ce n'était pas la charité qui portait Tétendard. 



332 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

NITATI RECUPERAND^, CUM ADEST PATIEN- 
TIA, VALDE IDONEUM, NON TANTUM OB VENI- 
AM PECCATORUM, SED OB MORBUM IPSUM 
GAUDENS ET GRATUS CONFITEBATUR Do- 
MINO, QUONIAM BONUS QUONIAM IN SPECU- 
LUM MISERICORDIA EJUS *. ObIIT 23. JUNII 
AnNO ChRISTI 1677. yETATIS 28. 
Hcqmescat In paceK 

Pierre ^. — Long. a",oo; iarg. i^.oo. 

Paul-Gabriel de Gibron était fils du sénéchal de Narbonne et capi- 
taine au régiment de Schomberg*. Fort jeune encore, il renonça au 
monde à la suite d'une grave maladie. Les Pères de la Mission l'enga- 
geaient à entrer dans les ordres. Un ami le conduisit à Port-Royal. 
Après une première épreuve, il se crut appelé à la rigoureuse discipline 
de l'abbaye de la Trappe. Bientôt, il revint auprès des solitaires de la 
maison des Granges. Les emplois les plus humbles étaient ceux qu'il 
choisissait de préférence; il se chargea, pendant deux années, du soin 
* de la cuisine des gens de service. Il avait à peine atteint sa vingt-hui- 
tième année lorsqu'il succomba. 

Excellents latinistes à coup sûr, Messieurs de Port-Royal ne met- 
taient-ils pas une excessive complaisance à retracer dans leurs éloges 
funèbres tous les détails de pénitence et de mortification de leurs com- 
pagnons? Nous ne prétendons à aucune compétence en matière de 
perfection spirituelle; mais nous croyons bien apercevoir quelque or- 
gueil sous ces apparences multipliées d'abnégation et d'humilité: «r Pures 
(T comme des anges, orgueilleuses comme des démons,?) disait l'arche- 
vêque de Paris Hardoin de Péréfixe, après une visite chez les dames 
de Port-Royal en Ville ^ 

' Psalm. cv, V. 1. fils de Henri, marëchal de Fronce, el ma- 

" Épitaphe composée par Jean Hamon. réchal lui-même en i637< * 

' Église de Magny, dans la nef. '^ J. Racine, Abrégé de r histoire de Pwt- 

^ Charles de Schomberg, né en 1600, Royal, 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 333 

MXCI. 

MAGNY-LES-HAMEAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

168A. 

\ 

HÎC REQUlESClt HeNWCUS CaROLUS 

Arnauld de Luzancy, quem et in aula, 
et in betlo, et periculosius in page 
tentatum omnibus mundi et garnis 
pericuus adhug aoolesgentem gratia 

ChRISTI FEQT SUPERIOREM. Cum IN BELLO 

hoc christiano non suis viribus victor 
sapienter intellexisset gratias Deo 
satis magnas reddi non posse, pie gratus 
in solitudinem segessit innocentiye 
conservatrigem , in qua per quadraginta 

ANNOS ChRISTO MIUTAVIT AB OMNI 

SytGUJJ CURA ET SOLUCITUDINE ALIENUS. 

RlGlDUM ILU FREQUENSQUE JEJUNIUM, 

ET QUOTIDIANA SOBBIETAS JEJUNIO PAR. 

ORATIO, QUi£ ILU ERAT IN DELIGIIS 

SEMPER AUT QUIESGENTIS NEGOTIUM 

FUIT, AUT SOLATIUM LABORANTIS. 

PUPILLORUM MAXIMAM CURAM HABUIT, 

QUOS OMNI HUMANA OPE DESTITUTOS, 

OCCULTA UBERALITATE PER AUOS, UT . 

IPSE LATERET, SUBLLVABAT . In FAUPERIBUS 

iCGROTlS CHRISTUM OCUUS FIDEI 

ASSIDUUS CONSOLATOR INTUEBATUR : 

ILLORUM MORBIS 

SUBMINISTRANDO AD 

SALUTEM, ET QUI VI VOS 

ELEEMOSYNIS EOVEBAT ', MORTUOS 

ULTIMIS GHRISTIAN.£ PIETATIS 

PROSEQUEBATUR OFFIGIIS. OBIIT IV. 

IDUS FeBR. ANNI m. DG. LXXXIV ANNOS NATUS 61 

RequUscat in pace * 
Pierre '. — Long. i",96; 4arg. i",o5. 

' Erreur du lapicide, lisez fovebat. — ^ Épilaphe composée par Jean Hanion. — 
' Église de Magny, dans le chœur. 




33Û INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Henri-Charles Arnauld , chevalier de Luzancy, troisième fils de Ro- 
bert Arnauld d'Andilly \ né en 1628, destiné par son père à la car- 
rière des armes, commença par être page du cardinal de Richelieu. Les 
conseils de l'abbé de Saint-Gyran le décidèrent à fuir le monde dans 
la solitude de Port-Royal. Isaac Le Maistre de Saci, son cousin ger- 
main, devint son maître. Après quarante ans de retraite et de péni- 
tence, il mourut à Paris, le 10 février i684, douze jours après sa 
sœur, Tabbesse Angélique de Saint-Jean. Son corps fut inhumé auprès 
de celui de son père, dans le bas côté^ dit 4e SaitU-Laurent, de Téglise 
de Port-Royal des Champs, d'où on les transféra tous deux, en 1710, 
à Palaiseau^. 

* Voy. ci-dessuB n* hlxxxvii. — - * Voy. ci-aprè» n* mciv. 



ANCIEN DOÏENNÉ DE CHATEAUFORT. 335 

MXCII. 

MA6NT-LES-HAHËAUI. — ABBAÏE DE PORT-ROYAL. 

1686. 

Pierre '. — Losange de o"',62 de côté. 

Une même pierre recouvrait les cœurs de trois personnes de la même 
Himille décédées en la même année i685. 

Christophe Le Couturier, gentilhomme ordinaire de S. A. R. Made- 
moiselle de Montpensier, + le 3 1 mars. 

Jeanne Brigalier, sa femme, f le i3 mars. 

Pierre Bernard Le Couturier, leur fils, décoré du même titre que 
son père, f le i3 décembre. 

Les trois cœurs furent apportés à Port-Royal des Champs, le 
8 mai 1686, d'après la volonté de Pierre Bernard, et inhumés dans 
Téglise, du côté de la chapelle de la Vierge. Jean Hamon composa en 
leur honneur une épitaphe latine publiée dans le Nécrohge. La pierre 
est entièrement usée; les quelques mots qui demeurent lisibles suffisent 
cependant pour qu on en puisse reconnaître Tidentilé. Un cœur est 
gravé à la pointe supérieure du losange. 

' Eglise de iMagny, dans la chapelle de ta Vierge. 



336 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MXCIII. 

MAGNY-LESHAMEACX. - ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1687. 



Hic 

lACET 

PetrusBorel, 

presbyter bello- 

vacensis, qui adoles- 

centia skcte decursa , 

rite promotus ad sacerdotium, 

sed segum altius reputans 

muneris majestatem, et onus 

officii, in monasterium hoc, tum 

desertum anno mdcxlvi se proripuit. studio 

sanctioris vit^, in quo per biennium 

sbutudine, silentio, abstinentia renovatus 

in aquilie juventutem*, instituendis ad pietatem et litteras 

pueris addictus, et animo gratuito et 

sollicitudine paterna hoc officio strenue functus, 

monasterio reintegrat©, sacellanus 

addictus est. sou deo «et altari vacans , 

et optima parte quam elegerat* auquando potitus, 

animarum curam quam humilitate deprecabatur 

dignior charitate subiit, 

donec procellis temporum ejectus, 

in casam se recepit solus per annos viii deo sou ser viens, 

sibi parcissime ministrans, ut esset ipsi in re angustissima 

unde pauperibus daret, quibus de necessitudine sua jugiter 

largitus, oblatis undequaque subsidiis 

aut repudiatis, aux ad egentiores translatis, 

vita durissima sibi usque simius, 

nec lethaus morbi molestiis interpeixatus 

a deo, quem invisibilem tanquam videns 

sustinuit semper, exitu tranquillo 

Ad eum migravit ann. 

m. dc. lxxxvii. die 

XXVIII. lANUARII 
iCTATIS 

75*- 



Pierre *.— Losange de 07,7a de côté. 



' Renovabkur ut aquilœ juventus tua. parait avoir succédé à Jean Hamon dans les 

Psaim. Cil, V. 5. fonctions de rédacteur des épitaphes de 

' Optimam partem ekgit. Evang. sec. Luc. Port-Royal, 
cap. X, V. 63. * Église de Magny, dans la nef, près de 

Mnscription composée par Denis Dodart, la porte du chœur, 
médecin, mort le 5 novembre 1707, qui 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 337 

Pierre Borel, prêtre du diocèse de Beauvais, retiré à Port- Royal, 
fut chargé de Téducation des enfants de Guillaume Dugué de Bagnois^ 
Il devint ensuite chapelain et confesseur des dames de Tabhaye, fonc- 
tions qu'il conserva jusqu'en 1679. Contraint alors d'abandonner le 
monastère, il vint chercher un refuge à Paris. Dans les dernières années 
de sa vie, il travaillait de ses mains pour gagner de quoi donner à de 
plus pauvres que lui. On lui permit de rentrer après sa mort dans 
1 asile dont l'accès lui était interdit de son vivant. 

Les onze premières lignes de Tépitaphe sont seules à peu près con- 
servées; nous avons reconstitué le surplus à l'aide du Nécrologe et de 
quelques mots restés sur la pierre. 

^ Voy. ci-dessus, n' mlxxxi. 



â3 



:m INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MXGIV. 

MAGNY-LES-HAMEAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1688. 

Hîc QUiESCiT NicoLAus Thiboust Presbyter 

EÔROICENSIS DICECESIS ET SANCTI ThOM^E 
AD ReGIAM LUPARAM COLLEGIALIS AC ReGALIS 
ECCLESIiC PER XLIV. ANNOS CANONICUS. 1b1 
DIVINAM PSALMODIAM PIETATE, EXEMPLO, CON 
SILIO RESTITUIT, ET SACRATA BONA PENE COL- 
LAPSA PRUDENTIÂ OMNIQUE OPEJ CURAVIT RES 
TAURARI. ViR SIBI DEOQUE VACANS, SUI SEMPER 
SIMILIS, VIAM DOMINI CONSTANTER AMBULAVIT, 
ANTIQUOS MORES A PUERO, PUERI INNOCENTIAM 
AD FINEM USQUE VIT/E RETINUIT. PrISTINUM 
lEIUNlI ECCLESIASTICI RITUM QUEM IN NATALI SO- 
LO PERSEVERANTEM ADOLESCENS VIDERAT RELl- 
GIOSISSIME COLUIT, QUADRAGESIMALE AD VES- 
PERAM USQUE PRODUCENS. ILLI DIVITIiE, CARE 
RE DIVITIIS, VT DEO LIBERIUS SERVIRET : ET UT 
VITA ElUS DEI LAUS PERENNIS ESSLT, NOCTUR- 
NAM CANONIGI CURSUS PARTEM ADIMPLETURUS, 
NOCTIS SOMNUM NUNQUAM NON INTERMISIT, DI 
URNAM QUOTIDIANÂ PSALTERIl RECITATIONE, 
SACRORUM CODICUM LECTIONE, ECCLESIASTICÂ 
MORTUORUM COMMENDATIONE CONTINUAVIT. 
ChRISTIANAM VERITATEM impense ADAMAVIT, 
PRO lUSTITl CONSTANTISSIME LABORAVIT, MA 
LIS QUORUMDAM ARTIBUS ET AMBITIOSIS PREN 
SATIONIBUS, TANTUM NON LOGO DEIECTUS STE 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 339 

TIT, TAMEN DEO SUSTENTANTE UT SFONTE SUA 
POSTMODUM CEDERET, SOLITIS ECCLtSIit SU.*- 
MUNIIS IMPAR EFFECTUS, IN H ANC SOLITUDINEM 
SECESSIT VBI, LUMBIS PR/ECINCTIS, LUCERNIS Fl- 
DEI AC BONORUM OPERUM ACCENSIS, lUGI ORA 
TIONE, ET, UT PER EFFŒTAS VIRES LICUIT, PUBLICiE 
LAUDIS, ATQUE AGNI IMMACULATI, CUM SACRIS 
EIUSDEM SPONSIS, ASSIDUÂ OBLATIONE, FACTUS 
SIMILIS HOMINI EXPECTANTl DOMINUM SUUM, 
CUM EO, UT CONFIDIMUS,' INTROIVIT AD NUPTI 

AS*, Annos natus xcn. dje m. martu Anni 

M. DC. LXXXVIIl. 

Requ'iescat in pace* 
Pierre^. — Long. »"»97; larg. r%oo. 

Né en 1697 dans le diocèse d'Evreux, Nicolas Thiboust exerça, 
pendant quarante-quatre ans, les fonctions de chanoine de l'église col- 
légiale et royale de Saint-Thomas du Louvre^. Son épitaphe nous initie 
à ses efforts persévérants pour le rétablissement de la divine psalmodie 
et pour la bonne administration du temporel. Son attachement à Tan- 
tique discipline, son assiduité à l'oraison et à l'étude des livres saints, 
nous sont aussi retracés comme de justes sujets d'éloge. Après avoir ré- 
sisté avec fermeté aux tentatives faites pour le priver de son canonicat, 
il y renonça de son plein gré en 1677, lorsque ses forces ne lui per- 
mirent plus d'en remplir les devoirs, et vint mourir à Port-Royal des 
Ghanips, à l'âge d'environ quatre-vingt-douze ans, le 3 mars 1688. 

' Evang. sec. Luc. c. 111, v. 36. ^ Église de Magny, chapelle de la Vierge. 

* Épitaphe rédigée par Denis Dodart; * Église entièrement disparue. Une partie 

composée, en grande partie, d'expressions des bâtiments du nouveau Louvre en occupe 

empruntées aux psaumes ou aux évangiles. remplacement. 



43. 



3/iO INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXCV. 

MAGNY-LES-HAMEAUX. ~ ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1690. 
Pierre '. — Long, i^tgo; Ui^. o",9'i. 

Inscription latine, composée de plus de quarante lignes, consacrée 
à la mémoire de Sébastien - Joseph du Gambout de Pontchâsteau , 
mort à l'âge de cinquante-six ans, le 27 juin 1690. Denis Dodart en 
était l'auteur. La pierre est devenue tellement fruste que la lecture du 
texte n'est plus possible. On le trouverait au besoin dans le Nécrologe, 
pages a 56-^63 , avec une longue biographie du défunt. 

Messire Sébastien du Gamboul appartenait à une des maisons les 
plus distinguées de la Bretagne. Son père, CharleS du Gambout, mar- 
quis de Goislin, était parent du cardinal de Richelieu. Sébastien se fit 
homme d'église et fut bientôt pourvu de trois abbayes. En 166/i, 
à peine âgé de trente ans, il renonçait à ses bénéfices pour se charger 
de l'office de jardinier à Port-Royal. Les vicissitudes et les singularités 
de son existence, ses voyages à Rome, en Allemagne et ailleurs sont 
racontés au long dans le Nécrologe. Il cachait son illustre origine sous 
des noms vulgaires, et finit par mourir inconnu à Paris. La sépulture 
lui fut donnée à Port-Royal des Ghamps. On ne pouvait manquer d'al- 
tribuer des miracles à cet étrange personnage; on l'a fait. En souvenir 
de la vénération qui s'attachait à lui, on transporta ses restes k Magny, 
en 1711. 

^ ' Église de Magny, bas côté méridional, è Tentréede la chapelle de la Vierge. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 3'i1 

MXCVl. 

MA6NY-LES-HAMEAUX. — ABBAYE DE PORT-ROYAL. 

1701. 

SUB HOC 
MARMORE 

depositOm est 

COR CATHARlNiE 

Angran UXORIS Jacobi 

BARTHELEMY DE BeLISY 
IN CONSILIO MAGNO CONSI- 
LIARII; COR SIMPLEX ET FIDELE; 
COR DOCILE ET RECTUM; COR SPLEN- 
DIDUM ET MAGNUM AD OMNE BONUM OPUS 
SEMPER PARATUM; COR PER QUOD REQUIE- 
VERUNT VISCERA SANCTORUM ; COR QUOD CON- 
SOLATUM EST COR VIDUiE, PUPILLI, PAUPERIS, ET 
PEREGRINl; COR VERÈ BONUM ET OPTIMUM; MANDA- 
TA ENIM DeI in corde MULIERIS HUJUS SANCTit, 
QUAM FECIT DOMINUS SICUT RaCHEL ET LiAM, 
UT ESSET EXEMPLU VIRTUTIS. OBIIT OCTO- 

GENARiA IX Cal. jun. an.D.m.dccl Hoc 

GRATI ANIMI MONIMENTUM PONI CU- 

RARUNT SANCTIMONIALES HU- 

JUSCE DOMUS, QUAS FRE- 

QUENS INVISIT, SEMPER 

AMAVIT, BENEFICIIS 

ET SUI HAC PO- 

TIORI PARTE 

DONAVIT. 

Pierre noire \ — Losange de ©".ôi de côté. 

Catherine Angran, femme de Jacques-Barthélémy de Belisy, con- 
seiHer au grand conseil, fut une des plus fidèles amies de Port-Royal. 
Le Nécrologe ne nous apprend d'ailleurs sur sa vie rien au delà du bel 
éloge qui servait d'épitaphe à son cœur ^. 

' Église de Magny, dans ie chœur. de la défunte a quelque rapport avec Tins- 

' Inscription composée par TroDchon, un cription gravée au pied de la colonne qui 

des solitaires de Porl-Royal. Cette accuniiN portait le cœur d'Anne de Montmorency. 

lation de louanges sur les qualités du cœur (Voy. 1. 1, p. ASy.) 



3/i2 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MXCVII. 
MAGNY-LES-HAMEAUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAIfîT-GERMAIN. 

CY DESSOUS REPOSE 
LE CORPS DE DEFFUNT 
MESSÏRE FRANÇOIS 
ESTIENNE CAILLETEAU 

DE L'assurance clerc 

MINORÉ DECEDE LE î$ 
OCTOBRE 1721 AGE ÏDt 
27. ANS ET DEMY 
PRIEZ POUR LUr 
AFFIN QVIL PRIE 
POUR VOUS 
pÎPno ». — Long. i*,86; larg. o"',95. 

Par un scrupule ordinaire à ceux qui suivaient les doctrines de 
Port-Royal , François-Etienne Gailleteau de l'Assurance ne se croyait 
sans doute pas digue de franchir les ordres mineurs. A l'époque de 
sa mort, l'abbaye n'était plus qu^un monceau de ruines. 11 aura voulu 
du moins reposer aussi près que possible de ses maîtres, dans l'église 
de Magny. De nos jours encore, quelques jansénistes persévérants ré- 
clamaient une place dans le cimetière qui entoure cette église, ainsi 
qu'en témoignent leurs tombes réunies dans un terrain privilégié, en 
avant de la porte occidentale. 



" Eglise Je Magny, chapelle de la Vierge. Au-dessous du lexle , une tête de mort el deux 
os en sautoir. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 343 

MXCVIII. 

VILLIERS-LE-BÂCI^|5. — ÉGLISE PAROISSIAL^ DE NOTRE-DAME. 

xiii*-xiv' siècles. 

L'abbé Lebeuf ne trouva qu'une église récemment reconstruite et 
peu importante à ViHiefs-le-Bâcle. Oq avait du moins pris soin d'y 
conserver les anciens monuments funéraires des seigneurs du lieu. 
L'édifice a été rebâti encore vers i845, et cette fois on n'a respecté 
ni les dalles gravées, ni les épitaphes. Nous indiquerons, d'après notre 
prédécesseur, les personnages dont l'église de Villiers abritait las sépul- 
tures* : 

Un chevalier en armure, mort en i 269. 

Jean l'Escuyer de Voisins, mort en 1275. 

Guillaume de Voisins, écuyer, mort en 1289, et sa femme. 

Un seigneur de Voisins, décédé en i336. 

Antoine de Coutelas, écuyer, seigneur de Damielte, près Gif, mort 
vers i5i9, et Charlotte <le Voisins, sa femme. 

Pierre Simon, vicaire, mort en i55o, après avoir fait plusieurs 
fondations. 

Jean-Marc de la Maret, écuyer, seigneur de Saint-Mars, maréchal 
des camps de feu Monseigneur frère unique du roi, gouverneur des 
villes de Saumur, Mantes et Meulan, lieutenant de cinquante hommes 
de l'ordonnance, mort en 1601, et sa femme, Françoise Jombert. 

Samuel deForbois, écuyer, seigneur de Presles et de Villiers, pre- 
mier homme d'armes de France, commandant en la garde écossaise 
du corps du roi, mort en iSgo. 

Ces monuments qui formaient, comme on le voit, une intéressante 
série, ont disparu. Il n'en reste plus que quelques morceaux de dalles 
dans le jardin du presbytère. 

Sur un débris de la tombe de Guiilauoie de Voisins et de sa femme, 

* Hisf. (lu diocèse de Partit, t. VIH, p. /iQÛ-ZigS. 



UU INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

une portion d'effigie en manteau doublé de vaii\ avec un chien sous 
les pieds, et ces mots en bordure : 

is fuihg De oyilici De yoisms , 

Sur un autre fragment du commencement du xiv^ siècle, qui pareil 
avoir fait partie de la tombe d'un ecclésiastique : 



CYRe De meuDo. 



11 existe, sur le côté méridional de l'église, une petite chapelle du 
titre de Saint-Louis, reconstruite en même temps que le reste de l'édi- 
fice, dont l'origine remonte, ou peu s'en faut, à l'époque même delà 
canonisation du saint roi^ 



' Hist du diociêe, etc. t. VIII, p. AgS-Sco. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 345 

MXCIX. 

VILLIERSrLË-BÂGLE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

i656. 

T IHS lAY ESTE REFONDVE EN LAN 1656 BENISTE PAR 
M^ MATTHIEV CHARDIN CVRE DE VILLIERS LE BASCLE 
NOMMEE MARIE MICHELLE DE PAR M^ MICHEL LVCAS ^ 
SEIGNEVR DE SACLAY DE GIF VICOMTE DE CHATEAVFORT 
SEIGNEVR de VILLIERS LE BASCLE EN PARTIE ET DAME 
MARIE YVELIN ESPOVSE PE M*** lEAN MERAVT' CON" DV 
ROY EN SES CONSEILS DESTAT ET FINANCES ET EN 
SA COVR DE PARLEM'^ DE ROVEN SEIGNEVR DV DICT 
VILLIERS LE BASCLE EN PARTIE DE MONTIGNY ET 
DYMORVILLE 
M" lEAN LEMOYNE MARGVILLIER 

Inscription gravée sur la cloche principale de l'église. 

* Michel Lucas, acquéreur, en i65o, de relise de Saclé {iUd. p. 5io). — ' Jean 

la terre et seigneurie de Prestes, en la pa- Méraut, fils de Jacques Mëraut, conseiller 

roisae de VilKers-le-BAcle. (Lebeuf, HisU du roi aux requêtes, qui s'était rendu ac- 

dudiœ, t. VIII, p. 5o6.) Messieurs Lucas quéreur, en 160^, de divers fiefs de la 

avaient leur chapelle et leur sépulture dans même paroisse {iUd, p. 5o3-5o5). 



1 



J 



Ui\ INSCRIPTIONS DE LA FRANCK. 

MC. 

SAGLÉ. — ÉGLISE PAAOISSIALE DE SAINT-GERMAIN (DG PAAIS). 

1760. 

* LAN 1750 lAY ETE BENITTE PAR M***^ I. B, 
CORNILLARO PRETRE CVRE DE CETTE PAROISSE ET 
NOMMEE lEANNE PAR HAVT ET TRES NOBLEMENT 
NE* M*"* MAVRICE COMTE DE COVHTEN COMTE 
DU S^ EMPIRE ROMAIN CHAMBELLAN DE ' SA 
MAJESTE IMPERIALE CHARLES VII LIEV^ GENERAL 
DES ARMEES DV ROY GRANDE CROIX DE LORDRE 
ROYAL ET MILITAIRE DE S^ LOVIS COLONEL DVN 
REG^ SVISSE AV SERVICE DV ROY ET PAR MAVRICE 
PVLCHERIE DE VILLEMVR SA PETITE NIECE FILLE 
DE HAVT ET PVISSANT S^^ M*"^ I. B. FRANÇOIS 
DE VILLEMVR CH*^ S** DE LIMONS * SACLAY EN 
PARTIE LIEV'' G^*- DES ARMEES DV ROY INSPECTEVR 
G*^ DINFANTERIE COMMANDEVR DE LORDRE 
ROYAL & MILITAIRE DE S^ LOVIS GOVVERNEVR 
DE MONTMEDY ET DE HAVTE & NOBLEMENT NEE 
DAME ANNE CHARLOTTE MAVRICE DE COVRTEN 
GERMAIN MOREAV ANCIEN MARGVILLIER 

Petite église, rebâtie en majeure partie au xvi* siècle; quelques ves- 
tiges d'une construction du mii"^ siècle, surtout à Tétage inférieur du 
clocher. L'abbé Lebeuf donne Ténumération de plusieurs dalles funé- 
raires des xiv^, XV* et xv!*" siècles. Nous n'en avons vu que des fragments 
dont il n'y a plus aucun parti à tirer dans l'intérêt de l'épigraphie. 

L'inscription de la cloche nous fournit, pour le milieu du xvni^ siècle, 
les noms d'un curé et d'un seigneur de Saclé. 

' Très'tiobletnent né, locution qui se prësenle ici pour la première fois. — ^ Fief de la 
paroisse de Saclë. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTBAUFORT. 3à7 

Le parrain de la cloche, Maurice de Courlen, commença en 1706 
sa carrière militaire. L'empereur Charles Vil, près de qui il avait été 
chargé d'une mission diplomatique, le créa comte de lempire et cham> 
bellan par lettres du mois de mai 17/12. Le roi de France Téleva, en 
1 7^8, au grade de lieutenant général. Il se distingua aux bataUles de 
Goni, deRaucoux et en bien d'autres circonstances. Il commandait uii 
régiment suisse de son nom^ 

Jean-Baptiste- François, marquis de Villemeur^ né en 1698, maré- 
chal des logis de la compagnie des grenadiers à cheval du roi en 1 7 1 6 , 
colonel en 1780, maréchal de camp en 17/10, fut nommé lieutenant 
général en 174Û'. 

' Pinard, Chronologie hist. et milit. t. V, ' Voy. ci-après n° hcii. 

p. 381-383. * Pioard, «/«yra, p. 3iîi-3i5. 



H. 



us 



INSCRIPTIONS DE' LA FRANCE. 



MCI. 

SACLfi. - ÉGLISE SUCCURSALE DE SAINT-BARTHÉLEMY DE VAUHALLAN. 

XVI* siècle. 

èotttt Matth 

molwmtfttt ett «Ott mmnl f ' harpettts ^ et h oattiftllaut ^m 
trwpaCfa U xxmw Jour U mu 

Pierre. — Long. i",56; ïarg. i^^io. ^ 

L'église de Vauhalian, telle que nous la voyons aujourd'hui, nesl 
pas antérieure à la première moitié du xvi^ siècle. La tombe de Jean 
de Moulineaux ^ se trouve placée en avant de l'entrée du chœur. Bien 
qu'elle soit déjà fort usée, on y reconnaît l'efSgie du personnage en 
armure, avec la cotte d'armes et l'épée. L'écusson est complètement 
eiïacé. Deux frères, du nom de Jean de Moulineaux, l'aîné, seigneur 
d'Arpenty et de Vauhallan, le second, chauffe-cire de la chancellerie, 
obtinrent, en 1/191, du roi Charles VIII, le rétablissement delà foire 
annuelle de Saint-Barthéiemy pour la fête locale. Nous avons lieu de 
croire, d'après le style, du monument, que la tombe conservée appar- 
tient au premier*. 

Dans la nef, vers l'entrée de l'église, sur une dalle, dont l'inscription 
fut jugée illisible par l'abbé Lebeuf, nous avons recueilli le millésime 
de i333. Au cimetière, un autel en pierre, daté de 1602, sert de base 
à la croix. 



' Arpenty, maison seigneuriale, envi- 
ronna de fosses, enlre Saclë et Vauhallan; 
elle a ëtë détruite. 

* Cette forme est plus correcte que celle 
qui a été employée dans Tépitaphe. ' 

Jacquemin de Moulineaux , seigneur d*Ar- 
penly et de Vauhallan en partie, de i4^a à 
1 ^5o, portait le titre de damoiseau. 

On connaît deux lieux du nom des Mw- 



lineaux, Fun sur la paroisse de Meudon, 
Tautre sur celle de Poigny, arrondissement 
de Rambouillet. 

* Lebeuf, HUt. du dioe. t. VIII, p. 5is- 
5i8. 

L'abbë Geoffroy, Pèlerinage à VégUse de 
Vauhallan, 1860. Cette dernière notice a 
surtout pour objet la description dune 
crypte découverte au-dessous de IV^Iise. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 3A9 

MCII. 

SAGLÉ.- ÉGLISE SUCCURSALE DE VAUHALLAN. 

1780. 

+ LAN 1730 JAI ETE BENITE PAR M"^ J BOBET DOCTEUR 

DE SORBONNE CURE DE SACLAY ET VAUHALLAN SON 

ANNEXE LE PARRAIN HAUT ET PUISSANT SEIGNEUR 

MESS F DE VILLEMUR SEIGNEUR DE RIEUTORT SACLAY 

VAUHALLAN ET AUTRES LIEUX LIEUTENANT GENERAL DES ARMEES 

DU ROY CAPITAINE LIEUTENANT DE LA COMPAGNIE 

DES GRENADIERS A CHEVAL DU ROY LA MARRAINE 

NOBLE DAME SUZANNE ELEONORE DE VILLEMUR EPOUSE 

DE MESSIRE PIERRE FLORIMON DE FLAVIGNY CHEVALIER 

SEIGNEUR DE LIS REMIGNY HELINCOURT CHEVALIER 

DE LORDRE MILITAIRE DE SAINT LOUIS SOUS LIEUTENANT 

DE LA COMPAGNIE DES GRENADIERS A CHEVAL DU ROY 

La date de ia cloche de Vauhallan nous est donnée par la notice 
que nous avons citée sous le numéro précédent. Jean Bobet, qui en fit 
la bénédiction, administra la paroisse de Saclé de 1712 à 17&7. 
François de Villemeur, qui lui servit de parrain, était le père de 
Jean-Baptiste-François de Villemeur, dont la fille fut marraine de la 
cloche de Saclé*. 

François de Villemeur-Riotor, marquis de Villemeur, lieutenant au 
régiment du roi en 1667, capitaine-lieutenant de la compagnie des 
grenadiers à cheval en 1691, lieutenant général des armées du roi en 
1718, mourut le i4 octobre 1785, à liage de quatre-vingt-dix ans'. 

* Voy. ci-dessus n' mc. — * Pinard, Chronol. hvti. et milit. t, V, p. 5, 6. 



1 



360 INSCRIPTIONS DB LA FRilI»CE. 

MCIH. 

PALAISEAU. — ÉGLISfi PRIBURALE BT PAROISSIALE DE SAINTMARTIN. 

xv' siècle. 

Le bourg de Palaiseau [Palatiôlum) dépendait du domaine royal, 
dès le règne de Childebert \^. Deux êièties phis tard , le sB juillet 754, 
pendant la cérémonie de la translation du corps àè smnt Germain , le 
roi Pépin fit présent de cette terre aux religieux de Tabbaye de Saint- 
iGreriDdiB--de8-Pvé8^ L'inscription, gravée sur un marbre en mémoire 
de la donation, existait encore au moment de la révolution; elle fut, 
dit-on, mise en réserve pour le musée des monuments français; mais 
elle ne figure dans aucun des catalogues imprimés de cette collection, 
et la trace en est désormais perdue. 

Un mur épais, percé d'une porte en ogive qui parait du xm*^ siècle, 
indique seul l'emplacement du vieux château. L'église a une certaine 
importance. L'entrée principale en plein cintre, le chœur et la tour 
appartiennent à la seconde moitié du xif siècle ; la nef ne date guère 
que du xy^. On descend du sanctuaire dans une petite crypte, d'une 
origine probablement très-ancienne; elle est maintenant plafonnée en 
majeure partie et dépourvue de caractère. 

L'église de Palaiseau ne possède plus qu'une seule tombe du moyen 
âge. Ce monument nous a paru digne d'avoir ici sa place, bien qu'il 
soit privé de toute inscription. Plus d'un siècle avant nous, l'abbé Le- 
beuf constatait avec regret la disparition des bandes de cuivre ou de 
marbre, jadis incrustées dans la bordure de la dalle, sur lesquelles 
était tracée l'épitaphe. La tombe se trouvait alors exhaussée sur un 
massif de trois pieds de hauteur, dans la chapelle, au fond du bas côlé 
méridional; elle se rencontre encore dans la même partie de^l'édifice, 
mais au niveau du sol. En voici la description* : 



^ D. Bouillart, Hiêt. de Vahh. de Saffit-Germain-dea-Prés , p. 985. — ^ Long, a^.yo; 
i'",3o. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHITBAUFORT. 3S1 

A la bordure, quatre médaillons circulaires et quatre écussons, dont 
il reste seulement Tindication; fond semé d'étoiles à six rayons; pieds- 
droits élégants, déoorés icJiacun âe omq persoanages qui portent gou- 
pillon, bénitier, chandeliers, croix et livres; pignons accompagnés 
d*anges; deux arceaux en ogive trilobée, encadrant les effigies de deux 
époux; le mari avec l'armure^ fer, la cotte courte et tailladée, la 
cravate de mailles, Tépée et rëcn à la ceinlare; u>n chien couché sous 
les pieds ; la femme en longue robe, guimpe et manteau, les pieds nus, 
ce qui est une singularité, sous lesquels deux petits chiras d'espèces 
différentes avec des colliers à grelots. Les pieds de la dame, rapportés 
en marbre, sont conservés. D autres incrustations se sont détachées, 
telles que les visages, les mains jointes, la guimpe de la femme, les 
pieds du mari ^ On remarque sur les genouillères de celui-ci des soleils 
flamboyants, et sur son écu les contours d'une croix.^ Ce reste d'ar- 
moiries nous conduirait peut-être à la découverte des noms des per- 
sonnages ici représentés. 

La croix formait la pièce principale du blason des seigneurs de 
Harville^, devenus seigneurs de Palaiseau par suite du mariage de 
Jeanne Le Brun avec Guillaume, chevalier, seigneur de Harville, près 
Yenville en Beauce, grand échanson du roi Charles VI. Guillaume de 
Harville fut tué en i /ii 5 , à la bataille d'Âzincourt. Ne serait-ce pas 
son effigie et celle de l'héritière de Palaiseau que nous aurions sous 
les yeux? 

Quelques fragments de tombes, réduits à bien peu de chose, sont 
employés dans le dallage de la nef et du chœur. Sur un de ces mor- 
ceaux , en gothique du xvi® siècle : 

< «âmtwpbw fttr< U 



* L'empreinte des pieds semble indiquer ' De gueules à la croix d'argent chargée 

qu'ils étaient nus comme œux de la femme. de cinq coquilles de sable. (Anselme, His- 

Cette tombe est la seule qui nous ait offert toire généalogique, tome IX, pages laS, 

ime pareille dérogation aux usages du cos- is&.) 
tume. 



a&22 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Sur un autre : 



On pourrait attribuer ce dernier débris à la tombe, mentionnée par 
Tabbé Lebeuf, d'un avocat au parlement dà Genouard de Fontenay sur 
le bats de Vincennes décédé en mois d'octobre îôàj^* 

* Forme ancienne du nom de Palaiseau. — * Voy. Lebeuf, Hist du dioc. paroisse de 
PaiaiseaUf t. VIII, p. 1-16. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTËAUFORT. 353 

MCIV. 

PALAISEAU. — ÉGLISE PRIELRALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1710-1796. 

i f 

Ici rkfosf.n t 

ET ONT ÉTÉ TRANSPORTEZ DU MONASTERE DE PORTROIAL 
DES CHAMPS, LORS DE SA DESTRUCTION EN 1710. 

LES CORPS 
DE LA R. MERE CATHERINE AGNES DE S. PAUL ARNAULD AB- 
BESSE DE P. R. DECEDEE LE 1 9. DE FEVRIER 1671. AGEE DE 77. ANS'. 
DE LA R. MERE ANGELIQUE DE S. JeAN ARNAULD SA NIECE, AUSSI 
ABBESSE DE P. R. DECEDÉE LE 20. DE JANVIER 1684. ÂGÉE DE 50 ANS '. 
DE M".* ROBERT ARNAULD CH^ SEIGNEUR d'ANDILLY MARQUIS DE 
POMPONNE CON" DU ROY EN CONSEIL DETAT ET PRIVE, SUR 
INTENDANT DE LA MAISON DE S. A. R. MONSIEUR GASTON JeAN 
BAPTISA* DE FRANCE FRERE UNIQUE DU ROY. LOUIS XIII. DECE- 
DE LE 27. DE SEPTEMBRE 1674. AGE DE 85. ANS 5. MOIS \ 
DE m".' HENRI CHARLES ARNAULD CH" SEIG" DE LUZANCI SON 
FILS, DECEDE LE lO. DE FEVRIER 1684. AGE DE 6t. ANS*. 
DE DAM^.* CATHERINE ANGELIQ. ARNAULD DE POMPONNE AGEE DE }. 
MOIS, HLLE DE HAUT ET PUISSE SEIG" m".* SIMON ARNAULD CH^ SEIG^Î 

R 

MARQUIS DE POMPONNE &C. MINISTRE ET SECRETAIRE DETAT, SU 
INTANDANT GENERAL DES POSTES ET RELAIS DE FRANCE ""^^g-g" * 
DE dam":* ANNE CONSTANCE SIMONNE ARNAULD DE POMPONN^, 

* Sœur de Filluslre Antoine Arnauld qui neuf ans et non de cinquante; erreui-s du 

suit* Son ëpitaphe iatine par Jean Hamon lapicide. 

au Nécrologe de Port-Boyal. ' Voy. ci-dessus n" hlxxxvh. 

^ Filie de Robert Arnauld d'Andîily. Épi- ^ Voy. ci-dessus n* mxci. 

taphe latine par Jean Hainon; voy. le Né- ^ Voy. ci-dessus n"* dcccoih. 

crologe, h la rédaction duquel cette abbesse Jean ^amon composa deux épitapbes 

a beaucoup contribue. Elle est morte le 99 pour cette enfant, 
et non le 30 janvier, âgëe de cinquante- 



s 



35^1 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

FILLE DE HAUT ET PUISSE SEIG'Î M"' NICOLAS SIMON ARNAULD 
MARQUIS DE POMPONNE, ET DE HAUTE ET PUISSANTE DAME, 
MADAME CONSTANCE DE HARVILLE DE PALOISEAU, DECEDEE 
LE KJ. AVRIL 1^9}. AGEE DE 5. MOIS*. 

ET LES CŒURS 

DE LA R. MERE MARIE ANGELIQUE DE S" MAG*Î* ARNAULD ABB DE 
P. R. DECEDEÉ LE 6. DAOUT 1661. AGEE DE 70 ANS '. 
DE M".^ ANTOINE ARNAULD, PRETRE, DOCTEUR DE LA M. ET SOCIE" 
DE SORBONNE, DECEDE LE 8. DAOUT 1694. AGE DE 82 ANS 6 MOIS. 
ET DE DAM" MARIE EMMANUELLE ARNAULD, FILLE DUD. SEIGN". 
MARQUIS DE POMP." SECRET".* DETAT ET DE DAME CATHERINE 
LAVOCAT, DECED. LE l4- DE 7"^ 1 686. AG. DE 23. ANS*. 

Posiremum. 

REQUIESCANT IN PACE, 

« 

Cette Translation a etè faite le Jjf.de septemb" lyio, 
par les pieux soins (pour la mémoire de son ayeul 
et de ses proches) du susdit haut et puissant sei^. 
m^! nicolas simon arnauld de Pomponne ch'^ seig'. 
marquis de Pomponne, et de Paloiseauj sire, et 
Baron de ferrieres, chainbrois, auguinville, et au- 
tres lieux; Lieutenant gênerai et commandant 
pour le Roy au gouvernem] des Provinces de Liste de 
France, soissonois, Laonois, Beauvoisis et Vexin Sri" 
gadier des Armées de sa Modeste. 

Pierre. — Long. i",7a ; larg. o",7i. 

' Voy. cî-de88us n' dgccciv. .* Tète d ange aux ailes ëployées. 

' Sœur de i abbesse Calherine-Agnès ci- * Rinceaux; cartouche blasonnë; cou- 

dessus nommée. Son épitaphe latine par ronne de comte; deux grifibns en svpporl^; 

Jean Hanion , au Néerologe. Voy. aussi pour champ d'asur, au chevron d'or accompagu^ 

celte abbesse, comme pour les autres, le en chef de deux palmes adossées d'or, et efl 

GalL christ, t. VIll, col. 9 17-9 99. « pointe, d*un rocher de même. Ce sont te^ 

' Élevée à Porl-Royal des Champs, de armoiries des Arnauld. (Le P. Anadme. 

rége de cinq ans à celui de quinze. Hiêt. génial, t. IX, p. 809.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUPORT. 355 

La trauslatiou des restes mortels des Arnaùld, de Port-Royal à Pa- 
iaiseau, eut lieu dans la nuit du 1 3 au 1 6 septembre 1 7 1 o ; on appor- 
tait six cercueils et trois boites contenant des cœurs. Les cercueils 
furent provisoirement posés sur des tréteaux, dans la crypte de l'église 
de Saint-Martin; ils devaient y demeurer en dépôt jusqu'à l'achèvement 
de la sépulture destinée à les recevoir dans l'église de Pomponne. Le 
marquis de Pomponne et de Palaiseau, petit-fils de Robert Arnauld 
d'Andiily, renonça plus tard au projet d'une seconde translation. 
A sa demande, les corps et les cœurs furent inhumés à Palaiseau, 
le dimanche 3o septembre 17*25, et, dans le cours de la même se- 
maine, on fixa sur la muraille de la crypte, près de l'autel, du 
côté de l'Évangile, l'inscription commémorative que nous publions ^ 
Les révolutionnaires n'ont pas respecté le sépulcre des Arnauld, et, 
de nos jours, ce que nous pourrions à peine croire si nous ne l'a- 
vions vu, on a chassé de l'église i'épitaphe de ces illustres morLs 
comme indigne de figurer dans le lieu saint; une place lui a été 
laissée par pitié au mur de la façade. Un changement dans les dispo- 
sitions intérieures de l'église servit de prétexte à cette excommunication 
posthume. 

Le grand Arnauld, comme on l'appelle, mourut en 1 69/1, à Bruxelles,, 
où il s'était réfugié. Son cœur fut ramené à Port-Royal des Champs, 
mais son corps resta inhumé dans l'église paroissiale de Sainte-Cathe- 
rine, au lieu même de son décQ3. On vient d'achever à Bruxelles un 
grand édifice destiné à remplacer le vieux bâtiment de Sainte-Cathe- 
rine, dont la destruction est imminente. Aucun monument n'indique la 
sépulture du savant docteur de Sorbonne. 

Nous désirons qu'on profite de l'occasion pour rechercher ses cendres 
et pour les honorer d'une tombe aussi modeste dailleurs qu'on le 
voudra. Plusieurs épitaphes furent consacrées à la mémoire d'Antoine 
Arnauld. Nous avons tous présents à l'esprit les beaux vers que lui 



^ Renseignements communiqués par riques. { Reçue des Sociélén savantes, ^*^rie. 
M. BouchiU^ an Comité des travaux histo- t. Il, p. 177-179; t. III, p. 69.) 



:\:,G INSCRIPTIONS DB LA FRANGE. 

(lëdi<n Boileau, dans un moment où ii y avait quelque courage à le 
faire : 

Au pied de cet autel de structure grossière 
' (iît sans pompe, enfermé dans une vîle bière, 
Le plus savant mortel qui jamais ait écrit, 
Arnauld, qui^ sur la grâce instruit par Jésus-Christ, 
Combattant pour l'Eglise, a dans l'Eglise même 
Souffert plus d'un outrage et plus d'un anathème. 

Le supplément au Nécrohge de Port-Royal contient (p. 2 08-21 3) 
un procès-verbal de Tinhumation célébrée à Palaiseau. Les ossements 
et les cœurs furent réunis dans une grande bière de bois de chêne di- 
visée eir six compartiments, quatre pour les débris des corps des per- 
sonnages principaux, un pour les deux enfants, et le sixième pour les 
trois boîtes renfermant les cœurs. La bière avait quatre pieds deux pouces 
de long, deux pieds de large et dix-huit pouces de haut. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 357 

MCV. 

PALAISEAU.- ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1711. 



f. 



In Gloriatn et laudem Dei. 

QUISQUIS ES THEOLOGICE CANDIDATE TIBI 
LOCiUITUR HIC LAPIS JUXTA QUEM SEPULTUS 
EST NICOLAUS MABILLE PRESBITER PARISI- 
NUS EODEM * LOCI THEOLOGUS : QUOTQUOT AD HOC 
MAGISTERIUM INSTITUENDOS SUSCIPIEBAT 
UNIS* DUOBUS VERiE SAPIENTIiE PRINCIPIIS 
SCRIPTURA SACRA ET TRADITIONE IMBUENS 
AB UTRISQUE DISCEDENDUM NUSQUAM DIGITUM 
ACRITER MOUpBAT POST HABITIS HUMANIS 
RATIUNCULIS ATQUE OPINIONIBUS : IN QUACUMQUE 
MINISTERII PARTE SOLI VERITATI PIETATEM 
ADSTRUENS NIHIL AD ARBITRIUM FINGEBAT 
SIVE PŒNITENDI LEGEM EX CANONE ET SS. 
PATRUM DISCIPLINA DETERMINANS SIVE 
SIMPLEX AC NUDUM IN CONCIONIBUS DICENDI 
GENUS ADHIBENS EVANGELIO CONSENTANEUM : 
RELIQUAS LECTOR SUPPLE VIRTUTES AC VOTUM 
PRO IPSO UT FELICISSIME REVIVISCAT FACITO : 
OBIIT VIII. CAL. SEPTEMBRIS * CI31DCCXI • NATUS 
ANNOS LUI*. 

Pierre. — Long. o"',87 ; larg. o",68. 

' Erreur du lapicide; lisez ejuêdem, ^ Au-dessous du texte, une tète d'ange 

' Sic. Ne faut-il pas lire unitisf aux ailes ëployëes; encadrement semë de 

^ Le a5 août. larmes. 



356 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Nicolas Mabille, prêtre théologien de Paris et prédicateur, fut 
inhumé dans le cimetière qui entoure Téglise de Palaiseau. Son épi- 
taphe était attachée au mur extérieur de Tédifiee^; on la voit mainte- 
nant à l'intérieur, au seuil de la chapelle des fonts baptismaux. La ré- 
daction en est d'une latinité tout à fait universitaire. Elle s'adresse aux 
candidats de la théologie et leur propose comme modèles la doctrine 
et la méthode du défunt. 

* Lebeuf, op, cit, t. VIII, p. 5. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAOFORT. 359 

MCVI. 

PALAI8BAU.— ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

t7a«. 

Sous CE PORCHE £ST INHUMÉ 

i Le coeur i 

DE m" JOSEPH LAMBERT PRETRE 

DOCTEUR DE LA M. ET S/ DE SORBONNE 

prieur' DE PALAISEAU PENDANT 3J. ANNÉES 

DECEDE A PARIS LE 31. JANVIER 1722. 

ÂGÉ DE 67. ANS. 

i i i 

SON HUMILITÉ, SA DOUCEUR, SA MODESTIE, 
SON ZELE POUR LA VÉRITÉ : 

SES OUVRAGES DE PIETÉ; 

SES SOLIDES INSTRUCTIONS : 

SES AUMÔNES : 

AUX PAUVRES DE CETTE PAROISSE 

SOUVENT PORTÉES AU DE LA DU REVENU 

DE SON BENEFICE : 

SES LIBERALITEZ, 

POUR RENDRE LES ECOLES GRATUITES, 

POUR LES FONTS BAPTISMAUX, 

ET LA DECORATION" DE CETTE EGLISE, 

CONSERVERONT A JAMAIS SA MEMOIRE 

EN BENEDICTION. 

Requiescat in pace. 
Marbre blanc. — Haut. o",98; \wg. o",66. 



' Maison et iociété. religieux , mais seulement un prieur com- 

' Un prieuré existait à Pataiseau dès le mendataire. (Lebeuf, op. du t. VIII, p. 9.) 
XII* sîède. Dans la suite, il n*y eut plus de 



360 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Au-dessus du texte, dans une partie arrondie du marbre, un cœur 
enflammé entre deux palmes; au-dessous, une tête d'ange ailée. 

L'abbé i^ebeufcite Joseph Lambert comme le plus célèbre des prieurs 
modernes de Palaiseau ^ Son épitaphe énumère sulfisamment ses titres 
à la reconnaissance de la paroisse tout entière. Elle est encastrée 
dans le mur, à l'entrée de Téglise, près de la chapelle des fonts bap- 
tismaux. 

' Lebeuf, op. cit, t. VIII, p. 'i-j j. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 361 

MCVIL 

PALAISEAU. — ÉGLISE PRIBURALE ET PAROISSIALE DE SAINTHif ARTIIV. 

1756. 

Cœur 

DE T. H. ET T. 

P. D^ Mad^* 

Constance de 

Harville de Palloiseau, 

Marquise de F alloiseau * 

Champlant* et'Autres lieux V^ 

DE T. H. ET T. P. Seigneur N*^ 

Simon Arnauld Marquis 

DE Pomponne &c. 

Brigadier des 

Armées du 

Roy. 

Decédee le 

4 Juillet 

i7j6 

Pierre. — Losange de o'^fih de côté. 

Au fond du bas côté méridional, dans l'ancienne chapelle des sei- 
gneurs, le cœur de Constance de Harviile repose sous un simple carreau 
de pierre en forme de losange. Elle était fille de François de Harville, 
marquis de Palaiseau et de Trainel, chevalier des ordres du roi, gou- 
verneur des ville et citadelle de Charleville. C'est par son mariage avec 

^ Très haute et très puissante dame Ma- laiseaa fut érigée en marquisat vers le mi- 
dame, lieu du xvii* siècle. 

' Voy. ci-dessus n** mgiii. La terre de Pa- ^ Voy. ci-après, n' mcciii. 

m* â6 



362 INSGBIPTIONS DE LA FRANCE. 

Nicolas-Simon Arnauld, marquis de Pomponne, que le marquisat de 
Palaiseau passa, en 1696, dans la famille des Arnauld^ Nous avons 
rappoiié Tépitapbe de Nicolas-Simon avec les monuments de l'église de 
Pomponne^; son cœur fut inhumé à Palaiseau. 

Dans la crypte de Palaiseau, sur un marbre noir détaché de quel- 
que ancien tombeau, nous avons lu, en beaux caractères du \yf siècle, 
la célèbre devise qui avait été adoptée par les ducs de Bretagne pour 
leur écusson d'hermines : 

POTIVS MORl 
QVAM F(EDARI 

' fiobeiif , op. cit. p. 11. — ' Voy. ci-dessus n" dcccciv. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT.' 363 

MCVlIi; 

SAINT-AUBIN. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-AUBIN. 

IÔ33. 

tu (ott Qttumt vmtlmi tl taioitr ' ûiittct anbm Uqoel 

ixtîpaXXA m îitf Itttt 

U xxm' 1<^ttt ^t ytm$ Un ïre jjrace 

ttwl »' xxwt) pxiti ^m pjitr l»s <t pour Uw frefpaffej * {)afer • uîUt • 
ftttt ♦ mam • 

Pierre. — Long. «"îQOî larg. i",i i. 

Il existait à Saiiit-Aabîn une très-petite église dont la structure n of- 
frait rien de caractéristique. Elle était comprise dans l'enceinte d'une 
ferme. Une partie de l'édifice a été démolie; une autre sert d'étable. 
L'abside se terminait en hémicycle; un plancher la partage, et une 
salle de billard en occupait l'étage supérieur lorsque nous l'avons vi- 
sitée. 

On nous a fait voir, au fond d'une bergerie, la dalle funéraire de 
Jean Roze, dressée contre un mur. Cette tombe a servi de table d'autel, 
comme le prouve l'échancrure pratiquée pour recevoir la pierre sacrée. 
Le défunt est représenté imberbe, la tète nue, les cheveux longs, les 
mains jointes ; cotte munie de larges manches et descendant à mi-jambes , 
ceinture à nœud, une escarcelle au côté droit; larges chaussures, ar- 
rondies par le bout.^Pas d'encadrement d'architecture; aux angles, mé- 
daillons qui contenaient les attributs des évangélist«s; l'épitaphe en 
bordure, accompagnée de rinceaux et d'autres ornements. 

Sur un perron, fragment d'une tombe de femme dont les pieds 
posent sur un chien, xv^ ou xvi* siècle. On apeixevait aussi, engagée 
sous des marches, une dalle portant une inscription dont la lecture 
n'était pas possible dans la position actuelle de la pierre. 

' Laboureur demeurant à Sainct- Aubin. 

66. 



i 



364 INSCRIPTIONS DELA FRANCE. 

MCIX. 

LA CHAPELLE-MILON. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1679. 

ICY REPOSE DAMf"^ MARIE SiMON VEVVE DE 

François de Bessét es?* Seig" de Millon * 
ET DE LA Chapelle millon, laqvelle a 

DONNÉ PAR SON TESTAMENT A LA CVRE DE 

CETTE Eglise Hvict cents, livres vne Fois 

PAYÉES, POVR les EMPLOIER EN ACHAPT 

D'héritages ov rentes, a la charge cJve 

LE S". CVRÉ ET ses SVCCESSEVRS DIRONT 

A PERPBTVITÉ VNE MESSE DV S^ SACREMENT 

VNE Fois la Semaine, vn libéra svr sa 

TOMBE ET VNE PRIERE POVR SON MaRI ET 
POVR ELLE AVX PESTES SOLEMNELLES ET AV 

PROSNE DES Dimanches. 

Elle est demevréé vevve a xxxiv ans, et 

ayant VESCV XXXVIII. ANNEES EN CET ESTAT 
DANS VNE VERTV EXEMPLAIRE, EGALEMENT 
BONNE ENVERS SES ENFANS, TOVIOVRS CHARITA- 
ble envers les pavvres, et constante dans 
sa pieté, elle est morte agéé de lxxii. ans. 
le viii. avril m. dclxxil. 
Dam^-^ Elisabeth Simon sa Sevr qvl a tov- 

lOVRS esté AVEC ELLE DANS VNE PARFj\ITE 
VNION A DONNÉ CENT LIVRES VNE FoiS PAYEES 
A LAD. CVRE ET A ESTÉ ENTERREE AV MEME 
LlEV LE X. FeBVRIER DE LA MEME ANNÉE. 
' Marbre noir. — Hnot. 1 ■",!!»; îar^^. o"\75. 

' Fief (lislincl de la seigneurie de la Clinpelie-Milon. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 365 

Église peu considérable, reconstruite au xy\f siècle. 

L'épitaphe de damoiselle Marie Simon, autrefois placée dans le 
chœur, a été retrouvée, il y a peu d'années, dans le grenier du château. 
Les armoiries de la défunte et celles de son mari, François de Besset, 
sont gravées sur deux écussons au-dessus de l'inscription, les premières 
à un chevron, les secondes d'hermines à trois annelets posés deux et 
un. Le texte nous parait d'une simplicité charmante. 

, La terre de la Chapelle appartenait à messieurs de Besset depuis 
Tannée iSSg. Un fils de François de Besset et de Marie Simon, 
Henri, seigneur de la Chapelle-Milon, contrôleur général des bâti- 
ments du roi, a écrit une relation de la campagne de Rocroy qui 
passe pour un chef-d'œuvre ^ 

* Leheuf, op. cit, t. Vlll, p. 97, 38. 



366 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCX. 

SAINT-LAMBERT. —ÉGLISE PAR0I8SULE DE SAINT-LAMBERT. 

i6i5. 

Cr GiST \ ENERAPLE ET D!SCR£TTE FEJUONNE 

M".' Iean Porce pbre Cvre de ce uev de ST 

LAMBEBT LEQVEL DECEDA LE XV^ DE IVIN fOVR 

Dv ST Sacrement en lan i64j- et A donné A 

L'OEVVRE ET FABRIQVE DE CETTE ECUSE LA SOME 
DE TROIS LIVRES TZ. DE RENTE ANNVELLE PER- 
PETVELLE ET NON RACHEPTABLE A PRANDRE ET 
AVOIR SVR SEPT ARPENTS DL TERRE LABOVRABLE^ 
ET PRÉ EN PLVSIEVRS PIECES QVIL A DONNEZ A 

LA Cvre de ce liev a charge qve les Sievrs 

. CVREZ SFS SVCCESSEVRS EN LAD*. CVRE SERONT 
TENVS DIRE ET CELEBRER ANNVELLEMENT A PER- 

R 

FETVITÉ LE NOMBE DE DOVZE MESSES D'HOBIT A 
NOTTES AINSy QVIL EST AMPLEMENT PORTÉ PAR 
LE CONTRACr DE DONATION PASSÉ DEVANT PelLÉ 
TABELLION A ChEVREVSE EN DATTE DV XVIH A\ RIL 

Mil vi^ xxxn . et confirmé par son testament 
PA5sl devant Avvry avssy tabellion a Che- 

VREVSE EN DATTE DV \ 11^. IVIN MlL VI*: XL\ . 

Priez Dieu pour iuy. 

Marbre Doir. — Haut. o^,53 ; larg. o'.â t . 

Petite église sans caractère, du \v^ siècle environ, située sur un 
tertre, en vue des ruines de l'abbaye de Port-Royal. 

Le marbre du curé, messire Jean Porée, se voit appliqué à un pilier 
(lu cliœur, du côté du nord. Une figure de très-petite proportion. 
gravée en tête de l'inscription, le représente en surplis, à genoux de- 
vant un prie-Dieu, aux pieds d'un Christ en croix. Au-dessous du 
toxto, ossements posés en sautoir et tête de mort. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATBAUFORT. '^1 

MCXI. 
SAINT-LAMBBRT. — i^:6LISB PAROISSIALE DE SAINT-LAMBERT. 

1676. 

Hic sitvs est Caroivs de Rebergves 
beilovacvs'y niodestia ac honestate morvni 
a pvero oninibvs charvs» bono ornatvs 
ingeniO) magnaqve hvmaniorvm litterarvni 
peritia, qvi cvm, Deo favente, amicuni nacivs 
cvi se studiorvm adrvtorem praebvit, 
sanctiqve labons consortem, m evol vendis 
procvl a mvndi tvmvitv patrvni sanctaeqve 
historiée nionumentis, doctrinae non magis 
qvani pietatis sivdiosvs, hanc solitvdmem 
patrix famiiiaeqve prxtviisset, m langvorem 
incidit divtvrnvm, vt patientia littens 
omnibvs anteponenda, tanqvam optimo viatico 
mvnitvs, niorteni non refbrmidaret, qvam 
obiit 20. octobris j6j6, aetar. 32'. 
Pierre. 

Après avoir passé quelque temps à Porl-Rojal des Champs tlaiis 
l'étude et dans la pénitence, Charles de Rebergues, obligé d'aban- 
donner ce séjour, se retira au village voisin de Saint-I^ambert. Il con- 
tinuait à y suivre les doctrines et les exemples de ses maîtres, dont il 
n était séparé que par une étroite vallée. Il mourut dans ce nouvel 
asile et fut inhumé dans la nef de l'église paroissiale, à peu de distance 
de la porte. Sa tombe existe encore, mais à demi usée; le Néerologe 
nous a permis de compléter Tépitaphe. 

' Originaire de Beauvais. — * Épîtaphe composa par Jean Hanion, de Port-Royal. 



J 



368 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

En 1711, une grande fosse, creusée dans la partie méridionale 
du cimetière, reçut une partie des ossements extraits des ruines de 
l'église et des cloîtres de Port-Royal. Le pieux acquéreur des derniers 
débris de Tabbaye, Louis Silvy, mort le 12 juin 18/17, ^ ^'^S^ ^^ 
quatre-vingt-sept ans, a voulu reposer en ce même lieu. Un modeste 
tombeau recouvre sa sépulture^. 

* Voy. ci-dessus n* mlxxi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



369 



MCXII. 

SAINT-LAMBERT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LAMBERT. 

1780. 

+ LAN 1780 lAY ETE BENITE PAR M" JEAN FRANÇOIS 
HEREL CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE GABRIELLE 
PAR M*^ JEAN BAPTISTE JOSEPH DE LUBERSAC EVEQUE DE 
CHARTRES* 1" AUMONIER DE MADAME SOPHIE DE FRANCE* 
ET PAR DAME GABRIELLE DE MORNAY DE MONTCHEVREUIL 
SUPERIEURE DE LA ROYALE MAISON DE S^ LOUIS ETABLIE 
A S^ CIR' DAME DE LA SEIGNEURIE DE CHEVREUSE ET 
DEPENDANCES* REPRESENTEE PAR M"* DE BATS AGENT DE 
LA DITE MAISON ET MADAME SON EPOUSE DU TEMPS 
DE JACQUES LEROY MARGUILLIER 
DESPREZ FONDEUR DU ROY MA FAIT*. 

Cloche. 



* Cent douzième ëvéque de Chartres, de 
1780 è 1790. 

' Sophie-Philippine-Étisabeth-Jostine de 
France, Madame Sophie, sixième fiOe de 
Louis XV, née en 17&&, morte en 1789. 

' La célèbre maison d'éducation, fondée 
à Saini-Cyr par Louis XIV, à la demande 



de madame de Maintenon. — ^ La seigneu- 
rie de Chevreuse appartenait aux dames ur- 
sulines de la maison de Saint-Cyr; la pa- 
roisse de Saint-Lambert en dépendait. 
* Voy. pour ce même fondeur. Bue, 

n' MLVI. 



47 



368 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

En 1711, une grande fosse, creusée dans la partie méridionale 
du cimetière, reçut une partie des ossements extraits des ruines de 
l'église et des cloîtres de Port-Royal. Le pieux acquéreur des derniers 
débris de l'abbaye, Louis Silvy, mort le 12 juin 18/17, ^ ^'^8^ ^^ 
quatre-vingt-sept ans, a voulu reposer en ce même lieu. Un modeste 
tombeau recouvre sa sépulture ^ 

^ Voy. ci~des8us n* hlxxi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 



369 



MCXII. 

SAINT-LAMBERT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LAMBERT. 

1780. 

+ LAN 1780 lAY ETE BENITE PAR M"* JEAN FRANÇOIS 
HEREL CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE GABRIELLE 
PAR m"* JEAN BAPTISTE JOSEPH DE LUBERSAC EVEQUE DE 
CHARTRES* I"" AUMONIER DE MADAME SOPHIE DE FRANCE* 
ET PAR DAME GABRIELLE DE MORNAY DE MONTCHEVREUIL 
SUPERIEURE DE LA ROYALE MAISON DE S^ LOUIS ETABLIE 
A S^ CIR' dame de la seigneurie DE CHEVREUSE ET 
DEPENDANCES* REPRESENTEE PAR M"* DE BATS AGENT DE 
LA DITE MAISON ET MADAME SON EPOUSE DU TEMPS 
DE JACQUES LEROY MARGUILLIER 
DESPREZ FONDEUR DU ROY MA FAIT*. 

Cloche. 



' Cent douzième ëvéque de Chartres, de 
1780 à 1790. 

' Sophie-PhUippine-ÉUsabeth-Justine de 
France, Madame Sophie, sixième fiOe de 
Louis XV, née en 17&&, morte en 178a. 

* La célèbre maison d'ëdncation, fondée 
à Saint-Cyr par Louis XIV, à la demande 



de madame de Maintenon. — ^ La seigneu- 
rie de Chevreuse appartenait aux dames ur- 
sulines de la maison de Saint-Cyr; la pa- 
roisse de Saint-Lambert en dépaidait. 
* Voy. pour ce même fondeur, Bue, 

n"" ML VI. 



47 



368 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

En 1711, une grande fosse, creusée dans la partie méridionale 
du cimetière, reçut une partie des ossements extraits des ruines de 
l'église et des cloîtres de Port-Royal. Le pieux acquéreur des derniers 
débris de Tabbaye, Louis Silvy, mort le la juin 18/17, ^ ^'^S^ ^^ 
quatre-vingt-sept ans, a voulu reposer en ce même lieu. Un modeste 
tombeau recouvre sa sépulture ^ 

* Voy. ci-dessus n' mlxxi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



369 



MCXII. 

SAINT-LAMBERT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LAMBERT. 

1780. 

+ LAN 1780 lAY ETE BENITE PAR M"* JEAN FRANÇOIS 
HEREL CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE GABRIELLE 
PAR M"* JEAN BAPTISTE JOSEPH DE LUBERSAC EVEQUE DE 
CHARTRES* I™ AUMONIER DE MADAME SOPHIE DE FRANCE • 
ET PAR DAME GABRIELLE DE MORNAY DE MONTCHEVREUIL 
SUPERIEURE DE LA ROYALE MAISON DE S'" LOUIS ETABLIE 
À S^ CIR^ DAME DE LA SEIGNEURIE DE CHEVREUSE ET 
DEPENDANCES* REPRESENTEE PAR M"* DE BATS AGENT DE 
LA DITE MAISON ET MADAME SON EPOUSE DU TEMPS 
DE JACQUES LEROY MARGUILLIER 
DESPREZ FONDEUR DU ROY MA FAIT*. 

Cloche. 



' Cent douzième évêque de Chartres, de de madame de Haintenon. — * La seigneu- 



1780 à 1790 



de 

France, Madame Sophie, sixième fifle de 
Louis XV, née en 174/1 , morte en 1789. 

' La célèbre maison d'éducation, fondée 
à Saint-Cyr par Louis XIV, à la demande 



rie de Chevreuse appartenait aux dames ur- 
sulines de la maison de Saint-Cyr; la pa- 
roisse de Saint-Lambert en dépendait. 
* Voy. pour ce même fondeur, Bue, 

n* MLVI. 



A7 



368 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

En 1711, une grande fosse, creusée dans la partie méridionale 
du cimetière, reçut une partie des ossements extraits des ruines de 
l'église et des cloîtres de Port-Royal. Le pieux acquéreur des derniers 
débris de l'abbaye, Louis Silvy, mort le 12 juin 1867, à l'âge de 
quatre-vingt-sept ans, a voulu reposer en ce même lieu. Un modeste 
tombeau recouvre sa sépulture ^ 

* Voy. ci-4es8us n* hlxxi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



369 



MCXII. 

SAINT-LAMBERT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LAMBERT. 

1780. 

+ LAN 1780 lAY ETE BENITE PAR M" JEAN FRANÇOIS 
HEREL CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE GABRIELLE 
PAR m"* JEAN BAPTISTE JOSEPH DE LUBERSAC EVEQUE DE 
CHARTRES* I" AUMONIER DE MADAME SOPHIE DE FRANCE • 
ET PAR DAME GABRIELLE DE MORNAY DE MONTCHEVREUIL 
SUPERIEURE DE LA ROYALE MAISON DE S'" LOUIS ETABLIE 
A S^ CIR^ DAME DE LA SEIGNEURIE DE CHEVREUSE ET 
DEPENDANCES* REPRESENTEE PAR M** DE BATS AGENT DE 
LA DITE MAISON ET MADAME SON EPOUSE DU TEMPS 
DE JACQUES LEROY MARGUILLIER 
DESPREZ FONDEUR DU ROY MA FAIT^ 

Gioche. 



' Cent douzième évêque de Chartres, de 
1780 à 1790. 

* Sophie-Philippine-ÉUsabeth-Justme de 
France, Madame Sophie, sixième fille de 
Louis XV, née en 174/ï , morte en 1789. 

* La célèbre maison d'éducation, fondée 
a Saint-Cyr par Louis XIV, à la demande 



de madame de Haintenon. — ^ La seigneu- 
rie de Chevreuse appartenait aux dames ur- 
sulines de la maison de Saint-Cyr; la pa- 
roisse de Saint-Lambert en dépendait. 
* Voy. pour ce même fondeur, Bue, 

n"" HLVI. 



A7 



368 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

En 1711, une grande fosse, creusée dans la partie méridionale 
du cimetière, reçut une partie des ossements extraits des ruines de 
l'église et des cloîtres de Port-Royal. Le pieux acquéreur des derniers 
débris de l'abbaye, Louis Silvy, mort le 12 juin 18^7, à l'âge de 
quatre-vingt-sept ans, a voulu reposer en ce même lieu. Un modeste 
tombeau recouvre sa sépulture^ 

* Voy. ci-4es8us n* hlxxi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



369 



MCXII. 

SAINT-LAMBERT. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LAMBERT. 

1780. 

+ LAN 1780 lAY ETE BENITE PAR M" JEAN FRANÇOIS 
HEREL CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMMEE GABRIELLE 
PAR M** JEAN BAPTISTE JOSEPH DE LUBERSAC EVEQUE DE 
CHARTRES* I" AUMONIER DE MADAME SOPHIE DE FRANCE • 
ET PAR DAME GABRIELLE DE MORNAY DE MONTCHEVREUIL 
SUPERIEURE DE LA ROYALE MAISON DE S^ LOUIS ETABLIE 

A s^ cir' dame de la seigneurie de chevreuse et 

DEPENDANCES* REPRESENTEE PAR M** DE BATS AGENT DE 
LA DITE MAISON ET MADAME SON EPOUSE DU TEMPS 
DE JACQUES LEROY MARGUILLIER 
DESPREZ FONDEUR DU ROY MA FAIT*. 

Cloche. 



' Cent douzième évêque de Chartres, de de madame de Maintenon. — * La seigneu- 



1780 à 1790. 

' Sophie-Philippine-ÉIisabeth-Justine de 
France, Madame Sophie, sixième fille de 
Louis XV, née en 174/ï, morte en 1783. 

* La célèbre maison d'éducation, fondée 
à Saint-Cyr par Louis XIV, à la demande 



rie de Chevreuse appartenait aux dames ur- 
sulines de la maison de Saint-Cyr; la pa- 
roisse de Saint-Lambert en dépendait. 
* Voy. pour ce même fondeur, Bue, 

n"" HLVI. 



A7 



S70 INSCRIPTIONS DE LA FRANGB. 

MCXIII. 

LÉVI8*. - ÉOUSB PAROISSIALE DB SAINT-NOM. 
1693. 

D. O. M. 

ICY Gir TR£S HAUT 
ET TRES PUISSANT SEIG^ 
MONSEIGNEUR EMANUEI- 
SECOND* DE CRUSSOL 
DUC DUSEZ PREMIER 
PAIR DE FRANCE PRINCE 



DE SOYON * CHLER DES 
ORDRES DU ROY GOUVERN" 



KT UUTENANT GNAL 
PO^Î SA MAJESTÉ DES 
PROVINCES DE XAINTONGE 
ET d'ANGOUMOIS DECEDE 
LE iV» JUILLET 1692. 
ÂGÉ DE 50. ANS. 

PMfT«. — hovig, i",96; iarg. o",96. 

Lévrs doit touie sa céiébrité à l'illustre famille qui eti porte le nom 
de temps immémorial. Le village et son église sont sans importance. 
L'édifice de l'église, construit avec la plus grande simplicité, ne paraît 
pas antérieur au xvi^ siècle. Le seul objet vraiment précieux qu'il pos- 
sède est une Vierge, du xiv® siècle, en pierre et en marbre. Les dalles 
sont très-usées. Deux seulement, à l'entrée du chœur, présentent 

' On dit aussi Saint-Nom-de-Lévis , ou Florensac, de Cuysieux et de Rambouillet, 

Lévis'Saint'Nom. seigneur et baron de Lëvis, de Bellegarde, 

' Petit-fiis d'Emmanuel I". (Voy. ci- de Remouiins, d^Aimargues, de Saint-Ge- 

après n* mcxiv.) niez, d*Assier et de Cadenat, colonel du ré- 

^ Comte de Crussol et d'Apchier, de giment de Grussol. (P. Anselme, fft«(.jreitea/. 

Saint-Chely et de Saiut-Sulpice, marquis de t. III, p. 762-778.) 



ANCIEN DOYENNi DE GHÂTEAUFORT. S71 

quelques traces de figures et d'inscriptions en caractères gothiques. 
L'une, pour un seul personnage, est datée du mois de juin xbklx. 
L'autre, à deux effigies, décorait la sépulture de quelque laboureur 

et de Pasquiere dupre sa fille feme de Michel ; Tépitaphe leur donne 

la qualité d^honestes persanes. 

La tombe de monseigneur Emmanuel II, de Grussol, duc d'Uzès^ 
se trouve au milieu du chœur. La pierre est fracturée; elle n'a d'autre 
ornement qu'un filet en bordure. L'histoire généalogique des grands 
officiers de la couronne contient la nomenclature de tous les titres de ce 
grand personnage. Les éditeurs du cartulaire de Tabbaye de la Boche ^ 
nous apprennent de plus, d'après les registres paroissiaux de Lévis, 
qu'il mourut à Paris, le i" juillet 1692, vers les onze heures du soir, 
en son hôtel de la rue de l'Orangerie, près de la porte Saint-Honoré, 
paroisse de Sainl^Roch, et qu'il fut inhumé deux jours après, selon sa 
dernière volonté, dans l'église dé Lévis, en présence de plusieurs offi- 
ciers de sa maison. 

' Le diAteau dueai d'Uzès (Gard) n*a pas le magnifique châteao d'Asrier, anjoard'hai 

été détruit. C'est on remarquable momuueot en ruines, construit au xvi* siède par le 

du moyen âge et de la renaissance. grand maître de Tartiilerie de France, 

Emmanuel II de Grussol possédait aussi, Jacques de Genouillac. 
près du célèbre sanctuaire de Rocamadour, * Voy. ci-après n* hcxvi. 



'.7. 



I 



37S INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCXIV. 

LÉVI8. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NOM. 

i6oa. 

t IHS'MA'IE FVS FAICTE l602 ET NOMMEE MARIE PAR MESSIRE 

EMANVEL DE CRVSSOL DVC DVZES PAIR DE FRANCE ET BARON 

DE LEVY HON"" HOMME JEHAN HATRY SON RECEPVEVR STIPVLANT 

POVR LVY ET DAME MARIE DE RVBENTEL ' FEMME DE NOBLE HO* 

LOYIS HABERT S" DV MENIL* ET DMLE' CATHERINE DE BAILLON 

FEMME DE NOBLE HO* PAVL HECTE ESC" s" DV PARCOGVETTE 

ET DES BORDES 

M" ALEXANDRE CORBELUN PB* CVRE DE CE LIEV 

NOËL GAVLDRY ET ANDRE MONY MARGL"* 

Grosse cloche. « 

Du temps de Louis XI , le mariage de Jeanne de Lévis avec Louis 
de Grussol Gt passer la seigneurie de Lévis et ses annexes dans la fa- 
mille de Grussoi d'Uzès. Le parrain de la principale cloche de l'église 
de Lévis, Emmanuel P% joignait aux titres éQumérés dans rinscription 
ceux de prince de Soyon, comte de Grussol, baron de Florensac; il 
fut chevalier des ordres du roi, chevalier d'honneur de la reine Anne 
d'Autriche, capitaine de deux cents hommes d'armes, et mourut fort 
âgé en son château de Florensac, le 19 juillet 1JB57 \ 

^ Voy. pour cette famille, Port-Royal, famille a donne plusieurs abbës au monas- 

n* mlxxx. tare de Notre-Dame de la Roche. 

* La seigneurie du Mesnil-Saint-Denis, ' Damoiselle, • 

voisine de Lëvis, appartenait dès le XYi' siècle * Le P. Anselme, Hist, eénéal. t. III, 

à messieurs Habert de Montmor, dont la p. 769-778. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 



373 



MCXV. 

LÉVIS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-NOM. 
i6i5. 

+ » LAN l6lj DV TEMPS DE NOBLE ET VERTVEVSE 
DAME M°' GABRIELLE DAMILLY ABBESSE ET NOMMEE 
JEHANNE PAR HONORABLE HOMME JEAN LE COVTVRIER 
UEV'" GENERAL DE MANTE* 

Petite cloche. 

Lorigine de la seconde cloche de Téglise de Lévis est singulière. 
D après l'inscription quon y lit encore, elle fut fondue et nommée 
Jeanne, en 161 5, du temps de Tabbesse madame Gabrielle d'Amilly, 
qui gouvernait alors, comme le rapporte le Galliachristiana^ le monas- 
tère de Saint- Corentin près de Houdan, au bailliage de Mantes'. La 
cloche fut sans doute employée soit à Tusage de labbaye, soit à celui 
de quelque église qui en dépendait. En 177/i, un abbé de Notre-Dame 
de la Roche, Marie-Antoine de Bertel de la Clue, Tachetait à un 
marchand de Paris, en remplacement de celle que son abbaye possédait 
depuis i538, et qui s'était brisée. En 1810, elle a été retirée du 
campanile de la Roche et transférée dans la tour de Lévis. La robe 
de cette cloche est couverte de fleurs de lis; des figurines, d'une faible 
saillie, représentent la Vierge à l'enfant, le Christ assis, le Christ en 
croix et saint Nicolas^. 



^ Omission ëvideàte de la formule ordi- 
naire lE FVS TAICTB. 

* Ville célèbre par son église collégiale, 
autrefois riche en monuments, disparus pour 
la plupart, chef-lieu 'd*4in des arrondisse- 
ments du département de Seine-et-Oise. 

' Abbaye de femmes, de Tordre de Saint- 
Benoit, au diocèse de Chartres, fondée à 
nouveau par le roi Philippe -Auguste en 



1901, pour honorer la sépulture de'sa troi- 
sième femme, Marie ou Agnès de Méranie. 

Gabrielle d*Amilly, vingt-sixième abbesse , 
ne figure au GaUJIki ehriêtiana que pour 
son nom et pour la date de son décès, le 
3 mai i633. (T. VIII, col. i3oo-i3oa.) 

* Précis hist. faisant suite au cartulaire 
de Tabbaye de la Roche, voy. ci -après 
n* Hcxvi. 



37A 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MGXVI. 

LÉVIS. — ABBAYE DE NOTRE-DAME DE LA ROCHE. 

un* siède. 



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ANCIEN ftOYENNÉ DE CHATEAOFORT. 375 

»f ICI GIST : MADAME 

: MARGUERITE : FAME ; MONSEIGNEUR ; lAHA 

N i DE : NANTV 

EIL \ PRIEZ i POVR Ll J 

Pierre. — Long, a",»©; iarg. i^jio. 

Il eiisUit anciennement, sur le territoire de la paroisse de Lé vis, 
deux petits monastères, le prieuré de Saint-Pierre dlvette et l'abbaye 
de Notre-Dame de la Rocbe. Le prieuré de Saint-Pierre dépendait, au 
\tf siècle, de i abbaye de Saint-Maur près Paris; il a été, depuis long- 
temps, supprimé; nous n'en avons retrouvé que des masures sans in- 
térêt. L'abbaye de Notre-Dame de la Roche, fondée en 1196 par Guy 
de Lévis, appartenait à l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Au- 
gustin ^ Les bâtiments conventuels ont à peu près disparu; mais l'église 
s'est conservée intacte, telle que les religieux la construisirent dans la 
première moitié du xiu^ siècle. C'est un monument de peu d'étendue, 
mais d'une harmonieuse proportion et d'une élégante architecture. 
Plan cruciforme à chevet plat; vofttes en pierre croisées de nervures; 
consoles historiées; stalles à peu près contemporaines de l'édifice; 
autels anciens revêtus de boiseries modernes; sur les parois, figures 
des douze apêtres, renouvelées en peinture au xvu* siècle, accompa- 
gnant les croix de consécration^. 

Trois statues de chevaliers, sculptées en pierre, dans la seconde 
moitié du xm® siècle, sont dressées debout contre les murs du sanc- 
tuaire. Aucune inscription ne fait connaître les noms des personnages; 
mais on sait qu'ils étaient de la maison de Lévis'. Ces effigies repo- 

* Rocha, Rotcha. développé, à la Sainte -Chapelle de Paris. 
Gallia christ, t. VII, col. 8/17-8^9. — * Suivant la tradition, les illustres dé- 
CaruMre de PM. de Notre-Dame de la fiints ainsi représentés seraient Gày I*' de 

Rœhfii elf. par Auguste Moutié, sous les Lévis, fondatear, mort en ia33; Guy D, 

auspices du duc de Luynes, iQ-A", Paris, mort &ï iq6o; Guy III, mort vers 1999, 

1 861; texte, /io planches par Nicolle, dalles tous trois maréchaux de la foi, seigneurs 

funéraires, stalles, eto. de Mirepoix, Plorensac et Montségur. 

* Ce méine motif, plus riche et frfus 



376 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

saient autrefois sur des tombeaux que les religieux ont suppriaiés 
comme encombrant les abords de fautel. 

L'église de Notre-Dame de la Roche était un but de pèlerinage pour 
les paroisses voisines. On y venait prier devant une image de la Vierge, 
de deux à trois pieds de hauteur, eut similis non invenitur in regno Fran- 
ciœ. [Gallia christ) C'est, une charmante statue du xiv^ siècle, qui a 
été transportée, en 1810, dans l'église de Lévis. Les tètes et les 
niains de la mère et de l'enfant sont en marbre; les corps sont en 
pierre coloriée. 

Une construction vulgaire, contiguë au croisillon méridional de 
l'église et occupée par des cultivateurs, contient une petite salle capi- 
tulaire du xm* siècle, ornée de colonnes et d'une cheminée monu- 
mentale. 

Les descendants des seigneurs de Lévis ont racheté ce qui reste de 
l'abbaye fondée par leurs ancêtres. Si ce noble exemple eût été suivi, 
nous serions encore en possession de bien des richesses dont nous 
sommes réduits à déplorer la perte. 

Les dalles funéraires de l'église de la Roche , laissées à leurs places 
primitives, sont dignes d'attention; nous allons successivement les faire 
connaître. Celle que nous classons la première par rang d'âge se 
trouve dans le bras méridional du transept, devant l'autel de SainirJean- 
Baptiste. Elle recouvre la sépulture de madame Marguerite, femme de 
monseigneur Jean de Nanteuil, morte au xui^ siècle. Le champ de la 
dalle ne présente ni ajustement d'architecture, ni effigie, mais seule- 
ment deux grands écussons armoriés, terminés en pointe; sur l'écusson 
des Nanteuil, posé à dextre, trois jumelles en fasce; sur l'autre, deux 
fasces ordinaires. L'épitaphe se compose de grandes lettres d'un beau 
style. La pierre se rétrécit d'une manière notable vers les pieds. 

On a cru que madame Marguerite inhumée en ce lieu pouvait être 
Marguerite de Lévis, fille unique de Milon de Lévis, et sœur de Guy I*, 
qui, en épousant Jean de Nanteuil, vers isSg, lui avait apporté la 
seigneurie de Lévis; mais l'écusson aux deux fasces, figuré sur la tombe 
à sénestre, ne convient nullement à l'héritière de Lévis, dont les ar- 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 377 

moiries étaient d'or à trois chevrons de sable. La ditTiculté qui en ré- 
sulte n'est tranchée ni par les généalogies spéciales, ni par les recher- 
ches des éditeurs du cartulaire de la Roche ^ 

A côté de la tombe de la. dame de Nanteuil, on en voit une autre , 
également dépourvue d'ornementation et sur la bordure de laquelle 
on ne lit plus que ces mots irrégulièrement gravés : 

01 eisB iRADieiuiie ira 
6GRi«e Fienme 



DG OGRAOe m GOG G 1III AV fllOIS DG OntRGV PGZ P U 



Cette dernière dalle n'offre pas d'armoiries. Aucun indice ne révèle 
à quelle famille la défunte pouvait appartenir. 

' Cartulaire déjà cité, p. 3 19-397. 



US 



378 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCXVII. 

LÉVIS. — ABBAYE DE NOTRE-DAME DE LA BOCHE. 

xiii' siède. 



rTU J0De6ftS'Pir>wj,ouioortix^B<)[>J riir 




snLuyuoiBavqLpflffiai srt9wuo 



HUIC DE GASTINA GUIDONI XPfi ' PPINA ' 
GAUDIA DE CEUS IVSTVS FUIT ATQ^ FIDELIS 



Clinste, — ' Propina. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 379 

MITIS SOLLICITVS Z DOCTOR lURE PÎTUS 
PARISIVS GRATVS IBl PREND A* DECORATUS 
QVOD FUERIT TALIS SCIT CURIA PONTIFICALIS 
CONSIDERANS INOPEM DANS PIETATIS OPEM 

Pierre. — Long. 9",57; krg. i",o5. 

Guy de Gastine, chanoine de la cathédrale de Paris, docteur en 
droit canon, vivait au xnf siècle. H était mort en 1276, à l'époque 
du décès de son frère Geoffroi, dont nous décrirons ]a tombe sous le 
numéro suivant. Les deux frères reposent, l'un auprès de l'autre, dans 
la travée médiane du transept de l'église de la Roche. Guy de Gastine 
porte la tunique diaconale, l'aube, Tétole et le manipule; il foule aux 
pieds un dragon; ses mains tiennent un livre, la gauche par le bas, 
la droite par la tranche supérieure. De chaque eAté de l'efBgie, deux 
fleurs de lis, qu'on a mutilées, alternent avec deux quintefeuilles. Le 
visage est jeune, imberbe, d'une belle expression ; les yeux sont fermés. 
Une étroite bande de cheveux forme couronne autour de la tête. L'en- 
cadrement consiste en colonnes, chapiteaux feuillages, arc en ogive à 
trois lobes, pignon fleuronné et clochetons. Une moitié de soleil flam- 
bloyant à dextre, un croissant lunaire à sénestre, accompagnent le 
pignon. 

L'épitaphe, en vers léonins, se compose de cinq hexamètres et d'un 
pentamètre. L'abbé Lebeuf la jugea difficile à lire et ne l'a point re- 
cueillie. 

• Mention est faite des deux frères, au quantième du & janvier, dans 
l'obituaire de Notre-Dame de Paris, comme ayant donné, pour leurs 
anniversaires, une somme de 82 livres parisis qui fut employée à un 
achat de cinq arpents de pré. Guy de Gastine, chanoine et sous-diacre, 
assista, en 1 368 et 1 270, à des présentations d'hommagea et à d'autres 
actes accomplis pendant l'épiscopat d'Etienne Tempier'. 

' Peritftt, Dame de Parie, l. I, p. 169, 179, 187; 

' Prebenda, t. IV, p. 1 

' Guërard, Cartuiaére de l*igU$e de Notre- 

h8. 



380 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 



MCXVIII. 

LÉVIS. — ABBAYE DE NOTRE-DAME DE LA ROCHE. 

1975 (n. s.). 




4< HIC lACLT • GAVFRIDVS • DE • G 

ASTINA • CLERICVS • IVXTA • FRATREM • SVVM • MAGISTRVM • GVIDONEM • CAN 

ONICV • PARISIENS • QVI • 

_ • • • 

OBIIT • ANNO • DNl • M • CC • LXX • QVARTO • PRIDIE • NONAS • lAN VARII ' 



Pierre. — Long. a",5o; larg. i",i/i. 



* Le 6 janvier. 



* ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 381 

La dalle de Geoffroi de Gastine est brisée en plusieurs morceaux 
dont aucun n'a d'ailleurs perdu sa place. Deux colonnes à chapiteaux de 
feuillage et un arc en ogive trilobée encadrent l'effigie. Geoffroi de 
Gastine, représenté jeune encore, n'était que simple clerc; son vête- 
ment ressemble à celui des religieux. II. a les cheveux rasés en cou- 
ronne, les mains jointes, les pieds posés sur un chien. De chaque côté 
de la tête, on remarque une fleur de lis mutilée. 

Nous n'avons découvert d'autre mention de Geoffroi de Gastine que 
celle de l'obituaire de Notre-Dame de Paris, citée sous le numéro qui 
précède. Les décès des deux frères se trouvant relatés au ù janvier, on 
pourrait en conclure qu'ils moururent le même jour, mais sans doute 
en des années différentes. 

Le texte de l'épitaphe, donné par l'abbé Lebeuf, manque d'exacti- 
tude ^ Le savant historien aura trop compté cette fois sur la précision 
de sa mémoire, comme en quelques autres circonstances pareilles. 

' T. VIII, p. 716. celle négligence trop fréquente dont nous 

Les éditeurs du Cartuiaire de la Roche subissons les inconvénients, surtout quand 

(p. 3 55) ont rele\é, à regret comme nous. il s agit de monuments détruits ou mutilés. 



382 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCXIX. 
LÉVIS. ~ ABBATB DE NOTRE-DAME DE LA ROCHE. 

1Î197. 




CI • GIST • ISABE ' 
FAME • lÂD • FEU 
SOSEMÊTS • 



SIMO • FOINET • DE • NEAUFLE « • LE • CHATfL • DU • QL • PRTIE • DE • 



* Ci gtt Isabeau femme jadis feu Simon 
Foinet de Neaufle le Châtel duquel partie de 
ses ossements gtt ci laquelle trépassa fan 1997 



qui fondèrent cet autel et messe de requiem. 
Priez pour les Ames que Dieu ait merci. 
' Neaufle>le-ChAteau, boui*gpeu éloigné 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 383 

£ 

GIT • SI • LAQLE ■ TRPASA • LA • M • 

XX 

ce • IIII • XVII • Q • FUDERET • SET • AUTEL • Z • MESE • DE • REQM • PRIEZ • POR • 

LES • AMES QÏ 

DEX • AIT • m"* 

Pierre. — Long. a",a3 ; lai^g. i*,oo. 

Simon Foinet de Neaufle et sa femme Isabeau avaient fondé dans 
l'église de la Roche une messe et un autel. Isabeau fut inhumée à 
quelques pas de cet autel jadis érigé sous un arceau, à l'entrée de la 
nef, à main droite, tout près de la porte occidentale. La même dalle 
recouvrait une partie des ossements du mari, décédé avant sa femme; 
nous ne savons ce qu'on doit entendre au juste par cette locution sin- 
gulière qui semble indiquer que son corps ne reposait pas là tout 
entier. 

La défunte, qui n'était probablement qu'une riche bourgeoise de 
NeauSe, est coiffée d'un voile et vêtue d'une longue robe de la plus 
grande simplicité; mains jointes, pieds posés sur un dragon à queue 
recourbée, qui tire là langue. Arceau cintré à trois lobes, retombant 
sur deux consoles feuillagées; pignon bordé de crossettes et terminé 
par un fleuron ; deux atiges tenant des navettes et des encensoii*s. La 
dalle se rétrécit d'une manière très-sensible vers les pieds. 

delà Roche, arrondissement de Rambouillet, * En rapprochant cette dernière lettre 

département de Seine-et-Oise , autrefois du jft des deux premières CI , on obtiendrait 
diocèse de Chartres. le mot abrëgëIRCI, merci. 



384 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCXX. 

Ll^VIS.— ABBAYE DE NOTRE-DAME DE LA ROCHE. 

»3i3. 



i mno :d ni : p : o o a . s 1 1 1 : ftnca 1 5 







'Q:'}&:tOijli<tH<D: lUnrsiAn: ga » 



ANO : DM : M : CGC ; XIII : QNTDE 

riMO : KÂLLAS : MADII» : HOBIIT : ROGERr : FIU* : NOBIlTv": DnF: IOHÎS : 

DE . LEVIS : DNt : MIRAPIC* : ET : 

DNE : 9STANCIE : DE : FVXO : CVIVS : ÂÎÂ : REQVIESCAT : IN ; PACE : AMEN 

Pierre. — Long. i",9i ; larg. o^^gS. 

Dalle placée dans le sanctuaire, à côté des statues dont nous avons 
fait mention sous le n** mcxvi; arc en ogive trilobée; deux pieds-droits, 



Le 1 7 avril , après Pâ(jues. 



AiNGIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 385 

décorés chacun de trois figurines de religieux qui lisent des prières; 
dans l'arcature de l'entablement, deux anges portant des flambeaux et 
le patriarche Abraham qui reçoit l'âme dans son sein. L'efligie repré- 
sente un tout jeune homme vêtu d'une double cotte et d'un manteau 
garni de vair; mains jointes; un lion sous les pieds. 

Roger de Lévis était né du mariage de Jean de Lévis, seigneur et 
sénéchal de Mirepoix, fils aîné de Guy III, avec Constance, fille de 
Roger-Bernard III, comte de Foix, et de Marguerite de Moncade, 
vicomtesse de Béarn. Ce mariage fut célébré le 2 février 1299'. Roger 
de Lévis mourut donc très-jeune. Il devait son prénom à son aïeul ma- 
ternel, et fut inhumé dans l'église de la Roche, au pied de la statue 
de son aïeul paternel. Sa tombe est brisée. On prétend que les frac- 
tures qu'elle présente proviennent de la chute de la statue de Guy III 
de Lévis, que les révolutionnaires abattirent, et qui faillit d'écraser en 
tombant le chef des iconoclastes. 

Dans un des escaliers du bâtiment contigu à l'église , sur la tranche 
d'une dalle à peu près contemporaine de celle de Roger de Lévis , ou 
lit cette fin d'épitaphe : 

LAn D€ 6RACG m CGC YH PRIGZ POYR LAmG DG LYI 

' Histoire générale du Languedoc, D. de Vie et D. Vaissett^, liv. XXVIII, 8 lxviii. 



49 



i 



386 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 

MCXXI. 

I.ÉVIS. - ABBAYK DE NOTRE-DAME DE LA ROCHE. 

t3aa (il. b). 

eaoïiS • avi • obus aii 

no 

pRimo • Die • m orasg -t • eo 

Pierre. 

Le chœur des religieux occupait la travée médiane du transept. 
En avant de la porte ouverte dans la clôture en boiserie qui en décrit 
Tenceinte, on rencontre une dalle usée et mutilée, dont quelques 
fragments ont été dispersés en d'autres parties de Téglise et de la mai- 
son. Labbé Lebeuf crut y reconnaître un chantre tenant le bâton, in- 
signe de ses fonctions, et cette première erreur le conduisit à lire dans 
Fépitaphe ce qui ne s'y trouvait pas : 

mAGISTGR DIOniSIVS OARTOR HVIYS GGOieSIfl 

Les éditeurs du Cartulaire de la Roche ont ainsi rectifié cette lecture 
d'après les Antiquités de Saint-Victor de Paris, par Jean de Thoulouse ' : 

HIC lACET MAGISTER DIONISIUS 

QUONDAM ABBAS HUJUS ECCLESIE QUI OBIIT AN 

NO DOMINI MCCOÇXI 

DIE MARTIS ANTE FESTUM B. BENEDICTI ABBATIS * ORATE p" EO AMEN 

Il s'agit de Denis, d'abord religieux, puis abbé de la Rocha, qui 
succéda en i3t2, sur le siège abbatial, à Etienne de Cépoy. Le 

' Carto/. déjà cité, p. 1 63, 956-958. Ma- ' Lafélede8aiDtB^oU,GxëeaUâi mars, 

tiuscrits du prieur Jean de Thoulouse, à la arrivait un dimanche, en iSoâ. Le mardi 
Biblioth. nat. d'avant était donc le i6 du même mois. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 387 

bâton qu'il tenait, dont l'abbé Lebeuf ne put d'ailleurs voir la partie 
supérieure, était en réalité une crosse. 

Depuis l'établissement de l'abbaye de la Boche, à chaque vacance 
du siège, les religieux recevaient leur abbé de la maison de Saint- 
Victor de Paris. L'élection directe de Denis, en i3i3, fut la première 
dérogation à cet usage. Le Gattia christiana ne contient qu'une liste 
très*incomplète des abbés de la Roche et ne fait aucune mention de 
Denis, 



hg. 



388 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCXXII. 

LÉVIS.— ABBAYE DE NOTRE-DAME DE LA ROCHE. 

176Q. 

• CY • GlT • 
MESSlRE • MiCHELL ' • CHANUT • 
DOCTEVR • DE • SORBONNE • 
VIVANT • ABBÉ • DE • CETTE • 
ABBEYE • DECEDE • LE • 20 • AVRIL • 
1 742 • AGE • DE • 82 • ANS • APPRES - 
AVOtR • REGlS • CETTE • ABBEYE • 
LESPASSE • DE • 4? • ANS • PRÎEZ • DIEV • 
POVR • LVY • 
Pierre. — Long, o",5i ; larg. o^.ûy. 

Pour trouver une seconde sépulture d abbé dans l'église de la Roche, 
il faut franchir un intervalle d'un peu plus de quatre siècles. Michel- 
Humbert Chanut, né à Paris en 1660, fut nommé abbé commenda- 
taire en 1696. Il résidait habituellement dans un des édifices annexés 
à l'église, et se montra zélé pour la recherche des droits de son ab- 
baye^. Lorsque l'abbé Lebeuf visita le monastère de la Roche, ce fut 
à Michel Ghanut qu'il s'adressa pour obtenir les renseignements his- 
toriques qui lui étaient nécessaires. 

Michel Ghanut fut inhumé, en 17Û2 , au pied du maître-autel. L'ins- 
cription a été négligemment gravée. Au-dessous du texte, entre deux 
palmes, il y avait un petit écusson dont les armoiries sont depuis long- 
temps raturées. On attribue à cet abbé un autre écusson sculpté" sur 
la boiserie dont les parois du sanctuaire sont revêtues; la mitre et la 
crosse le surmontent; un chêne au naturel en forme la pièce prin- 
cipale. 

* Ou Miehek: La pierre est usée en cet le pi*énom de Guillaume. — * CartuL déjà 
endroit. cité, p. i8i-i83, aSa, 961. 

Le GalUa christ 'donne à Fabbë Ghanut 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 389 

MCXXIIÏ. 

LÉVIS. — ABBAYE DE NOTRE-DAME DE LA ROCHE. 

i6aa. 

CY DEVANT GIST MAISTRE 
MICHEL POULAIN PBRE LEQUEL OECE 
DA LE XX. AVRIL 1022. PRIEZ DIEU 
POUR LUY. RATER NOSTER. 

Dès le commencement du xvii* siècle, Tabbaye de la Roche ne ren- 
fermait plus un seul religieux, et la desserte de l'église était confiée 
à un simple chapelain. C'est sans doute à ce titre que le prêtre 
Michel Poulain eut sa sépulture dans le croisillon méridional , en face 
de Fautel de Saint-Jean-Baptiste. Son épitaphe est tracée à la pointe 
et rehaussée de couleur, sur un enduit de plâtre, dans une fausse baie 
de la muraille. 

Un autre chapelain , maître Biaise Chuquet , mort le 96 février 1 670, 
après quinze ans d'exercice, avait, dans le croisillon septentrional, 
près de l'autel de Saint-Biaise, une épitaphe du même genre aujour- 
d'hui réduite à ces trois mots : gist m? biaise. Des larmes et des têtes 
de mort accompagnent l'encadrement K 

* Cartui df^jà cilë. Précis hisL p. a 60, a6i. 



300 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCXXIV. 

LBVI8. — ABBAYE DE NOTRE-DAME DE LA ROCHE. 

178B. 

CY GIT 

m"* pierre thimoleon 
noncher pretre du dioc 
ese de rouen lequel est 
decede le 21 mars 1788 
age de 74 ans 8 mois 
apres avoir desservi cette 
eglise pendant dix ans. 
priez dieu pour le repos 
de son ame, ainsi soit il. 

Pierre-Timoléon Noncher, ancien religieux profès de la société de 
Jésus, et loseph Carré, son confrère, furent appelés à la Roche comme 
chapelains par Tabbé commendataire, en 1778, après la suppression 
de leur ordre. Pierre Noncher mourut en ce lieu , au bout de dix ans. 
Son épitaphe, inscrite sur une petite pierre carrée, est placée en avant 
du degré de lautel de Saint-Biaise. Elle clôt la série des monuments 
funéraires de Tabbaye ' . 

' Cartul. déjà cité. Précis Ustor. p. i84, i85, 187, 96a. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 391 

MCXXV. 

DAMPIERRE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

i6ai. 

tY • GtSt • CATHERINE • 
COVTVRti • EN • SON • VI- 
VENT • FEMME • DE NiC- 
OLLAS ' GROSSET • LA- 
QVEtLE • EST • DECCE- 
bE* • LE • Xlll"?* FEBVRlE* 
MtL • Vf: XXt« PREZ» • 
DiEV • PO^ SON • 
AME, 
Pierre. — Haut. o"',59 ; larg. o™,39. 

Le village de Dampierre possède un magnifique château et une ché- 
live église. Construit, vers le milieu du xvi^ siècle, par le cardinal 
Charles de Lorraine, archevêque de Reims, le château fut agrandi et 
embelli par Jules Hardouin Mansart; c'est une des plus belles rési- 
dences qui existent dans les environs de Paris. L*église paroissiale, re- 
bâtie vers la fin du xvi* siècle, ne se distingue en rien des églises ru- 
rales les plus vulgaires; elle ne renfermait, loreque nous l'avons 
visitée, aucun monument qui fût vraiment digne d'intérêt. 

L'épitaphe de Catherine Couturié, attachée au dernier pilier de la 
nef, du côté du nord, ne nous apprend rien sur la profession du mari 
de la défunte. Des larmes, des ossements, une tète d'ange et une tète 
de mort, accompagnent le texte. 



Sic. 



392 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCXXVI. 
DAMPIERRE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE 



6&5. 



Cy GIST ET REPOSE LE 
CORPS DE DEFFT HON- 

norable homme m* 
Clavde de la Iaille 
VIVANT Capitaine dv 
chateav de dampier » 
qvi deceda le xx 
feb¥ 1645 Aagé de 55 
ans leqvel a laissé 
a leguse de ceans 
la somme de ct uvre 
povr vn obit a 

PERPETVITÉ AV lOVR 

DE SON DECEDZ 

PRIEZ DIEV POVR 

SON Ame 
Pierre. — Haut. o",6a ; lai^. o",33. 

Inscription fixée par des crampons de fer sur le premier pilier de 
la nef, au nord; nous l'avions vue d'abord comprise dans le carrelage 
du bas côté méridional. 

A fépoque où Claude de la Jaille exerçait la capitainerie du château 
de Dampierre, la seigneurie de ce lieu appartenait à Claude de Lor- 
raine, duc de Ghevreuse, pair de France, chevalier des ordres, grand 
chambellan et grand fauconnier, gouverneur de Picardie, mort le 
au janvier 1657. 



Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 



393 



MCXXVII. 
DAMPIERRE. - ANCIEN CIMETIÈRE PAROISSIAL. 

1783. 



Cl Gît 

Très Haute et très Puissante Princesse 
Madame Henriette Nicolle d'Egmont 
Pignatelly, Duchesse de Luyne et de 
Chevreuse dame d'Honneur de la feue Reine 
veuve de tres haut et tres puissant seigneur 
Monseigneur, Louis Joseph Charles Amable* 
d'Albert, duc de Luynes et de Chevreuse, 
Pair de France, Marquis de Saissac. 
Comte de Tours, de Dunois, de Noyers, 

DE MONTFORT l'AmAURY &C. 

Chevauer des ordres du Roy, 
Lieutenant général de ses Armées, 
Colonel général des dragons de France, 
Gouverneur et lieutenant général pour sa 
Majesté, de la ville prévôté et vicomte de 
Paris, née le 19. Avril 1719 et décédée le 1** 
Septembre 1782. kecommandable par sfs vertus, 
elle eut pour son epoux l'attachement le 

PLUS CONSTANT, POUR SES EN FANS l' AMITIÉ LA 

PLUS TENDRE ET POUR LES PAUVRES LA CHARITÉ 

LA PLUS ETENDUE; LES AYANT CHÉRIS TOUTE SA VIE 

ET COMBLES DE BIENFAITS, REGARDANT TOUT CE QUI 

EST l'objet de l'ambition DES HOMMES COMME 

UNE GRANDE VANITÉ, ELLE A VOULU ETRE INHUMÉE 

SANS AUCUN FASTE DANS LE CIMETIERE" DE CETTE 

PAROISSE, POUR EN METTRE TOUT* LES HABITANTS 

A PORTÉE d'y venir SOUVENT PRIER DiEU POUR ELLE 

Qtia . . .es et vbrmes celare nkimr 

CeUmdo Révélât 

Requiescat m face 

i i i i ' i i é i 

i i i i i i 

i i ' i i 

i i 



Long. a",3o; lai^. i*,oa. 



' Les trois préDoms Louis-JoêephrAmabh 
sont surchargés. Us appartenaient au second 
fib de ia princesse et de Marie^harles-Louis 
d* Albert de Luynes. 



' Par respect pour ia volonté de la 4é^ 
funte, sa tombe a été laissée dans l'ancien 
cimetière , près du bas cAté méridional de l'é- 
glise. — ' Sic, — * Ossements et tète de mort. 



396 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCXXVIII. — MCXXIX. 

DAMPIERRE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1576. 

t ttttw îm mmm jwr k« 
pôrwtfTwtt» tt feampterre 
mtt n' Ixxm 
pvtm U âoj m frt 

Grosse doche. 

179a. 

^ SANCTA MARIA ORA PRO NOBIS 
FRATER FRANCISCUS DEMANET 
HEYLISSEMENSIS ABBAS REFÏÏDI 
ME FECIT 1792 

Moyenne cloche. 

La principale cloche de Dampierre a déjà duré trois siècles. Ce sont 
les paroissiens qui l'ont nommée, à l'exclusion de leurs maîtres et sei- 
gneurs, et qui sans doute l'avaient fait fondre de leurs deniers. On ne 
rencontre pas fréquemment des noms de fondeurs au \Yf siècle. U 
cloche de Dampierre nous apporte celui de Pierre Le Roy. 

Le beffroi renferme une seconde cloche dont l'inscription révèle Tori- 
gine étrangère. Celle-ci provient, en effet, du monastère belge de 
Notre-Dame de Hélichem^ de l'ordre de Prémontré, au diocèse de 
Malines, fondé vers 1 1 3o. Vendue à des brocanteurs après la* suppres- 
sion de l'abbaye, elle a fini par être rachetée pour l'usage de l'église 
de Dampierre. 

tlelisêemium, Hélichem ou Hellenchimes, 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUFORT. 397 

MCXXX. 
SAINT-FORGET. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-FERRÉOL \ 

1661» 

«( 

A LA PLVS GRANDE GLOIRE DE DiEV. 

Les Marguiiliers presens et a venir de l'Eglise & 
Parroisse M'. S*. Forget, sont tenus & obligez de 
faire dire & célébrer a perpétuité, vne Messe aux 
quatre festes soienelies de lânee, ou le lëdemain - 
de chacune desd?f festes, selo la cômodité du serui" 
de lad? EgTë, a L'Intênôn & po'. le repos des Ames 
des defîûctz Estienne Dumont Viult Tun des che- 
uaux Légers * de la garde du Roy deceddé le 14" 
May 1656, Et de Dame leanne Isabelle, Au lo'. 
de son deceds sa V^ & Dame de Trotigny la- 
gny & la gracie Maison* deceddee le i4". Aoust 
1660 • qui a Icy estably sa sépulture au près 
de son d*. Mary. Et oultre deux messes a parei- 
ls lo*! quils sont deceddez, ou les Io7 suiuat 
plus prochain , selo la cômodité du seruice 
de la dV Egle, conie dict est, lesq*î* six messes ôt 
esté iodées par la d*f deff'*.* leanne Isabelle • 
serot aussi tenus lesd? MargV î? aduertir au 
prosne le plus prochain , les paroisslës & habitas 
des lo'.' & heure que se dirot lesd*" messes & lcelle< 
îe soner haultem*. & a plusi" coups afin q les- 

' Saint'Forget, forme vulgaire du même de deux cents. Jamais il n'avait été mis en 

nom. déroute, et jamais ni ses timbales, ni ses 

* Corps de cavalerie de la maison du étendards de soie blanche n'étaient tombés 

roi , créé en 1 5 98 par Henri IV, qui s'en Gt entre les mains de Tennemi. 
le capitaine, exemple suivi par ses succès- ' Trois terres de la paroisse de Saint - 

seurs. Ce corps était composé de gen- Forget. 
tilshommes et d'anciens officiers, au nombre 



'^ 



I 



398 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

drtz parroissies qui auront la deuotio d'y assister 
le puissent faire. Corne aussi serot tenus lesd*f (^ 
Marg'." de fournir pain, vin, luminaire sur l'autel, 
& les plus beaux ornem'. de l'Eglë & le. fe. vne rep- 
sentaon sur la fosse pendit lesdv messes ainsi que le 
tout est plus amplemV déclaré p^ le côtract de focla- 
tio de ce passé entre le S'. Brice S', de Gradval esV por- 
te mâteau * du Roy exeC. du tesum\ de lad*. deft*f & les marg^ 
& le pTîiseur * du bassin des Trespassez pnt M', le Curé pdeu*. 
Achîlles Vailet greffier & tabeiliô luré a cheureuze le 
5*. lo'. de luin 1661. Priez Dieupo'. leurs Ames • 

Pierre. — Haul. o",8o; larg. o",54. 

Petite église, sans importance, rebâtie au xvii* siède, renfermée, 
ainsi que 1 ancien presbytère, dans Tenclos du parc de Dampierre. 

L'inscription qui précède est gravée sur une table de pierre, encastrée 
dans le mur, à côté de la chaire du prédicateur. Aucun ornement n ac- 
compagne le texte, dont la lecture est déjà devenue difficile. 

' Écuyer porte-manteau du roi. Le roi ' Proviseur, celui qui était chargé de 

avait autrefois, parmi les officiers de sa surveiller l'emploi des aumônes recueillies 

chambre , un porte-manteau ordinaire et pour les trépassés, 
douze autres servant par quartier. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 399 

MCXXXI. 

CHEVREUSE. — EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

161/1. 



CETTE VITRE A ESTE DONNEE PAR MAITRE. 
AVDIGER LE JOVR DE L'AN MIL SIX CENS . . 



La petite ville de Chevreuse garde comme témoignage de son im- 
portance passée les ruines imposantes du château seigneurial qui la 
domine, et les débris encore intéressants de lantique prieuré de Saint- 
Saturnin. Il y reste aussi plusieurs maisons qui furent habitées par 
de riches bourgeois aux xvi^ et wif siècles. Le propriétaire d'une de ces 
demeures inscrivit cette maxime sur le linteau de la cheminée de la 
salle principale : 

QVIDQVID AGAS SAPIENTEK 
AGAS, RESPICE FINEM* 

L'église paroissiale, dédiée à saint Martin, a été reconstruite, en 
grande partie, vers la fin du xvi^ siècle. L'étage inférieur de la tour 
et quelques portions des collatéraux de la nef datent du commencement 
du Jiif siècle. L'examen de cet édifice n'a fourni que bien peu de 
chose à notre recueil. La courte inscription de donation rapportée ci- 
dessus se lit au bas d'un petit vitrail offert par un paroissien, le 
1*' janvier i6i/i^ L'Annonciation y est représentée, et le donateur y 
figure suivi de deux fils. C'est d'ailleurs une peinture de très-mince 
valeur. Une autre verrière, de meilleure exécution, placée au fond du 
sanctuaire, se divise en deux sujets, le sacrifice du Calvaire et la trans- 
lation de la sainte case de Lorette. 

' Claude Saovageot, Monographie de Chevrewe, etc. texte et planches, Paris, 187A, 
m-fol. 



400 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mcxxxn. 

CHEVREUSE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

17/11. 

HIC 

lACET PETR 

US COLLOT 

PAROCHUS 

OB. 1741'. 

Le chœur est pavé en carreaux noirs et blancs aiternés. La trop 
courte épitaphe gravée sur un de ces carreaux ne nous dit pas que 
le curé Pierre GoUot, docteur de Sorbonne, fut à la fois un prêtre 
d'éminente vertu et de grand savoir. On lui doit un des plus excellents 
livres de dévotion qui aient paru depuis longtemps, lu Vraie et solide 
piété. Il a aussi publié un abrégé de FE^^t de saint François de Sales. 
par Jean-Pierre Camus , évoque de Beliey, quelques traités de théo- 
logie et des instructions religieuses. 

Plusieurs dalles funéraires, dont aucune ne nous a semblé antérieure 
au xvu* siècle, sont disséminées dans l'église; nous n avons pu y lire 
une seule ligne, tant la gravure s'en est oblitérée. 

^ Le 9 septembre. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. /lOl 

MCXXXIII. 
CHEVREUSE.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTI>. 

+ LAN 1729 lAY ETE BENITE PAR M"^ PIERRE COLLOT 
PRETRE DOCTEVR DE SORBONNE CVRE DE CE LIEV ET 
NOMMEE MARIE ADRIEN PAR TRES HAVT ET TRES PVISSANl 
SEIGNEVR MONSEIGNEVR ADRIEN MAVRICE DVC DE NOAILLES 
PAIR DE FRANCE GRAND DESPAGNE &*^ * ET PAR MADAME 
MARIE MADELEINE DE GLAPION SVPERIEVRE DES DAMES 
DE LA ROYALE MAISON DE S^ LOVIS A S^ CYR DAME DE CE LlhV 
JACQVES ET LOVIS GAVDIVEAV MONT FAITE*. 

Cioclie. 

La tour de Saint-Martin contenait autrefois cinq cloches. La seule 
qui existe encore, et qui pèse environ cinq raille cinq cents livres, fut 
fondue, une première fois,- en 1669, sous le patronage de Louis- 
Charles d'Albert, duc de Luynes, et de Marie de Rohan-Montbazon , 
sa mère'. Cassée en 1729, elle a été refondue la même année. Le curé, 
Pierre Collot, dont nous venons de rapporter l'épitaphe, la consacra 
au cuite divin; le second des maréchaux de Noailles, Adrien-Maurice» 
et la supérieure de la maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr, lui 
servirent de parrain et de marraine. Madame de Glapion représentait, 
en celle circonstance, sa communauté, à laquelle Louis XIV avait attri- 
bué la seigneurie de Chevreuse, après en avoir transféré le titre ducal 
sur le comté de Montfort-l'Amaury *. De son côté , le maréchal de Noailles 
était devenu neveu de madame de Maintenon, la fondatrice de Saint- 
Cyr, par son mariage avec Françoise d'Aubigné. 

* Chevalier de la Toison d'or en 170a, * Voy. ci-dessus n'* mxxxvi. 

grand d'Espagne de première dasse en '^ GlaudeSawfBgeot^Mimog.deChei^reuse, 

1711, chevalier des ordres du roi en 1 7 j ^j , p a 7- 

marëchal de France en 1784, mort en * Lebeuf, op. ci/, t VIII, p. 80,81. 

1766. 



4 



liO'i 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCXXXIV. 
CHBYREUSB. — CHAPELLE DE SAINT-LUBIN. 

xiii' siècle. 




* : ICI : 6'ISB : CVIL 

LAVMe : SHL : eR : BieM i BORG'OIS ' I DS : PARIS : DBX : HIC : 
De 

: SHœe : MCmCI : H 



' Les troisième et quatrième lettres de ce mot manquent aujourd'hui. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. A03 

Oen : DITeS : PHTSR : nOSTBR : UOS a J» CI PaSSGZ' : IHDIS : 

FUI : ce aue es^es : ce : à i sui : u 

os ! SGROIZ*. 

Pierre^. — Long. «",34 ; tei^. â la tête, t'ioB; aux pieds, o",8/4. 

Une petite chapelle, du titre de saint Lubin, évèque de Chai'tres, 
s'élève à un kilomètre environ de Chevreuse, vers lorient. L'a^é Le- 
beuf en rapportait volontiers Torigine au souvenir de quelque miracle 
opéré parle saint évéque en ce lieu, dans un voyage de Chartres à 
Paris. Nouvellement réparé, lorsque Tabbé Lebeuf le visita, cet ora- 
toire a été complètement rebâti en i845. C'est une construction de 
nulle valeur. La chapelle renfermait jadis une tombe intéressante du 
XIII* siècle, dont nous venons de transcrire l'épitaphe. La dalle est frac- 
turée; on y voit encore la trace d'un feu de bivouac allumé par quel- 
ques soldats étrangers cantonnés à Chevreuse pendant l'invasion de 
1 8 1 5^. Le duc de Luynes l'a probablement sauvée, en la faisant trans- 
porter au château de Dampierre. Le défunt était un bourgeois de 
Paris, du nom de Salenbien; son effigie le représente jeune, mains 
jointes, en vêtement court, la tête nue, les pieds sur deux lions qui 
ne sont point couchés suivant l'usage, mais posés sur leurs quatre pattes. 
Un dais à trois lobes abrite la tête et deux anges l'encensent. Les ca- 
ractères de l'inscription appartiennent en partie à l'alphabet romain 
et en partie à la capitale gothique, comme le démontre notre gravure. 
Quelques M ont une forme toute particulière, qui leur donne l'appa- 
rence de la lettre N. 

C'est à l'abbé Lebeuf que nous sommes redevable du peu que nous 
avons à dire sur la famille de Guillaume Salenbien ^. Une ruelle de 



' Vous qtU par et passez, timètres; hauteur des lettres, 58 miUt- 

' C'est la mente sentence morale que mètres, 

nous avons lue sur im sarcophage, à Saint- * Claude Sauvageot, ut supra, p. 3^. 

Denis : Quodjueratn es,quodsum eris. (Voy. Reme archiolag, i" série, t. XIII, p. 637~ 

ci-dessus, t. II, n** dix.) 639 ^^ planche (année i856-i857). 

' Épaisseur de la dalle de i5 à ao cen- * Op, cit. 1. 1, p. i88. 

5i. 



H 



40A INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Paris, aboutissant à la rue Saint-Séverin et désignée dans les titres 
les j3lus anciens sous le nom de Saillé-en-Bien , était appelée par cor- 
ruption, au siècle dernier, rue Sallembrière. Ce nom de Saille-en- 
Bien était porté par un bourgeois parisien du temps^de saint Louis^ 
On trouvait au cartulaire de l'abbaye de Saint-Maur-des-Fossés, à 
la date de i 268, l'acte d'une vente consentie par Adam, dictus SaUens 
in bonum, de concert avec sa femme Agnès. Le style de la tombe de 
la chapelle Saint-Lubin permettrait de supposer que Guillaume était 
leur fils. L'abbé Lebeuf ajoute qu'une petite île de la Seine, au-dessus 
de Paris, était aussi appelée l'île Saille-en-Bien^. 

' Dès ie conimeticetnent du xiii' siècle, italienne, du nom de SaUmbeni. Les Saliiii- 

un Rodolphe Salientis-in-bonum possédait béni furent puissants à Sienne, aux xiii', xiv* 

une maison à Paris, en la ruelle de môme et xv* siècles; mais comment rattacher avec 

uonj. ((iuërard, Cartul. de Notre-Dame de quelque certitude cette maison ultranioii- 

Pan'fi, t. Il , p. 5o7-5o(j ; t. III, p. 36i .) taine à nos bourgeois de Paris? 
Nous avons connu une famille, d origine 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. /i()5 

MCXXXV. 

SAINT-REMI-LES-CHEVREUSE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SA^Ï REMI. 

17D1. 

A LA PLUS GRANDE GLOIRE 

DE Dieu 

W^ ESTIENNE OlLIVIER DE AIONTLUCON 

Seig^ de Vaugien, Courcelles*, Aigrefoin- 

ORS^ LA GeNESTE* et AUTRES LIEUX; A VOIT 
LÉGUÉ PAR SON TESTAMENT DU I9. MARS I7S»- 

DIX Mille livres, pour être distribuées 
AUX Pauvres de cette Parroisse par 

LES SOINS DE M" HeNRY FEGAN , CURt, 

Ce Pasteur sage et prévoyant a con 
COURU AVEC M"* Jacques David Ollivier, 

NeUVEU et LEGATAIRE UNIVERSEL DU DIT 

DEFFUNT Seigneur de Vaugien, pour faire 

EMPLOY de cette SOMME EN UN CONTRAT 
DE 500*! DE RENTE ANNUELLE ET PERPE- 
TUELLE, SUR LES AyDES ET GABELLES AU 

PROFIT DES d\ Pauvres, aux frais d\j d*. S" 
Ollivier Neveu, le tout conformément 

A L*ACTE DU 20. JuiN I751. 

Pauvres qui profiterez a toujours 
de ce bien-fait vous êtes invités 
d'assister au service fondé par le dit 
Acte du 20, Juin i^Ji» qui se fera dans 
cette Eglise j Chaque Année, et cf Offrir 
le Saint Sacrifice et Vos Prières a 
Dieu pour le repos de l'Ame de Vôtre 
bien-fait eur et pour la Conservation 
de sa famille, 

Requiescat in page 

Marbre noir. — Haut, ©".q'^; iai^. o",66. 

' Fief de la paroisse de Gif. ^"* Fiefs de ia paroisse de Château- 

' Fief de la paroisse de Saint-Remi. fort. 



.'40(J INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Eglise sans caractère, reconstraite au xvi® siècle. On a désorienté 
l'édifice en transférant, il y a déjà longtemps, Tautel à l'occident et la 
porte à l'orient. Les deux prieurés de Beaulieu et de Saint-Paul«des- 
Aulnois, qui existaient, dès le xu* siècle, sur le territoire de la paroisse, 
ont fait place à des maisons bourgeoises. Les seigneurs du fief de Vau- 
gien habitaient un château considérable qui a' été rebâti à une époque 
tonte récente; ils avaient une chapelle dans l'église de Saint-Rerai. 
L'inscription, qui témoigne de la charité d'un de ces derniers seigneurs, 
couvre une plaque de marbre noir encadrée d'une bordure de pierre 
et fixée au premier pilier de la nef, du côté du nord. On en a gratté 
les armoiries; une tête de mort est gravée au-dessous du texte. 

Les marches du maître-autel étaient composées, il y a vingt ans, de 
morceaux de dalles funéraires. Sur un de ces fragments on lisait, en 
belle écriture du xiu^ ou du xiv® siècle : 



>» ICI : G^IST : SnipSIR6 : ^ANRI : SIRe : P6 : C6ST6 : . 



Sur une pierre, autour d'une tête de mort, le nom de . . . ien Fresnely 
prêtre, mort au xvn* siècle. Epitaphe et armoiries effacées sur une 
autre tombe, du même temps, dans le chœur. Quelques-uns de ces 
débris sont maintenant relégués dans le jardin de la cure. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



Ao: 



MCXXXVI. 

GIF. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

i5i8. 




Pierre. — Long. a",to; larg. o'.gS. 

fl» jîtft^obU l^tttt 6tiflï( ïe niiim tu (m tntwttt f' ït ïiamwtte prt» eîf et 

ttt parte tu mllttr» k» bwU» 

(Bni trtfiwKla U x' Jo' k C^ar» ïatt <^il ti* xtim pn tm po' lus 




408 iNSCRH?T10^S DE LA FRANCE. 

Guillaume de Voisins S seigneur de Damiette^, près de Gif, et en 
partie de Villiers-le-Bâcle *, comparut à la rédaction de la coutume de 
Paris, en i5i2^. Sa tombe est aujourd'hui dressée contre un mur, à 
rentrée du parc du château de Gif. Nous n'avons pu savoir d'une ma- 
nière précise si elle provient de l'église paroissiale ou de celle de Tab- 
baye, dont nous aurons à parler un peu plus loin. Cette dalle, complète 
et bien conservée, nous a paru digne d'être publiée. Les armoiries sont 
restées intactes. Aux angles, les attributs des évangélistes; sur les pieds- 
droits de l'architecture, le convoi funèbre;. à l'entablement, l'âme du 
défunt dans le sein d'Abraham, et des anges portant des chandeliers. 
Rien ne manque à l'armure de l'effigie, ni la cotte blasonnée, ni le 
heaume, ni les gantelets. 

Léglise de Gif, grossièrement construite en pierre de meulière, 
comme la plupart des églises de cette contrée , ne présente que bien 
peu de détails qui permettent d'en déterminer l'époque. La majeure 
partie de l'édifice m'a paru du xvi*' siècle. La première travée du chœur 
date cependant du xni% ainsi que l'attestent ses deux chapiteaux à feuil- 
lage, et sa voûte croisée de doubles nervures. Les stalles, au nombre 
de quatre , sculptées de figurines humaines et d'animaux , appartiennent 
au XV* siècle. 

' Voy. ci-dessus n*^ mli\. Bethléem donné à un faubourg de Claniec\. 

■ Des [nonceaux de pieri-es dessinent en- et d'autres du même genre, 
core le plan quadrangulaii*e de la maison ^ Voy. ci-dessus n" Mxcviii. 

forte de Damiette, dont le nom date pro- * Lebeuf, op, cit. l. VIII, p. 5o*j. 

bableraent des croisades,, comme celui de 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 409 

MCXXXVII. 

GIF.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

1676. 

D. O. M. 

Hic IAC£T VIR EXÏMIVS AlEXANDER VARET 
PARISINVS PRESBYTER SCIENTER PIVS ET PIE 
SCIENS QVI VIRTVTES SACERDOTALES ANTE 
SACERDOTIVM ADEPTVS HÂC DIGNITATE SIBI 
MAGIS VILVIT OVNIA OBLITVS VT DeVM ET CHRIS- 
TI ECCLESIAM COGÏTARET. A CELEBERRIMO SE- 
NONENSIVM ArCHIEPISCOPO LvDOVICO HENRICO 
DE GONDRIN IN PARTEM SOLLICITVDINIS VOCATVS 
6c VICARIVS GENERALIS INSTITVTVS EÂ LEGE CON- 
SENSIT VT OMNIBVS EMOLVMENTIS AC BENEFICIIS 
ECCLESIASTICIS RENVNCIARET ID TANTVM RECV- 
SANDVM RATVS QVOD VTINAM NON AMBIRETVR 
A MVLTis, Mira QVADAM MORVM svavïtate SEVERI- 
OREM DISCIPLINAM COMMENDABAT : NEC DISPLI- 
CEBAT SEVERITAS QVIA PLACEBAT SVAVITAS : NEMp 
APTIOR AD CONCILIANDOS INVICEM OMNIVM ANl- 
MOS ET AD EXCITANDAM IN ALIIS^ REFRIGESCENTEM 
CHARITATEM QVÂ IPSE ARDEBAT. INCREDIBILE 
MVNDI ODIVM RE IPSÂ PROFESSVS EST QVEM VT 
INDIGNVM AMARI CONTEMNEBAT. CVM ChRISTO 
TANTVM VÏVERET ALIENOS HABVIT VT SVOS ET 
SVOS CVM OPORTERET VT ALIENOS. DlVlTIBVS IDEM 
AC PAVPERIBVS CHARISSIMVS : PaVPERES TAMEN FA- 
MILIARIVS EXCIPIEBAT QVIA LIBENTIVS. ReS ADVER- 
SAS PATIENTISS1ME SVSTINVIT ET PERPETVVM 
III. 5a 



"> 



410 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

ILLI GAVDIVM VOLVNTATEM DEI IMPLERI NON 

svAM. Vas vtile Domino ad omne opvs paratvm 

ET INSTRVCTVM. ANTE SENECTVTEM DIES EIVS 
PLENI INVENTI SVNT : NAM PRO VERITATE CA- 
THOLICÂ, PRO ECCLESIiE HlERARCHlA EIVSQVE PAGE, 
PRO MONIALIVM RELIGIOSÂ INSTITVTIONE MVLTIS DEFF 
VNCTVS LABORIBVS OBllT CASTISSIMVS AMATOR 
ET ACERRIMVS DEFENSOR VERITATIS ANNO yETATIS 
XLIV. R. SA. M. DC. LXXVÏ. KALEND. AvGVSTI ' 
In HOC MONASTERIO QVOD VIVENS AMAVERAT MO- 
RIENS SEPVLCHRVM ELEGIT. PlISSIMO FILIO CHARIS- 
SIMA MATER MOERENS SED SPE MAGNÀ ERECTA HOC 
MONVMENTVM POSVIT. Requiescot In poce. 

Pierre. — Long. i",87 ; larg. ©'".go. 

rrll y a dans Téglise paroissiale de Gif des tombes qui servent de 
ff pavé dans la nef; mais elles ne couvrent point le corps de ceux dont 
ffle nom est dessus, ayant été apportées de labbayc de Port-Royal, 
ff telle que celle d'Alexandre Varet, prêtre parisien, vicaire général 
rrde M. Gondrin, archevêque de Sens-. ^ 

Déplacée encore une fois, la tombe d'Alexandre Varet a été employée 
en dallage dans le Moulin-Aubert, près de Gif. L'épitaphe fut composée 
par le frère du défunt. Au-dessus du texte, une tête de mort ailée; 
au-dessous, deux ossements liés en sautoir par un ruban. Quelques 
mots se sont effacés, mais nous y avons facilement suppléé au moyeu 
du nécrologe de Port-Royal. Nous n'avons trouvé, ni à Gif, ni aux 
environs, aucune autre dalle ayant la même origine que celle-ci. 

Au retour d'un voyage à Rome, Alexandre Varet, alors âgé de 
vingt ans, résolut de mener désormais une vie plus conforme aux pré- 
ceptes évangéliques; il se voua d'abord au service des pauvres de Th^- 

* Le i" août (voir, a ce jour, le nécrol. de Porl-Royal, p. 396-299). — * f^eteuf, op. 
cit. t. VIII, p. loa. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÀTEAUFORT. AI! 

pilai de la Charité de Paris. Ordonné prêtre dix ans après, il alla vivre 
dans rhumilité à Provins, où sa sœur Jeanne Varet, dite la Mèi^e Paci- 
fique, était religieuse de la congrégation de Notre-Dame. L archevêque 
de Sens, Louis-Henri de Gondrin, voulut lavoir auprès de lui comme 
grand vicaire. Alexandre Varet n'accepta .qu'à la condition de ne rece- 
voir ni bénéfice, ni charge lucrative. II se plaisait à venir en fabbayo 
de Port-Royal, et il y choisit sa sépulture, léguant aux religieuses un 
calice de vermeil, avec une aumône de mille livres. On finhuma dans 
le collatéral gauche du chœur. 

Le Moulin-Aubert, aujourd'hui dépositaire de la tombe du vicaire 
général de Sens, est une vieille construction. Au-dessus de la porte 
d'entrée, on lit qu'il fut rétabli par Jean Guillery, en 175/1. 



A12 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCXXXVIII. — MCXXXIX. 

GIF. — ABBAYE DE NOTRE-DAME. 

1661. 166/i. 



Cy GI$T Damoiselle 
Geneviefve de Tvdert 
Fille de M^i* Clavde 
DE Tvdert Prestres 
Chanoine de L*esglise 
DE Paris, Seignevr de la 
Bovrnaliere, et de 
Dame Geneviefve le 
Bovllanger son espovse 
laqvelle est decedée 
le 28^ de Septembre 
1661 âgée de dovze ans. 
elle a esté inhvmée 

EN L'ABIT de I90VICE 
AINSI QVELLE LAVOIT 
DESIRE ET DEMANDÉ. 

Pierre. — Long. o^.Sô;!»!^. o'",6i. 



Marie 

Thérèse Fille de M1^ 
Clavde de Tvdert 
Prestre Chanoine de 
L'église de Paris, Seignevr 
de la Bovrnaliere, et 
DE Dame Geneviefve 

LE BOVLLANGER SON 
espovse LAQVELLE EST 
DECEDEE LE 29^ lOVR 
DE IVILLET 1664. EN LA 
DIX SEPTIEME ANNÉE 
DE SON AGE, ET ONZE 
MOIS DE SA PROFESSION 
RELIGIEVSE QVELLE 
AVOIT FAITE LE 9* SEP- 
TEMBRE l'année PRE- 
CEDENTE 1663. 

Pierre. — Long. ©""ïQû; larg. o^jôt. 



L'abbaye de Notre-Dame de Gif fut fondée pour des religieuses de 
l'ordre de Saint-Benoît. La date précise de son origine n'est pas connue, 
mais on sait qu'au xii^ siècle, Maurice de Sully, évéque de Paris, s'oc- 
cupa de la restaurera 11 n'en reste plus que des masures dépourvues 
de tout intérêt. Une ferme s'est substituée aux bâtiments claustraux. 
Le chœur des bénédictines a été converti en pressoir. L'église, enformo 
de croix, était peu importante; les murs que nous en avons vus encore 
debout en partie n'offraient aucun caractère d'ancienneté. 

Quelques débris de tombes et d'inscriptions se rencontrent dispei-sés 
dans les moulins du voisinage. Tel a été le sort des épitaphes de Ge- 



' GalUa christ, t. VII, col. 596-609. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. /il3 

neviève et de Thérèse de Tudert. Le père de ces jeunes filles, promu 
au sacerdoce après la mort de sa femme, les avait sans doute vouées 
toutes deux à la vie religieuse. Un siècle plus tard, un autre Claude 
Tudert' figure comme doyen du chapitre de Notre-Dame de Paris, 
dans l'inscription gravée en mémoire de la reconstruction de la prin- 
cipale porte de l'église métropolitaine^. On peut croire que ce doyen 
était le petit-fils du chanoine du siècle précédent. 

Nous citerons encore dans les moulins de la commune de Gif : 

Sur un fragment de dalle du xui* siècle, quelques traces d'une effigie 
de femme, en longue robe avec une escarcelle au côté. 

Sur un autre débris, le millésime de iBgg et les restes de l'effigie 
d'une femme morte à l'âge de cînquante-cinq ans, dont la tête et les 
mains étaient rapportées en marbre blanc '. 

Sur d'autres morceaux de tombes, des armoiries maintenant peu 
appréciables. 

Enfin, les lambeaux dépareillés de deux ou trois épitaphes, du siècle 
dernier, qui indiquaient des sépultures de religieuses de l'abbaye. 

' Sic , sans particale. ^ baye de Foiitevrauld pendant vingt-cinq ans , 

* Voy. ci-dessus, t. I, n" xxv, p. 65. abbesse de Gif de i584 à 1699, morte le 

^ Ce débris proient de la tombe de i3 octobre de celte dernière année, inhu- 

Révérende Mère en Dieu , sœur Antoinette mée dans le chœur de son église , avec une 

de la Béraudière, religieuse professe de fab- épitaphe en français. 



li\fi INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCXL. 

GIF. — ABBAYE DE NOTBE-DAME. 

1733. 

Au MlLtEU DE CE CHOEUR 

EST Inhumée, Madame Anne Eleonore 

MARtE DE BeTHUNE D'ORVAL, PROFESSE 

de l'Abbaye de Royal-Ueu*, Ordre de ST 
Benoît, & Abbesse de ce Monastère. 
Prévenue de la Gra(e des son enfance, el- 
le apprît dans la solitude a MEPRISER LE* MONDE 
& A SERVIR DiEU. ELLE N'ATTENDIt QUE l'AGE PRESCRIT 
P'î SE CONSACRER À J. C. SA VERTU FUT MlSE À L^EPREUVE 
& ELLE EN SORTIT PLUS PURE, SON MERITE HONORÉ 
DANS SA MAISON DE PROFESSION l'EN ARRACHA MALGRÉ 
ELLE. ATTACHÉE À LÉTROITE OBSERVANCE PAR DEVOIR 

& par amour, elle y fut aussi ftdelle à si pîerre de 
"* ReIms» qu'à Royal-LIeu. La Providence l'apella 

ENCORE JEUNE AU GoUVERNEMT DE CE MONASTERE, 
OU SES RARES VERTUS, SES TALENS SUPERIEURS, SA 
CHARlTE SANS BORNES, 6c SA PRUDENCE £v ANGELIQUE 
ONT PARU DANS LEUR ECLAT. DiEU & LE PROCHAIN PARTA- 
GERENT TOUT SON TEMS. La MEDITATION DES S^ 

Ecritures & la prIebe fîrent ses delIces. Péné- 
trée DES GRANDES VERITÉZ DE LA RelIgION, ELLE EN 
PARLOlT DIGNEMT & LES FAISOIT TOUT À LA FOtS CONÔITBE 
& AtMER. SEVERE POUR ELLE MEME & PLEINE DE TEN- 
DRESSE POUR SES FILLES, ELLE LES PORTOIT DANS SON 
CŒUR. SON ZELE ÉCLAIrÉ ANIMOIT LES FORTES, SA 
BONTÉ COMPATISSANTE SOUTENOIT LES FOiBLES, SES 
VOEUX & SES SOiNS NE TENDOIENT QU'A FORMER J. C. EN 
TOUTES. VrAYE CHRÉTIENNE, PARFAITE RELIgIEUSE, 

' Aei^a/t« /ocMf^ abbaye fondée au diocèse ^ Abbaye de Saint-Pierre, à Reims, de 

de Soissons , eni 1 5o , par la reine Adélaïde , Tordre de Sainl-Benoît. On en fait remonter 

veuve du roi Louis VI. {GalL christ, t, IX, Torigine au vi* siècle. (GalL christ, t. 1\, 

col. hBh'hb6.) col. 369-977.) Les bâtiments ont été démolis. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. ^15 

ABBESSE ViGtLANTE, MeRE TENDRE, ELLE SCUT TOU- 
JOURS s' ATTIRER LE RESPECT & LAMOUR DE SES ENFAN*. 
Elle a étendu sa SOLLtCtTUDE jusqu'après SA MORT 
PAR LE CHOtX d'une CoADJUTRICE DtCNE DE LA REM- 
PLACER- CETTE MAISON POUROtT ELLE JAMAIS OUBLIER 
CE qu'elle DOtT À SA MEMOIRE, & LAiSSER ETEINDRE 
LES PRECIEUX RESTES DE SON ESPRITÎ DtEU LA 
RETIREE À LUY l'AN I733. LE 28. 9"^^ AGEE DE 76. ANS, It 

Profession relîg*.^ 6o. & de gouvernement 47. 

Sit memoria illius in benedictione & nomen ejus permanettt 
in œtemum. 

Marbre noir. — HaiiL o^ïQi ; larg. o^^Gi. 

Plaque de marbre noir, arrondie par le haut, extraite du chœur de 
l'église abbatiale, et déposé*e dans la remise du château. La facture de 
cette longue inscription se rapproche du style des épilaphes de Port- 
Royal. Nous préférerions, pour notre compte, à ces phrases redon- 
dantes , l'énumération plus simple de quelques actes du gouvernement 
de l'abbèsse défunte. 

Madame Anne-Eléonore-Marie de Béthune d'Orval, trente-deuxième 
abbesse de Gif, était fille de François de Bétliune, comte puis duc 
d'Orval, chevalier des ordres du roi, chevalier d'honneur de la reine 
\nne d'Autriche, et d'Anne de Harville de Palaiseau,sa seconde femme. 
Placée à l'âge de trois ans sous la direction de Tabbesse sa tante, dans 
le monastère de Royal-Lieu, près de Compiègne, elle prononça ses 
vœux à l'âge de seize ans. Elle se retira ensuite à l'abbaye de Saint- 
Pierre de Reims gouvernée par sa sœur^; mais elle en sortit en 1686 
pour devenir elle-même abbesse de Gif. Cette sainte femme écrivit 
plusieurs livres de piété qui furent imprimés de son vivante 

' Marie-ADgélique de Bëthune d'Orval, * Vay. son dloge, Mercure de France, 

cinquanle- cinquième abbesse, de i6d3 à février 178/1, p. 909. 
171 1. 



616 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCXLI. 

BURES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MATTHIEU. 

i548. 



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un»' t^tiiéi Uvmv pm m 2 otwwê* po' ïiw un»' «uflSe» 



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Ja'ïe. 



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Pierre. — Lcmg. i",9o; larg, o",9r>. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 417 

Le laboureur Jean Bremont, et Jeanne Breton, sa femme, ont leur 
tombe dans la nef de l'église de Bures. Ils habitaient la ferme de 
Montjay, à peu de distance du village. Le mari, survivant, s'était fait 
préparer une même sépulture pour lui et pour sa femme. Une place 
avait été laissée dans Tinscription pour la date de sa mort, quand 
le moment serait venu; on n'a pas songé plus tard à la remplir. La 
dalle est bien conservée; pas d'encadrement d'architecture; quatre 
têtes de mort aux angles; les deux effigies mains jointes; le mari vêtu 
d'une cotte et d'une longue houppelande; la femme enrobe montante, 
à larges manches, un chapelet à la ceinture, une coiffe très-simple sur 
la tête; à leurs pieds, une nombreuse famille de trois Gis et d'autant 
de Glles. L'épitaphe est gravée sur la bordure de la dalle; au-dessous 
des effigies, une seconde inscription relate les libéralités des défunts 
envers la fabrique et leurs fondations ^ 

L'église garde quelques murs, quelques piliers, du commencement 
du xui* siècle; mais la plus grande partie de l'édifice a été remaniée au 
siècle dernier. Les démocrates de l'endroit ont brisé le beau monument 
sculpté en pierre, sur lequel étaient agenouillées les statues, grandes 
comme nature, d'Antoine de Ghaulnes, seigneur de Bures, trésorier 
des guerres, mort en i BgS , et de sa femme , Françoise Arnault, décédée 
en i585. Ou attribuait au cardinal Duperron la rédaction des deux 
épitaphes gravées sur des tables de marbre noir. Jean Arnault, frère 
de la défunte, avait fait poser en face de ce mausolée, sur un pilier, 
une plaque de cuivre, portant une inscription de sa composition en 
seize vers français. Les débris du cénotaphe et le tronc décapité de la 
statue de Françoise Arnault sont peut-être encore, comme nous les 
avons vus, sur la petite place qui précède l'église. Des rinceaux et les 
initiales AC • FA, décoraient le cénotaphe. La jupe de la statue, en bro- 
card fleuronné, attestait un habile ciseau. 

Dans le chœur de l'église, plusieurs dalles complètement usées. 
Dans le bas côté méridional, un fragment du xvn* siècle, sur lequel on 

' Lebeiif, op. ciL t. VIII, p. 119, ii3. 

m. 53 



^ 



M8 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE- 

ne distingue plus que les mots s. nuuhiêu d$ hures. Dans la nef, dalle 
hès-obl itérée, jadis armoriée; portion d'une effigie de femme, dont la 
liHe est comme encadrée d'une larg« fraise : 

Cy gist Marye de Me. • . . * vevfve de fev M Iehan dv Bov 

laqvelle decedda le XX. . . . IvïL. . . Mil vi^ * 

' PMil-êli-e 1606. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. /iID 

MCXLII. 

BURES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MATTHIEU. 

1766. 

*• LAN 1756 lAY ETE BENJTB PAR M*^ FRANÇOIS 
CHARRIER PRETRE CURE DE BURES MAISTRE ES 
ARTS EN LUNIVERSITE DE PARIS ET NOMMEE 
MARIE LOUISE PAR TRES HAUT ET TRES PUISSANT 
SEIGNEUR MONSEIGNEUR LOUIS ROUILLE SEIGNEUR 
PATRON DE lOUY EN lOSAS * SEIGNEUR DES LOGES EN 
lOSAS* DE BURES* ET AUTRES LIEUX MINISTRE ET 
SECRETAIRE DETAT AYANT LE DEPARTEMENT DES 
AFFAIRES ETRANGERES GRAND TRESORIER ET 
COMMANDEUR DE LORDRE DU S^ ESPRIT* ET PAR TRES 
HAUTE ET TRES PUISSANTE DAME MADAME MARIE 
CATHERINE DE RUAU PALU EPOUSE DE MON DIT 
SEIGNEUR ROUILLE 

L GAUDIVEAU ET SES FILS • MONT FAITE 
ANTOINE BERLAU MARGUILLIER EN CHARGE & 
MATHURIN LABUXIÈRE* MARGUILLIER DES TRESPASSES' 

sur le mouton de la cloche : HARDOUIN 1758. 

Cloche prinâpale. 

Les descendants d'Antoine de Ghaulnes, dont le tombeau faisait 
l'ornement de l'église paroissiale, ont possédé la terre de Bures jus- 
qu'au siècle dernier. 

' La terre et le château de Jouy. achètes affaires étrangères, de 175^1 à 1757. Il 
an siècle dernier par Antoine-Louis Rouillé. descendait d'une ancienne famille de rohe. 

* Les Loges, paroisse voisine de Jouy. * Voy. ci-dessus n* Hcxxzni , p. Aoi. 

^ Voy. ci-dessus, n'* hcxli. * Un lieu dit de la paroisse d*Orsay, voi- 

* (iOnseiiler au parlement de Paris en sine de Bures, porte le nom de la Busêière, 
1711; maître des requêtes en 1717; con- le même certainement que laBujcière. 
seiller d'État en 17^^; charge du départe- ' MarguiUier des trépassés ou de la oon- 
ment de la marine en 17A9 et de celui des frérie des Âmes du purgatoire. 

53. 



/i20 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Antoine-Louis Rouillé s'en rendit acquéreur vers 1 780 ^ Les titres et 
dignités de ce personnage sont énumérés dans l'inscription de la cloche. 
11 faisait, de plus, partie du conseil privé du roi, du conseil des dé- 
pêches et du conseil royal de commerce. La charge de grand officier 
de l'ordre du Saint-Esprit lui fut conférée en 1754. L'Académie des 
sciences lui décerna , en 1 7 5 1 , le titre de membre honoraire. Il mourut 
en 1761. Une fille, née de son mariage avec la sœur de Bertrand- 
René Fallu, intendant de Lyon, porta la seigneurie de Jouy au comte 
dé Beuvron, fils du duc d'Harcourt^. 

' Lebeuf, op. cit. t. VIII, p. 1 15. — * Voy. ci-dessus a' ^ixuv. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFOflT. 421 

MCXLIIL 

ORSAY. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN 

ET SAINT-LAURENT. 

1775. 

CI-GIT 

LA DÉPOUILLE MORTELLE DE 

JEAN LOUIS ARCHANGE, 

décédé procureur fiscal 

de cette commune 

le 3 mars 1775. 

Marbre noir. — Haut. o",4o; Jarg. o*,4o. 

L'église, décrite par l'abbé Lebeuf \ datait des xii* et xiii* siècles. Elle 
a été reconstruite en grande partie au siècle dernier. Le chœur seul 
conserve deux travées du xm*' siècle. L'abside, rebâtie au xvni® siècle, a 
été aliénée et convertie en grange; un mur la sépare du chœur. L'église 
était à la fois prieurale et paroissiale; Geoffroi de Boulogne, soixante- 
cinquième évêque de Paris, l'avait concédée, vers. 10 89, aux béné- 
dictins de Longpont. 

Il ne reste dans l'église d'Orsay d'autre inscription que la courte 
épitaphe de Jean-Louis Archange. Cet homme bienfaisant s'est recom- 
mandé à la reconnaissance de ses concitoyens par la fondation d'un 
petit hospice qui porte son nom. Le marbre consacré à sa mémoire 
est fixé sur un pilier de la nef, en face de la chaire. 

' Op. cit. t. VIIÏ, p. it8, 119. 




422 INSCRIPTIONS DE LA FRANCK. 

MCXLIV. ~ MCXLV. 

ORSAY. - ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN 

ET SAINT-LAURENT. 

te îtxs nommée marte f lan mtl n' Ixit par 
ttom fraucots (totl jprteitr borCos netterable 
perrontte <^' flfiUpjfts bot^ot cnre H 
hcf orfog 

Clocbo principale. 

1757. 

A. POISSON DE ROVEN MA FAJT 
EN LANNEE I757 

Petite cloche. 

Le prieur François Noël ne nous est connu que par la mention de 
son nom sur la grosse cloche d'Orsay. Labbé Lebeuf^ nous apprend, 
d après les registres du parlement de Paris, que ie curé Philippe Boiiot 
i^tait licencié es lois et principal du collège de F^t^ Maria^^ et que, le 
27 février 1 56 1 , il présenta requête à la cour, à Teffet d'obtenir main- 
levée d'une saisie. U exposait que tous les dimanches et fêtes il so 
rendait à sa paroisse, qu'il y avait constamment entretenu deui chape- 
lains, qu'aucun de ses paroissiens n'était égaré de la foi, et qu'il aban- 
donnait le revenu de la cure aux fabriciens pour la réparation du 
presbytère. 

Le nom d'un fondeur rouennais, gravé sur la petite cloche, nous 
autorise à supposer qu'elle provient de quelque église supprimée de la 
Normandie. 

' Op. citA. VIII, p. 191. nouvelës à une époque moderne, convertis 

' Fonde à Pai*is, en i336, par Jean en habitations particulières, rue de ia Mon- 

d'Hubant, clerc, président en la chambre tagne- Sainte -Geneviève, près de Saint- 

des enquêtes du parlement. BAliments re- Etienne-du-Mont. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 423 

MCXLVI. — MCXLVII. 

60MBTZ-LE-GHÂTEAU. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE SAINT-CLAIR. 

1713. 

* LAN 17 12 IaY este BENITE PAR M* GREGOIRE 
DOVBLET PRESTRE CVRE DE S'^ CLAIR ET DV 
CONSENTEMENT DE M* JACQVES VAVQVELIN 
PRIEVR DV DIT LIEV * ET IAY ESTE NOMMEE 
MARTINNE PAR M* MARTIN BERNARD FREDY 
ESCVYER SEIGNEVR DE COVBERTIN ET DE VAVGIEN * 
EN PARTIE CONSEIL^P DV ROY TRESORIER RECEVEVR 
G".^*- des FINANCES ET PAYEVR DES RENTES DE 
LHOTEL DE VILLE DE PARIS & PAR DAME MARGVERITE 
FRANÇOISE PICHEN EPOVSE DE M" PIERRE DE LA 
MOVCHE SEIGNEVR DE S^ JEAN DE BEAVREGARD' 
CONSEILLER DV ROY EN SA COVR DE PARLEMENT 
DE PARIS 

PIERRE GVIET MARG" £N CHARGE 
LEONARD CHEDEVILLE SYNDIC 
LORAIN LEGVAY FONDEUR*. * 

Ooche principale. 

* Le prieuré et la cure étaient distincts ces mêmes terres eu 1697. (Lebeuf, t. VIII, 
rnn de laatre comifie bëoéfices. p. 96.) 

* Couberttn ou Ccrherùn, terre et sei- ^ La seigneurie de Saint-Jean de Beau- 
gueurie de la paroisse de Saint-Remi-ies- regard appartenait, en 1678, à on Pierre 
Chevreuse, avec droit de justice haute, de la Mouche, maître d'hAtel ordinaire du 
moyenne et basse. Vaugien, voy. ci-dessus roi, auditeur en la chambre des comptes 
p. âo5, 606. Jean Frédy, avocat au parle- de Paris. (Lebeuf, t. IX, p. sqS.) 

ment , était seigneur de Coubertin et de la * Voy. ci-dessus n* muix. 

Verrière, en 1690. Bernard Frédy possédait 



aSA INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

173a. 

+ 

Gl GIST 

M"^ GRegoire Doublet 

vivant curé de ce 

I 

Lieu mort Le 18 

Aoust 1732. 

Agé de 68. ans. 

Requiescat in p,ace. 

Posé par M"^ G. D, M"? 

Pierre. 

Eglise reconstruite au xvi'' siècle, à l'exception d'une partie, de la 
tour, qui paraît du xu®. Le. curé, raessire Grégoire Doublet, qui avait 
béni la cloche paroissiale en 1712, continua d'exercer ses fonctions 
jusqu'à sa mort, survenue en 1782. Il fut inhumé au milieu du chœur, 
et l'affection de quelqu'un de ses paroissiens fit placer une épitaphe sur 
sa sépulture. 

Deux inscriptions de fondations, l'une du xvi* siècle, l'autre duxvn*", 
comprises dans le carrelage, devant l'autel delà Vierge, sont devenues 
illisibles. L'abbé Lebeuf n'en a fait aucune mention, non plus que 
d'une grande* dalle dont les morceaux sont employés aux degrés du 
chœur. L'effigie d'un défunt y était gravée; il reste seulement quelques 
mots de l'épilaphe en gothique du xyi** siècle : 

€s be00$n6) gtst l^onorable |ômê (^arhn j^rot ett 0ott ntnani marcJ^aitî» 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 425 

MCXLVIII. 
GOMETZ-LA-VILLE.— ÉGLISE PAROISSIALE DE S'-GERMAIN (DE PARIS). 



ett 00 ntnai marcl^at bottc(fer ttm a gome^i la utile (f UfMSà le 
mil ti' Ixim 



Pierre. 

A travers bien des retouches d'époques diverses, on peut encore 
découvrir dans l'église de Gometz-la-Ville quelques caractères d'une 
construction du xiv* siècle. Labbé Lebeuf y avait vu, dans le chœur, 
les fragments des tombes de deux dames, mortes, la première vers 
1 3oo, la seconde en 1 3 1 4. Quant à nous, nous u'y avons rencontré que 
la tombe d'un marchand boucher du xvi'' siècle. Cette dalle très-usée, 
posée à l'entrée du chœur, présente les traces de deux effigies, qui 
m'ont paru celles de deux hommes en vêtements longs. La moitié qui 
reste de l'épitaphe ne nous fait connaître que pour un seul la profession 
du défunt et la date de son décès. 



in. 54 



626 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MGXLIX. 
LES MOLIÈRES. - ÉGLISE PAROISSIALB DE SAINTE-MARIE-MADELEINB. 

Jti/m jlanuter en 0011 ntuâî jpSrê cirre ^t 

teMa nattf ttt tnlt jftiXûVMt tl cl^amtne it s 

jlottr ttaoxal mtl v^ xtx jfxvz tnen pimr Ing 

Pierre. 

Petite église replâtrée et rhabillée à la moderne; quelques restes 
(l'une construction du xni® et du kiv* siècle. 

Le curé Jean Janvier avait autrefois sa tombe près du maitre-autel. 
Elle a été brisée; un morceau s'en trouve aux marches du sanctuaire, 
un autre sous le clocher. Les attributs des évangélistes en décoraient 
les angles; l'effigie portait Taumusse canoniale. 

Une dalle présente une inscription gothi(jue gravée sur le milieu de 
la pierre; elle n'est plus lisible. Sur un débris, on recueille le nom de 
Hubert et Ja date de hdgglxxvi. 

Un célèbre imprimeur et graveur du siècle dernier, Jacques Colom- 
bat, mort.en 1743, dans sa maison de campagne près des Molières, 
fut inhumé dans l'église paroissiale * ; rien n'indique aujourd'hui le lieu 
de sa sépulture. 

' Lebeuf, op. cil. I, IX , p. i /19. 



ANCIEW DOYENNÉ DB GHATBAUFORT. M7 

MCL 

LBS MOUÈRES.— É6LISE PAROISSIALE DE SAINTB-MARIË-MADELEIME. 

i6ao. 

* le fus f' lan 1620 ât no'* Ysabet par Dame 
Ysabel dEscouWeati espouze de Loys hurault 
chl' S' Comte de Limours 6k Maxmidlian de 
Bohan * dict de la Rochette esc' s' darteneile. 

Clbcht. 

Loiiis Hurault, nommé sur la cloche des Molières, était le qua- 
trième fils de Philippe Hurault, comte de Gbeverny, chancelier de 
France, mort en iBgg. H eut de la succession paternelle la terre de 
Limours qui fut érigée en comté, en sa faveur, par lettres patentes en- 
registrées au parlement le 23 mai 1607. L'inscription de la cloche ne 
lui donne d'autres qualités que celles de cheiralier et de comte de Li- 
mours; il avait cependant le droit de prendre aussi les titres de baron 
d'Huriel, de bailli et capitaine de Chartres, de conseiller du roi et de 
gentilhomme de sa chambre; il vivait encore en 1689 et mourut sans 
postérité. Isabelle d'Escoubleau , première femme de Louis Hurault, 
marraine de la cloche de Molières, était fille de François d'Escoubleau , 
marquis de Sourdis el d'Alluye, dont le père, Jean d'Escoubleau, et la 
mère, Antoinette de Brives^ ont été déjà cités dans ce recueil, à l'oc- 
casion de deux inscriptions classées sous les n^ Mxxxvni et mxxxix. 

^ Bohan ou Behan de la Rochette. ( \oy eir * Le P. Annefane , Hist. génial des grands 

après, pour cette même famille, n'HCLXxxv.) offieierê, etc. t. VL p. 5o9-5i8. 



54. 



428 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCLI. 

LES TROUS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-L'ÉVANGÉLISTE. 

1763. 

EN L'An 1655 • CETTE Eglise 

A ÉTÉ CONSTRUITTE A NEUF DE FOND 
EN COMBLE DU CONSENTEMENT DE 

M^ l'Archevêque de Paris», aux 

FRAIS ET DEPEND DE TRES HAUT ET 

TRES Puissant Seigneur M".^ 
Guillaume Dugué Baron de 
Bagnols, Chevalier Conseiller 
DU Roy en tous ses conseils 
d'Etat et privé*, S^" de ce ueu, 
et devenu par cette construction 
fondateur de cette Eglise et 
Paroisse suivant la permission 
EXPÉDIÉE A l'Archevêché le 24 
Avril 1654 et la quittance 

DE BrICARD M^ maçon PASSÉE 

DEVANT Gallois nottaire a 
Paris le 10 janvier 1656 • 
Posée le 51. Aoust» 1763- 

* il. . .a dans cette e 

. . .vices fondés ch 

par m"* dugué de 

scAvoiR LE 15* Ma 

DANS l'Octave des 

, Trépassées * 

Mari[>re noir *. — Haut. o",9o; lai^. o^^Qn. 

' Jean François-Paul de Gondi, cardinal ^ Débris d'une inscription de fondations 

de Retz , archevêque de Paris de 1 65 1 à par les Dugnë ; on s'en est servi pour mettre 

1669. une pièce à la plaque de marbre dont la 

' Guillaume Duguë n'est pas qualifie de partie infërienre ëtait fracturée, 

conseiller d'Etat, mais seulement de maître * Sic. 

des requêtes, dans ses deux ëpitapbes * Au mur du sanctuaire , du côte de Té- 

n" MLxxxi et MCLii. pttre. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 'i29 

L'église des Trous menaçait ruine en i654; elle fut reconstruite 
Tannée suivante, aux frais de Guillaume Dugué, baron de Bagnols. 
soigneur de la paroisse ^ Nous savons par l'abbé Lebeuf que le niaîtn» 
maçon Bricard, chargé de l'entreprise, reçut pour le prix de son tra- 
vail une somme de six mille livres. L'édifice n'est autre chose qu une 
salle carrée terminée par une abside et accompagnée de deux cha- 
pelles. La révolution n'y laissa que la chaire pour servir de tribune à 
l'orateur du club local. L'inscription qui constate le renouvellement de 
l'église avait été mise en lieu de sûreté, ainsi que l'épitaplie ((ni va 
suivre. 

La nouvelle église ne se trouve pas exactement sur le même empla- 
cement que l'ancienne. On a aussi changé l'ancien titre patronal de 
Saint-Jean-Baptistc pour celui de Saint-Jean- l'Evangéliste. 

' Voy. ci-dessus n^ mlxxxi , et ci-après n*" mclii. 



A30 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCUL 
LES TROUS. -ÉGLISE PAROISSIALE DE &AINT-JE%ri-L:ÉVAIiGÉL18TE. 

D O M 

C'y G'tssatt 

Dans le Cavetu de cette Eglise de Sî Jearr 
L'EiraDgetfsfe des Troux, très hauis et très 
'Puissants Seigneurs et Dames. 

I? GabrieHe Feydeatr Epouse de Guillaume Dugné de 
Bagnok décedée fe 20. Juin 1648. 

2? Guiflaume Dugué de Bagnols Mf des Requêtes fV Seigneu' 
des Troux, et Fondateur de L'Eglise décédé le 15. May. 1657 

y Bernard Dugué de Bagnols leur Fils décédé le 18. 
9"." 1682. 

4? Gabrielle Dugué de Bagnols leur fille décédée le 
v: 9^ 1686. 

jf Magdelaine Elisabeth Françoise charon de Mênars 
Epouse de M? Dreux Augustin Dugué de Bagnols 
décédée le 20! 7^* 1 706. 

6f Anne Millet de Vilcourt, Epouse de M? Pierre Dugué 
de Bagnols décédée le 22; Jan? 1727. 

7' Pierre Dugué de Bagnols Fils de Guillaume décédé 
le 29. Juillet 1729. 

S? Dreux Augustin Dugué de Bagnols JFils de Pierre Dugué 
Cons*: d'Etat ord'.' grand Doyen des M? des Requêtes 
décédé en son château des Troux le 12 7V* 1752. 

Cette Epitaphe à été gravée conformemi au testami 
de très hautte et très Puissante Dame Marie Ff^ 
Dugué de Bagnols Récommandable Par Ses vertus ^ 
et Sa hautte Piété, Fille de Dreux Augustin de Bagnols 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. f^5I 

Epouse de très haut et très Puissant Seigneur Nicolas 
/'CLi Demydorge, M\ des Requêtes, decedée à Paris le 
20, 8^. 1762. Inhmnée aux Recollettes Faubourg i^ germain ' 
et Sa Volonté a été Exécutée Par très hautte et très ^ 
Puissante Dame Marie Thérèse Nià^ Demydorge 
Comtesse de Hallwyl; Sa fille et Exécutrice de Son 
Testament Conjointeirt avec très haut et très ^ 
Puissant Seigneur Fîîii Joseph C- de Hallwyl niâal 
des Cœnps et années du Roy Son Epoux Le 26, 
Avril Uan de grâce ijéj. 

Un Deprofandis 
Marbra noir*. — Haiil. i*,t 1 ; larg. o^jOâ. 

A roccasion de l'épitaphe de Guillaume Dugué de Bagiiols restée 
dans l'église de Magny-les-Hameaux ^ nous avons déjà fait mention 
de la translation des corps de cet homme de bien et de plusieurs per- 
sonnes de sa iamille dans Téglise des Trous. Le caveau, construit en 
1763 à l'entrée du chœur, a été profané trente ans plus tard. Le 
corps de Guillaume Dugué se trouvait encore intact, on l'assure, lors- 
qu'il fut arraché de son cercueil. Longtemps on a vu des jansénistes 
persévérants venir en pèlerinage à ce sépulcre dépouillé. 

' Monasière, tbodé à Paris, rue du Bae, connu sous ie nom de Salm de Mmr$. — 

sous les auspices de la reine Marie-Thérèse ' Au mur du sanctuaire , du e^të de Tëvan- 

d' Autriche. La chapeHe est partagée entre gile. 
un atelier de carrosserie et un bal public * Voy. ci-dessus n" mlxxm. 



/i32 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCLIII. 

CHOISEL. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

i6u3. 

L'église, construite au xui* siècle, a éprouvé depuis bien des modifi- 
cations. Les traces de l'ancien édifice sont encore visibles cependant, 
surtout dans la partie rectangulaire qui termine le chœur. 

Uîi collatéral de trois travées accompagne la partie extrême de la 
nef et le chœur, du côté du sud. En exécutant quelques travaux de 
réparation à la voûte de la première travée de cette galerie, on a 
extrait de la clef un parchemin sur lequel on lisait la note qui suit : 

En Lan de grâce mil six cent vingt trois ont esté 
redifiés les voultes du cœur de ceste Eglise de mes deniers 
et toutes celles de la nef par Messire Pierre Loriot 
curé de Sainct Jehan de Choisel. le masson qui les a 
redifié s'apelott Jehan Dufour. priez Dieu pour nous. 
Signé P. Loriot pbr. 1623. 

La clef porte extérieurement, sur un cartouche entre deux branches 
de laurier, le millésime de 1618, le nom du curé M. Pierre Loriot et 
ses initiales. Les mêmes initiales reparaissent à la voûte du chœur et 
sur des peintures murales aujourd'hui fort endommagées. 

L'église de Choisel a eu le rare avantage de ne subir aucune dégra- 
dation pendant les orages de la fin du siècle dernier. La perte de ses 
vitraux et de son retable, cités par l'abbé Lebeuf, tient à des circons- 
tances d'une tout autre nature. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 433 

MCLIV. 

GHOISEL. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTJEAN-BAPTISTE. 

169/i. 

Cy DrvANT Repose le corps de 

DEFFVNCTE DAM*:^ MARIE LoVVET 
AV lOVR DE SON DECEDZ VEFVE DE 

FEV Noble Hô'me M* FrancoIs 

MATHAREL ESCVtER VtVANT AdE- 

vocAT EN Parlement et BaIlly 

DE LA DVCHÉ DE ChEVREVSE LA- 
QVELLE APRES AVOlR CONSTEMENT ' 
SOVFFERT LES tNCOMODlTES DE 
VEFVAGE LESPACE DE. 22. ANS 
REMPLtE DE DEVOSStON ET DE 
CHARtTE ENVERS LES PAVVRES AV- 
ROtT LAISSE* SON AmE A DtEV LE lO^i 

DE ST Barnabe* en Ivîng 1624. 

PrUs Dieu Pour elle. 
Marbre noir. — HaaU o",5o; larg. o",36. 

L'épitaphe de Marie Louvet, fixée sur un pilier, à côté delà chaire, 
ne présente qu'un texte sans ornements accessoires. Cette vertueuse 
femme consacra les longues années de son veuvage à la dévotion et à 
la charité. François Matharel, qui la laissa veuve en 1 602 , avait exercé 
les fonctions de hailli de Chevreuse sous le règne de Henri IV, à l'épo- 
que où le duché appartenait à Claude de Lorraine. 

^ Avec constance. ploi ici semble singulier. — ' Le 1 1 du 

^ AunÀt laissé, formule conditionnelle mois de juin, 
usitée dans le langage judiciaire, dont Tem- 



55 



àU INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCLV. 

GH0I8BL. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTJEAN-BAPTISTE. 

Vei-B i636. 

Nicolas le lay, escvier, seig'î de bevilliers", et de qvjnqvTpoix* con^ not*^ et 

SECRI* DV ROY, et CORR^." T SA CHABRE 

DES COPTES A PARIS, FILS DE lEAN LE ÏAY AVSSY SECR**^ DV ROY, ET DE DAM*:* GVILLEMETE 
HOTMAN *, DECEDE LE 

* ET MARY DE DAMV^ MAGDELAINE GRON , FILLE DE DENIS GRON , ESC!* 

SEIGX** DE LA MAISÔ ROVGE EN HVRPOIX 

ET DE MARIE LE PICART. DVQVEL MARIAGE, SOT ISSVS ixT ENFAS MASLES; L* AISNE MESS^ 
NICOLAS LE lAV CHEVAL^ CON^? DV ROY Ê" SES 

CON^ PRE^i PRESIDËT T SÔ FlEMET, GARDE DES SEAVS DE SES ORDRES, SVRINTiDÊT DES 
FINÂCES DESD' ORDRFS, BARON DE TILLY, 

MAISÔ ROVGE, ET sT FARGEAV, SEIG'î DE VILLIERS, LES SALES, S^. TRY, BRETIGNY, SVS 
MÔS, MALABRY, COFLAS*, LES CARRIERES, A EV SOIN DE FE 

RESTABLIR LE BVST ET LA TOBE C0RR"ÔPVS ET CASTES "P LE TEP^, ET A DÔNÉ aTpeT^ 
PO" PRIE" DIEV rO*^ L*AME DV DEFF"vCT, XV» LIVRES DE r¥tE 

Marbre noir. — Haut. o",i6; larg. o'SgS. 

Nicolas Le Jay, conseiller, notaire et secrétaire du roi, correcteur 
en la chambre des comples de Paris, mort en 1571, fut inhumé avec 
sa femme, Madeleine Gron, dame delà Maison-Rouge et de Tilly,daDs 
l'église de Choisel. Leur fils aîné, Nicolas^, premier président du par- 
lement de Paris en 1 63o , garde des sceaux des ordres du roi en i636, 
décédé en^i6/io, fit rétablir leur tombe et le buste de son père, La 
tombe a été sciée en deux morceaux qu'on a employés à la confection 

' Fief (le ]a paroisse de Ghoisel. n*" dgcglixvii-dcgglxxx. — ^ U ëiait lieu- 

^ Quinquempoix , Oef de la paroisse des tenant civil au moment du raeortre de 

Molières. Henri IV, et sut, par sa fermeté, maintenir 

^ Pour celte famille, voy. ci-dessus Tordre dans Paris. Ce magistral reposait 

n" DGGCLxxv. Jean Le Jay vivait en i55q. dans un riche tombeau, en la chapelle de 

* La date n a pas été gravée. Saint-Nicolas de Tëglise des Minimes de la 

' Conflans, paroisse, les Carrières, ha- place Royale, à Paris. 

meau, doyenné de Chelles, voy. ci-dessus ^ 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 435 

des marches qui descendent de la porte occidentale dans ia nef^ Le 
passage continuel des entrants et des sortants leur a causé grand dom- 
mage. Deux arcades cintrées, soutenues par des pilastres ioniques, en- 
cadraient les effigies. Le correcteur des comptes portait le costume de 
sa magistrature. Madeleine Gron était vêtue d'une robe à large fraise; 
une coiffe lui couvrait la tète. Tous deux avaient les mains jointes. De 
l'inscription gravée sur les bords de la dalle, il ne subsiste plus qu'une 
partie : 

COLAS Le I ay 

DU ROY EN SA CHAMBRE DES COMPTES A PARIS SEIG"? DE 

DE FAIRE POSER CETTE TOMBE AV MOIS DE FEVRIER 

Le buste de Nicolas I^*^ Le Jay, placé dans le chœur, à la dernière 
travée, du côté du nord, forme la pièce principale d'un des monuments 
les plus remarquables qui se rencontrent dans les églises rurales de 
l'ancien diocèse de Paris. Exécution très-soignée; encadrement de 
pierre; niche circulaire; fronton en demi-cercle contenant une tête de 
mort; guirlandes de fruits; buste en marbre représentant un grave 
personnage avec barbe, moustaches, fraise et robe; armoiries sur 
marbre blanc, on les a grattées^; au-dessous, l'inscription que nous 
publions. 

' Dans les mêmes degr^, un débris de * D'azur à l'aigk et trois aiglons d'or 

Tëpitaphe d'un seigneur de Iwisy et autres regardant un soleil de même placé au canton 

]ieux; armoiries effacées, ossements figurés, dextre du chef, 
xvii' siècle. 



55. 



436 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCLVI. * 

CH0I8EL. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

1691. 
D. O. M. 

Au PIED DU GRAND AUTEL DU COSTÉ DE L*EVANGILE, 
REPOSENT LES CENDRES DE VENERABLE ET DISCRETE 
PERSONNE MesSIRE PiERRE MaSSON NATIF DE PARIS 

pRESTRE, Bachelier en Théologie Licentié es 
Loix, Chapelain de nôtre Dame de Paris* et de si 
Léonard près sT Maur des fosséz'; ancien Chanoine 

DE ST EsTIENNE des GRES* ET CURÉ DE SAINT JeAN DE 
ChOISEL. lequel APRES AVOIR GOUVERNÉ CETTE 

Paroisse avec beaucoup de prudence, et de fer- 
meté, MENANT UNE ViE ASSEZ SOLITAIRE ET RETIRÉE, 
donnant SON TEMPS A l'ESTUDE, ET A LA CONNOISSANCE 
DES BELLES LETTRES, APRES AVOIR ENRICHY L'EgLISE 
d'ornements CONSIDERABLES, FAIT AGRANDIR LE 

Coeur et par son oeconomie, ménagé sur la dépense 
DE LA* Fabrique, un Soleil un Encensoir, une Navette 
d'Argent et pour faire les nouveaux Balustre, 
Sièges Marchepieds, et autres menuiseries, après 
avoir fait faire, et poser a ses frais et depens, 
LA Chaire de Prédicateur; remis les choses en 

MEILLEUR ESTAT QU'ELLES N'ESTOIENT PAS CY DEVANT, 
FAIT QUELQUES FONDATIONS, TANT POUR LUY QUE POUR 

SES Parens, et amis Fidèles Trépassez, et mis 

ORDRE A SES AFFAIRES SPIRITUELLES, ET TEMPORELLES 
A RENDU ENFIN SON AmE A DiEU, ET SON CORPS A LA 

Terre le Vendredy vingt sept Juillet Mil 

SIX CENT QUATRE VINGT UNZE AgÉ DE SOIXANTE 
ANS, ET CINQ MOIS, AYANT ESTÉ CURÉ LESPACE 

DE DIX HUIT Années 

RequUscat m Pace 

yEgUhis et Petrus Alasson, hic Nepoi, 

illtfrater Marenus. P P. 

Marbre noir. — HauL ©".gô; larg. o",7Û. 

* Pour les chapelains de Notre-Dame de longtemps. — ^ Petite ^lise coli^iale et 

Paris, voy. t. l, p. /ii. paroissiale, à Paris, entièrement dëtraite; 

^ CiOfeUa saneti LemaréU pontis êoncti située au coin de la rue des Grès, an- 

Mauri fossatensis, (Lebeuf, op. cit. t. V, jourd'hui rue Cujas, et de la rue Saint- 

p. 16S.) Cette chapelle a disparu depuis Jacques. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 437 

Epitaphe encastrée dans le pilier, entre la dernière travée de la nef 
et la première du chœur, du côté du sud; encadrement, tête de mort, 
lampes sépulcrales. 

Ce fut sans doute l'amour de la vie solitaire et retirée, pour em- 
ployer les termes de l'inscription elle-même, qui détermina le cha- 
noine Pierre Masson à préférer l'obscurité de la cure de Ghoisel au 
rang que pouvaient lui assigner son savoir et ses grades universitaires. 
Il donna tous ses soins à l'embellissement de son église. La plupart 
des menuiseries qu'il fit faire sont encore en place. Les initiales de son 
nom, P M, gravées sur la chaire, ont été respectées. Cette chaire, élé- 
gamment sculptée et rehaussée de dorures, est ornée d'une statue de 
saint Jean l'Evangéliste, d'un écusson armorié *, d'une couronne fleur- 
delisée au pourtour de l'abat-voix, et d'un aigle au sommet. 

* Un croissant; trois étoiles en chef. 



/i38 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCLVn. 
SENLICES— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

i585. 

Cy gist noble homme lehan de gom escuyer 

seigneur de senlisses en partye & des fiefe 

es de la court Darnou 

lequel deceda en son hostel de la court-senlisses 

le sainct lour de iassention de nostre 

seigneur le xix* lour du moys de may lan mil 
cinq cent soixente et quatorze \ 

Et damoyselle Genefuiefue de ha .... sa femme 

qui deceda en son hostel 

le lour de septembre 

vingtz 

Jehan de Gouy 



'. lour de septembre 

mil cinq cent quatre vingtz cinq 

Dieu leur donne la paix 
Pierre. — Long. i",o5; larg. o",69. 

Dalle très-frusle, dans l'église, au seuil d'une petite porte latérale 
qui communique avec le presbytère. L'histoire du diocèse de Paris ne 
nous fournit aucun renseignement sur Jean de Goin, ni sur les autres 
personnes de la même famille qui ont possédé en totalité ou en partie 
la seigneurie de Senlices, aux xvi^et xvn® siècles. La dernière partie de 

* Le 19 mai 1876 était le mercredi veille de TAscension. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. /i39 

notre inscription relatait certainement des fondations dont l'acte anra 
été passé en i585. 

Les deux écussons gravés au-dessus du texte sont , connue ie reste , 
fort oblitérés. On distingue cependant, sur celui de Jean de Goin, un 
sautoir accompagné de quatre croix potencées recroisetées; un casque 
à lambrequins surmonte l'écu; deux levrettes servent de supports. Les 
armoiries de la femme, parties de celles du mari, présentent pour 
pièce principale un chevron accompagné de trois oiseaux; des lacs 
rompus les entoureuL 

L'hôtel de la Court-Senlices, oix mourut Jean de Goin, est une an- 
cienne habitation seigneuriale, construite en briques et en pierres, 
environnée de larges fossés, flanquée de quatre tours rondes, qui m'a 
paru d'une époque avancée du xvi'^ siècle. Elle fait face au château de 
Dampierre. 

I/église de Senlices est un édifice très--simple et peu considérable , 
dont l'ensemble appartient au xni^ siècle. On peut l'attribuer aux moines 
de l'abbaye royale de Saint-Denis en France, à qui l'empereur Charles 
le Chauve donna, en 862, le village de Senlices'. 

' Lebeuf, op. cit. t IX, p. i58. 



/i'iO INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MGLVIII. 

SENLICES. ~ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

i6oa. 

Cy gist Baitasar de Goin Viiiant seigneur de Senlisses Gentilhomme 

semant de feu 

Monseigneur le duc daniou * frère Vnicque du 

feu Roy Henry III* qui deceda le samedy lour de mil Vl^ deux 

aage de cinquante ans 

Priez dieu pour iuy 

Pierre. — Long. a",i5; iarg. i",oo. 

Dalle autrefois placée sous l'aigle du lutrin, aujourd'hui devant la 
porte du chœur. Arcade cintrée, au-dessus de laquelle un écusson bla- 
sonné d'un sautoir, timbré d'un casque à lambrequins, supporté par 
deux levrettes, accompagné d'étendards et de pièces d'armure disposées 
en trophée; deux pilastres doriques, enrichis de rosaces et de pan- 
neaux; effigie du défunt, effacée dans sa partie supérieure; mains 
jointes; armure de fer; épée au cété; un casque empanaché ouvert, à 
dextre; deux gantelets à sénestre. r 

L'abbé Lebeuf, qui s'est contenté d'une mention pour cette tombe, 
donne à Balthasar de Goin la qualité de seigneur de Court-Senlices. 
et ajoute qu'il faisait partie de la compagnie des chevau-légers du 
duc d'Anjou. 

' François de France, cinquième fib de iS5/i, duc d'Alençon, puis d'Anjou, morl 
Henri II et de Catherine de Médicis, né en en i586. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 441 

MCLH. 

SENLIGES.^ ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1767. 

i» MARIE HENRIETTE SONT LES NOMS QUE MONT 

DONNE TRES H'' ET TRES P'^ S" MG" MARIE CHARLES 

LOUIS DALBERT DUC DE LUINES & DE CHEVREUSE 

PAIR DE FRANCE PRINCE DE NEUFCHATEL ET VALENGIN 

EN SUISSE & ORANGE COMTE DE DUNOIS &^ &^ SG" 

DE SENLISSES ET DE LA COUR S*** 6c^ CH" DES ORDRES 

DU ROY LIEUTENANT G^ DE SES ARMEES COLONEL G^ 

DES DRAGONS GOUVERNEUR & LIEUTENANT G** 

POUR SA MAJESTE DE LA VILLE PREVOSTE ET VICOMTE 

DE PARIS ET TRES H"' (k P" PRINCESSE MADAME HENRIETTE 

DEGMONT PIGNATELLY SON EPOUSE CY DEVANT DAM^ 

DHONNEUR DE LA REINE* 

BENIE PAR m" IEAN FRANÇOIS 

MAIGROT P"* CURE DE CE LIEU 

FONDUE PAR lOSEPH NICOLAS SIMONNOT EN 1767* 

MICHEL MOISSON M" * 

Cloche de Téglise. 

* La Gourt-Senlices. ' Voy. pour ce même fondeur, d** hlxx. 

' Voy. pour lès parrain et marraine 4e * Morgmltier, 

la cloche /ci-dessus n* mcxxtii. 



56 



ft&2 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MGLX. 
CERNAY-LA-VILtiE. - ÉGLISE PAROISSIALE DE 8AINT-BR1GE. 



le Dimebii 

jbftlmiie île famcïe Charte (& îmm ^* *^^'^.î?i! 

' unir 0f 



j^nez bteti po' eux 

Pierre. — Haut. a"',9o;larg. i",io. 

Eglise sans caractère, dédiée en i556; elle parait avoir été rebâtie 
peu de temps auparavant. On n'y voit qu'une seule dalle funéraire, 
posée devant les marches de l'autel de la Vierge , au fond du bas côté 
méridional. Elle recouvre la sépulture de Jean d'Aurel, qui décéda en 
iBai, et de Catherine de Sainte-Marie, sa femme, morte vingt ans 
après lui, en 1 5&1 . L'abbé Lebeuf ne trouva de lisible dans rinscription 
que les noms des deux défunts et les dates de leurs décès ^ On en lit 
encore moins aujourd'hui. Un entablement <l'arcbitecture, très-effacé^ 
remplit la partie supérieure de la tombe , au-dessus des effigies. Armoiries 
aux angles sur des écussons; celles du mari, à trois épées la pointe en 
bas; celles de la femme à trois fasces. Les tètes reposent sur des cous- 
sins; les mains sont jointes. Jean d'Auret, représenté jeune, porte une 
armure de fer et une cotte blasonnée; il a la tête nue et l'épée au côté, 
un casque à panache est placé à sa gauche. Le costume de Catherine 
de Sainte-Marie consiste en une robe simple, enveloppée d'un long 
manteau qui remonte sur la tète comme un voile. Tournés l'un vers 
l'autre, les deux époux se regardent avec tendresse et mélancolie. Les 
lignes de l'épitaphe sont doublées en quelques parties. 

• T.I\, p. i6/i. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUPORT. 







MGLXI. 




CERNAY-LA-VILLE. - ABBAYE DES VAUX-DE-GBRNAY 




1966. 






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* HIC : lACET : THEOBALDUS : ABBAS : 
Pierre. — Loog. de la dalle, i"',a7; larg. o",ft6. 

L abbaye de Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de i'ordre de Citeaux, 
fut fondée, en i itiS, par Simon, seigneur de Neaufle-ie-Chatel, con- 
nétable de France, et par Eve, sa femme ^ Le célèbre historien de ia 
croisade de Simon de Montfort contre les Albigeois était un simple re- 
ligieux de cette maison. Après une existence plus de six fois séculaire, 
Tabbaye partagea, en 1790, le sort de tous nos établissements reli- 
gieux. Le 18 octobre 1793, une adjudication publique -en transférait 



' GaUia ehriêt t VU, col. 885-898. 

Lebeuf, op, cit. t. IX, p. 166-169. 

HéTBrd.Sahnde î85a. Études arekéoh" 
giques. L'abbaye deê Vaux-de-Cemay. — Lur 
cien Meriet et Aag. Montië , Cartuhire de Vab- 



baye deti^fre-Damê dm Vaux-dêrCermuf, eu. 
— ÉpigrofUe tumulaire, t. II, p. i85-aio. 
Paris, i858. 

Voy. aussi Reime deê èoeUtée eavatUes, 
Q* série, t. II, p. 36; t. V, p. 977-385. 

56. 



ia4 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

la possession au plus offrant, moyennant une somme de 36,aoo francs, 
payable en assignats. Les édifices couvraient un vaste emplacement. 
Les démolisseurs en firent une carrière de pierres. Nous avons connu 
un propriétaire qui se plaisait à donner à ses invités le spectacle de 
l'écroulement de quelque portion de voûte après en avoir miné les 
supports. Les ruines de l'église , du cloître et des bâtiments conven- 
tuels, sont encore cependant considérables; elles portent, pour la plu- 
part, le caractère de la première moitié du xm^ siècle. Le style austère 
et majestueux de l'église rappelle assez bien l'aspect de celle du mo- 
nastère de Saint-Ânastase aux trois fontaines, dans la campagne de 
Rome. 

Les derniers restes de l'abbaye des Vaux-de-Cernay appartien- 
nent aujourd'hui à la baronne Nathaniel de Rothschild, qui a déjà con- 
sacré des sommes importantes à la recherche et à la conservation de 
tous les débris dispersés des sculptures ou des tombeaux. 

Le monastère des Vaux n'a pas eu d'abbé plus illustre par sa nais- 
sance et par ses vertus que saint Thibauld de Marli\ fils aîné de Bou- 
chard I*' de Montmorency, seigneur de Marli, et de Mahaud de Château- 
fort. 

Il prit l'habit religieux en lâsô, devint prieur en isSo, et fut éla 
successeur de l'abbé Richard en i s 35. Sous son gouvernement, l'abbaye 
compta plus de deux cents moines. Les édifices qu'il éleva, tels que le 
dortoir, n'ont pas complètement disparu. Le roi saint Louis et la reine 
Marguerite de Provence vinrent le visiter et lui demander le secours 
de ses prières^. 11 mourut le 7 décembre 1 246. Les religieux placèrent 
sur sa sépulture une dalle d'une extrême simplicité, avec une épitaphe 
composée seulement de quatre mots qui ne lui donnaient pas encore 
le titre de saint; au lieu d'effigie, on y voit une crosse terminée par un 
enroulement. Plus tard, pour rendre hommage à la renommée des 
miracles opérés par son intervention, ils élevèrent sur quatre colonnes 



* D tient ie neavièroe rang dans k catalogue des abbés. — ^ Voy. ci-dessus, t. II, 
p. i56. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 445 

le cercueil de pierre qui avait contenu son corps, et ces deux vers y 
furent gravés : 

MILLE BICENTENO SEPTENO CVM QVADRAGENÔ 
CELO CLARESCIT THEOBALDVS VBI REQVIESCIT' 

Ce monument a été détruit. La tombe primitive seule s'est conservée. 
Elle a longtemps servi de banc à la porte d une petite chapelle toute 
moderne, construite dans Tenclos de l'ancien logis abbatial; on lui a 
donné enfin une pkce plus honorable dans l'intérieur de ce même ora- 
toire. 

Dans Téglise paroissiale de Cernay-la-VUle, une châsse très-délabrée, 
en bois doré, renferme quelques parcelles du corps de saint Thibauld. 
Le curé d'une paroisse voisine m'a rapporté que les reliques de l'ab- 
baye des Vaux avaient été brûlées ou enterrées dans le cimetière, en 
1798; qu'on avait sauvé une tête qui passait pour le chef de saint Thi^ 
bauld, mais que, faute de preuve suffisante d'authenticité, on avait dû 
se borner à la déposer, respectueusement dans une armoire de la même 
église de Cernay. L'ordre de Gîteaux célébrait le 8 juillet la fête du 
saint abbé. 

' On croit que saint Thibauld fut d'abord Tëgiise abbatiale. De nombreux pèlerins ac- 

inhumé au chapitre, pu^s transféré, une couraient à son tombeau, et la fontaine, 

première fois, en iq6o, dans la chapelle qui porte encore son nom, passait pour mi- 

de ^infirmerie, et, une seconde fois, dans raculeuse. 



446 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCLXII. 

CERNAY-LA-VILLE. — ABBAYE DES VAUXDECERNAY. 

t3o5. 

[1>IC « lACGT • BOUe • MeM}ORie • DHS rGVuLw • 

UNDeGIH9 • ABBAS • I>yi9 : CeHOBII • œ • OBIIT • AHHO • DHÎ • 

m • ccc . aviHTo • Die • mea 

CVRII • IN • F0[STO • BeATI • 

LJVDOVICI ' • CVIVS • Affi • [ReC^NA • POSSIDeAT • SeMPITBRlIA •]' 

Pierre. — Long. i",72; larg. o*,73. 

Les monuments funéraires d'abbés, de chevaliers, de donateurs, se 
rencontraient en grand nombre dans l'église, dans le cloître, dans la 
salle capitulaire. Les dalles ont été vendues, dispersées, retaillées, 
employées aux usages les plus vulgaires. M. Hérard, architecte de la 
commission des monuments historiques, en a suivi patiemment les 
traces dans les villages voisins, et de la réunion de ces débris épars 
il a formé un portefeuille qui fut accueilli avec faveur à l'exposition des 
beaux-arts de i85â. Nous devons à son obligeance la communication 
de plusieurs estampages qu'il ne nous avait pas été possible d'aller re- 
cueillir nous-même. 

Guillaume I^ fut élu abbé en 1290 et siégea quinze ans. Il était, 
eu réalité, le quatorzième abbé des Vaux; son épitaphe ne lui donne 
que le onzième rang; le Gallia christiana nous fournit l'explication de 
ce défaut de concordance, qui provient de ce qu'on retranchait du 
catalogue trois abbés qui avaient quitté le monastère des Vaux pour 
remplir d'autres fonctions. L'abbé Guillaume eut sa sépulture dans la 
salle capitulaire. Une main sortant d'un nuage et tenant la crosse oc- 
cupait la place de l'effigie. Ce genre de monument, plus modeste et 

' Le aS août, qui arrivait en effet on quentaujoord'hai; nous les avons emprantés 
mercredi en i3o5. au Gallia christiana, 

^ Les mots placés entre crochets man- 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 447 

moins dispendieux que les grandes dalles à Ggures, était d'un fréquent 
usage dans les anciennes abbayes, surtout dans celles qui, comme les 
monastères de Tordre de Citeaux, suivaient une rè^e plus austère. 
Après la suppression de Tabbaye des Vaux, la tombe de Guillaume I^ 
fut sciée en deux dans le sens de sa longueur. La portion la plus con- 
sidérable servait de banc dans l'ancien parc des moines , lorsque nous 
l'avons vue pour la première fois. M. Hérard en découvrit un autre 
fragment contenant les trois mots qui commençaient la dernière ligne, 
dans le vestibule d'un escalier. Le surplus, un quart environ de la 
tombe, où se voyait la majeure partie de la crosse abbatiale, ne s'est 
pas retrouvé. L'inscription, en majuscule gothique, n'a pas été tracée 
par une main habile. 



&h8 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCLXIII. 

CERNAY-LA-VILLE. - ABBAYE DES VAUX-DE-CE RNA Y. 

XIV* siècle. 




. . . lACET • DOMINVS • lOHES • QVONDAM • ABBAS • DE 
FONTANIS • IN • TURONIA • REQVIESCA. 

Pierre. — Long. i",7o; hrg. ©".gS. 

Nous avons dit que les dalles funéraires de l'abbaye furent vendues 
et dispersées. C'est à plusieurs kilomètres de distance, dans une maison 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. /i49 

du village de Vieille-Église', que M. Hérard a dû aller chercher la 
tombe de Jean, abbé de Fontaines ^ dont un acheteur avait fait un âtre 
de cheminée. A peu près semblable à celle de l'abbé Guillaume l", 
cette dalle présente une main qui sort d'un nuage et qui tient une 
crosse richement historiée. Une petite portion de, la partie inférieure 
a été retranchée; on v lisait les deux ou trois mots de la formule 
finale. Le style des caractères indique bien le premier quart du 
\iy^ siècle; mais Tabsence de date ne permet pas de reconnaître l'iden- 
tité du défunt. On reste dans le doute de savoir si Tabbé de Fontaines 
serait le même Jean qui, après avoir succédé, en 1 3o5, à Guillaume l""*^ 
dans le gouvernement de l'abbaye des Vaux-de-Cernay, aurait accepta 
plus tard celui d'un autre monastère du même ordre, au diocèse de 
Tours. Quoi qu'il en soit, l'abbé de Fontaines est venu ici terminer 
son existence et recevoir la sépulture. 

' Ancien diocèse de Chartres. contre dans la liste du GatUa chn'stiana 

' FoDlainefi-les-Blanclies, Fimtanœalbœ, (Hauréau, t. XIV, col. Sai-Saô), si^eait 

abbaye d'hodunes de Tordre de Ctteaiii, en i36o; la tombe des Vaux-de-Cernay est 

fondée vers 1 13^, dans le voisinage de la antérieure à cette dnte d'un demi-siècle en- 

ville d'Amboise, au diocèse de Tours. Le viron. 

premier abbé, du nom de Jean, qui se ren- 



^7 



A50 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCLXIV. 

CERNAY-LA-VILLE. — ABBAYE DES VAUX-DE-CERNAY. 

1837. 

>» 17IG • iHGG^ • Borie • 

memoRie • oufG'isBeR • simon • oe rvppggforbi • dootor • 

TljGOLOG'VS • 

avonDHSû • i>vivs • cgrobii • rbbrs • 

XIII • oL • OBire • Hnno • oni • m • ooq • xxvii • m . Die • bî • 
BeneoiQTr • ReaesQHB • 

m • PHGG • HSûen • 

* GLeRI • SOL • LVRH • LVX • LHVS • FORS • FLVVIVS • SaVOR 
^ RGGVLA • LI0UI • DGGOR • PGBRH • IHGG'5 • IS7G • SVB • VRH 

Pierre. — Long. a",o3; larg. i'",oa. 

L'abbé Simon de Rochefort^, que le Galîta christiana classe au dix- 
septième rang, et non, comme Tépitaphe, au treizième, pour un motif 
dont nous avons déjà rendu compte, gouverna l'abbaye des Vaux de 
iSsi à 1327. Les auteurs du Gallia ne nous apprennent rien de son 
administration. Sa tombe, placée dans le sanctuaire, du côté de Tépitre. 
le représentait en longue robe, la crosse abbatiale à la main et la tète 
coiffée du bonnet de docteur'. De l'église, 'cette dalle passa dans la 
boutique d'un épicier de Chevreuse. Foulée pendant quarante ans aux 
pieds des chalands, l'efiîgie a disparu, sauf quelques traits du vêtement, 
du côté gauche; il manque aussi plusieurs lettres de l'inscription dans 
les parties correspondantes aux deux extrémités de la pierre. Les deux 
grands côtés, au contraire , n'ont éprouvé aucune détérioration. L'arceau 
en ogive trilobée qui abritait le défunt*, et un des anges thuriféraires 

* Le ai mars. ci-dessus. — * L'arcade avait poiir sup- 

^ Ainsi appelë de son lieu natal , la pe- ports deux colonnettes h chapiteaux de 

tite ville de Rochefort, à trois lieues de feuillage, et deux pieds-droits omës de do- 

Vaux. chetons. 
^ T. VU, col. 899. Voy. aussi len** mclxui 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 451 

qui accompagnaient le pignon bordé de crosseltes, sont aussi à peu près 
visibles. 

L'inscription est gravée en belle capitale gothique. Les deux hexa- 
mètres qui prodiguent à l'abbé une singulière accumulation d'éloges 
se lisent en plus petits caractères parallèlement h la portion de l'épi- 
taphe tracée à la gauche de l'effigie. Une fleur de lis marque la sépa- 
ration des deux vers qui ne forment qu'une seule ligne. 

Dans un premier voyage à Chevreuse, nous avions parcouru vaine- 
ment toutes les boutiques de la ville, à la recherche de la tombe de 
Simon de Rocheforl; nous avons appris enlin que le généreux duc de 
Luynes l'avait rachetée et fait transporter au château de Dampierre'. 
Tout récemment, Madame la duchesse de Luynes l'a restituée aux ruines 
de l'abbaye des Vaux (1875). 



' Nous profilerons de loccasion pour si- 
gnaler au lecteur curieux des monuments 
de ce genre la tombe demeurée intacte d'un 
abbë commendataire des Vaux-de-Cernay, 
Charles Guillart, ëvéque de Chartres, mort 
eu iSyS. Ce prélat, dont l'orthodoxie était 



devenue suspecte à ses diocésains , se réfu/jia 
au château de Viileneuve-sous-Dammartin 
et fut inhumé dans Téglise du lieu. La dalle 
funéraire, parfaitement dessinée, est tout 
incrustée de mastic noir. Nous croyons avoir 
été le premier h la faire connaître en i835. 



5,7. 



/i52 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCLXV. 

GERNAY-LA-VILLE. — ABBAYE DES VAUX-DE-CERNAY. 

i3oa. 

HiG i mae-B • bo 

R8 : môoioRie : miGl^HeL : aV[ORDAm 3 BVR]6'enSIS : De ! neHLP 
t)H : OHSBRO' ! aVI i OBIIB I 

Hnno :tinr i m • ogg • sGBO • uii • ^nhenons i ogbobris' : icm • 
er : ReaiesGHB 

: m : PHOe : HffîeH : 

esse - RSGesse • saûRi • mense • «ene • oieflzoRi • 
mesoen^BO • Finis 

Pierre. ^- Long. s",78; lai^. «",3o. 

. On nous montra, il y â quelques années, dans une des salles de la 
partie alors habitée de l'ancien monastère, la grande et belle tombe de 
Michel, le bourgeois de Neaufle, qui avait été récemment retirée du 
logement du prieur, devenue la demeure d un paysan, où elle servait 
de foyer à la cheminée. L'action du feu ne l'avait d'ailleurs que légè- 
rement endommagée. Le dessin est exécuté avec beaucoup de finesse; 
les mastics colorés, destinés à le mieux faire ressortir, n'ont pas com- 
plètement disparu. Nous nous contenterons d'insister sur quelques dé- 
tails; la gravure que nous publions fera le reste. 

La seconde ligne de l'épitaphe a seule éprouvé une mutilation à la- 
quelle il est facile de suppléer. Il ne paraît pas possible de remplacer 
autrement que nous le faisons les lettres en petit nombre qui manquent 
aujourd'hui. Le défunt était sans doute un riche bourgeois de Neaufle 
qui aura mérité par ses bienfaits l'honneur de reposer dans l'église ab- 

' Voy. ci-dessus n'MCxix. de nealpha castro, dans Tépitaphe de Jean. 

L'abbë Lebeuf, qui ue donne qu*un ex- abbédeFontaines. (Voy. ci-dessus n*iicLxni.) 
Irait des inscriptions de 1 abbaye des Vaux, ' Le 7 des calendes d*octobre, 9 5 sep- 

a introduit , par inadvertance , les trois mots tembre. 



THE NhW YORK 
PUBLIC URRART 

^>'-0!r,, LUSOX ANC 
lïLUas rOUVDATfOHS 



??h . 



ANCiEMUE ABBAYE DES VAUX DE CERNAY 




rOVHE I)K W:CHHL.fM);'RGKO]S DK \HALJFi.K V50': 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. /i53 

batiale, à cdté des fondateurs et des abbés. Son costume, comme celui 
des bourgeois de son temps, consiste en une cotte très-simple, munie 
d'un capuchon qui se rabat sur les épaules. 11 a pour coiffure un petit 
béguin, ou serre-tête, dépourvu aussi de tout ornement. Tandis que 
deux anges portent son éme en paradis, quatre autres l'encensent ou 
l'éclairent. Quatre religieux psalmodient pour lui les prières des morts; 
deux abbés pi^ésident à ses funérailles ^ Trois fleurs de lis de beau style 
remplissent le lobe supérieur de l'arceau d'encadrement. Deux écussons 
armoriés alf^compagnent l'effigie à la hauteur des hanches; nous avons 
cru y reconnaître uiie croix, formée de losanges, fuselée, en termes 3e 
blason, cantonnée de quatre pièces cjue nous ne saurions déterminer. 
L'épitaphe : «e développé, suivant l'usage, entre deux filets, sur les 
quatre côtés de la tombe. Elle vient finir, comme elle a commencé, sur 
la bordure au-dessus de la |éte du défunt. La sentence morale, qui 
rappelle la nécessité pour chacun de songer à sa fin dernière, se lit sur 
l'archivolte» de l'arceau. 

' 11 y avait quatre ligures sur les piedâ- elles représentent des abbé? tenant la 
droits; on n'en distingue plus >qité deiu; crosse. 



454 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCLXVI. 

CERNA y-I, A-VILLE. — ABBAYE DES VALX-DE-GERNAY. 

i5oo (n. s.). 




Cg jjtst ftttks Mmt ttimu' 

le m' Jow it Umtt Ifttt tu AUtt 

O^il aaaa iiii" %\x pmz 0>m paw Itt? 4mett 

€5 jjtôt si«wt« Um ïittïiit fttèrg pi tre«pô9M^ . . 

Pierre. — LoQg. a'jSG; lai^. i",a6. 
' Vivant marchant dent a Trappes qui tretpatsa. — * L'inscription a été laissée incompièle' 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 'i55 

Dalle autrefois placée devant le maître-autel de Tégllse abbatiale des 
Vaux, employée maintenant comme foyer de cheminée dans la maison 
d'un tisserand, au village de Vieille-Eglise. Elle a eu exactement le 
même sort que celle de Jean, Tabbé de Fontaines-les-Blandies ^ La 
pierre est rompue en trois morceaux et le dessin est fort oblitéré. La 
partie inférieure est aujourd'hui ce qu'il y a de mieux conservé. Ifne 
double arcade en ogive, surmontée d'un dais richement ouvragé, abrite 
les eHigies d'Andry Lasne et de sa femme Simonne. Deux animaux, ac- 
croupis et affrontés, sont placés au*dessous des personnages. On y re- 
connaît facilement d^ ânes à la longueur de leurs oreilles et à la forme 
de leurs pieds; ils ont été choisis par allusion au nom du mari défunt. 
Aux quatre angles de la tombe, médaillons contenant les attributs des 
évangélistes; une (igurine de religieux sur chacun des deux pieds- 
droits de l'encadrement. L'inscription n'occupe que trois côtés de la 
bordure. 

Le cartulaire publié par MM. Merlet et Moutié, sous les auspices du 
duc de Luynes^, nous instruit des dispositions minutieuses prises par 
honorable homme et sage Andry Lasne, marchand, demeurant k 
Trappes^, pour assurer à la fois sa sépulture et le salut de son âme. 
D'accord avec sa femme Simonne, il donna, par manière d'aumône 
perpétuelle, aux religieux des Vaux, un fief, terre et seigneurie, nommé 
le fief des Greffiers, assis en la paroisse de Sonchamp*, pour être tous 
deux associés et participants en tous les bienfaits, messes, prières, 
suffrages et oraisons faits et à faire dans l'église des Vaux, en toutes 
les églises et monastères de l'ordre de Cîteaux et dépendances d'icelui , 
et pour être ensépulturés et inhumés en ladite église, au lieu et place 
où il plaira à l'abbé, quand ils iront de vie à trépas. Il était stipulé de 
plus que l'abbé, assisté de quatre ou six religieux, accompagnerait 

* Voy. ci-dessus n° mciaiii. * Ancien diocèse de Chartres. (Seine-et- 

' Cartulaire dëjà cite, t. Il, p. loS, Oise, arrond. de Rambouillet.) 

1 06. Un hameau de celte commune se nomme 

^ Ancien diocèse de Chartres. (Seine-et- le Gi^Jier, 

Oise, arrond. de Versailles.) 



A56 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

leurs corps de Trappes à Vaux ^; qu'on leur ferait services et enletraige 
solennels, messes basses et anniversaires, avec inscription de leui^ 
noms au calendrier et martyrologe de Tabbaye; et qu'à tous et chacun 
des jours d'obits, les religieux recevraient, en outre de leurs pensions 
accoutumées, la somme de seize sous parisis à prendre sur les censives 
et revenus dudit 6ef. Lacté de donation est daté du i& janvier 1&99 
(i5oo n. s.). Andry Lasne y survécut seulement trente-trois joure. 

M. Hérard, dans son Étude archéoU^fique 9ur lês Vaux^ et les éditeui-s 
du cartulaire, dans leur excellente publication, signalent encore un 
certain nombre de fragments qui ont appartenu à des monuments fu- 
néraires de l'abbaye des Vaux, mais qui ne présentent plus que des 
restes d'effigies sans inscription, ou des mots sans suite, dont il n'est 
pas possible d'obtenir un sens complet. 

^ La distance n'est guère moindre de trois lieues. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 457 

MCLXVIL 

LA CELLE-LES-BORDËS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTGERMAIN 

(DE PARIS). 

Xiv* siècle. 



ifttttowellt JtUwit Uwm tah« Um îe jumlU îe luxmlU tjjnier »mvitïï( 
tu lôqtwlU 

— itttt «i ajt Um 

Pierre. 

Petite église de caractère indéterminé; le xvu* siècle, le xvi* et même 
le XIII* y ont laissé quelque empreinte de leur passage. 

Une seule dalle, de grande dimension, se rencontre en cet édifice, 
placée en travers de l'entrée du chœur. Le style du dessin accuse une 
époque avancée du xiv* siècle. La défunte avait épousé Guillaume de 
Harville, dont la famille a possédé les seigneuries de la Celle et de Pa- 
laiseau. L'encadrement se compose d'une arcade en ogive à trois lobes, 
surmontée d'un pignon et accostée de deux clochetons. L'effigie est vêtue 
d'une jupe avec un corsage serré à la taille; mains jointes, cheveux 
nattés, voilette ajustée carrément sur le front.N L'abbé Lebeuf cite trois 
inscriptions de 1826, de i55o et de 1700, qui existaient dans l'église 
de la Celle; nous n'en avons retrouvé aucune; il ne dit rien au con- 
traire de la tombe dont gous avons recueilli l'épitaphe. 

La tour de la Celle renfermait jadis trois clodies. La seule qu'elle 
eût conservée a été refondue en i855 avec le même métal qui avait 
déjà servi trois fois à la confection de la grosse cloche précédente en 
1 536, en i665 et en 1760, sous le patronage de MM. de Harville^ 

* RenseignemenU founiis par M. Depoux , ourë de la paroisse. 

m. 58 



&58 INSCRIPTIONS DE LA FRANCK 

MCLXVm. 

PÉQUEUSË. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MÉDABD 
ET SAINTE-RADE60NDE. 

1786. 

+ LAN 1736 lAY ETE BENIE PAR lACQVES COAT CVRE 

DE PECQVEVSE & NOMMEE MAGDELAINE PAR M** PIERRE 

GABRIEL COVSTEAV DE LA BARRERE ESCVYER VALET 

DE CHAMBRE ORDINAIRE DV ROY SEIGNEVR DE PECQVEVSE 

CONIOINTEMENT AVEC MAGDELAINE CATHERINE COLLOMBAT 

SON ESPOVSE ET PAR DAME MAGDELAINE DE HANCY 

ESPOVSE DE IACQVES COLLOMBAT ESCVYER GENTILHOMME 

DE LA GRANDE VENNERIE DE FRANCE ET PREMIER IMPRIMEVR 

ORDINAIRE DV ROY 

ZACHARIE RENAVLT MARGVILLIER 

ANTOINE BROCARD' ET CHARLES FEBVRE* MONT FAIT 

Cloche. 

Pierre-Gabriel Cousteau de la Barrère, parrain de la cloche, ha- 
bitait une maison située près du village, au lieu dit la Grange-Saint- 
Glair. Il avait acquis par échange les droits seigneuriaux que possédait 
à Péqueuse le prieuré de Longpont, en vertu d'une donation remon- 
tant pour le moins au commencement du xii'' siècle'. 

Jacques Golombat, imprimeur et graveur célèbre, dont la femme 
Madeleine de Hançy donna son nom à la cloche, venait résider, quand 
ses travaux le lui permettaient, à Thôtel du Fay, sur la paroisse des 
Molières, à peu de distance de Péqueuse; il y mourut le ak sep- 
tembre 1743, et reçut la sépulture dans l'église paroissiale^. Son mé- 
rite avait été récompensé par le titre considérable de premier imprimeur 
du roi, et par des distinctions nobiliaires non moins recherchées à cette 
époque. 

^ Voy. ci* dessus n*" dccccliii. ^~* L'abbë Lebeuf , o>p. cit, t. IX. p. thS 

* Le nom du fondeur Charles Febvre ne et 178. Voy.* ci-dessus, n" mcxlix. 
nous était pas connu jusqulici. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 



Ub9 



MCLXIX. 

L1M0UR8. — ÉGLISE PRIECRALE ET PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

xvi' siècle. 




Cy CI5T PlEI\RE DECOVDERT 
ESCVIER s'^DV BOVRNEVF ET DV 
POMMERET EN PARTIE CENTILHOME 
PlCQVEVR DES TaLES DE CHASbES 
TANTES ET PAVILLONS DvRoY 

cLhQTiSjieu pourJon .^^me 



Pierre. — Long. i",78; iarg. o^.go. 



Limours fut jadis célèbre par son château du xvi® siècle et par son 
titre de comté. H ne subsiste plus le moindre vestige du château. Un 



' Le Pomeret oa Pomeray, lieu dit de la 
paroisse de Limours. 

' Les toiles de chasse, manies de cordages 
et tendnes autour d'un bois, servaient à 



prendre les bëtes fauves. Les tentes et pa- 
villons formaient des abris et des lieux de 
repos pour les chasseurs. 



58. 



A60 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

couvent de pénitents du tiers ordre de Saint-François, fondé par 
Gaston de France, duc d'Orléans, n'a pas eu un meilleur sort. Les 
démolisseurs ont épargné l'église paroissiale, élégant édifice, de plan 
cruciforme, reconstruit sous le règne de François 1**. Cette église a 
conservé, ce qui est une rareté, quatre autels en pierre, de style de 
la renaissance, dont deux portent les dates de i532 et de i533. 

La tombe de Pierre de Goubert fait partie d'une allée de dalles qui 
suit le milieu de la nef; elle n'est point datée; mais elle nous a paru 
d'une époque avancée du xvi'* siècle. Filet d'encadrement; à la partie 
supérieure de là pierre, un écusson écartelé, complètement effacé, 
timbré d'un heaume à lambrequins tourné à dextre; dans un encadre- 
ment ovale, décrit par un chapelet, un cercueil de forme oblongue 
d'où se lève un squelette qui rejette son suaire; sur le devant du cer- 
cueil, le mémento tnori; au-dessous, l'épitaphe. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. h6\ 

MCLXX. 

FORGES.— ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1673. 

(Cy gist le) corps de fev noble homme Odet de Bâillon lvy vivant 

(ECVYER SeIGNEVR) DE FORGES 

ET DE BAIOLLET» QVl TRESPASSA LE DIMANCHE • XX • VIII* lOVH DE (JVlNG I573) 

(DiEV AIT LAME DE LVY) • 

hoc tegitvr virtvs tvmvlo svbsiste viator 

Et presso pacis verba precare fide 
qvinetiam costvm violas et thvris honores 

virtvti prompta debita solve manv 

Pierre. — Long. 1 "*S6 ; lai^. o"*,98. 

Odet de Bâillon parait avoir été le premier de sa famille qui pos- 
séda la seigneurie de Forges. Il n'est connu que par son épitaphe. 
L'extrémité supérieure de sa dalle funéraire manque aujourd'hui. Un 
long encadrement, bordé d'oves, arrondi par le haut et par le bas, 
accompagné de deux pilastres en forme de balustres, entoure l'effigie 
du défunt tourné à dextre; mains jointes, moustaches, petit manteau 
descendant jusqu'aux cuisses, veste, culotte arrêtée au-dessous des ge- 
noux; sur chaque pilastre, un écusson armorié^. Les trois mois nobk , 
écuyer^ mgneuVy ont été raturés dans l'épitaphe. Cette tombe se voit 
dans le bas côté construit sur le Qanc méridional de l'église. Le sanc- 
tuaire de l'édifice date du xui*" siècle; la partie extérieure a subi un 
remaniement presque complet vers la fin du quinzième. 



hameau de la paroisse de ici placés entre crochets (t. IX, p. 19^, 

.93). 

* L*abbé Lebeof ne rapporte qu*en partie ' Les Bâillon portaient de gueules à une 

les ëpitaphes des seigneurs de Forges; c'est tète de léopard d*or bouclée de trois anne- 
à lui cependant que nous devons les mots ietsde même. (Delà Ghesnaye-Desbois.) 



j 



462 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCLXXI. 

FORGES. - ÉGLISE PftIEUBALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

1619. 

Cy GisT Clavde de Baîllon vlvÂT [EcvYER Seîgnevr] de Forges 

ET DE BAÎOLLET CON[SEtLLER DV Roy] 

[Grand AvdIencIer de France et MaItre ordInaîre en sa Chambre des Compta 

QVt DECEDA AVDÎT FORGES LE] 28^ IVtLLET 1619. 

Cclluy que ce Tom 

Fust si parfaict 

Que le Ciel , ia Franc 

£11 eurent grand de 

La terre eust son cor 

Mais le Ciel tira 

Et la France a pou 

Ses louanges que 

L'an de son Aag 

Pierre. — Long. i",63; iarg. o",58. 

Claude de Bâillon a sa tombe auprès de celle d'Odet de Bâillon, à 
qui il succéda dans la seigneurie de Forges et de Bajolet. L'abbé Le* 
beuf l'a trouvé désigné par ses noms et qualités dans le procès-verbal de 
la coutume de Paris de l'an 1 58o. Nous n'avons pu nous procurer qu un 
estampage de la moitié de cette dalle; l'autre partie est* engagée sous 
un plancher qu il ne nous était pas permis de déplacer. L'histoire du 
diocèse de Paris nous a fourni le moyen de compléter l'épitaphe; mais 
elle ne dit rien des huit vers gravés sur le champ de la pierre ^ Filets 
d'encadrement; branches de laurier qui accompagnaient un écusson 
disparu; au-dessous de la seconde partie du texte, une tète d'ange sur 
un cartouche à enroulements. Nous avons cru devoir nous abstenir de 
terminer les rimes qu'une circonstance fortuite mettra quelque jour à 
découvert. 

* T. IX , ut êupra^ 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 



&63 



MCLXXII. 
FORGES. — ÉGLISE PRIBURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 



CHEyALLIERSElGNEVR DE | 


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Pierre. — Long, i",76; lar^. o'",83. 

Messire Alexandre de Baiilon, inhumé à côté de ses pères, avait 
changé le titre d'écuyerpour celui de chevalier. Son effigie le représente 
en armure avec col rabattu sur le gorgerin, chaussé de bottes molles à 
revers, Tépée au côté. Il porte la grande perruque, la moustache, la 
barbe en pointe au menton. Ses mains sont jointes; ses pieds posent 
sur un sol. Pas d'ajustement d'architecture; mais au-dessus de l'elligie. 



i 



Wi INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

un écussou à tête de léopard, avec trois annelets enlacés, comme 
nous 1 avons déjà vu sur la tombe d'Odet de Bâillon; pour timbre, un 
heaume à grands lambrequins flottants, tourné à dextre. Un seul mot 
de l'épilaphe, c'est le mot seigneuVy a été en partie raturé ^ 

Joachine du MesniWe-Simon , femme d'Alexandre de Bâillon, morte 
en 1689 , avait aussi son épitaphe dans l'église de Forges; nous lavons 
cherchée sans succès. 

' Lobeuf, op. cit, t. IX, p. 19a. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. U&b 

MCLXXIII. 

FORGES. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

xviu* siècle. 

JCY REPOSE 

Le Corps D'emee SùzaKne le 
Jariel de Forge Epouse de M** 
Hugues Florent Gabriel Payen 

de montmort * de st 

Germain M".' dHotel ord ' 

Dame Catherine Suzanne Jssaly 
DE Forge sa Mère pour marque 

DE sa tendresse A FAIT POSER CE ' 
TOMBE SOUMISE COMME ElLE A 

TOUJOURS Eté aux décrets de 
•la divine Providence Elle eut 

R 

LA triste douleur DE VOIR ESPIRE 
ENTRE SES BRAS CETTE ENFANT 

Chérie QUE SA Pieté avoit rendue 

AU printemps de SA ViE UN MODELE 

accompli de toutes les vertus 
au milieu des honneurs et des 
grandeurs du siecle dans un age 
ou les plaisirs sont ordinaires 
Elle ne goûta de douceurs que 
celles dune vie innocente et 
REMPLIE • Elle est decedee le 

15 JUI. 17. .•aGEEDEI^ANS I210URS 

Priez pour Elle 
Pierre. — Long. i",6i; larg. o",8i. 

' Seigneur. ' Sic. 

* Maître d'hôtel ordinaire du roi. * Date peu visible, peut-être lyào. 

m. 59 



H 



A66 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Vers le milieu du xvii'' siècle, la seigneurie de Forges passa des 
Bâillon aux Le iariel. La jeune femme, dont la mort prématurée laissa 
tant de regrets à sa mère, appartenait à la famille des nouveaux sei- 
gneurs de la paroisse. Sa pierre sépulcrale se trouve auprès des autres, 
dans le collatéral de l'église. Un simple filet entoure le texte de l'ins- 
cription. 

Deux dalles, dont les épitaphes ont été entièrement martelées, 
restent au milieu du chœur; ce sont peut-être les tombes, mentionnées 
par l'abbé Lebeuf, de Mathurin et d'Edme Le Jariel, l'un secrétaire, 
l'autre écuyer du roi, décédés le premier en 1699, le second en 1709. 
A la porte de la nef, on remarque une autre dalle beaucoup plus 
ancienne, du xm*' siècle environ, présentant une grande croix en re- 
lief, accompagnée de deux écussons. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. /i67 

MCLXXIV. 

FORGES. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE .\OTRE-DAME. 

167a. 

* LAN 1672 lAY ESTE BENITE PAR MES"^ OLIVIER 
LEMIERE M^ ES ARS EN LVNIVERSITE DE PARIS 
NATIF DE NORMANDIE DIOCESE DE COVTANCE PB" 
& CVRE DE LEGLISE NRE DAME DE FORGES LEQVEL 
EST CVRE DE LA DITE EGLISE DV 18 lANVlER 10^2 
m" JACQVES le MVSNIER CH" CON" DV ROY EN SES 
CON" & EN SA COVR DE PARL^ A PARIS SEIG"" DE 
NANTOVILLE* & AUTRES LIEVX & NOMMEE MARIE 
PAR LE D. s" & HABITANS DV DIT FORGES GILLE 
AVLMONT P" ' DE SEIG"* & NOTAIRE VINCENT 
AVGER LABOVREVR 



Cloche. 

* Mot douteux. li ne peut être question 1679, à une tout autre famille. — ' Pro- 
ie! du célèbre bourg de Nantouillet, près de cureur fiscal de la seigneurie de Forges. 
Meaux, dont la seigneurie appartenait, en 



^9. 




/i68 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MCLXXV. 

JANVRY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE:DAME. 

1667. 




tt ^ JftttWt» 

Pierre. — Long. i",86; lai^. o",95. 
' Marivaux, fief de la paroisse. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 469 

Une partie de Téglise de Janvry porte le caractère du xiii'' siècle; 
l'autre fut reconstruite au xvn^, comme l'atteste le millésime de 1689 
gravé sur la clef de voûte de la première travée de la nef. 

Au milieu de la chapelle seigneuriale, située sur le côté septentrional 
du chœur, se trouve la dalle funéraire de Jean de Bâillon dont le corps 
fut apporté à Janvry, de Gompiègné où il était décédé. De Tépoque 
carlovingienne jusqu'à nos jours, Gompiègné n'a jamais cessé d'être 
une résidence et un lieu de chasse pour les souverains. Jean de Bâillon 
y remplissait à la suite du roi les fonctions de trésorier de l'épargne, 
lorsque la mort le surprit. 

La dalle est bien conservée. Aux quatre angles, les armoiries des 
Bâillon^; deux pilastres doriques, rehaussés de rinceaux et de pal- 
mettes, arceau cintré, bordé d'enroulements, avec un casque accom- 
pagné de feuillages d'un beau dessin à la clef; effigie, la tète nue et les 
mains jointes; barbe taillée en pointe, veste, manchettes, houppelande 
garnie de fourrures et ouverte en avant; culottes bouffantes par le 
haut, collantes sur les jambes; souliers carrés. A la gauche de l'effigie, 
un enfant emmaillotté, posé debout, qui fut inhumé avec son père. 

^ Voir ci-dessus n* mclxx. 



lilO 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCLXXyi. 
JANVRY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

* l'an 1684 lAY ESTÉ BENITE PAR M*** LEONARD 
COMPAIN PB*^ CVRE DE JANVRIS & NOMMEE 
MAGDELAINE PAR H^ ET PVr SEl" M"^ LOVIS FOVCAVLT' 
CHEV"" MARQVIS DE S^ GERMAIN DE BEAVPRE SEIC" 
DE DVN LE PELLETEAV LA GVERCHE lEANVRIS LABROCE* 
& AVTRES LIEVX CO" DV ROY EN SES CONS" GOVV* & 
LIEV^ GENERAL POVR SA MAIESTE DES PROV" DE LA 
HAVLTE & BASSE MARCHE & PAR DAMOISELLE 
MAGDELAINE DE LAMOIGNON FILLE DE HAVLT 
ET PVIS'^ SEIG" CHRETIEN FRANÇOIS DE LAMOIGNON * 
CHEV" SEIG* DE BAVILLE* CON" DV ROY EN SES CONS" 
& PRESID^ A MORTl" DE SA COVR DE PARL'^. 
G E DVCOVDRAY & I LEGVAY MONT FAICT' 
PIERRE BOISSELET MARG" 

Cloche. 



' Louis Foucault, brigadier des armées 
du roi, mestre de camp de cavalerie, en- 
seigne des gardes du corps; il assistait au 
passage du Rhin, en 167s; il fut nommé 
gouverneur de la Marche en 167/1; il ^^^'' 
rut en 1719. Il avait épousé Hélène Fer- 
rand, fille unique de Pierre Ferrand, sei- 
gneur de Janvry, conseiller au parlement 
de Paris. (De la Chesnaye-Desbois.) 

' La Brosse , fief de la paroisse de Janvry. 

' Chrétien de Lamoignon, seigneur de 



Baville, de Launay-Courson, etc., prési- 
dent au parlement de Paris, né en 156;, 
mort en i636, inhumé aux Gordeliers de 
Paris, dans la sépulture de sa famille. Voir 
aussi plus loin n** mgcxlui. 

* Bavilk, célèbre château des Lamoi- 
gnon, chanté par Boileau (commune de 
Saint-Cheron, Seine-el-Oise). 

* Les Leguay, famille de fondeurs 1 voir 
ci-dessus n" mgxlvi. — G. Ducoudray ne 
nous est pas encore connu. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. /i71 

MCLXXVII. 

BRUS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

i555. 

Cj htuvi âtfettt IfeotttfU» pttUm flUtAUs 
Ê^tK^xitm tn ïi muât m^nni z labottrew et 
(gUttâtU înttqtwrt ta Um tum n Imm^ €ntB ' 
pratfft in itm U^mii W, inttki Umm tU lûkU 
tïUtw^ tntmuirt U X* %tc if îffêfew • w ♦ »' \m t\ là 
mValld* fi^af^tttôtt U wttké' ttf Ja' te te«br< tw»* Iti^ 
bôt We» ttettlU attoir xmtist îe Uuy» «w<« 
ïtCjttelî j^ kw0 Uftawêtî z orïiôtwwe te ter» wtattte 
ôt iâttt t\m %tXL\x a Ujjtê f * tettw te bri» xx f î te J^êU 
àttt«lU 2 ppettttlU ân«t«t z a prê^w (]&«« att par laii' 
ejjlê <tt et fw betcî arpetj te tem alTiJ a» ttotur te for 
jîe« fiâtier ^ ftt4et teû Utîi' teta arpêîî itttt* part a» 
(]^t tenîrât te itru0 a îrattrH ^ant ^ a» ]^Qtr« matonre 
■ X marercM btt ttottt attx tta^ttreattx z ktt! ttottt attx 
èair« 3<S«e le ttwrefcftal a la (èaree ^le« vx^xi te laS' 
ejïîë ferât tetttw Te Wre z f elebrer pa* lawe &tfettlx z te leora 
msfi trpaT&zf t]m an a tottTûtnrs ma» ett la^' ej^tëte 
briw ajp« lenrî teteî aparetl Jo' ott autrr Jow te la 
li^tttaitte qmlî tôt tef etej fcawir eft po' lawe te lai 
(Bttiettdte Irit^ttart » 9 * tnetC» Itttte a ttotte z lantre 
(allie attec tt«tUe$ a tîi« letô^ jt^tôinëiaee z It^a tn' 
la taCCe miet la prûre le bjwëêie te tettât ï terôt teti' 

* Lieu dépendant de Briis, érigé en pa- ' Le 6 décembre i555 était, en effet, un 

roisse en iSSg. Voir ci-dessas, p. 1 5o. vendredi. 



472 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

fe U cuw Ott twaire jtt W pft« <Êt pa' kF ïsSutitt 

Un' S" bgw 2 ttUhvtv (Stttt «tt <tt lûF (jjû h briis a 
D6ld6U Ji^' ^uH ttl ifwfe pour ^ttag {«»< U (we mt 
mmt îitt5' fart» ««ra 2 jiwiird p«' 5 UC5 6tt«« p 4» 
fto (tt lai' ti\x tt qtt' tfttgt fcatwtr <K pa' U lw«» 2 M 
it laS' iffffict* la Bm îe ♦ xii • ?'♦ t ♦ <8t p$' loWt bôi' ifSut 
^tcoUas i^atgt«att awtrw ♦xii»? ♦ t «^ UlîTtHjïTO Urôt 
tett' pajer aoF f ttw «tt watr^ appw» qwlî awôî fait 
UÛi' Hkti fèl m ta« ^ U^ mt m nkmt vt 
tiattlkottt mttv u àcttpUv Uî oKt 2 «Ufem 
Ut? Imc< Utï* ttâÏÏw pottrrît 6^ ï»p< leF $6tt a 
t(tt<» jjetttî ïejïî< qttt bat» l<^ ttiltra <6t otiltre attt 
0rïiât« urS' Uïhimitint m il plaira a Uttxs )^m 

m ajâtî (atttie Um Jwttlx 6eritaijj<» pre 

ils U» pawrottt i«tir premier 2 aôat ta 

p(rfatttw8 tu pajattt par («Ix attfWftî 

par tlattm aa la Umm tu qnarêtt ' 

faire %e l<tbi(t2 ï*itî faa 

. . eulx arptttt ht Uwt, 

Pierre. — Long. i",o8; larg. o",!*"]. 

Un clocher, une porte encadrée de zigzags, et un chœur du 
xn" siècle, sont autant de témoins de l'antiquité de l'église. Du temps 
d' Amos du Texier, gentilhomme de la chambre de Henri IV et seigneur de 
Briis, qui était calviniste , mais qui mourut catholique, cette église servit 
de prêche; elle fut réparée et dédiée au commencement du xtii* siècle*. 

' Les deux donateurs ayant légaé chacun tournois par an. — ' Lebeuf, op. cit. L IX, 
ao sous tournois de rente, la somme totale p. 309. 
k payer à la fabrique s'élevait à Ito sous 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 473 

L'inscription que nous rapportons se lit sur une table de pierre en- 
castrée à côté de la chaire, dans le mur septentrional de la nef. Les 
dernières lettres de la plupart des lignes sont quelque peu endomma- 
gées; elles se complètent d ailleurs sans effort. Les défunts Nicolas 
Racyneau, marchand laboureur, et sa femme Ëtiennette Trinquart, 
décédés, le mari en i555, l'épouse en i55/i, avaient légué chacun à 
Tégiise de Saint-Denis de Briis une rente de âo sous tournois à prendre 
sur deux arpents de terre, pour être employée à la fondation de leurs 
anniversaires. Les tenants et aboutissants du terrain grevé de la re- 
devance sont soigneusement déterminés. Le testament des donateurs 
contenait au profit de leurs héritiers ou ayants cause une disposition 
qui attribuait à ceux-ci la préférence, dans le cas où il leur convien- 
drait d'exploiter les deux arpents légués, moyennant l'acquittement 
des charges. 



60 




hlà INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCLXXVIII. 

BRUS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1571. 

Cy GIST MESSIRE IACQVES DV MOVLIN EN 
SON VIVANT CHLR ESCHANSON ORDINAIRE 

DV Roy». S^ de Brus Cervon et la Borde 

GRAPPIN* LEQVEL DECEDA EN SON HOSTEL A 

Paris le xxviu* 10" de mars. M. D. LXXf. 
Priez diev povr son ame 
Pater noster Ave maria. 

Marbre noir. — Haut. ©"".«S; larg. o",fi8. 

Jacques du Moulin descendait du célèbre Denis du Moulin qui, 
s étant fait homme d'église après la mort de sa femme, Marie de Cour- 
tenay, occupa le siège de Toulouse de i&ââ à liSg, et celui de Paris 
de 1^39 à itiU'j^. La seigneurie de Briis avait été donnée à Jean du 
Moulin, fils de Denis, par Jacques de Montmort, chevalier, à qui elle 
appartenait. L'épouse de Jacques du Moulin, Marguerite de Herbert, 
était tante d'Anne de Boulen , si connue par son mariage avec ie roi 
d'Angleterre Henri VIII et par son exécution dans la tour de Londres. 
Les premières années de la jeunesse de cette reine infortunée se passè- 
rent en France, sous les yeux de Jacques du Moulin et de Marguerite 
de Herbert, 

Jacques du Moulin mourut en son hôtel à Paris, le 28 mars 1571; 
son corps fut apporté à Briis et inhumé en l'église, dans la chapelle 
seigneuriale, sur le côté septentrional du chœur. On lui érigea aussi 

' Ancien échanson ordinaire du roi ^ Denis lidu Moulin, centième évèque de 

Henri II. Paris. H laissa un fils, Jean du Moulin, sei- 

^ Servon, paroisse de lancien doyenné gneur de Fontenay, qui épousa Marguerite 

du Vienx-Corbeil , voy. à son rang , dans la de Saint-Simon ( GalL chrUu t. VII , col. 1 ^8- 

suite de ce recueil. La Borde ou la Motte-- 1&9). 
Grappin, fief situé en Brie, comme Servon. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUPORT. 475 

un monument dans l'église de Sainte-Colombe de Servon, où reposaient 
sa femme et trois de leurs enfants; nous aurons à nous en occuper 
plus loin, quand nous serons arrivé à l'ancien doyenné du Vieux- 
Corbeii^ 

Le curé de Briis, qui voulut bien me faire les lionueurs de son 
église en i85o, m'a rapporté que la simple plaque de marbre, au- 
jourd'hui fixée sur le mur de l'ancienne chapelle des seigneurs, faisait 
autrefois partie d'un tombeau surmonté de la statue de Jacques du 
Moulin. Ayant été appelé pour administrer les derniers sacrements à 
un de ses paroissiens qui avait brisé ce monument pendant la révolu- 
tion , il lui demanda quelques renseignements à ce sujet. Le moribond 
déclara que l'elfigie mutilée avait été jetée dans un caveau sous le sol 
de la chapelle, mais tellement défi|[urée qu'il ne serait plus possible 
de la rétablir. On s'est abstenu de toute recherche. 

* Lebeuf, op. cit. t. IX, p. 3o5-3o6; t. XIU, p. 7a. Voy. c^après, t. IV, n"* nduv. 



60. 



476 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCLXXIX. 

BRUS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

17Û5. 

PAR ACTE PASSÉ DEVANT GAILLARD 

NOTAIRE AU COMTÉ DE COURSONi LE 12, SEP- 
TEMBRE 1745. MESSIRE JACQUES-NICOLAS 
FILLON CURÉ, DENIS CHERON, CLAUDE MORLET, 
MARGUILLIERS ET AUTRES HABITANS DE BRI S*, 
EN CONSIDERATION DE CE QUE* DAME 
MARGUERITE NÔRMANT A DONNÉ LA PRESENTE 
CHAPELLE, CALICE, UNGES ET ORNEMENS, ONT 
FONDÉ UN SALUT SOLEMNEL AVEC EXPOSITION 
DU TRES SAINT SACREMENT, LE JOUR DE LA 
NATIVITÉ DE LA SAINTE VIERGE, A 6. HEURES 
DU SOIR, OU DOIT ETRE CHANTÉ O SALUTARIS, 
PUIS UN REPONS, LA PROSE, VERSET, MAGNIFICAT, 
L* ANTIENNE ET l'ORAISON DE LA SAINTE 
VIERGE, l'antienne DE SAINT DJENIS. LE 
VERSET ET l'ORAISON, LAVEVERUM \ LE 
VERSET ET l'ORAISON, LA BENEDICTION DU 
SAINT SACREMENT, LE Uèera TOUT AU 
LONG, DeprofimMs, l'ORAISON INCLINA, ET 
UNE MESSE BASSE LE I7. JUIUET JOUR DE 
SAINT ALEXIS, POUR LE REPOS DE l'AME DE 
FEU MAITRE ALEXIS-FRANÇOIS NORMANT 
AVOCAT EN PARLEMENT SON NEVtU, A PER- 
PÉTUITÉ ET APRÈS LE DÉCEDS DE LA DITTE 
DAME BIEN-FAITRICE, APRES L*ORAISON 
INCLINA A l'issue DU SALUT ET A LA SAINTE 
MESSE, SERA AJOUTÉ L*ORAISON QUyESUMU^ 
DOMINE* POUR LE REPOS DE SON AME. 

REQVIESCANT IN PACE. 
Marbre noir. — Haut o",g6; lai|[. o",66. 

' Launay-Courson, seigneurie érigée en ' Stc. Prose de rofficedaSaint-Sacrement. 

comté par lettres du 8 janvier 1671, en fa- * Office des morts, oraison pro wia i^ 

veur du premier président du parlement de functa. Nous avons déjà fait connaître ailleors 

Paris, Guillaume de Lamoignon. Torigine des autres prières énumérées dans 

* Sic. Tinscription. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUFORT. kll 

Deux autels accompagnent 1 arc d'ouverture du chœur, celui de la 
Vierge, du côté de Tévangile, celui de Sainte-Barbe , du côté de l'épître. 
C est auprès de ce dernier que se lit, sur un marbre appliqué à la 
muraille, l'expression de la reconnaissance du curé, des marguiiliers 
et des paroissiens envers dame Marguerite Normant, leur bienfaitrice. 

Pour obéir à lobligation de ne rien négliger, nous mentionnerons 
une petite dalle portant cette épilaphe du xvn^ siècle, encadrée d'un 
filet. 



Cy gist 

L£ COK5 D 
ELOYSE CH 
EVILUOT Q 
VI DECEDA 
LE 21 IVIN 

1644 pi^iE 

DIEV PO" SON AME 



Pierre. — Long. o",63; larg. o",a6. 



478 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCLXXX. 

BRUS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1758. 



* LAN Î7j8 JAY ETE BENIE PAR M*^ lACQVES NICOLAS 
FILLON PRETRE CVRE DE CETTE PAROISSE * ET NOMMEE CHARLE 
PAR CHARLE PIZET MARGVILLER EN CHARGE ET MARIE 
lEANNE CHERON SON EPOVSE 

HAVLT ET PVISSANT SEIGNEVR M"^ GVILLAVME DE LAMOIGNON* 
DE MONTREVAVLT CHEVALIER COMTE DE LAVNAY 
COVRSON SEIGNEVR DE BRUS VAUGRIGNEVSE* HAVTE 
IVStlCE DE FORGE. S"^ GRATIEN ET AVTRES LIEVX COMTE 
ET VICOMTE DES GRAND ET PETIT MONTREVALT BARLON 
PE BOARDHY CONSEILLER DV ROY EN SES CONSEILS 
PRESIDENT DE SA COVR DE PARLEMENT 
S^ DENIS PRIE POVR NOVS 
CHA. LAMBERT PROCVREVR FISQVAL 

ALEXANDRE BAVDRY I B SIMON J B VINCENT FONDEVRS * 

Cloche. 

* Voirie numéro précédent mclxxix. Voir ci-dessus, t. II, n* oxa. — ' Vaugri- 

* Maflre des requêtes en 1 79 i, président gneuse, voir ci-dessus, p. i5o. 

à mortier en 17&7, démissionnaire en 1758. * Ces noms de fondeurs ne se sont pas 

Il eut pour femme Marie-Renée de Catinat. encore présentés. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. 479 

MCLXXXI. 
FONTENA Y-SOUS-BRUS. — É6LI8E PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

Ut» vmml\w9 tt Udt ^ unm (oi Un' z tîklmi tu Uast ^t 
z ttlUlfm a ïmmme p dû « tu Uiïëif tm \sm h$Xitt mtU» 
la ptttttw îrti tati (fpmt la Cei^îre k ttolf Hm 2 lalwr« bwTrpaffw a 
wt («rtâiiea aroifw aplalWUwe» e« ïrsïefttaiUszë la ftu ^téf trot» 
ntetliea trôtt^ôt a n. ^xixti ton^&aiUtu a (|nn is^is hme» î ê lôtu' 
z i^tmbûtt î«0 tl^ ïïla«« mvUUt» q ttaff Mfïrtt' fauMt p«' «ô 
b Ja' ^ (a ttaHiiâ 2 ;ta U Dilttt 2 iSuitttk îitô an»» ^ tavum Uixm n^ 
htm ta Um 2 îe Utt' attll port» 2 ami» ititadie» Cerôt (tWtixuB UÎV 
dftîU» U 3«' ïitt Fpa» ïi# iaïjïer «tt U» pltt» îttOtw6«^ J0 ajnt» 2 f 
tt faire a bailU ItS* larser «tw warôttilUr» ïe «n< tjïlTarîttttt 2 ïi<i«g 
te prt ali» att ffeâtier te ttutrîâ ttaUt xxttt f pifi» te É^tU aiwlk 2 ppë 
ttttlle a fOtttô»tt»» |>ar cj^ûi an at» cô^tTuttt» îieder»» t» t^ 
te (t faite» afin ^ne In^ (a Ctn» et tanx Unr anltrt» paren» et a 
O^i» treti^adie» Taient atotqt^ne» et aTocie» e» bien» 
fai» lértiife» f>riere» (0r»ifan» et fn^aue» qni lie fiont et 
feront 4 tonionr» O^e» ett lejililie te «an» <èi trefpana 
Aebit tarder le mn* 3ottr ^n O^oi» nanêlire lan nul 
ttttt 2 qnât j^ien par la jjrat e te te» pe 
c^» parïion Ing fate 2 aton» anltre» trerpaïïe» 
Hm font te « oerte partie» 4ntê'parw 2 ane O^aria 

Pierre. — I<i>ng. o",63 ; larg. o",54. ■' 

Église, d'origine ancienne, saccagée par les calvinistes, reconstruite 
en partie au xvn' siècle. Des travaux, d'une certaine importance, y 
furent aussi exécutés dans le siècle suivant; on lit la date de 1761 



km INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

* 

au-dessus de l'entrée principale, et celle de 1767 sur l'arc d'ouverture 
du chœur. 

L'inscription àe Gervais Targer se trouve enclavée dans le carre- 
lage devant les marches du sanctuaire. Nous en avons publié une 
toute pareille placée en mémoire du même donateur dans l'ég^e de 
LouveciennesS dédiée, comme celle de Fontenay, à Saint-Martin. La 
seule différence qu'il soit utile de relever entre les deux, c'est que 
l'inscription de Fontenay indique l'immeuble grevé de la redevance, 
tandis que celle de Louveciennes énonce seulement le chiffre de la 
rente léguée à la fabrique. Dans l'une, comme dans l'autre, deux 
écussons accompagnent les trois dernières lignes, le premier à dexlre, 
au monogramme du défunt, le second à sénestre, présentant un cor 
de chasse en chef, un autre en pointe, et„ entre les deux, une fasce 
chargée de trois quintefeuillés. 

Nous avons déjà insisté sur le touchant caractère de cette distribu- 
tion instituée en faveur de cinq pauvres souffreteux, en remembrance 
des cinq plaies mortelles que notre Rédempteur souffrit pour nous le 
jour de sa passion. 

^ Voir ci-dessus n*" mcvi. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. &81 

MCLXXXII. 

FONTENAY-SOUS-BRIIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

1771. 

CY GlT 

E » ËTiENNE Louis LE 

COROtER 

Prêtre Du DIocese De LtztEUx 
Curé De Cette ParoIsse Décédé 
Le 2 JutN 177 1 Agé De 4^ Ans 
Son Zèle Et Son Attachement 
A Ses Devoèrs Pendant Deux 
Ans QulL A Gouverné Cette 

PAROtssE Lut Ont MerIté 
Tout Notre Respect Et Ses 

BlENFAtTS Notre Plus 

VIVE ReconnoIssance. 

Requiescût in pace 
Pierre. — Long. o",66; lai^. o^jûg. 

Petite dalie, dans le chœur; encadrement arrondi au sommet, formé 
par des filets; larmes, ossements liés en sautoir. 

Un porche en charpente abritait une porte percée dans le mur mé- 
ridional de Téglise. On y voyait employée en dallage la tombe de 
messire André Haudry, écuyer, seigneur de Soucy, Fontenay, Janvry 
et autres lieux, secrétaire du roi et fermier général, mort à Paris, eu 
1769, âgé de quatre-vingt-un ans, présenté à Saint-Eustache, sa pa- 
roisse, et transporté ensuite à Fontenay. L'épitaphe était rédigée en 
français; des ossements et une tète de mort couronnée de laurier ser- 
vaient d'accessoires au texte. Cette pierre provenait, ditron, de la cha- 
pelle de Soucy, dont nous aurons à parler un peu plus loin. Quand 
notre collaborateur est allé faire sa tournée à Fontenay, le porche 
n existait plus, et Hnscription pas davantage. 

' Mesnre, mot gratte. 

m. 61 



A82 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCLXXXIII. 

FONTENAY-SOUS-BRÏIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN. 

i6/ii. 

m MESSIRE LOVIS OLIVIER MARQVIS DE LEVVILLE 
ET DAME ANNE MORAND SON ESPOVSE MONT 
FAICT FONDRE LAN 1641 POVR SERVIR A LORLOGE 
DV CHATEAV DE LEVVILLE * QVI AVOIT ESTE BRVLE 
LA DICTE ANNEE 

Cloche. 

Jacques Olivier, procureur au parlement de Paris, devint seigneur 
de Leuville en 1/166. Son petit-fils, François Olivier, fut nommé chan- 
celier de Franco, en i545, par le roi François 1^'. Dans ie cours du 
siècle suivant, Louis Olivier, lieutenant général des armées du roi, ob- 
tint Térection de la terre de Leuville en marquisat. 11 avait épousé, en 
i636 , Anne Morand, et décéda le 5 août i663 , âgé de soixante-trois 
ans^. La cloche qu'il avait fait fondre pour l'horloge de sou château, à 
la suite d'un incendie, est passée en la possession de la fabrique de 
Fontenay. 

' Leuville, paroisse du diocèse de Paris place dans la suite de ce recueil. — •' Le- 
et du doyenné de Montihëry. Elle aui*a sa beul, op. cit, t. X, p. a o&, 907. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 483 

MCLXXXIV. 

FONTENAY-SOUS-BRIIS. - CHAPELLE DE SAÏNT-ÉL0I-DE-80UCY. 

i556. 

Le lieu de Soucy était le plus considérable des écarts de la paroisse 
de Fontenay. Le château seigneurial, depuis longtemps détruit, passait 
pour une des belles résidences du pays. 11 en reste une chapelle, du 
titre de Saint-Ëloi, isolée dans un vaste parc et entourée d'arbres ma- 
gnifiques. Les seigneurs y avaient droit de sépulture pour eux, pour 
leur famille et pour les gens de leur maison. L'édifice paraît avoir été 
renouvelé vers le commencement du xvn* siècle; en dernier lieu, il 
servait de grange; ce n'est pas sans peine qu'on parvint à déblayer un 
coin du sol de la paille qui l'encombrait, pour nous montrer deux dalles 
funéraires. Sur celle qui s'était le mieux conservée, nous avons vu un 
personnage en armure , la tête appuyée sur un coussin , les mains jointes. 
Une cotte, semée de losanges, fecouvrait la cuirjisse. Nous n'avons pu 
recueillir qu'une ligne de l'épitaphe gravée en caractères gothiques. 

iml v^ Î.VI fnti hett paur wtt mt 

D'après les indications données par l'abbé Lej^euf^ cette tombe ap- 
partient à noble homme Adrien de Lenfernal, seigneur de Soucy, homme 
d'armes de la compagnie de M. le prince de la Roche-sur-Yon^, mort 
le 1" octobre i556. L'autre dalle, à peu près du même temps, pré- 
sentait une effigie pareillement revêtue d'une armure, les mains jointes, 
les pieds posés sur deux chiens; Tinscription n'était plus lisible. Le 
gardien de la grange nous a signalé l'existence d'une troisième dalle, 
mais sans pouvoir la retrouver. 

La chapelle renfermait encore autrefois les épitaphes de Pierre et de 



' Op. eit, t. IX, p. 991, 99Â. qui prit part à la défense de Metz en i559 

* Charles de Bourbon, illustre guerrier, et mourut en i565. 

6i. 



USà INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Charles de Fitte^ tous deux successivement barons de Soucy, décédés 
le premier en 16/17, le second en 167/1. 

Une petite flèche surmonte le comble; il y reste une cloche ainsi 
datée : t en iuin 1626. 

Le propriétaire du parc annonçait la fâcheuse intention de démolir 
la chapelle pour la reconstruire ailleurs; nous ignorons s'il aura donné 
suite à ce projet. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. &85 

MCLXXXV. 
BRUYiîRES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DIDIER. 

ift hmtttt Um ^ fett txûiïê mlU Uimvx few [hifùti 'i$!ina tW m 
ixtîputh ktt tml tt(t 1 xa igmi titen patur] elU 

Cj Mi uW \mt awî^ Jej^tt feûjwur 

îie0 H^ti Jaîiùf (Hr ftU titttitf ttttlEê j^nÂû b(0 lti>rt>e« qui trtQtaCûi ktt 

mil fw 2 xtt [priez î»iett pow U] 

€t jStTf ttobk Wtne ma^ât l^xém tWt\m ^ litâtuutô feië [bttiitt 
tturre Jefeatt î«s borïies qui MpafCft la» mil ff et 2 %i« pri<2 biett pour 

Pierre. 

Le bourg de Bruyères se partageait autrefois en deux sections, 
Bruyères-le-Châtel et Bruyères-la-Ville, dont chacune eut longtemps 
son église paroissiale et son curé. L'ancien château, construit sur une 
butte d où il domine au loin le pays, laisse voir sous une enveloppe 
moderne quelques traits qui en reportent la date au xn^' siècle. De 
l'église de la Madeleine, renfermée dans l'enceinte de ce donjon, il 
reste une abside de la même époque, dans une partie de laquelle on 
a établi une petite chapelle. L'église de Bruyères-la-Ville est seule 
demeurée paroissiale; elle a pour patron saint Didier, martyr, évêque 
de Langres. Les portions les plus vieilles de l'édiGce et la tour du clo- 
cher appartiennent au xin^ siècle; les deux siècles suivants y ont aussi 
marqué leur passage, surtout dans la construction de l'élégante cha- 
pelle seigneuriale qui accompagne le chœur; l'abside a été refaite au 



' Ëpitaphes rapportées dans lear entier que nous plaçons entre crochets manquent 
par Tabbé Lebeuf , t. IX, p. <i&i. Les mots aujourd'hui. 



&86 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

commencement du siècle dernier. Les fenêtres étaient garnies de ver- 
rières du xvi^ siècle, dont il subsiste quelques débris. 

La chapelle seigneuriale contenait un grand tombeau sur lequel re- 
posaient les trois statues couchées, sculptées en pierre, de Jean des 
Bordes, de sa mère et de sa femme, dont nous venons de rapporter les 
épitaphes. Déjà fort endommagée, lorsque Tabbé Lebeuf la décrivit, la 
statue de Jean des Bordes a disparu de Téglise. Nous avons retrouvé, 
dans un coin du porche en charpente qui précède l'entrée occidentale, 
les fragments des deux statues de femmes. L'une est réduite à la moitié 
inférieure; longue robe; deux .petits chiens jouant sous les pieds. 
L'autre est rompue en deux morceaux et mutilée; les yeux et le nez 
martelés; les mains brisées; sous la tète un coussin avec ses glands; long 
voile de veuve; corsage, surcot, ceinture ornée de pierreries ; jupe 
descendant sur les pieds auxquels deux -chiens servent de supports. 
L'ignorante brutalité de quelques villageois a détruit ce monument 
comme tant d'autres. La dalle qui recouvrait le tombeau a été re- 
portée dans le chœur au bas des marches du sanctuaire; on n'y peut 
plus lire sur la bordure qu'une partie de la triple épitaphe qui s'était 
conservée tout entière jusqu'à l'époque de la destruction du tombeau. 

Marguerite de Bruyères était fille de Thomas, troisième du nom, 
sire de Bruyères, qui accompagna le roi Philippe le Bel aux guerres 
de Flandre et qui mourut en i35i. Devenue dame de Bruyères, à 
défaut d'héritiers mâles, elle épousa Guillaume, seigneur des Bordes^ 
Elle survécut à son mari et même à Jean des Bordes, son fils. On doit 
croire que celui-ci décéda sans postérité, car, aussitôt après la mort 
de Marguerite de Bruyères, la seigneurie du lieu se trouve entre les 
mains d'un personnage de la famille de Voisins^. 

Les monuments funéraires, antérieurs au xvn"^ siècle, étaient jadis 
nombreux dans l'église de Saint-Didier de Bruyères. Ils sont arrivés, 
pour la plupart, à un tel degré d'usure que nous n'en devrons pré- 
senter qu'une mention sommaire. 

' Les Bordes, terre située en la paroisse n' mglivii. — * Lebeuf, op. cit. t IX , 
de la Celle les Bordes, voir ci-dessus p. a5o-95i. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 487 

Dans la chapelle seigneuriale, dédiée à la Vierge : 

1° Une dalle très-effacée; dessin d'une grande richesse; deux ar- 
cades trilobées; effigies à peine visibles dun chevalier en armure de 
fer, et de sa femme; xv® siècle environ; 

â^ Autre dalle à trois effigies, un chevalier, accompagné de sa 
femme et de son fils. Le chevalier porte sur son armure de fer une 
cotte blasoiuiée de pals. La femme est coiffée d'un voiie de veuvage. 
Les inscriptions, en gothique minuscule, placées au-dessous des fi- 
gures sont devenues complètement illisibles. On peut attribuer sûrement 
cette tombe à Louis Behan de la Rochette , seigneur de Bruyères , mort en 
1/171, à sa veuve, et à son fils également nommé Louis, décédé en 
1 5 00. L'écusson des La Rochette était d'argent à trcris pals de gueules*. 

Dans le chœur : 

3** Dalle tout oblitérée de Jacques Martin, curé de Bruyères-le- 
Châtel, dessiné en habits sacerdotaux; xvi^ siècle; 

U^ Inscription française, en caractères gothiques, composée de vingt 
et une lignes ; fondation de messes et d'obits par un prêtre , qui donna 
une certaine quantité de terre située à Soucy^ et un arpent de pré; 
commencement du xwf siècle; 

5® Autre inscription de même nature, à peu près détruite; fonda- 
tion par deux époux décédés, le mari en mai i5i8, la femme en dé- 
cembre i5o6. La partie supérieure de la pierre manque; douze lignes 
sont tracées sur le fragment qui existe; on distingue au-dessous du 
texte quelques traces des figures agenouillées des donateurs ; 

6** Autre inscription de même facture que les précédentes, en vingt 
et une lignes, comme une de celles que nous venons de citer. Il s'agit 
d'un prêtre, dont le nom et la qualité sont effacés, qui mourut le 
3 juillet i536, après avoir laissé par son testament diverses pièces 
de terre et de pré pour l'acquit de fondations de messes, à Bruyères, 
et aussi pour qu'on fît mémoire de lui le jour de Pâques, à l'offertoire 
de la messe paroissiale de l'église de Fontenay. Le testateur a voulu 

' Lebeuf, op. cit, t. I\, p. qSi . — * Soucy, paroisse de Foolenay-sotts-Briis, voy. ci- 
dessuâ n" «clxuiv. 



488 INSGHIPTIONS DE LA FRANCE. 

et ordonné que toutes les fondations dessus dites à ^intention de lux-même 
et de ses bons amis vivants et trépassés soyefit et demeurent gravées et inscul- 
pées en ce présent tableau pour perpétuelle tnémoire. 

D'après les indications de 1 abbé Lebeuf, nous avons cherché, mais 
sans parvenir à les retrouver, la dalle d'un chevalier, qui trépassa ie 
samedi après la Sainte-Croix au mois de septembre de Tan 1291 ^ et 
l'inscription d'une dédicace de l'église de Saint-Didier, célébrée par 
Charles Boucher, évêque de iVIégare, le jeudi 10 mai i5/i3. 

* La fêle de TExaltation delà Sainte-Croix demain de cette fête se trouvait ao sa- 
est ûxëe au 1 U septembre. En 1 agi , le len- medi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. W9 

MCLXXXVl. — Maxxxvu. 

BRUYÈRES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DIDIER. 

169a, 

Cy dessous 
Reposent les corps 
DE Françoise Gonnet 

VIVANTE FEMME DE MAI 

TRE Jean Duguet Proc" 
fiscal et Tabellion au 
Baill*:* et Marquisat' du 
LIEU DE Bruyères le 
Chatel et Louise Duguet 

VIVANTE FEME DE JeAN 

Bigot BouR°i* de Paris 
et Claude Duguet leurs 

FILLES DECEDÉES SAVOIR 
LA D. CLAUDE DUGUET LE 
I. OCTO** 1689. ÂGÉE DE I9. 
ANS . LA D. LOUISE DUGUET 
LE 6. JUILLET 1691. AGEE DE 24. 
ANS ET LA D. GONNET LE 
I. lANV" 1692. ÂGÉE DE JO AS 
Priez Dieu pour 
leurs Ames, 

^ La terre de Bruyères érigée en mar- deLespinetteLe Mairat, conseiUer au par- 
quisat eu 1676, en faveur de Jean-Louis II lement de Paris. 

III. 69 



i 



A90 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

1698. 

CY DESSOVS 
REPOSE 

LE CORPS DE M^ Jean 

DVGVET VIVANT. 
PROCVREVR FISCAL 

ET Tabellion 

£n ce Baillage 

decede le dix 

Sept Février Mil 

Six cent qvatre 

VINGT DIX HVICT 

Agé de cinqvante 

CINQ ANS. 

Les deux épitaphes de la famille Duguet sont gravées sur des tables 
de pierre engagées en partie sous les bancs de la nef. Un sarcophage, 
enrichi de cannelures et accosté de deux torches fumantes, est dessiné 
au-dessous de celle du procureur fiscal. Une troisième épitaphe, à peu 
près effacée, marquait la sépulture de la femme de M. Duguet, avocat 
du roi; elle mourut le s5 avril 1.755; son nom ne peut plus se lire. 
Ce Duguet, avocat du roi, est probablement le m^me que celui dont 
Tabbé Lebeuf mit à profit, en 1 yBa , les renseignements sur la double 
cure de Bruyères ^ 

A l'entrée du chœur, sur une dalle dont lefTigie nexiste plus, on 
déchiffre seulement quelques mots de Tépitaphe d'un adolescent dé- 
cédé à l'âge de quinze ans, le 8 juin i6o5, fils de noble homme Jean 

de Louzeau , seigneur de Deux écussons étaient placés à la partie 

supérieure de la tombe, l'un devenu méconnaissable, l'autre au che- 
vron accompagné de trois besants. 

' T. IX, p. a39-a4o. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. &9i 

MCLXXXVIII. 

BRUYÈRES. -ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTDIDIER. 

1755. 

Cy GIT Haut et Puissant Seigneur Messire Joachim le| Mairat Ch^ Marquis » 
DE Bruyères le Chatel, Seig* de Nogent, Praville la Grange Bateliere-les- 
Paris* et autres lieux Cons*" du Roy en ses conseils, et L'ancien des Présid" de sa 
Chambre des Comptes a paris décédé en lad* Ville le 15 Avril 1755 âgé de 73 

ANS ET inhumé DANS CETTE EgLISE 

Son RESPECT pour la Religion, son amour p» les Pauvres aux Besoins desquels 

il pourvut ABONDAmT pendant sa vie et après sa MORT.'UN ESPRIT D*ÉQUITÉ ET DE 

Justice qui le distingua toujours et la douceur d'un Caractère égal font son 

ÉLOGE ET LE SUJET DES REGRETS D'UNE FAMILLE PLEINE DE VÉNÉRATION P^. SES VERTUS 

Dame Edmée Génev* Valuer son Epouse avec laqu'elle il véquit 32 ans dans 

LA plus parfaite UNION A CONSACRÉ CE MoNUMT A LA MÉMOIRE D*UN MARI QU'ELLE 
AIMA ET ESTIMA AUTANT QU'ELLE EN FUT CHÉRIE ET RESPECTÉE. 

' Rtqmacai in pace. 
Marbre noir. — Haut. o*,69; lapg. i",3o. 

Texte encadré dun filet; armoiries sur un cartouche, entre deux 
palmes, d'or au chevron dazur, accompagné de trois tètes de paon ar- 
rachées de même , le chevron chargé en pointe d'un petit écusson d'or 
surchargé d'un arbre de sinople; couronne de marquis. Le marbre est 
placé au-dessus de la boiserie de revêtement du chœur du côté de 
l'évangile. Messire Joachim Le Mairat exerça, pendant trente-sept ans, 
les fonctions de président à la chambre des comptes de Paris. li 
mourut le i5 avril 1765, en son hôtel situé dans le quartier de la 
magistrature, au Marais, rue des Francs-Bourgeois ^ Son aïeul Jean- 

' Voy. ci-dessus a" mcluxvi. goeur de Nogeol, mattre des comptes, mort 

* Ce fief a laissé son nom à une rue de en 1 7 1 0. Il succéda , comme marquis de 

Paris. Bruyères, è son frère aine Jean-Louis III, 

^ De Lépinette ou Lespinette Le Mairat, conseiller au parlement de Paris, mort en 

famille noble, établie à Paris. Joachim Le 1739. (De la Cbesnaye-Desbois, Dietdeia 

Mairat était le second fils d* Antoine de Les- noblesse,) 

pinette Le Mairat, baron de Lustrac, sei- 

6:1. 



&92 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

Louis I^' de Lespinette Le Mairat, chevalier, baron de Lustrac, maître 
des comptes, conseiller d'Etat, secrétaire ordinaire de ia chambre du 
roi, s était rendu acquéreur de la seigneurie de Bruyères en i6/ii; il 
décéda en 1662. 

Une autre inscription de ia même famille s'est retrouvée dans la cha- 
pelle seigneuriale, mais engagée sous les bancs, de telle manière quil 
n'a pas été possible d'en obtenir un estampage complet. Bordure semée 
de larmes; texte en français, inscrit dans un cartouche en forme de 
cœur; au-dessous, une tète de mort ailée; au-dessus, un écusson en 
losange, portant même couronne et même blason que celui dont 
nous venons de domier la description ^ Sous cette tombe gît damoi- 
selle Charlotte-Louise Le Mairat, décédée à Bruyères le 1 5 juin 1676, 
fille d'Antoine et de Louise Bourgoin , petite-fille de Jean-Louis I", et 
de Charlotte Lesné. L'érection de la terre de Bruyères en marquisat 
n'ayant eu lieu qu'en 1676, la couronne de marquis aurait été pré- 
maturément attribuée à l'écusson de Louise^Le Mairat, morte deux ans 
auparavant; mais l'épitaphe n'aura sans doute été posée qu'après la 
concession du titre. 

Sur les parois du bas côté septentrional simples mentions, proba- 
blement renouvelées, de Claude-René Lelong, ancien magistrat, et de 
Claude Carré, médecin, décédés, le premier, en 1795, le second, 
en 1779. 

' Pierre : lon|f. i'",ao;larg. o",io. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 



un 



MCLXXXIX. 

BRUYÈRES. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DIDIER. 

1689. 

^ LAN 1682 MARIE LOVISE FVS NOMMEE FAR 

lEAN LOVIS LE MAIRAT * SEIG*^" MARQVIS DE 

BRVYERES LE CHASTEL CON*" DV ROY EN SA COVR 

DE PARLEMENT ET DAME MARIE BOCHART DE 

SARON EPOVSE DE MESSIRE RENE DE MARILLAC 

CHEV" SEIG" DOLLAINVILLE* CON" DESTAT 

ORDINAIRE 

PIERRE JACQVES' ET GILLES EDELINE DV COVDRAY* 

MONT FAIT 

PHILIPPE LORTIAS ET HIEROSME BATOVFLET 



MARG"^ 



Cloche. 



* Jean-Louis II, fils alnë et successeur 
de Faccpiéreur de la seigneurie, voy. ci- 
dessus n" HcuLxxviH. Ce fut lui qui obtint 
Fëreclion de la terre de Bruyères en mar- 
quisat. 



* Hameau de la paroisse de Bruyères. 
Château remarquable, dëmoli vers i835; 
le roi Henri III y a réside. 

* Voy. ci-dessus n" dcccclvi. 
^ Voy. ci-dessus n" mclxxvi. 



â9à INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCXC. 

MARG0U88IS. — ÉGLISE PRIEURALB ET PAROISSIALE 
DE SAINTE-MARIE-MADËLEINE. 

XVI* siècle. 

Cj jjtft ttetttrabU tï htcttU jtttfottttt O^atKre Je^wt. U ^tlml pw tu 
f«tt muât mmtti tnxt ïe Uiltse ïe «an» ^m 

Pierre. 

Marcoussis n'est plus qu'un village insignifiant depuis qu on a dé- 
moli le château construit par le célèbre surintendant des finances, 
Jean de Montaigu, et le monastère des Gélestins, fondé par le même 
personnage en iUolx. L'église des religieux contenait des monuments 
funéraires et des vitraux historiques de grande importance. Tout a été 
mis en pièces. Nous avons vu deux statues décapitées à la porte dun 
cabaret. Du château un portrait de Louis XIV, avec son cadre en bois 
sculpté, est passé dans une autre taverne. Un peu plus loin, la com- 
manderie du Déluge, qui appartint aux Templiers, nest plus quune 
ferme où un reste d'église sert de grange et de. remise. 

L'église paroissiale de Marcoussis fut reconstruite dans la première 
moitié du xv^ siècle , le chœur par Jean de Montaigu , la nef par les 
sires de Graville, ainsi qu'en témoignent leurs armoiries^ L'édifice dis- 
posé en croix et solidement appareillé, n'a dans son architecture rien 
de remarquable; mais il a recueilli de la succession des Célestins une 
Vierge en marbre, d'un très-beau travail et d'une conservation parfaite, 
que les religieux devaient à la munificence de leur fondateur. Le marbre 
est rehaussé d'or et de couleur; les figures de la mère et de l'enfant 
sont de grandeur naturelle. 

' Montaigu : d'argent à la croix d*azur amiral de France, a des ancres pour in- 

cantomiée de quatre aigles de gueules, Gra- signes. 

ville : de gueules à trois fermaux d'argent. Pour les Montaigu, voy. t. I, n*" xvn et 

L*écusson de Louis de GraviUe, grand ccxlit. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. W5 

Nos recherches pour découvrir à Marcoussis quelque monument 
épigraphique n'ont abouti qu'au fragment de l'épitaphe d'un prêtre 
inconnu qui administra la paroisse au xvi' siècle; Tefligie n'existe plus. 
Nous n'avons distingué ni dessin, ni caractères sur plusieurs antres 
grandes dalles disséminées dans la nef et dans le chœur de l'église. 




496 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCXCI. 

y NOZAY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

1736. 

D. O. M. 
Cy gissent, et reposent, les corps de 
François de Simoy vigneron et de 
Geneviève Breton sa femme, les quels 

ONT DONNÉ A PERPETUITE À l'eGLISE DE S^ 

Germain de Nozay, trois arpens et un 
quartier de terre labourable, par tes- 
TAMENT PASSÉ DEVANT NiCOLAS LE FeBURE 
No".^ ROYAL DE MONTLERY LE 6. JANVIER 1689. 
A LA CHARGE DE DIRE QUATRE MESSES ET 2. 
SALUTS, SAVOIR, UNE MESSE HAUTE LE JOUR DE 

S^* Geneviève, une messe basse le jour du 

ST sacrement, et le salut le MEME JOUR, 
UNE MESSE HAUTE, ET LE SALUT LE JOUR DE 

S^' Germain, et une messe basse le 14* jour 
d'octobre, a la charge que les marguilliers 
seront tenus de faire acquitter lad. 
fondation, dont les d. messes, et saluts 

SERONT ANNONCEZ LE DIMANCHE D'AUPARAVANT 
LE TOUT POUR LE REPOS DE LEURS ÂMES, ET 
DE TOUTE LA FAMILLE. 
Cet EPITAPHE A ÉTÉ POSÉ PAR LES SOINS 

DE Claude de S;moy veuve de Claude Petit, 
ET DE Jean Petit son fils, et de marg^* de 
Simoy veuve de louis Trouillet, et son 
fils le 20. 8""^ 1725 '. 

Requiescdnt in pace 

Pierre. — Long. o",97 ; iarg. o^jGa. 
' Sans doute les fiiles et petits-fils des defuntH. 



ANCIEN DOYENÏ^É DE CHÀTEAUFORT. A97 

Petite église, très-simple, sans collatéraux ni chapelles, renouvelée 
au xvi^ siècle. L'inscription du vigneron François de Simoy est gravée 
sur une simple dalle comprise dans le carrelage, à l'entrée du chœur. 

L'abbé Lebeuf a dit qu'on ne voyait dans l'église de Nozay ni tombes, 
ni épitaphes*; il en reste encore cependant quelques débris. 

Devant l'autel» de saint Germain, près de la porte du chœur, vers le 
sud, grande dalle^, élégamment dessinée, du xvi^ siècle; effigies de 
deux époux; le mari, la tête découverte, vêtu d'une robe à larges 
manches, avec ceinture, comme serait celle d'un officier de justice; 
la femme portant une coiffe sur la tête, une robe aussi à larges man- 
ches, et à la ceinture un gros chapelet terminé par une croix; aux 
pieds du père, trois fils, à ceux de la mère, quatre filles, tous à ge- 
noux , en mêmes costumes que les parents. Il y avait deux inscriptions 
gothiques en français, l'une sur la bordure de la dalle, l'autre, com- 
posée de huit ou dix lignes, au-dessus des effigies. Les caractères sont 
tellement usés, que nous n'en avons pu extraire ni un nom, ni une 
date. On en lit à peine assez pour savoir que les défunts demeurèrent 
à Nozay, et qu'ils laissèrent, à charge de prières, une rente assise sur 
un immeuble dont les limites étaient indiquées dans le texte. 

Sur une autre pierre* devenue très-fruste, placée à l'entrée du 
chœur, acte des fondations de Mathurin Berthon, marchand, qui laissa 

deux arpents à la fabrique de Nozay, pour célébration d'obits. 

Le contrat fut passé en 1 633 , par-devant Charles . . . . , tabellion héré- 
ditaire de Montlhéry. Mathurin Berthon était peut-être de la même 
famille que Geneviève Breton, désignée dans l'inscription que nous 
publions; la différence qui existe dans la manière d'écrire le nom pa- 
tronymique s'expliquerait par celle de la prononciation, à un siècle 
de distance. Le texte de l'inscription est accompagné des monogrammes 
de Jésus et de Marie, d'un écusson effacé, d'une tête de mort et d'os- 
sements croisés. 



' Op. cit. t. I\, p. 396. — • Long. Q^io; larg. i^io. — ^ Long. i",q5; larg. 
o",9o. 



498 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Enfin, devant les marches du maître-autel, sur une pierre carrée, 
un cœur en gravure, autour duquel ces mots : 

IN TOTO CORDE MEO EXQSIVI * TE 

On peut conjecturer qu un curé de la paroisse aura voulu affirmer 
ici son amour, sa foi et son humilité. La pierre paraît du xvu^ siècle. 

' Lisez : Exqvism, Texte tiré do psaume cxviii, v. lo. 



— ^ 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHAtEAUFORT. i'i9 

: MCXCII. 

NOZAY. — ÉGLISE ANNEXE DE SAINT-FIAGBE DE LA VILLE-DUBOIS. 

i563. 

wmaUt et Wat^ jim» ^'. $tvvm hmcsevtn tn fmt ttitumi 
^ttmnk vilU btt h$ti» ^px Utàs^ k xttii)' Jottr ^ Jamner mil 
r Ixiii Utftiil p ton MM ^ ^er»»re tidttttit a bottttie a U (j^jtptUe 
atouf » f * fmvt tt qni ttttfttirt : pvmmtM uw xmîm t«t«wrt]ft< 
îK tlMiiUt («tUil tro^ tr}tât(0 tt (imi imt mt pinxitin; ^ JavUn 
berim afTi « lâ5 ttilU bti h^ pa' f«ir ' if pwtWIaire po' l««tr le 
(«re a l« cjataes qw l<« jjotttttrttettr» Rtôt Utm Uxàx 2 etttretttùr 
Ub' \mthni totttttrt et (inlre (««îtum ïmi â la tj^de» 2 Jttiettâ^ 
qm lefb' i8«mtetmttr0 lér«t Um & ^ tltmier z eellefarer p le enre 
m mmt p«' latite k Ittî» mu nteHe balle Uu Us pmtf UmtU 
tts m^i ïe la» a lotttw" et pr (pë îiefb' «teUe paier p lelb' uatittertie" 
attb' eo» m tuaire' trvjts f tttt b' 1 3^ê ' a attHt tiotte a lal^' tj^appeUe 
Ix m f 1 bf rente qtte iotH p fp aa le jhmetr 3«' if Jaitts j^etrà 
iMMtrjjewn ^ W tiille in bop a la (Jarue ^ taire 6 la prière p«' 
leb' be£fotKt p'ie (ttre on nitaire p cp Jo' if ^sttutnrl^ et le Jt' 
f» ttaert ^tm a antU iw» a lai' cjappellt. x, h p. k rente «le» 
prenke"? cp an le pntier Jt).' ïe ^nins fnr lunt^t* ntartin et Cofwe 
bonr^eron a la r^rôe i? entretenir p le« j^aneme" ïmx rgerôe» if 
(îire hUau;)it sSU» attx tttxix coCtei in rmdfix et Uwm if tjtre a 



' Pour$ervir. ' /tew, 

' Sic. ' Sic. Rémi. 

63. 



500 INSCRIPTIONS DE LÀ FRANGE. 

po' ^ir a JttlU pa' le temps te iiif* xi% $x» qui tie pottrol oetAre 
tti attlfremât bailler po' le» affaire» ïe laV cbôppelle, 

/ a pi» pre» la porte f * «tif ftel ? «if ola» le mogue tôBier ' 

Pierre. — Long. o"",8o; lai^. o",56. 

La Ville-du-Bois ^e fut longtemps qu un hameau dépendant de Nozay. 
Grâce au voisinage de la route de Paris, ce hameau s'est accru au point 
de dépasser en importance le chef-lieu de la paroisse. Dès le commence- 
ment du siècle dernier, le curé y avait transféré sa résidence, laissant à 
Nozay un vicaire. Une simple chapelle, du titre de Saint-Fiacre, existait 
à la Ville-du-Bois. Agrandie en i568 et bénite Tannée suivante, elle 
fut érigée en succursale dans le cours du même siècle. Dans son état 
actuel, Tédifice paraît avoir été renouvelé vers le commencement du 
xvH* siècle; la structure en est commune. 

L'inscription du prêtre Gervais Bourgeron se lit sur une table de 
pierre arrondie au sommet, attachée au second pilier du chœur, du 
côté du sud. Au-dessus du texte, la Vierge assise au pied de la croix, 
tenant sur ses genoux le corps de son fils; le donateur à genoux, mains 
jointes, vêtu d'une aube et d'un surplis à larges manches. L'énuméra- 
tion de ses libéralités envers l'église de Saint-Fiacre, qui ne portait 
encore que le titre de chapelle, ne manque pas d'intérêt. L'autorité 
ecclésiastique s'occupait sans doute" d'établir à la Ville-du-Bois une 
succursale, lorsque Gervais Bourgeron donna, pour servir de pres- 
bytère, une maison couverte en tuiles, composée de trois pièces, avec 
une cour et une planche de jardin. Il y ajouta deux rentes, l'une de 
66 sous tournois, l'autre de lo sous paiîsis, à charge de prières et 

' Cette demièra ligne est très-mutilëe; être un des aïeux des célèbres sculpteurs du 
on parvient cependant à la restituer. Le tom- même nom. 
hier se nommait Nicolas Le Moyne, peut- 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTBAUFORT. 501 

deutretien de deux cierges de cire blanche aux côtés du crucifix. 11 
délaissa aussi à ladite chapelle un calice d'argent avec interdiction de 
le vendre ou autrement bailler pendant quatre-vingt-dix-neuf ans. 

La dernière ligne nous apporte un renseignemeiit qui a son prix ; 
elle nous apprend que l'inscription fut gravée par un tombier du 
nom de Nicolas Le Moyne, qui avait un atelier de monuments funé- 
raires à Paris, près de la porte Saint-Michel. Cet artiste était peut-être 
le fils d'un Jean Le Moyne, ciseleur et tombier à Paris, qui a signé en 
1626, en i54o et en i566, une tombe de chanoine pour la cathé- 
drale de Troyes, celle d'un pêcheur pour l'église de Vimpelles, et celle 
d'un religieux pour l'église de Saint-Loup-de-Naud^ 

' Arnaud, Voyage archéol. daiu le dé- p. ika^ 169. (Les trois eslainpages font 
portement de i'Aube, p. i56. Les monuments partie des collections de M. Ficbot. ) 
de Seine-et-Marne, par Fichot et Aufaavre , 



50i INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCXCIU. — MCXCIV. 
NOZAY. - ÉGLISE ANNEXE D£ SAINTFIACBB DE LA ViLLE-I^UBOIS. 

l69<). 

lAS MA 

En LAN 1629. ^ ^^ PRIERE DE M^ IaCQVES 

Thiercellin Pbre Cvré de Nozay et 
Ville dv Bois Marin Rovsseav Iehan de 

SiMOY MARGVILLERS' ET AVLTRES HABIT ANS 

DVD^ Ville dv Bois les Vénérables Religi- 

EVX DE SAINCT ElOY LES LONGIvMEAVX* 
ASSAVOIR FRERE PlERRE LE RoY SOVBPSIEVR 

F- 1 • LE Roy F • I • Roger le M. Gardien ont 

DONÉ LES SAINCTES ReLIQVES DE MONS* S'. 

Fiacre X Legise* dvd^ Ville dv Bois avx 

CHARGES PORTÉE PAR VN CONTRACT DE DONA- 
TION PASSÉ PAR " Bigot Tabellion a lon- 

IVMEAV LE XXVl" AVOST * LAN QVE DESSVS 
Pierre. — Long. o'",70 ; larg. o",65. 

1647. 
DeO • OPT • MAX • EX itVIT • MEM * • 

Cy deuTt • gist ven. & dis. perso, deff. M! lacques 
Thiercelin pEri • Curé de Nozay esVilIe* du bois 
decedé Aagé de 63. ans en sa maison le Vend. 

^ Les noms portés par ces mai^iiliers de Ghiily. — '~^* Sic, Longjufneav. — 

se retrouvent dans les inscriptions n"" mcxci , L'élise. — Awst. 
MGXcv et Hcxcvii. ' Sic, On aura voulu dire, et œtenut me- 

^ Prieure du doyenne de Mootihëry. moriœ. 
Voyez dans la suite de ce recueil , paroisse * Sic. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 503 

i8r lan. 1647. lequel en son uiuant a donné a 
legl. de ceanB ia sôê. de 300. liu. tz pour eKre 
employez au bastnnents de b tour dicelie 
moyennant que les MargT de lad. egl. se sont 
obligez de (eT célébrer a perpet. pour le repos 
de lame dud. deff. 4* mess. bass. aud. 4* Vend, 
des 4- temps de lan * âc a chune • dicelle porter 
pain & um. Et en outre le lof de Pasques de 
le chanter sur les six heures du soir Vn salut 
auec les Vespres du S! sacrem. qui sera expo- 
sé pof ce9t efTect, a la fin duquel sera dtt Re- 
gina cœb, depïudis & lorais. Deus qui Inter 
apliôbs. sacerd. au ptr auiAt qte éditer le S.' 
Sacreia. iny sera donné de Lenceos & en 
benissaos diceluy le peuple âera chanté ad- 
lutonû * nost • m no • Dm • & su noiaë • Dm • bene- ^ 
d. & le tout an noce • au pros • des gran • mess - 
par' • côe • il est pl9 • âpl • porté "p le cont • pass • deu • 
Beau Not • Royal a Montlh ' • en conseq • duquel 
seruice sera doé • au S' Curé ou son Vie • 40 s • pis * 

Requiescat in pacé • Pat 



nr 



Pierre. — Long- o"»77î l«'8* •"'»^9' 

La première inscription, relative à la ooûcesdon des rdiq«ies de 
saint Fiacre obtenues par messire Jacques Thiercelin , curé de Nozay 
et de ia Ville-du-Bois, était autrefois placée dans le chœur; elle se 
trouve maintenant près de Tentrée principale de l'église, à main gauche. 
La petite église de la Ville-du-Bois ne possédait point de reliques de 
son patron. Les chanoines réguliers du prieuré du Val - Saint -Éloi, 

l^Reffinaeœli;\eDeprofundi$; Vorair * Au prome des grand'metses paroi»- 

son Dtui qui inter apostoUeos sacerdotee ,ete,; siales. 
la formule de la b^édiction soleDoelle, Ad- ^ A Montlhéry. 

jutoriumnoê1rîmiHnomneD(mim;Sitnomen * Quarante »<m parigis. 

Damini henedictum. 



50't INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

près Longjuineau , conservaient dans leur trésor un morceau de la mâ- 
choire de saint Fiacre, provenant du diocèse de Meaux où le saint so- 
litaire a son tombeau; ils consentirent à s'en dessaisir au profit de la 
fabrique de la Ville-du-Bois, moyennant certaines conditions qui ne 
nous sont pas connues. La relique fut déposée, en 1782, plus d'un 
siècle après la concession, dans une très-grande châsse de cuivre doré, 
du prix de 5oo livres, faite par Lavache, à Paris ^ Saint Fiacre a tou- 
jours son autel dans l'église de la Ville-du-Bois, à l'extrémité du bas 
côté méridional; mais une châsse moderne en bois doré remplace 
aujourd'hui celle que lui avait consacrée la piété plus généreuse du 
temps passé. 

Le curé Jacques Thiercelin, décédé le 18 janvier 16Ù7, fut inhumé 
dans le chœur de l'église de Saint-Fiacre. Son épitaphe , fixée au second 
pilier du côté du nord, fait face à celle de Gervais Bourgeron. Au-dessus 
du texte, le défunt, en aube et surplis, à genoux devant un prie-Dieu, 
invoque le Christ mourant sur la croix. L'inscription rappelle le don 
qu'il avait fait aux marguilliers d'une somme de 3oo livres tournois 
pour contribuer à la construction du clocher, à charge d'une messe 
pour chaque vendredi des Quatre-Temps et d'un salut le jour de Pâ- 
ques. Ce clocher consiste en une tour carrée, très-simple, percée de 
deux rangs de baies ogivales. 

^ L'abbë Lebeuf , op. cit. t. IX , p. 399. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 505 

MCXCV. 

INOZAY. — ÉGLISE ANNEXE DE SAINT-FIACRE DE LA VILLE-DL-BOIS. 

1698. 

D. O. M. 

Cy Gisent 

Julien Martin et Jeanne Froissant qui ont 

DONNEZ A LEGLISE ET FABRIQUE DE LA ViLLE DU 
BOIS UN CALICE ET DEUX BURETES D'ARGENT DU PRIX 
DE 300^ A LA CHARGE DE FAIRE DIRE A PERPETUITE 
QUATRE MESSES BASSES PAR AN LES SAMEDY DES QUA- 
TRE TEMPS, ET LA PROCESSION APRES VeSPRES LES 
PESTES DE LA S^ ViERGE AVEC LES PRIERES CO^ IL EST 
PORTÉ DANS LE CONTRAT PASSE PAR CoRNELLIER 

NoT".* RoY^ A Mont L'Hery 1664. 

Jean et Julien Martin ont donez a lad' Fabrique 

GE. 

6* DE RENTE A PRENDRE SUR ClAUDE MASSY A LA CHAR 
DE FAIRE DIRE A PERPÉTUITÉ QUATRE MESSES BASSES 
LE MeRCREDY des QUATRE TEMPS CO* IL EST PORTÉ 

DANS LE Contrat passé a Mont L'Hery par le Roy 

NoT^ Roy»:* 1669. 

Jean Martin et Jeanne Mûnier ont donnez 4*Î de 

RENTE A PRENDRE SUR JeAN MARTIN ET ANNE DE 
SiMOY LEURS ENFANS A LAD' FABRIQUE A LA CHARGE 
DE FAIRE DIRE A PERPÉTUITÉ 2 MESSES BASSES LE l6. 

AousT ET LE 7. Septembre ainsi qu'il est porté 
DANS LE Contrat passé a Mont L'Hery par le Roy 
NoT^» Roy** 1698. 

L'Intention desdits Fondateurs est que les 

messes et PRIERES SOINT ' APPLIQUEZ A EUX A LEURS 
AYEULS ET LEURS DESCENOANS 

Priez Dieu pour le repos de leur Ame. 
Pierre. — Long. o",95; laig. o",63. 



&c. 



66 



•d 



506 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Au premier pilier du chœur, du côté du sud; dalle arrondie au 
sommet, un simple filet pour encadrement. On peut remarquer que le 
calice d'argent donné, en 1 666 , par Julien Martin et Jeanne Froissant, 
survenait à point pour prendre la place de celui auquel Gervais Bour- 
geron avait assigné, en i563, une durée à peu près séculaire (inscrip- 
tion ci-dessus n° ncxcii). 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÀTEAUPORT. 507 

MCXCVI. 
N0Z4Y.— r^^GLISE ANNEXE DE SAÎNT-FIACRE DE LA VILLE-DU-BOIS. 

1737. 

A LA PLUS GRANDE 

GLOIRE DE DIEU. 

PAR CONTRACT DEVANT LHERITIER ET SON 
CONF. NRËS R*^ A MONTLHERI LE 17. 8^* 1737. 
DENISE BOURGERON A FONDE EN CETTE EGL. 
POUR ELLE ET NICOLAS GlRARD SON MARI, 
CHEF DE PANETERIE DE M^ LA DAUPHINE, 4. M. 
BASSES CHAQ. SEMAINE Y COMPRIS LES DIM. ET 
FETES A 6. H. DEPUIS LE I™ AVRIL, ET A 7. H. DU 
jEH gBRE c£TTE M. SERA SONNÉE UN DEMI Q. d'hEURE 

LE Prêtre fera l'école' a 25. garçons des 
PLUS pauvres de ce lieu ou s'il ne la fait 
pas il lui sera retranché ioo*î pour un m™ 
d'école il fera diacre ou s. diacre assistera 

A TOUT l'office DES G. FETES, FERA LE 

ES 

CATECHESME* LES DIM. ET FET LUI SERA FOURNI 
LOGEM^ et MEUBLES PAR LA FAB. FERA ASPERSION 
AV^ LA M.' LES DIM. ANNONCERA LES M. ET RECOM- 
MANDERA LES FONDAT*? SI LE Pr. N'AQUITTE POINT 
LESD. M. SANS CAUSE DE MALADIE LA DISTRIBUÔN EN 
SERA FAITE PAR LE MARG. A LA PORTE DE L'EGL. 
AUX PAUVRES DUD. LIEU, IL SERA A LA NOM AON 
ET DEPENDANCE DU S*î CURÉ ET NE SERA DESTITUÉ 



* Le graveur avait écrit ecwe; il s'est * Sic. 

rectifié. » Avant la messe. 



6k. 



^ 



508 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

QUE DE l'avis' DE M^ L'ARCHID. UN PrESTRE DE LA FAM. 

DES FONDS ' SERA PREFERE IL A ÉTÉ LAISSÉ PAR 

LES FOND*î* 9î ARP. DE TERRE, AVEC UNE GRANGE 

ET 53* 8* 4° DE RENTE LE TOUT SITUÉ A LEUDEVILLE ' 

/ 
LE BAIL SERA RENOUVELLE EN LA PRESENCE 

DE 4 HERITIERS DES FOND.* 

• Requiescant in Pacé 
Pierre. — Long* » "».« 5 ; ia«^- o",65. 

Dalle arrondie au sonunet, attachée à la muraille, à Tenlrée de 
l'église, à main droite; un simple filet encadre l'inscription. La rédac- 
tion du texte est confuse; un résumé rétablira Tordre nécessaire. 
Denise Bourgeron* et son mari, Nicolas Girard, chef de paneterie de 
M°*^ la Dauphine'*, donnèrent à la fabrique 96 arpents de terre, 
une grange et une rente de 53** 8* h^, afin de pourvoir à l'entretien 
d'un prêtre chargé de célébrer des messes pour les fondateui's, de 
seconder le curé dans ses fonctions, de faire le catéchisme, et d'ins- 
truire les vingt-cinq garçons les plus pauvres du lieu. Faute de remplir 
cette dernière obligation, il subirait sur ses émoluments une déduc- 
tion de 100 livres qui seraient allouées à un maître d'école. Dans le 
cas où il n'acquitterait pas les messes fondées, sauf empêchement 
pour cause de maladie, le marguiliier en distribuerait les honoraires 
aux pauvres devant la porte de l'église. La nomination de ce prêtre 
appartenait au curé, sous réserve de préférence pour un sujet de la 
famille des fondateurs; il ne pouvait être révoqué, sans que l'archi- 
diacre, préposé à cette section du diocèse de Paris, eût été consulté. 
La fabrique lui devait le logement et les meubles. 

' Le graveur avait ëcrit avie; cori^ction " Fondateurs. 

f'ailc sur ia pierre. * Voyez ci-dessus, un donateur de la 

^ Fondateurs. même famille, n\iicxcii. 

^ Paroisse du doyenné de Moutihëry. ^ Marie- Adélaïde de Savoie, duchessf^ de 

(Voy. à son rang.) Bourgogne, dauphine, morte en 1719. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. "^ 509 

MCXCVII. 
NOZAY. - ÉGLISE ANNEXE DE SAINT-FIACRE DE LA VILLE-Dl-BOfS. 

CY GIST 

repose les corps de denis 

Rousseau sidevant burali 

STE ET DE Marie Hailly 

SA femme 

DECEDÉE LE Vllll y.BRE 
MIL SEPT CENT TRENTE NEUF 
AGEE DE • 79 • ANS • 

Reqwescant m pace 
Pierrr-. — Long. o'",8o ; larg. o'',89. 

Plusieurs grandes dalles sont employées à couvrir le sol de la nef 
el du chœur; elles ont perdu toute apparence d'épitaphe, à l'exception 
toutefois de celle de Denis Rousseau et de sa fenune. La fonction de 
buraliste, dévolue au défunt, consistait dans la perception de certains 
droits au profit du Trésor. 




510 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 

MCXCVHI. 

NOZAY. KGIJSE ANNEXE DE SAINT-FIACRE DE LA VILLEDL-BOIS. 

1765. 

LAN 1765 lAl ETE BENITE PAR M*** FRANÇOIS 
BRILLE BACHELIER EN THEOLOGIE PRETRE CURE 
DE CETTE PAROISSE PARAIN TRES HAUT ET 
PUISSANT SEIG" MONSEIGNEUR ARMAND lOSEPH 
DE BETHUNE DUC DE CHAROST PAIR DE FRANCE* 
GOUVERNEUR DE CALAIS ET DU FORT NlEULET ' 
LIEUTENANT GENERAL DE LA PICARDIE DU 
BOULONNOIS PAYS CONQUIS ET RECONQUIS ' 
MESTRE DE CAMP DV REGIMENT DU ROY CAVALERIE 
BARON DANCENIS SEIG" DE MAREVILLE MEILLAND 
ET AUTRES LIEUX & MARAINE TRES HAUTE & TRES 
PUISSANTE DAME MADAME FRANÇOISE MARTEL* 
VEUVE DE TRES HAUT è< TRES PUISSANT SEIG" • 
M"^ CHARLE martel comte de FONTAINES SFIG" 
DE BELLENCÔMBE EM AL VILLE MONTREAL ET ' 
AUTRES LIEUX MARECHAL DES CAMPS ET ARMEES 
DU ROY 

CLAUDE COUSIN MARGUILLIER EN CHARGE 
lACQUE COSSONNET MARGUILLIER DES TRESPASSES 
lAI ETE NOMMEE ARMANDE FRANÇOISE ET DONNEE 
PAR UINCENT MARTIN 
lACQUE GILLOT* ET PIERRE FELIMAVX FONDEURS 

Cloche. 

' .\f^ en 1738, duc de Charost après la * Fille unique et héritière de François 

mort de son aïeul Paul-François de Bé- Martel, dernier comte de Glère; elle épousa 

thune, capitaine des gardes, maréchal do son cousin Charles Martel, 
camp , chevalier des ordres. * Jacques Gillot était peut-être de la 

* Fort r^nstruitprès de Calais, par ordre même famille que le fondeur Jean Gillol, 

de Louis XIV, 1678-1680. déjà cité dans plusieurs inscriptions de cio- 

^ On appelait ainsi la contrée des envi- ches du xvii* siicle. Son associé nous est 

rons de Calais , conquise à nouveau , ou re- inconnu jusqu'à présent, 
prise sur les Anglais. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 511 

MCXCIX. 

VILLKJLST. - I^GLISB PAROISSIALE DE SAINT-JLLIKN (DE BRIOIDE ». 

1769. 

4|i LAN 1749 lAY ETE BENITE ^BAR VENERABLE 

ET SCIENTIFIQUE PERSONNE M"^ JACQUES BERTRAND 

PRETRE CURE DE CETTE EGLISE ET NOMMEE 

GABRIELLE lEANNE PAR d"^ GABRIELLE IEANNE 

DUQUESNE DAME DE LA TERRE ET SEIGNEURIE 

DE VILLEJUST ET AUTRES LIEUX V^ DANTOINE 

FRANÇOIS DÉ lOLlBOIS tCUYER MARECHAL DES 

LOGIS ' DU ROY ET PAR M"^ IEAN PHILIPPE HIPPOLITE 

LAMBERT CHEVALIER CONSEILLER DU ROY PRESIDENT 

DES TRESORIERS DE FRANCE G""*- DES FINANCES ET 

GRAND VOYER EN LA GENERALITE DE PARIS 

SON GENDRE 

JEAN CAHORET ET PHILIPPE PULVE ETANT 

MARGUILLERS EN CHARGE 

CHARLES LOUIS GAUDIVEAU FILS MA FAITE' 

/Cloche. 

Eglise reconstruite dans la première moitié du xvi*' siècle, dédiée en 
i556, agrandie depuis cette époque; structure de la plus grande sim- 
plicité. La cloche seule conserve une inscription à recueillir. Quelques 
dalles, posées dans la nef, ont été probablement destinées à couvrir 
des sépultures. Les traces d'un arceau d'encadrement restent seules vi- 
sibles sur une de ces pierres; sur une autre, qui porte le caractère du 
wi*' siècle, on devine les traits d'une décoration d'architecture, d'une 
effigie de femme et d'une épitaphe en lettres gothiques. Cette dernière 
tombe pourrait bien être celle sur laquelle l'abbé Lebeuf releva la date 
de 1 533. 

' Cité par Tabbë Lebeuf, comme sei- rier, maréchal des logis (t. IX, p. '^o^). — 
gneur de Villejust, avec la qualité de four- ' Voy. ci-dessus n" hcilii. 



512 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Le sacristain nous a montré une plaque en argent et une baguette 
de bedeau datées de lyBS et 1756. Saint Julien figure sur ia plaque 
en costume militaire du temps de Louis XV; la baguette présente le 
nom du marguillier Marin Boiste. Les objets de ce genre sont devenus 
très-rares. 

L'église possède un nécrologe du xvi^ siècle, que nous avons vu 
entre les mains d'un vicaire de Longjumeau et qui contient sans doute 
des renseignements utiles à consulter pour l'histoire locale. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 513 

MCC. 

SAULX-LES-CHARTREDX. 7- ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE 

DE NOTRE-DAME. 

1693. 

Les MARGVILLIER DE LEGUZE 

CEANS SONT TENVS DE FAIRE DIRE CHANTER 

Cellebrer en lâd eguse par m 

CAIRE DiCELLE DEVX MESSES HAV * . 

VIGILLES ET RECOMMANDACES LvNE 

DE Febvrier, et lavtre Le. V^ Septembre 

Le Libéra "" deprofvndis svr La Fosse dv defevnct 

ET QVATRE PRIERES AVX TROIS FeSTES AnNVELLES 

De Pasqves Noël, *^ tovssainctz et a la Feste 
De LAssoMpnoN Nrê Dame av Moys Daovst et 

DE FOVRNIR DE^^ QVI SERA NECESSAIRE PO* LA CeLLEBRATÎÔ 
DESd" DEVX MESSES LE TOVT PO* LE SALVT ET ReMEDE 

DE Lame de Fev Mî Noël de Francatel vivant Sovbz 
Prievr de la prievre dvd" Savx Natif de Beavvais 

EN BeAVVOISIN LeQVEL ayant VESCV IVSQVES A 

Laage de plvs le lxxx ans et a esté a la charge 

DE sovbz prievr EN l'EgLIZE DE CEANS XXXVI ANS 
APRES AVOIR DISPOSE DE SON CAUCE PlATINE PAIS DARGE* 
CHASVBLE et AVLTRES SES ORNEMENS AV PROFFICT DE 
LAD^ EGUZE ET FABRICQVE SEROICT ALLÉ DE VIE A 
TRESPAS LE IIII* ÎO"! DE FeBVRIER Mil. VI^ XXIIL 
ET A SA MEMOIRE PERPETVELLE DE CE QVE DESSVS ET 
SVIVANT LE CÔTRACT PASSE AVEC LESD MARGVILLIERS * 
PARDEVANT ANDRE Le BiGOT NOTTAIRE RoYAL AVD SAVX LE 
SECOND lOVR DE MARS AVÏÏ AN PANTHALEON DE FrÂCATEL 
NEVEV DVD DEFEVNCT A FaICT DrESSER LE pTÎT ETPITAPFE 
VIS-A-VIS DV UEV OV GIS^ ET REPOSE LE COPS * DV"? DeFEVNC^ 
EN ICELLE EGLIZE Priiz Dieu po\ son Ame 

Pierre. — Long. o",67 ; larg. o",56. 

' Calice, paiène, paix d'argent, — * Nous avons suivi, suivant noire usage, Torthographe 
deToriginai. 

111. 65 



51/1 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Les Chartreux de Paris devinrent seigneurs de Saulx, vers 1260, 
peu de temps après leur fondation; de là, l'origine du surnom de ce 
lieu. Le chœur date en pai*tie du iif siècle; la nef est d'une construc- 
tion commune , sans style bien déterminé. 

Le*prieuré de Saulx, qui dépendait de Tabbaye bénédictine de Saiul- 
Florent de Saumur, dès les premières années du xii^ siècle, ne fut 
cédé aux Chartreux qu'en i658. Depuis plus d'un siècle, il était 
tombé en commende'; mais les fonctions de sous-prieur, que Noël de 
Francatel ^erça pendant trente-six ans, ne pouvaient convenir qu'à un 
religieux. Le généreux sous-prieur appartenait donc, nous le pensons, 
à l'ordre de Saint-Benoît. Son neveu, Pantaléon de Francatel, lui 
consacra une épitaphe gravée sur une simple pierre, qui est fixée au 
mur du bas côté méridional. 

La famille de Francatel tenait un rang distingué dans le Beauvaisis. 
L'usage s'était introduit, en dernier lieu, d'écrire FrancasteL 

' Lebeuf, op. cit. t. IX, p. 3oo-3i3. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. l 

MCCI. 

SALLX-LES-CHARTREÏJX.— ÉGLISE PRIËURALE ET PAROISSIALE 

DE NOTRE-DAME. 

1687. 

D. O. M. 

Hic situs est 

ludouicus du tlllet 

ex illustri tilliorum stirpe orindus ' 

QVI 

PRIMUM APUD CAOOMOS AERARII PERitFECTUS * 

DEINDE i€TATE lAM MATURA^ DUCTUS PIETATE 

FIT SACERDOS 

HANC EcCLESiAM PER XXXIl ANNOS PIE RITE 

ET SOLLICITE VT DECET BONUM SACERDOTEM 

REXIT 

DECANATUS RURALIS MUNIA PERVIQINTI * ANNOS 

Sedulo IMPLEUIT 

MORBO DIUT VRNO* ET GRAUI CORREPTUS 

OBUT DIE SEPTIMA APRILIS 

ANNI MDCLXXXVII iETATlS LXVII 

Requiescat in pace 

Ainen ^ 

Hoc inonumentum 

Auunculo Bene merito 

Lud Ant et loan Frm Vaillant 

E sorore nepotes 

moerentes Posuerunt 

Franciscus Bernard parisinus Sculpsit mdclxxxvii 

Pierre et marbre. — Long. i^iSS; iarg. i",oo. 

« Sic. — ' Mot effacé, douteux.— *"• Sic. 

65. 



516 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Dalle près du maître-autel du côté de Tévangile; enroulements 
rapportés en marbre blanc; l'épitaphe sur une plaque ovale de marbre 
noir entourée d'un encadrement d'oves et de draperies; au-dessous du 
texte, une tête de mort ailée, puis, un sarcophage. 

Louis du Tiliet, né d'une illustre famille parlementaire \ aban- 
donna, pour se faire prêtre, la charge de trésorier de France à Caen; 
il gouverna trente-deux ans la paroisse de Saulx, et pendant vingt ans 
il réunit aux fonctions de curé celles de doyen rural. Ses neveux lui 
ont fait graver une épitaphe par un tombier de Paris nommé François 
Bernard. 

Nous avons encore à mentionner quelques débris. 

A l'entrée de la nef, sur une dalle tout usée, la date de i3q9, 

in. 000 61» XXII. 

Une dalle du xvi* siècle, sur laquelle était gravée Teffigie d'une 
femme; l'épitaphe en caractères gothiques; on y lit seulement que la 
défunte avait été mariée en premières noces à 

Inscription devenue complètement fruste, composée de trente-trois 
lignes^. Il s'agissait de donations et fondations par un personnage 
du nom de Foucques, qui parait avoir été curé de Champlan, paroisse 
voisine de Saulx*, acte passé en 1628 par-devant Andry Le Bigot, no- 
taire, tabellion et garde-notes héréditaire es lieux et dépendances de 
la châtellenie de Montlhéry. 



' Plusieurs personnages de ce nom exer- 
cèrent les fonctions de conseillers au parle- 
ment de Paris et de maîtres des requêtes. 
La charge de greffier en chef du parlement 
demeura longtemps comme héréditaire dans 
cette famille. Jean-François du Tiliet, ins- 



tallé dans cette fonction en 1689, était pro- 
bablement neveu du curé de Saulx. 

* Longueur de la pierre, o",97; largeur. 
o",7i. 

^ Voy. ci-après n* mcci?. 



I 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 517 

MCCII. 

VILLEBON. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTCOME ET SAINTDAMIEN. 

170/1. 

D. O. M. 

Dame Claude Dolet veuve 
DE Messire Hubert Dechampy 

CHEUALIER SEIGNEUR DESCLOUZEAUX 
VILLEBON VILLEIUST * ET AUTRES LIEUX 
CONSEILLER DU KoY EN SES CONSEILS 
INTENDANT DES ARMEES NAUALLES DE SA 
MaIESTE et de la marine en BRETAGNE 
AU DEPARTEMENT DE BREST. VOULANT 
LAISSER A L'A POSTERITE ET MEMOIRE DUDIT 
SIEUR DëSCLOUZEAUX SON MARY DES 
PREUVES DE SA DEUOTION ENUERS DiEU ET 

UIVX, 

de sa veneration pour les saints, a 
fondé a perpétuité dans cette eglise 
vne lampe qui doit bruler lour et 
nuit deuant le tres auguste et tres 
Adorable Saint Sacrement vne messe 

BASSE PAR semaine A PERPETUITE LE 
VENDREDY ET UN SERUICE A TROIS MESSES . 

A 

PRECEDE DE VIGILES ET SUIUIES DUN LIBER 
LE SIX MAY DE CHAQUE ANNEE lOUR DE SO 
DECEDS ARRIUE A BREST LE SIX MAY 1 701 
AGE DE 69 ANS APPRES EN AUOIR PASSÉ 
54 AU SERUICE DU ROY ET DE l'eSTAT, 

^ Viliejwtt, ci-dessus n*" hcxcii. 



r>18 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

POUR LAQUELLE FONDATION LADITt DAME 

E 

A DONNE A LA FABRIQUE DE CETTE EGLIS 
CENT DIX LIURES DE RENTE AU PRINCIPAL 
DE 2200 LIURES SUR L'HOSTEL DE VILLE 
DE PARIS, AINSI QUIL EST PLUS AU LONG 

ON 

PORTÉ AU CONTRAT DE LADITE FONDATI 
FAIT ENTRE LADITE DAME ET LE SIEUR 
CURÉ ET MARGUILLIERS PASSÉ DEUANT 
VALET NO".^ A PARIS LE 5 AURIL 1 704 

Priez. Dreu pour Son Ame 
Marbre Manc. — Haut. i",4o!; larg. 6",65. 

Viiiebon dépendait anciennement de la paroisse de Palaiseau; il 
n'en fut détaché qu'en i658. L'église se compose de la réunion de 
deux petites chapelles contiguës, reconstiiuites à. peu près en totalité 
au xvii^ siècle. L'inscription consacrée à la mémoire de messire Hubert 
Dechampy est placée près de l'autel de Sainte-Geneviève; on a eu le 
soin de l'encastrei* dans la muraille. 

A côté du maître-autel, on voyait, il y a vingt ans, un buste en 
bois doré représentant saint Cosme; une inscription, tracée au pinceau 
sur le socle, indiquait que ce reliquaire, donné en 1789 par Louis 
Vaumoin, messire Denis Leblanc étant curé, avait été exécuté par De- 
gland, potier d'étain ordinaire de Monsieur, frère du roi. La singularité 
de cette mention doTirtait seule quelque intérêt à la sculpture. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 519 

Mccin. 

CHAMPLAN. — EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'ALXBRRE). 

1606-1636. 

Cy DESaOVBZ CE3T£ TVMBE 
GIST EN ATTENDÂT LA ReSVR- 

reccion gnalle le corps 
d'honeste persone Iehan 

MeVSNIER LEQVEL APRES AVOIR 

VESCv l'espace de dovze ans 

EN LEGITIME MARIAGE AVEC 
HÔNESTE FËME IehÂNE FoVC- 
QVES SOEVR DE MeSS**.' DeNIS 
FOVCQVES CVRÉ DE ChAMPLAN 
QVI PO* MEMOIRE PERPETVELLE 

T 

DE LAMITIE FRATERNELLE A FAI 
ICY METTRE CE TOMBEAV ET 
DECEDA LEDICT MeVSNIER LE 
DERNIER 10". DE MARS 1606. 

ET LAD^^ IehÂNE Fovcqves 

SA FEMME LE 17 DE DECEMBRE 

1626 
Priez Dieu pour les trespasses 
Ph^rre. — Long. i",3oî larg. o'",7('>. 

Eglise d'une architecture très-sinipie , reconstruite au coninieiice- 
nient du xvf siècle. La dalle de lean Meusnier se trouve dans la cha- 
pelle de la Vierge, au fond du collatéral qui accompagne la nef ef 
le chœur au nord. La phrase n'est pas correcte, mais le style de cette 
épitaphe a quelque chose de touchant. Le défunt était beau-frère do 



> 



520 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Denis Foucques, curé de Champlan, dont l'inscription suivante nous 
fera connaître les fondations et les libéralités. 

Deux tombes, gravées en creux, contemporaines de la réédification 
de Téglise, se sont conservées, Tune au fond du chœur, Tautre devant 
Tautel de la Vierge. 

Sur la première, efiigies d'un bourgeois et de sa femme, abritées par 
deux arcades en plein cintre; bordure martelée, inscription rendue 
illisible ^ 

Sur la seconde, un prêtre en aube et chasuble, Tétole au cou, un 
calice entre les mains; arcade polylobée accostée de deux pilastres co- 
rinthiens; à la bordure, ce fragment d'épitaphe en caractères go- 
thiques^ : 

Cg jjtft ntmakU et WCrrttte ptttm mt(m pkvvt p jâw tu «0 

niml 

tnctmixfttm 

ptrttr fw mt 

* Long. i",8a; larg. o",8o. — * Long. i",9i; larg. o",83. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 521 

MCCIV. 

CHAMPLAN— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE). 

169A. 

Les marguilliers de leglise œuure & fabricque S*. Germain 
de Champlant & leurs successeurs sot obligez de fe chater ânuel- 
lêmët & à tousiours par M'. le Curé ou sô Vicaire à lintëtion du repos 
de l'ame de feu M? Denis Foucques pbre luy viJât Curé de céans 
po'. les âmes de ces pares amys tant viuas que trespassez tous les 
dimenches & festes de lanée au Retour de la procession auant la 
grade messe , le Respôd Subuenité SK^ Dei Dêpfundis Poraison Deus 
qui Inter apostoiicquos sacerdotes &c. Requiescât in pacé pr nr. 
Plus tous Les leudis premiers des moys sur le soir les vespres des 
deflfuctz auec les prières suffraiges & collectes Deus qui inter 
apostoiicquos sacerdotes Deus veniap largitor fideliu deus omniH 
conditor &tc. Requiescât in pacé pr. nr. & le landemain côme tous les 
aues premiers Vendredis des moys de lânée chater aussy Toffice an- 
tier des defluctz à IX pseaulmes, neuf leços, laudes Prières & collectes 
côme dessus. Lire au M*. Autel in cornu euangelii la Passion selon S\ 
lehan, célébrer vne messe haulte des cinq playes, à la fin de laquelle 
sur la Tumbe du3 foucques chanter le Respond libéra me dne de 
morte eterna auec le dephidis & aues prières & collectes cy dessus 
& vn salut à la Vierge selon le temps : & po'. estre participantz de plus 
en plus aux prières tat generalles que particulières le tout cy dessus 
sera ânoncé au prosne le dimâqhe précédât les'pmiers leudis & Ven- 
dredis des mois de Tan. Et serôt aussi tenuz & obligez les marguilliers 
fournir ornementz decendz & d'allumer aus7 leudis & Vêdredis cy 
dessus mentionez pendit la celebratio. des3 seruices trois Cierges 
de cire deux sur le M*. Autel & iaue au bassin du crucifix S siuec Cinq 
pointes dans la harce* de la3^ église qui sera mise sur la tumbe du? 
Foucques Et pour ce Te & cotinuer a tousiours leî foHateur oultre 

* BassiD placé au pied du crucifix, des- forme triangulaire, garni de pointes sur 
tinë à recevoir des aumônes. lesquelles on pose les cierges. 



* Herte, appareil en métal ou en bois , de 



66 



S2S INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Soixante solz tz. de Rente quil auoit desia dônez à dôné à laJ~œuure 
& fabricque de l'église de champlant aux charges que dessus 
àppetuité la sôme de Vingt neuf liures quinze solz tz. de Rente 
par chun an , le tout CôFormemet à lacté Judiciaire de donation , 
Fondation & acceptaôn faicte par ied^foucques marguiiliers & 
habitans de champlant le six*. Feburier Mil VI' XXlill. Signé I. 
Cheuillard & Insinué au Chlit de paris le 2i*. Mars aud^an. 

Quisquis odes, qui morte cades, sta, respice,plora. 
Surn quod eris inodicum c'meris , pro ine,prœcor, or a, 

Pierre. — Long. i",07; larg. o"^'^- 

Dalle encadrée d'un filet , fixée à la muraille près de la porte, à 
main droite. 

Le curé Denis Foucques pourvut à lexécution de ses fondations si 
minutieusement détaillées, au moyen d'un premier don de 60 sols 
tournois de rente et d'un autre de 29 livres 1 5 sols tournois également 
de rente annuelle. Il avait cru leur assurer une perpétuelle durée; une 
pierre écrite subsiste seule aujourd'hui comme une protestation contre 
l'oubli et Imgratitude. 

Les prières qu'on devait réciter en mémoire du défunt nous sont 
déjà connues pour la plupart; deux répons se présentent seuls pour 
la première fois , le Libéra me Domine de morte œtemay tiré du troisième 
nocturne de l'office des morts, et le Subvenile Sancti Dei^^ qui fait partie 
des prières de la recommandation de l'âme. 

La sentence morale » exprimée dans les deux vers hexamètres à la 
suite de l'acte de fondation , se reproduit fréquemment dans les an- 
ciennes épitaphes./ C'est une vieille formule qui reparsdtra même tex- 
tuellement sur d'autres monuments dans la suite de ce recueil. 

* Le même curé, voy. n* mcci» mcciii. — * Subvenite Sancti Dei, occurrite angeli Domini, 
suêcipienteê animam ejuê, etc« 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUPORT. . 523 

MCCV. — MCCIX. 

CHAMPLAN. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GERMAIN (D'AUXERRE), 

1649. 

M".* René Michel de la Roche maillet prebtre 
Prievr de S*^ Lvbin de la HAYE*, Et cvré de cette 
Eglë de Châplant, à faict et créé av proffit de 
lad" Eglise dix livres dix solz tz. de rente 
fonciere et non rachetable, svr dbvx arpens et 

DEM Y DE VIGNES SISES AVdT ChAMPLANT, ScAVOIR SIX 
LIVRES TZ. DE RENTE D'vNE PART, POVR AYDER À EN- 
TRETENIR loVR ET NVICT LA LAMPE ARDENTE DEVANT 

LE S^ Sacrement de l'Avtel, dont trois livres 

SONT DE LA FONDATION DE DEFFVNCT IACQVES 

Michel de la Rochemaillet ' 

Et les avtres trois livres don- 
nez par led^ Sievr Cvré, par Çontract passé à 
Long Ivmeav pardevat le Bigot, le 8. Novembre 
1645. Et qvatre livres dix sols tz. de rente d'av- 

TRE PART, ScAVOIR TRANTE SOLZ PO" LA MeSSE d'oBIT 

fondée par^ sondT fev Frere, qvi se dira le 15. OCT*." 

ET TROIS LIVRES PO*! DEVX MESSES BASSES À PPETVITÉ 
DONT l'VNE sera DICTE LE 8. MAY PO" LE REPOS DÉS 

Ames de deffvncts Gabriel Michel de la Roche- 
maillet 

Advocat en Parlent 

Et de ' Denise de Rivière sa Femme 



* S. Lubin-de-la-Haye, au diocèse de ' Les titres nobiliaires ont été grattes 
Chartres (département d'Eiire-et*Loir, ar- ici, eomine à piusieurs des lignes pré- 
rondissement de Dreai). cédentes. 

* Voy. n* MCGix. 

66. 



52& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

SES Pere et Mère, Et l'avtre Messe sera célé- 
brée À L'intention, dwd^- 5ievr Cvré, X pareil Io^ 

DE SON DECES, PAR AVTRE CONTRACT PASSÉ PARDE- 

VANT LE Bigot les Iovrs et an qve dessvs. 

DEPVIS, PAR CONTRACT DV 27^. DECEMBRE l649- SIGNÉ 
LE BIGOT, LED'. S" CVRÉ A DONNÉ A LEGLISE; AV LIEV DE 
LA SVSDITE RENTE, TROIS QVARTIERS DE VIGNE PO" 
l'EFFECT DES FONDATIONS SVS MENTIONNÉES. 

Priez Dieu Pour Leurs Atnes, 
Marbre noir '. — Haut. o",97; larg. o",66. 

t658. 

D. O. M. 
Renatvs Michael 

DE la RoCHEMAILLET 
PARISINVS HVIVS ECOLE 
SliE PASTOR HIC RESVR 
RECTIÔNEM CORPORV 
EXPECTAT, ET VITAM 

iETERNAM 
OBIIT AN. DNl. M. DC. 
LVIII. DIE XXVIII. 
MENSIS IVLIL 
ANNOS NATVS LXI. VI. 
M \\ 

Pierre *. — Long. i",3a ; lai^g. o",9o. 



' Pi*è8 la porte de Téglise; texte sans or- ' Au fond du chœur, du cb\é de Tévan- 

nements. gile; armoiries supprimées. 

'^ ri mêmes dies . . . 1 . 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUPORT. 525 



1639. 

Deffvncte Damoiselle Marie Michel de la Roche- 
maillet A DÔNÉ À l'Eglise de céans xv. livres tz. de 

RÊTE, A la charge QV'EN CETTE NEF LE ViCAIRE TOVS 

LES Dimanches a lissve de vespres a perpetvite ap- 
prendra ET FERA DIRE AVX ENFANS LE PatER l'AvÉ ET 

LE Credo en francois, avec les Cômandemens de 
DiEV ET DE l'Eglise et les instrvira en la doctrine 
Chrestienne don le sômaire est q'vil n'y à qv'vn 

SEVL DIEV EN TROIS PERSONES, PeRE FILZ ET S^ ESPRIT QVI 

s'appelle la ST* Trinité qve le filz qvi est la secôde 

PERSÔNE s'appelle IeSVS ChRIST, QVI S'EST FAICT HOMME 
EST MORT EN LA CROIX PO" NOVS, EST RESSVSCITÉ ET MOTÉ 

Av CIEL, Qve le mesme Iesvs Christ Diev et home est 

PRESir EN PERSÔNE AV Sî SACREMENT DE l'AvTEL, ET 

QViL n'y à qv'vne Eglise, scavoir la catholiqî aposto- 

LIQVE * LAQVELLE IL N'Y A PoFf DE SALVT 

Et ensvite ledT vicaire assisté des enfâs ira dire vn 

DEPROFVDIS dans le CHŒVR SVR la roSSE DE LAD^* 
DEFVCTE, QVI EST SOVBS LE LVTRIN, ET LVY SERA PAYÉ PAR 
LE MARGV* 4 SOLZ TZ; CHASCVN DIMANCHE APRÈS LAD^* 
INSTRVCTION ET PRIERE. 

EXTRAICT DV TESTAMES DE LAdT* DEFFVCTE , RECEV PAR BrIERE 
TABELLIÔ". a PALAISEAV le 23^ APVRIL 1638, et de LACTE de 

delivrace de lad^*" rcte faicte a l'Eglise, pardevant ledT 

BrIERE le 25*. IVILLET 1639, ^^R " DISCRET M** ReNÉ 

Michel de la Rochemaillet Cvre de lad? Egle frère 

de la deffvncte et execvtevr de son testament. 

Elle est decedée le 24^ Apvril 1638, aagee de 34 ans 

Priez Dieu Pour Son Ame, 

Marbre noir*. — Haut. ©",7 3 ; lai^. o",6o. 

* Les moto et rmnaine harê de sont biffés. ^ Simple marbre, auprès de l'inscription 

* Moto grattés. n** mggy. 



526 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



i665. 
D. O. M. 

Hic SITVS lACOBVS MiCHAEL DE LA ROCHEMAILLET PECCATOR 
HEV QVÔbAM MAXIM'. À TE, BONE IESV CHRISTE SAL*. REQVIES, 
ET RESVRRECriO OMNIVM IN TE SPERATIVM À TE INQVÂ PII5- 

siME Deys, qvi pro peccatoribvs homo nasq de Virgine, 
ET tamgrâde moriendo crvcis volvisti svbire tormT- 

TVM , TREMENS EGO DEUCTORV METV» SPE TAMEN SOLA MA- 
GN^ MISERICORDIiE "" PASSIONIS TV>£ MAXIME SECVRVS, RESVR- 

RECTIONEM VIT^ PETO ET EXPECTO. 
SVSCIPE ME IGITVR, DOMINE, SECVNDV ELOQVIVM TVVM ET 
VIVÂ, ET NON CONFVDAS ME AB EXPECTATIONE MEA ». 

Fia DVLassiME Iesv (loqvar enim ad Devm mlv qvia semel 

CCKPI, CVM SIM PVLVIS ET QNIS) ElA CLEMÊTISSIME SeRVATOR 
mIFdI, MVLTV MISERICORS ET MISERATOR TJnE, fîÔ INTRES IN IV- 
DICIV CVM SERVO TVO NEQ VINDICTA SVMAS DE PECCATIS MEIS, 
SED SECVNdV MVLTITVDINÊ MISERATIONV" TVARV DELE INI- 
QVITATES MEAS*, ET ESTO MIHI JESVS *. AMEN. 

In PAGE IN INDIPSV DORMl ET REQVIESCAM, QVONU TV 0NE SIN- 
GVLARITER IN SPE CcTsTITVISTI ME* GlORIA PATRI ET FlUO ET 
SPIRITVI SANCTO, IN iETERNVM ET VLTRA. 

0BIITAN.REP.SAL.M.DC.XLV° IDIB.OCTOB».yETAT.VEROSV>EXLV° CVM 
TOT*. IN MORTIS, ET SVPREMI ILU\ TREMÊDÎQ IvDICII COGITATIONE 

HOC siBi ante nove anos pparasset Epitaphiv, QVOD fratri 

CHARISS. IN CVRIA MoNETARv" FRANCISE ReGIS CHRISTIANISSIMI 

CôsiLiARio integerrimo , Renatvs Michael de la Roche- 
maillet, Hvf. EccLEsii€ Rector frater natv maior SVPER- 
STES moerens POSVIT. Rccpilescat in pacc. 

quis siatt Deus * 

Marbre noir '. — Haut.»o",83 ; larg. o",66. 

* Psalm. cxviu, v. 116. * Psaim. iv, v. 9, 10. 

* Psalm. cxLu, v. s;Tob. cap. m, v, 3; * Le i5 octobre. 

Psaim. L, V. 3. * Traduction du mot Mickael. 

' Sois mon sauveur, (rVocabiBDomenejas ' Au premier pilier du chœur, vers le 

irJesum; ipse enim salvom fadet populum nord; armoiries grattées. 
ffSuum.D Evang. sec. Mat. c. i. v. 91. 



ANCIEN I>OYBNNÉ DE CHATEAUPORT. 527 



i646. 

Par contract passé a LonIvmeav pardevant le 
Bigot le 19* Apvril 1645. Ledict deffvnct Iacqves 

Michel de la Rochemaillet vivant escvyer ^ 

* NNÉ À l'Eglise 

DE CEANS TROIS LIVRE* TZ DE RENTE POVR LA LAMPE 
DEVANT LE S^ SACREMENT, ET PAR SON TESTAMENT 
RECEV PAR BrIERE TaBELLION A PALAISEAV, LE l4*. OC- 
TOBRE AVDIT AN ^ IL A LeGVÉ X LADITE ËGLISE TRATE 
SOLS T2 DE RENTE POVR VNE MeSSE BASSE QVI SERA 
DICTE X PERPETVrrÉ POVR LE REPOS DE SÔ A ME 
LE 15^ OCTOBRE lOVR DE SON DECES 

Pierre *. — Long. o",5i ; larg. o"*,76. 

René Michel de la Rochemaillet, curé de Ghamplan, appartenait à 
une famille distinguée, originaire de Beauvais, qui donna au diocèse 
d'Angers un évéque, mort en odeur de sainteté en ikk'j^. Le nom 
primitif de cette famille était Michel; on y ajouta dans la suite le titre 
d'un fief. Les fondations du curé attestent sa piété. On lui attribuait 
aussi rétablissement dans sa paroisse d'une confrérie en l'honneur de 
saint Lubin, évéque de Chartres, patron d'une église prieurale dont il 
portait le titre. Pendant les loisirs que lui laissait son ministère^ il 
s'occupait de littérature classique; on a publié, sous la date de l'année 
même de sa mort, un recueil de poésies latines^, qu'il avait compo- 

' Les gratleurs de titres, qui ne savaient d^Augers, de t&38 à 1&&71 conseiller de 

pas le latin, n'ont &it disparaître que les LoaisII, roi de Sicile. Sa mémoire est restée 

qualités exprimées en français. en vénération. Les rois de France ont, à 

* An-dessous du n" mgcviii; enroule- plusieurs reprises, demandé sa canonisation, 

ments, tête de mort, ossements croisés ac- {Gatt. christ, t. XIV, col. 58o.) 
compagnes de deux palmes; filet d'encadré- ^ Un volume in-S", Paris, chez la veuve 

ment. Henri Sara, i658. 

' Jean Michel , soixante-deuxième évéque 



528 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

sées, soit dans son presbytère de Ghamplan, soit au château de Palai- 
seau où il se retirait dans les temps de troubles; elles ne sont pas sans 
mérite. Le panégyrique de l'évêque d'Angers y figure au nombre des 
pièces les plus intéressantes. Des amis de René Michel ont placé à la 
fin du volume son éloge en prose et en vers'. 

Le digne curé de Ghamplan avait su communiquer à son frère et à 
sa sœur les sentiments de piété et de charité qui ranimaient lui-même. 
Damoiselle Marie de la Rochemaillet fonda pour les enfants de la pa- 
roisse un catéchisme; le contrat qui en fut passé contient un abrégé 
de la foi catholique. Jacques de la Rochemaillet, conseiller du roi en 
la cour des monnaies, mort en i665, voulut avoir sa sépulture dans 
l'église oik son frère, le curé, devait reposer un jour. Neuf ans avant 
son décès, il s'était préparé une épitaphe, sous la forme d'une tou- 
chante supplication adressée au Sauveur des hommes; c'est celle que 
nous publions'. Une autre inscription relate la fondation qu'il fit pour 
le luminaire du Saint-Sacrement. 

L'ancienne croix en pierre de la paroisse existe encore auprès de la 
mairie. La base est du xui* siècle; la partie supérieure, datée de 1 760, 
présente, d'un côté, le Christ, et, de l'autre, la Vierge. 

* Lebeuf, ep. rà. t. IX, p. SaA, 897, * EUe est insérée au recueil ci-dessus 

3q8, 339. mentionne. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



529 



MCCX. 

MASSY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-MARIE-MADELEINE. 

laSi. 




: lai • eisv • 

inessiRes • smoRS • ciieyjnaQRs avi • mespfls 

sfl • SJER • VG • eimae • & • ce • 

Bxxxi ■ • fifi • lovn • DQ • iifl • Fes«e • sjiirv • a. . .jms • ue • 
fflJIRVIR 



M! 

Pierre. — Long. a",86; lai^. i",io. 

' Le miliégime est indique de ia mtene manière que si l'ëpilaphe était en latin, 
m. 67 



530 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

L'église, reconstruite en grande partie au xvn*' siècle, conserve une 
assez belle tour du commencement du xui^, et quelques pans de murs à 
peu près de la même époque. Plusieurs tombes anciennes sont restées 
dans le dallage du chœur. La seule qui soit à peu près complète, et dont 
nous avons recueilli l'inscription, se trouve placée du côté de l'évangile. 
Arceau en ogive à trois lobes; pignon bordé de crossettes , avec un fleu- 
ron en amortissement; pour supports, deux colonnettes à chapiteaux 
feuillages; deux anges thuriféraires, nimbés, vêtus de longues robes, 
accompagnant le pignon; effigie imberbe, mains jointes; une cotte en 
mailles de fer, une autre par -dessus en étoffe, sans manches; écu 
armorié, ceinture, épée, jambards et chausses de mailles; un chien 
sous les pieds. Les armoiries de l'écu consistent en trois bandes, avec 
un chef chargé d'un lion passant à dextre; le champ est pointillé 
comme pour recevoir un mastic de couleur. Deux petits écussons à 
demi usés, gravés auprès de la tète, paraissent avoir été marqués du 
même blason. 

L'abbé Lebeuf cite, au nombre des seigneurs de Massy, deux cheva-. 
liers du nom de Simone Le premier, partant pour la terre sainte, 
vendit, en 12 45, à l'évêque de Paris, Guillaume d'Auvergne, divers 
droits de dîme et de champart. Le second rendit hommage, le i â mai 
1375, à Guillaume Tempier, aussi évêque de Paris, pour ce qu'il 
possédait à Massy*. La tombe que nous venons de décrire recouvrait, 
nous le supposons, la sépulture de ce dernier. 

Les autres dalles funéraires de l'église de Massy sont en tel état que 
nous n'en pouvons donner qu'une simple nomenclature : 

Un personnage en habits longs, encensé par deux anges; arcade 
ogivale à trois lobes, xui^ ou xiv® siècle. 

Même époque, effigie d'un prêtre, en chasuble. 

Fragment d'une figure de femme , veuve de feu Jehan ; fin du 

XIV* siècle. 

Même époque, dalle très-usée sur laquelle était gravée^une effigie de 

' Op. cit. t. IX, p. 333, 338. — * Guérard, Camkire de Notre-Dame de Parie, I, 
p. so3;IIl, p. i35;IV,p. 38. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 531 

femme, avec tête et mains rapportées en marbre; aux angles de la 
pierre, quatre médaillons; sur la bordure, ces mots seuls lisibles au- 
jourd'hui : 

mU pttm k nUiwti tp Ce«tttttr ïe ItlU $^m matftre ïïofUl 

ïe frâte 

La série des seigneurs de Massy, donnée par l'abbé Lebeuf, fait 
mention, aux dates de i364 et de 1878, dun Pierre de Villiers qui 
fut aussi seigneur de l'Isle-Adam et maître de l'hôtel du roi Charles V*. 
La tombe de Massy pourrait avoir appartenu à quelqu'un de la famille 
on de la maison de ce personnage. 

* T. IX, p. 333. — Histoire généahgique des mondois et Massy, souverain mattre de l*h6- 
grands (jffieier», e(r. t. VIII, p. 3i5. Pierre tel du roi, porte-oriflamme de France, mort 
de Villiers, seigneur de TIsle-Adam, Val- aprè8i386. — Voy. au88inotret.n,p.6i^i. 



67. 



632 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCXI. 

MASSY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-MARIE-MADELEINE. 

1677. 

+ AVE El VIVE JESU SALVATOR MUNDI 
MISERERE ET SALVA ANTONIUM DE LOOSE 
ABBATEM HUJUS MONASTERII SANCTI 
SALVATORIS HEXAMENSIS 
P, HEMONY FECIT AMSTELODAMI 
A° 1677. 

Cloche. 

Nous avons déjà rencontré dans les églises de lancien diocèse de 
Paris plus d'une cloche d'origine étrangère. Celle que possède aujour- 
d'hui l'église de Massy a été fondue, en 1 677, à Amsterdam, pour un 
monastère du titre de Saint-Sauveur hexamemis^, dont Antoine de Loose 
était alors abbé. Deux écussonsfont suite à l'inscription : l'un, celui de 
l'abbaye, au pélican avec sa piété; l'autre, celui de l'abbé, à dix-huit 
billettes rangées 5, 4, 5 et 4; avec les devises cautb nbc dolose, 
pour l'abbé, diligite alterutrum, pour l'abbaye. 

' Un monastère bënëdictin, du nom de toire de France, s* annëe, liste des anciens 
S. Sakator examensis, et du diocèse de Cam- monastères de France. Le GalKa christiana 
brai , figure à Y Annuaire de la Société de l'his- n^en fait aucune mention. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUFORT. 533 

MCCXII. 

I6NY. — ÉGLISE PAROISSIALE DB SAINT-PIERRE. 

i586. 

Noble home Mary dupuis Escuier Sieur * ^ . . 

de Gomon Viflier* a donne a iegiise Monsieur S' Pierre 
digny Trente perche de pre en deui pièce sis a la 
prerie de Gomon Viiiier a la Charge que les MarguilT 
de Ia3 Esglise seront tenuz de fère dire Chanter 
& cellebrer par chascun an a perpetuitte en iegiise 
de Céans Vng service complaict Scauoir Vigdies & 
Recommandaces Troys haultemesses le Vingt 
neufiesme lo' de mars po' a lintentîon de feu Nobles 
Personnes Guillaume dupuis ayeul dudict Mary 
& de Règne dupufs & Claude de preuost Père & 
mère dudict Mary Eux Vivant seigneurs desdys 
lieux Item deux messes haulte Vigilles & 
Recommandaces iunne le quinziesme lour de 
septembre po^ a [intention de feu Gilles dupuis 
luy Viuant s' de Vauxperreux lautre le douze 
iesme lo' de Nouenibre po' a lintention de feu 
Georges dupuis luy Viuant s' de Marchepallu 
le tout Ainsy quil est plus applain contenu par 
con tract faict & passe pardeuant lehan bonnyn 
coniis du Tabellion de chasteaufort le XXIX* 
lo' de Nouembre Mil cinq cens llll'^* vi 

Priez dieu pour eux 
Pierre. — Long. o",85; larg. o",4a. 

Eglise renouvelée au xvi® siècle, à Texception du cliœur construit 
et voûté au xin*"; elle a été restaurée dans le cours du siècle der- 

' &eur digny et de GomomnlUers. — ' Ecart de la paroisse. 




53Û INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

nier. Des dalles funéraires, de grandes dimensions, au nombre de six, 
couvrent en partie le sol des abords iiu maître-autel. Sur une de ces 
pierres, qui fut sans doute la tombe d'un curé de la paroisse, nous 
avons lu ce commencement d'inscription du xvi*" siècle : 

Cg 5ift wttttaïiU et ïttffwtt* pttîm vxtdm nmûê Ijattalw twW 
h.. 

Les autres dalles ne se prêtent à aucun commentaire. 

On a déposé dans la chapelle des fonts baptismaux la table de pierre 
qui relate les fondations de noble homme Mary Dupuis, pour son 
aïeul, pour ses père 'et mère, et pour d'autres personnes de sa parenté. 
Suivant le procès-verbal de la coutume de Paris dressé en 1 5 1 o , Ni- 
colas Dupuis était dès lors seigneur d'Igny. L abbé Lebeuf , qui nous 
l'apprend, ajoute qu'il a vainement cherché le nom du possesseur de 
la terre à l'époque de la dernière rédaction de la coutume parisienne 
en i58o\ L'acte de fondation de Mary Dupuis nous autorise à croire 
que la seigneurie n'était pas encore sortie de la même famille. 

Un écusson surmontait le texte; les armoiries en ont été grattées; 
des têtes de squelettes et des ossements sont dessinés dans les angles 
de la pierre. 

' Op. citA, IX, p. 344. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 535 

MCGXUI. 

I6NV. - ÉGLISE PAROISSIALE D£ SAINT-PIERRE. 

1660. 

Hic lacent Nobiliss. DD, Michael 
Seguin D. de Leuigny & Nobiliss. 
Maria durada qaondi amantis- 
simi Coniuges ex quorum felici 
Cô7ugio quatuor extitere filii; 
horum très primi Equitatui prae- 
fecti variis in prcliis fortiter 
pugnates tandem pro rege o/:- 
cubuere superest aiius régi accep 
tissinius multisque cumulatus ho- 
noribus pii Côiuges huic Eclesia: 
quercetu * in agris'poirecotiis * situ 
-eâ Côditione Legarut ut bis vno 
quoque Ano officiùm pro defijc 
tis in perpetuum animae suse soia 
tium celebraretur qumdecinio 
Scilicet Octobris & quindecimo 
Nouembris ut fusius patet ex 
Cotractu Corani gigot Notario 
Kegio transacto XXII. Nouemb. 
1660. Obierut Ano Mill. sexe, quin 
quagesimo prinio Requiescat inpace 

Pierre. — Haut. o",8ii; larg. o'^.bb. 

Table de pierre relevée sur le mur de la chapelle du haptèine. Au- 
dessus du texte, un écusson, timbré d'un heaume à lambrequins. Les 
armoiries se composent d'un chef simple et d'un chevron accompagné 

' Une chênaie, un bois de diénes. ^ * En latinisant ce nom de lieu, on Ta rendu mécon- 
naissable. 



536 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

de trois croix potencées. Ossements et tète de squelette en bas de l'in> 
scription. Michel Séguin', seigneur de Lévigny, et sa femme, Marie 
Durand, décédèrent tous deux en 1 65 1; ils avaient eu quatre fils. Les 
trois premiers , qui étaient officiers de cavalerie, périrent sur le champ 
de bataille pour le service du roi. Le quatrième survécut; il fut comblé 
d'honneurs pour son propre mérite et aussi en souvenir de la mort 
glorieuse de ses frères. Le père et la mère, inhumés dans l'église 
d'Igny, avaient légué à la fabrique un bois de chênes pour la fondation 
de deux anniversaires perpétuels, à célébrer le i5 octobre et le 1 5 no- 
vembre. L'épitaphe latine qui nous instruit de ces diverses circon- 
stances se distingue par son élégante rédaction. 

11 ne reste plus aucun vestige de la tombe, sculptée en relief et 
supportée par quatre lions, autour de laquelle Fabbé Lebeuf a lu 1 epi- 
taphe de François de Vigny, écuyer, seigneur de Gomonvilliers, qui 
trépassa le 1 5 mai 1 6 1 o^. 

^ D une famille parisienne qui a produit règne de Henri IV. — * Op. ât, L IX. 
des savants distingués , et des professeurs de p. 3 A i-3&â . 
médecine au coU^ royal de France sous ie 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 



537 



MCCXIV. 

I6NY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

1706-179/1. 

t JAI ESTE BENISTE PAR M*i^ F. LANGE 
CVR£ DE CE LIEV DE CHATEAVFORT ^ ET 
NOMMEE CLAVDE CHARLOTTE PAR 
CLAVDE GLVCQ CONSEILLER DV ROY AV 
PARLEMENT DE PARIS SEIO" DIGNY 
VILLEGENIS* GOMONVILLIERS * &C. 
ET DAME MARIE CHARLOTTE GLVCQ 
MARQVISE DE CVRTON 

L BOVLANGER BOVRGEOIS DE PARIS I BONTE 
PROCVREVR FISCAL M BAVDET MARGVILLIER 

ET N MOLLIER 

A MARTIN FECIT*. 

Cloche. 



' La cloche provient d'une des deux 

ëgHses de Châteaufort. Voy . ci-dessus , p. 1 5 o. 

* Ancienne seigneurie et chAteau de la 



' La famille Giucq des Gobelins possé- 
dait ces trois seigneuries au commencement 
du XVII i' siède. Elle descendait de Jean, sei- 
gneur de Saint-Port, directeur des manu- 



factures des Gobelins. Marie-Chariotte Glucq 
épousa, en 1706, Jacques de Chabannes, 
marquis de Curton , aide de camp du duc de 
Bourgogne; elle était veuve de Jacques de 
Vassan , seigneur de la Toumelle; elle mou- 
rut en 179^. 

* Fondeur dont le nom ne s'est pas encore 
présenté. 



m. 



68 



538 INSCBIPTIONS DE L4 FRANCE. 

MGCXV. 
VERIOÈABB.— ÉGLISE PAROISSIALE BB JfOTRE-DAME. 

1749- 

t LAN 1749 JAr ETE BENITE PAR M"* NICOLAS 
DE SAULNAIS CURE DE VERRIERES ET ^fOMMEË 
MARIE MARGUERITE HENRIETTE ADRIEN PAR M".' 
ADRIEN OLIVE OFFICIER COMMENSAL DU ROY 
ET PAR DAME MARIE MARGUERITE LE JEUNE 
EPOUSE DE M^"" GERMAIN OFFICIER COMMENSAL 
DU ROY * 

lEAN LOUIS SALLE MARGUILLIER EN CHARGE 
ET lEROME SALLE SECOND MARGUTLUER 
SEBASTIEN PAILLARD PROCUREUR FISCAL 
L. GAUDIVEAU ET SES FILS ' MONT FAITE 
A MIGI^EAUX* CONDUIT GRATIS FAR FRANÇOIS 
ANSOUS LABOUREUR 

Glocheé 

Lés piliers et les voûtes de l'église orrt été renouvelés au xvi* siècle, 
entre des murs plus anciens de trois siècles environ. La structure de 
Tédifice esiiEgvéable eti'éguiièfe. L'eiiainen que nous en avons fait na 
produit d'autre inscription que celle de' la^ cloche renfevmée <lans la 
tour. 

^ C'est ainsi qu'on désignait les officiers ^ Migneaux, lieu dit et château de la pa- 

qui avaient bouche en cour pendant leur roisse de Verrières. Le laboureur Ansous 

service; ils jouissaient de divers privilèges. amena gratuitement la cloche de Tendroit 

{Dtetionn. etieifclapid.) où elle avait été fondue à Tëglise. 

* Voy. ci-dessus, n* mcxgix. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CRAfTEAUFORT. 539 

MCCXVI. 

ANTOKY.— É6LISB PABOISBIALE DE SAÏNT-SATUKNIN. 

1750. 

* lAY ETE BENITE PAR M*' B. CHAVET CVRE DE 
ANTHONY & NOMMÉE CHARLOTTE GENEVIEVE 
PAR M* CHARLES CHAVET M** BOVRGEOIS DE PARIS 
SON FRERE & PAR DM^ GENEVIEVE SEVIN VEV^ DE 
m" LOVIS FOEEST AVSSY M° BOVRGEOIS .DE PARIS 
ANCIEN GARDE DE SA COM M VNA VTE * FRANÇOIS 
BOVLET & NICOLAS RIOV MG* * P. CVERNON 
SONNEVR 1730. 

Cioehe. 

L'église se compose d'une nef de la fin du xv^ siècle, d'un chœur du 
xiii^, et d'un assez beau cloeher de cette même époque. Elle a été com- 
plètement restaurée depuis quelques années; on a profité de cette 
occasion pour supprimer cinq ou six dalles inscrites qui nous ont paru 
du xvi^ siècle, et que nous avons vues à vendre en dehors de l'église. 
D'autres pierres, de même origine sans doute, aujourd'hui très-muti- 
lées, servent d'entourage à la promenade communale. Elles ne sont 
pas antérieures au siècle dernier. On y lit les noms de Pierre Ghan- 
teoiseau , curé d'Antony, docteur de Sorbonne, de Jacques Blant, entre- 
preneur, de Jean Léger, marguillier de l'œuvre de Saint- Saturnin. 
L'inscription de la cloche paroissiale est la seule que nous puissions 
produire. 

' Dans les corps des marchands de Paris , pri villes de la coromimautë , etc. {Dictiann. 

on donnait le titre de maitre et de garde encychpéd.) 
aux membres ëlus pour veiller à Texécution * Marguilliers, 

des statuts et règlements, pour soutenir les 



68. 



5A0 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MGCXVIF. 

CHATENAY-LES-BAGNEUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTGERMAIIN 

(D'AUXERRE). 

1716. 

Cy Gisr 

Le cœur de m*î^ Jacques 
louis ï>^ malezieu escuyer 
conseiller au conseil souverain 
de dombes * secretaire des 
commandemens de s. a. s. 
monseigneur louis charles de 

BOURBON* COMTE d'EU PRINCE 

DU SANG GOUVERNEUR DE GUYENNE 

GRAND MAISTRE DE LARTILLERIE 

DE FRANCE LEQUEL ÂGÉ DE 21. 

ANS DECEDDA A PARIS LE II. JANVIER 

17 16. DANS LA MAISON DE M"^ 

NICOLAS DE MALEZIEU SON 

PERE CHEVALLIER CHANCELLIER 

DE DOMBES SEIGNEUR DE CETTE 

PARROISSE. 

Priez Dieu pour 
son ame. 

Marbre noir. — Haut. o",67; larg. o^j^o. 

On ne peut pas dire que l'église de Ghâtenay soit belle; mais elle est 
intéressante. Clocher remarquable de la seconde moitié du \\f siècle. 

' La principauté de Dombes. Voy. ci- ^ Troisième fils du duc du Maine . né en 

dessus, t. II, n' dlxxix. 1701, mort en 1775. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHATEAUFORT. 5M 

A l'intérieur, piliers et voûtes contemporains du chœur de Notre-Dame 
de Paris; quelques chapiteaux plus anciens, à figures d'hommes et 
d'animaux; à la clef de voûte de la chapelle de la Vierge, cette date 
en caractères gothiques : lau be jjrace Cêft^CW* L'abbé Lebeuf fait men- 
tion de tombes des xm* et xiv*^ siècles, dont une à trois personnages, 
mais sans ajouter aucun détail sur les inscriptions; ces monuments ont 
disparu. Des fouilles pratiquées dans le chœur, au commencement du 
siècle dernier, amenèrent la découverte de plusieurs cercueils de plâtre, 
contenant des vases de terre grise à bandes rouges remplis de cendre 
et de charbon; le savant abbé assignait à ces sépultures la date du 
xm*" siècle ^ 

L'épitaphe de Louis de Malezieu est gravée sur une simple plaque 
de marbre encastrée dans un pilier du chœur, du côté de l'épître. Ce 
jeune homme était fils de messire Nicolas de Malezieu^, chancelier de 
la principauté de Dombes, ancien précepteur du duc du Maine, un 
des quarante de l'Académie française, membre honoraire de l'Académie 
des sciences, devenu seigneur en partie de Ghâtenay par labandon 
que le duc du Maine lui avait fait de tout ce qu'il possédait sur le ter- 
ritoire de cette paroisse. Une seconde inscription sur marbre, placée 
dans le sanctuaire, apprenait qu'un autre fils du chancelier, nommé 
Nicolas comme son père, avait été sacré, en 1718, évêque de Lavaur^ 
par Fabius Brulart de Silleri, évêque de Soissons, dans l'église de 
Ghâtenay ; elle n'existe plus. 



^ Op. cU. t. IX, p. 369-363. Les armoiries des anciens évéques sont 

* Helléniste, littérateur, mathématicien, peintes sur les parois de la sacristie de la 
astronome, né en 1 6S0 , mort en 1 737. cathédrale de Lfavanr, entre autres celles de 

* Trente- troisième évêque de Lavaur, Nicolas de Malezieu, (Ta^ur au (rAerro/t(/ or, 
décédé en sa ville épiscopale, le iS mars accompagné, en chef, de deux branches de lis, 
1748. {GaU. christ, t. XIII, col. 353.) et en pointe d'un lion de même. 



5&3 INSCRIPTIONS D£ LA FRANCE. 

Mccxvm. 

CHATENAY-LES-BAGNEUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE 8A1NT-GSRMAIN 

(DACXERRE). 

CY GlST 

MESSlRE ESTlENNE 

LERtCHE CURÉ DE CETre 

PAROtSSE DE CHASTENAY LEQUEL 
APRES L'AVOtR GOUVERNÉE 
AVEC L'ESTtME ET L'APPROBAltON 
GENERALLE l'ESPACE DE 
QUARANTE TROtS ANS • DECEDDA 
LE VtNGT TROlS OCTOBRE, 
MtL SEPT CENT VtNGT QUATRE 
ÂGÉ DE SOIXANTE ET TREtZE 
ANS 

Priez Dieu pour Son Ame 

^ Pierre.— Long. i",35; iarg.*o*,8^. 

Tombe comprise dans le dalkge du diceur, du côté de l'évangile. 
Etienne Leriche n eut pas d'autre ambition que celle de gouverner 
en paix le peuple confié à sa sollicitude. Il avait trente ans à peine 
lorsqu'il fut appelé à la cure {le Châtenay ; il mourut plus que septua- 
génaire , sans avoir changé de fonctions. 

Près des fonts baptismaux, un marbre, aujourd'hui très-mutilé, 
rappelle le nom de Simon Mercier de la Source, un des principaux 
officiers de la maison du roi, décédé en 1791, assez tôt pour ne pas 
assister aux dernières infortunes du maître qu'il avait servi. Un prési- 
dent honoraire de l'ancienne cour des monnaies, Claude-Henry Droin, 
né en 1726, mort en 1806, a aussi son épitaphe, à l'entrée de 
l'église. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 543 

MCCXIX. — MCCXX. 

SCEAUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTJEAN-BAPTISTE. 

1698. 

II^IS MA 

L*AN MIL Six Cens VIngt hvIct le dimanche 

PREMIER lOVR d'OCTOBRE • SeANT VRBAlN 8 PaPE. 

ET Régnant Lovls xiii Roy de frange et de 
Navarre la ConfraIrIe de Nostre Dame dv 

SAtNCT RoSAlRE* A ESTÉ ERIGÉE EN CETTE PARROlSSE 

M" ST Iean BapT* de sceavx par vng R. père IacobIn 



DEPVTÊ DV REVEREND*?* GNAL ESTANT LORS A PARiS 

ET DV Consentement de MonseIg" L'Illvs'î* et R^' 
L'Archevesqve de Paris*, svivant la Req" pnteé 

PAR M^ LE CVRÉ MARGVtLLlERS ET HABITANS DVD 
SCEAVX DONT LE^ ORlGlNAVLX DES TlLTRES DE 
TOVTES LES CONCESSIONS CY DESSVS SONT AV 
TRESOR DE LAD" EGLiSE ET TRANSCRIPTZ SVR LE 

LivRE DES Comptes d'Icelle en ladIcte anee 
1628. Et avltant de tovs les'd* tIltres bIen 

ET DEVEMENT COLLATlONNEZ AVSD' ORfGÎNAVLX 
SONT ES MaINS de IeAN CoVSTVRtER 

Notaire Apostolîcqve demevrant a Paris 
povr servir de mlnvtte en datte dv 17 
Septembre avdIct an et la Mînvtte dv 
contract passé entre led* s^i cvré marg*f* 

ET HABlTANS Et LEDtCT R. P. IaCOBIN POVJÏ 
L'eNTRETENEMENT DES STATVTS D'ICELLE 
CoNFRAtRlE EST DV DlCT JoVR PREMIER OCTOBRE 
1628. PARDEVERS PIERRE ChARLEMAIGNE 

TabellIon demevrant avdIct Sceavx le 

TOVT POVR Y AVOtR ReCOVRS. 

Pierre. — Haut. 1" 4i ; iarg. o",8o. 

' La dëvotioD duSainURosaire, établie ' Jean-François detiondi, cent-onzième 

par saint Dominique , et dirigée par les reli- évéqae , premier archevêque de Paris , 1 6 a 3- 
gieux de son ordre. i65&. 



ShU INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

i639. 

AV NOM ET DE LA 

DE DiEv Vierge 

Les Marg*?* de l'eg*^ de Sceavx sot obligez 
a perpetvité de faire chater devat la 
chappelle dv rosaire, es premiers dima- 
ches des mois, et festes de la conception, 
Nativité, Ann'ôciation, Pvrification, et 
Assomption de nos^re Dame, Matines, 

LAVDES, prime, TIERCE, SEXTE, ET NONE, A l'Is- 
SVE DE PRIME, VNE I^AVLTE MESSE A DIACRE 
ET SOVBS DIACRE SI FAIRE SE PEVLT, A LA Flt< 
DES COMPUES LES LITANIES DE LA ViERGE 
EN FAISÂT LA PROCESSION, AVAT ICELLE FAIRE 
CHÂTER DEVÂT l'AVTEL DVD*. ROSAIRE A GENOV'^ 

PIE lESV DOMINE DONA EIS REQVIEM » 

AmF, ET AV RETOVR LE PSALME EXAVDIAT* POl 
LE Roy, SALVE REGINA, ET DE PROFVDIS AVEC 
LES ORAISÔS ACCOVSTVMEES : FAIRE SONNER 
LES CLOCHES EN CARILLON LEsF lO". ET AVX 
VIGILES D*ICEVX ET OVLTRE FAIRE CHANTER 
LES SAMEDYS' DE CHASQVE SEPMAINE APRES 
CÔPLIES, LES LITANIES DE LA ViERGE LE TOVT A 
l'INTËTION de M*i* YSAMBERT DE LEVR FAMI*:* 
ET CÔMVNAVLTÉ DES HABITATS DvF. SCEAVX TAT 
VIV"ÂTS QVE DEFFVCTS MOYENANT SIX ARPENTS 
DE TERRE DONEZ A LA FABRIQVE DE CESTE 
EGLISE SVIVANT LE CONTRACT FAICT AVEC 
LES MARGH^ et habitas DE CESTE PAROISSE PAR 
DEVANT AnTHOINE DvMESNIL TABELUON DvF 

Sceavx le xxviii octobre mdcxxxii. 

TovT Vient Tovt est 

DE Diev a Diev 

Pierre.. — Haut. i",63; lai^. o",79. 

^ La dernière strophe de la prose Dies par ie verset Domine sahum/ac regem, etc. 
ira?. ' Le samedi est le jour de la semaine 

^ Ce psaume porte ie n"" xix; â se termine consacré à la Vierge. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 545 

Une inscription, autrefois gravée sur une plaque de cuivre et re- 
nouvelée en peinture, le 16 septembre 1808, sur le premier pilier, à 
main droite, avertit le visiteur que la nef et les collatéraux de l'église 
furent rebâtis par Guy-Louis Baudouin, curé de Sceaux; que MM. de 
Tresmes et Golbert , successivement seigneurs de la paroisse , reconstrui- 
sirent le chœur, et que la dédicace fut célébrée, le 6 juillet 1788, 
sous le titre de Saint-Jean-Baptiste et de Saint-MammèsS par Hya- 
cinthe Le Blanc , évêque de Joppé , avec lautorisation de Charles-Gas- 
pard-Guillaume de Vintimille du Luc, archevêque de Paris, qui accorda 
les indulgences d'usage. Les termes de cette inscription manquent 
d'exactitude. Quand on examine l'édifice avec attention, il n'est pas 
difficile de reconnaître que la plus grande partie de la construction 
appartient à la seconde moitié du xv® siècle; on y découvre même 
quelques vestiges du xui^ et du xiv^. La part des travaux mo- 
dernes se réduit à une portion de la nef et à une restauration gé- 
nérale. Quelques détails élégants se rencontrent dans cette église; 
mais elle n'offre dans son ensemble rien de remarquable. Un groupe 
sculpté en marbre par Tubi, et représentant le baptême du Sauveur 
par saint Jean, surmonte le maître-autel; il provient de l'ancienne 
chapelle du château^. Des fragments de vitraux, datés du xvi"^ siècle, 
ont été donnés à l'église, depuis peu d'années; l'origine n'en est pas 
connue; on en a garni plusieurs fenêtres des collatéraux. 

Le chœur de l'église renfermait jadis d'illustres sépultures. Au mi- 
lieu, une tombe de marbre blanc, un peu élevée au-dessus du dallage, 
recouvrait le caveau où reposaient Louis-Auguste de Bourbon , fils lé- 
gitimé de Louis XIV, duc du Maine, seigneur de Sceaux; Anne-Louise- 
Bénédicte de Bourbon, sa femme, et le comte d'Eu, leur fils^. Ce 
monument a été détruit; on voit seulement adossés aux piliers du 

' Martyr de Cappadoce, patron primitif notre recueil, page 979. Le château, cëlè- 

de Sceaux; la cathédrale de Langres est aussi bre par sa magnificence, a éié démoli par 

sous son invocation. des vendeui's de pierres et de plombs. 

' Musée des monuments français, n* ^79 ' Voy. ci-dessus n* hccivii. 

du catalogue de Tan x. Voy. aussi t. I de 

lU. 69 



546 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

chœur deux petits obélisques en marbre bleu turquin , rehaussés d'or- 
nements de bronze et portant l'empreinte des médaillons du duc et de 
la duchesse que les révolutionnaires ont supprimés. Us détruisirent, 
en même temps, les épitaphes, pareillement inscrites sur des tombes 
de marbre blanc, du duc de Gaderousse, mort au château de Sceaux, 
en 1761, et du comte de Ghambonas, décédé en 1729, premier gen* 
tilhomme du duc du Maine \ 

Les deux inscriptions que nous publions rapportent , la première, 
l'établissement à Sceaux de la confrérie du Saint-Rosaire; la seconde, 
la fondation par MM. Ysambert de diverses cérémonies pieuses qui 
n'en étaient en quelque sorte que le développement. Ges inscriptions 
sont fixées au mur de la chapelle de la Vierge. Les mêmes armoiries, 
qui sont certainement celles des donateurs, se reproduisent sur chaque 
pierre, au-dessous du texte; elles se composent d'un chevron accom- 
pagné, en chef, d'un croissant à dextre, d'un soleil à sénestre, et en 
pointe d'une tête de cheval ou de licorne, l'écusson timbré d'un heaume 
à lambrequins. Au-dessus du texte, la Viei^e est représentée, d'un 
côté, un rosaire à la main, de l'autre dans la gloire, avec son fils entre 
les bras. Des enroulements de rinceaux encadrent les figures et les 
armoiries. 

' Lebeuf, op. cit. (. IX, p. 376. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUPeRT. 5&7 

MCCXXi. 

SCEAUX. — ÉGLISE PAROISSIALE I>£ SAINTJBAN-BAPTISTE. 

1749. 

HiEC REQVtES M£A iN 

SiECVLVM SiECVLi HIC 

HABiTABO QVONiAM EI^ 

£Gt EAM \ 

et GlST m'Î* GVl LOVÎS 

BAVDOViN PRETRE BACH- 
ELIER DE SORBONNE ET 

CVRÉ DE CETTE PARO- 
ISSE QVl EST MORT 

ÂGÉ DE LXVII ANS LE 
XXXI DV Mots DE 

MARS LAN DE GRACE 

MtL SEPT CENT 

QVARATE * NEVF 

DOMINE DtLEXt DECO- 
REM DOMVS TVE NE 

PERDAS CVM iMPliS DEVS 
ANlMAM MEAM' 

Requlescat in pace 
Pierre. — Haut i",5o; lai^. o",73. 

Simple daiie, sans ornements, placée dans la nef, dont la recons- 
truction fut en partie l'œuvre du curé Guy-Louis Baudouin , ainsi que 
nous Tavons exposé sous les deux numéros qui précèdent. 

' Psalm. cxxii, v. i5. — * Sic» — - * Psalm. xxv, v. 8, 9. 

69 



548 •INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCXXII. 

SCEAUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTE. 

1767. 

icy deuant repose 
Le Corps de M^.* * Pierre Courtois, viuant 
Garde a cheual des Plaisirs du Roy* Voyer 
ET ANCIEN Procureur Fiscal pour S • A • S • 
Monseigneur le Comte D'eu* en sa Baronnie 
DE Sceaux, M"^^* charon a Paris et ancien Mar- 

GUILLIER DE CETTE PAROISSE, LEQUEL POUR MAR- 
QUES DE SA Pieté a fondé en cette Eglise xii 
Messes Basses pour le repos de son Ame 
ET Celles de ses Successeurs, Dont la 
P"^ SEROiT Chantée et dite le Jour de 
son Decés avec les Vigiles a ix leçons 

ET LES AUTES* TOUS LES PREMIERS VANDRE- 

DIS DE CHACQUE MOIS DE L'ANNÉE, CoMM'AUSSY 

QUIL SEROIT LE 29 JUIN FeSTE DE S^ PlERRE 

DIT ET Chanté un Salut avec Exposition 
DU Saint Sacrement suivi dune Antiene 
A LA Vierge, DOMINE SALVUM, La bénédic- 
tion ET LE DEPROFUNDIS Le tout a per- 
pétuité POUR LA RETRIBUTION DE QUOY A 

QUE 

ÉTÉ PAR LUI CONSTITUÉ AU PROFIT DE LA FABR 
DE CE LIEU VAINT* LIVRE DE ReNTE ANNUELLE 
ET PERPETUELLE, COMME LE CONTIENT PLUS 

' Mattre. * }îa(tre. 

' Des chasses du roi. ^'^ Sic, sans parler des autres fautes 

^ Voy. ci-dessus if mccxvil de grammaire. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 5/i9 

AU LONG, LE CONTRACT, PASSÉ ENTRE MeSSIEUR 

LES Curé et Marguilliers de cette Pa"°.'"* 

DEVANT M" ChAMPIN GrEFHER ET NOTAIRE 
A SCEAUX PRESENTS TESMOINS LE 19. JuiN 17J7 
DeCEDÉ le 25. OCTOBRE DE LA MEME A^ÉE 

Agé de xxxxvl ans. 

Sa veuue pour témoignage de son amour 
Lui a fait Pauser cet' Epitaphe, 
Requiescat in Pacé 
Pierre. — Haut. i",i5; larg. o™,66. 

Inscription encastrée dans le second pilier de la nef, à main droite; 
filets d'encadrement; deux enroulements et un fleuron au-dessus du 
texte. A sa profession de maître charron, Pierre Courtois réunissait les 
fonctions de garde à cheval des chasses, de voyer, de procureur fiscal 
et de marguillier; c'était aussi un homme soigneux du salut de son 
âme et zélé pour le culte de son patron, le prince des apôtres, comme 
son epitaphe en porte témoignage. 



• Sic. 



550 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCXXIII. 

SCEAUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JEAN-BAPTISTË. 

1793. 

Beati mortui qui in domino 
moriuntur; opera enim 
illorum sequuntur illos ' 

ici repose 
M'î'^ Jean Baptiste de FRAISSY 

CURÉ DE SCEAUX DEPUIS \'J^<) 

MORT EN Avril 1793 ^^^ ^^ 80 ans 

SON SERVICE A ETE CÉLÉBRÉ 
AVEC POMPE EN CETTE PAROISSE 
AU MOIS d'avril 1793. 



Reqmescat in p€u:e. 
Pierre. 

Epitaplie fixée sur le mur occidental , à l'intérieur de Tégiise. Jean- 
Baptiste de Fraissy, après quarante-quatre ans de fonctions curiales, 
mourut au moment même où son église allait être convertie en temple 
de la Raison. Il était le successeur immédiat du curé Baudouin qui 
avait reconstruit une portion de la nef; il fit fabriquer par Michel Des- 
prez, fondeur du roi, la cloche qui existe encore. On remarque le soin 
que les paroissiens ont pris de constater dans son épitaphe qu'un ser- 
vice solennel fut célébré en son honneur en 1798, quelles que fussent 
les difiicultés du temps^. 

' Apocalyps. cap. xiv, v. i3. sur im cippe de granit, a éié consacré à sa 

' Jean-Pierre Claris deFiorian, Fauteur mémoire dans l'ancien cimetière, au nord 

de tant de charmants ouvrages , moarut à de l'église. 

Sceaux en 179/j. Un buste en bronze, pose 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUPORT. 551 

MCCXXIV. 

SCEAUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DB SAINT-JBAJ^-BAPTISTË. 

1778. 

t LAN 1778 JAI ETE BENITE PAR M" JEAN BAPTISTE 
DE FRAISSY CURE DE SCEAUX PENTHIEVRE' PROMOTEUR 
RURAL LICENCIE DE LA FACULTE DE PARIS ET NOMMEE 
MARIE PAR JEAN BAPTISTE ANTOINE CHAMPIN ESCUYER 
FOURIER DES LOGIS DU ROY LIEUTENANT DU BAILLIAGE 
DE SCEAUX ET PAR DAME MARIE JEANNE ANTOINETTE 
SELINGUE SON £l»OUSE 

JEAN BAPTISTE ALAIN MARGUILLIER EN CHARGE 
ALEXANDRE GOGUELET DIT BARON BOURGEOIS 

JEAN VIAL 

DESPREZ FONDEUR DU ROY MA FAITE* 

Cloche. 

Nous retrouvons sur la cloche paroissiale le uom du curé dont nous 
venons de rapporter Tépitaphe. A côté du beffroi , au premier étage de 
la tour, on lit sur la muraille une courte inscription en mémoire de 
Louis-Marie Picard, décédé le 16 février 1791, à l'âge de vingt ans. 
D'après la tradition locale, ce jeune homme aurait été tué tandis qu'il 
sonnait la cloche. - 

' La seigneurie de Sceaux prit ce somom , thièvre , fils du comte de Toulouse , petit-fils 
en 1 775 , loi*sqo'elle devint la propri^të de de Louis XIV et neveu du duc du Maine. 
Louis-Jean-^Marie de Bourbon, duc de Pen- * Voy. ci-dessus n" mciii. 



553 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCXXV. 

BOURG-LA-REINE. — EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GILLES. 

1780. 

* LAN 1780 lAI ETE BENITE PAR M" IEAN MORTIER 
PRESTRE CHANOINE DE S^ DENIS DU PAS ' EN LEGLISE 
DE PARIS 

ET PAR MAD^ MARIE LOUISE DE MONTMORENCY LAVAL 
ABBESSE DE M. M. D^ DE CETTE PAROISSE * 

EDMEE MADELAINE BADOULLEAU ' 

H. lAMES DE BASPRE CURE DE CETTE PAROISSE 
HUAR MGR EN CHARGE lACQUES ANGOT MARGUILLIER 
ETIENNE GAUTHIER MGR 
GAUDIVEAU FECIT* 

Cloche. 

L ancienne église, construite vers la fin du xii^ siècle par les béné- 
dictines de l'abbaye de Montmartre, a été démolie en i836. Nous 
l'avions visitée Tannée précédente, et nous avions été frappé de l'ana- 
logie de son architecture avec celle du chœur de l'église de Saint-Ger- 
niain-des-Prés. Une église nouvelle, du style le plus vulgaire, s'est 
élevée sur un autre emplacement. L'inscription de la cloche qu'on a 
conservée est devenue pour la paroisse un titre historique d'une cer- 
taine importance. La position de cette cloche n'a pas permis de relever 
le texte d'une manière plus complète. 

^ Petite ëgtise collégiale , très-ancienne, de Bourg-ia-Reine appartenait à I^abbayede 

située un peu en arrière de la cathédrale de Montmartre dès le milieu du xii* siède. 

Paris; il n*en reste pas une pierre. {Gali chrUt, t. VII, col. 196.) 

* Marie-Louise de Montmorency-Laval, ^ Ce sont les noms de la personne qui 

quarante-troisième et dernière abbesse de repr^enta Tabbesse de Montaiartre à ia 

Montmartre, dame de Bourg-la -Reine, qui cérémonie de la bénédiction, 
périt sur Téchafaud révolutionnaire en 179a. * Voy. ci-desdus n' ucciv. 

Voy. ci-dessus t. Il, p. 91. La seigneurie 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 553 

MCCXXVI. 

BOURG-LA-REINE. 

1733. 

L'Entréveue de Louis 
XV. AVEC L'Infante 
D'Espagne sa Future 
Epouse, s'est faitte 

DANS cette maison 

LE 2^ Mars 1722. 
Pierre. — Haut. o",t9; larg. o" 36. 

(T 11 Y a au Boùrg-la-Reine une maison et un enclos considérables 
ff qu'on dit avoir été bâtis par Henri IV et avoir été occupés par la 
(r belle Gabrielle. C'est dans cette maison que Louis XV vint recevoir 
cr l'infante d'Espagne au mois de mars 1792^79 La maison existe au 
n"" 53 de la Grande-Rue; une institution d'éducation déjeunes filles 
s'y trouve établie. La structure en est très-simple; mais l'aspect gé- 
néral de l'édifice permet de l'attribuer au règne de Henri IV. L'inscrip- 
tion commémorative que nous publions est gravée sur une tablette de 
pierre encadrée d'une simple bordure et placée au-dessus d'une che- 
minée, dans la salle principale. Le duc d'Orléans, régent, avait décidé 
le mariage de Louis XV avec la fille de Philippe V, roi d'Espagne^. Le 
jeune roi de France avait à peine douze ans; l'infante n'en avait pas 
tout à fait quatre. Les futurs époux se rencontrèrent à Bourg-la-Reine. 
En attendant que leur âge rendit possible la célébration du mariage, 
l'infante fut logée au Louvre, du côté du jardin auquel elle a laissé son 
nom. Un changement de politique fut cause qu'elle reprit, en 1726, 
le chemin de Madrid. Au mois de septembre de la même année, 
Louis XV épousait Marie Leczinska. 

' Lebeuf, op. cit. t. IX, p. SqS. beth Famèse. Elle était née le 3o mars 

' Harie-Anne-Vicloire, infante, fille de 1718. (Le P. Anselme, l. I, p. 186.) 
Philippe V et de sa seconde femme, Élisa- 



55à INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCXXVD. 

FONTENAY-AUX-ROSES. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-PIERRE. 

i7&3. 

* LAN 1743 ^AY ETE BENITE PAR M*' MATHVRIN 
DANET DV DIOCESE DE VANNE ET CVRE DE 
FONTENAY AVX ROSES ET NOMMEE MARIE PAR 
LE CHAPITRE DE PARIS SEIGNEVR DE FONTENAY 
AVX ROSES PATRON & SEVL SEIGNEVR DE l'EGLISE* 
REPRESENTE PAR M" PIERRE PELART AVOCAT AV 
PARLEMENT PREVOST DE BAGNEVX ET DE FONTENAY 
AVX ROSES DEPVTE DV CHAPITRE ET PAR DAMOISELLE 
MARIE AVGVSTINE DVPONT 

L. GAVDIVEAV A DE LA PAIX* MONT FAIT CHEZ 
lEAN MARTINE DENIS ROYER MARGVILLIER EN 
CHARGE ET SIMON PIERRE BONAS SECOND 
MARGVILLIER 

Gioche. 

L'église neuve de Footenay-aux-Roses ne vaut pas mieux que celle 
de Bourg*la*ReiDe, dont nous venons de faire mention. Elle fut cons- 
truite vers 1 83o , en remplacement d*un édifice composé d'un chœur du 
xui*' siècle et d'une nef du xvi*. De cette ancienne église on n a conservé 
qu'une docbe, fondue à la fin de la première moitié du siècle dernier. 

^ La seigneurie appartenait au chapitre patronne de la cathédrale. — ' Voy. pour 

de Notre-Dame de Paris depuis le xiu* siè- L. *Gaudiveau, ci -dessus n** mcguv; voy. 

de. Aucun nom ne pouvait mieux convenir aussi t. II , n* dcclxxiv , un fondeur du nom 

à la cloche de Fontenay que celui de la Vierge de la Paix. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 



555 



MCCXXVIII. 

P0NTBNAY-ABX-R0SE8. 

xiT* siède. 




^réTpnw^j rîrjTr^..rv 



t : lOI : 6ISS : PIGRRe : 

U6Û6Re : D6 liOPUSHIi : PRIOZ : POUR • LflÛ6 : De AI : 2 ; PO 

YR : HRfuefimne : Sfl 

BHQe ' 

Pierre. — I^Dg 9'°,io; iarg. à la léte, i",oo; aux pieds, o"',7Q. 

M. Fichot, notre collaborateur, trouva, il y a quelques années, 
dans le cimetière, sur une sépulture toute récente, une grande dalle 
de pierre ornée d'une croix à fleurons et portant sur sa boidure Tépi- 

70. 



556 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

taphe de Pierre Lemere el de sa femme Anmelinne; elle provenait de 
{ancienne église; un habitant de Fontenay lavait achetée pour s en faire 
un monument. Le cimetière ayant été déplacé en 18 66, la tombe a 
disparu; il n'en est resté qu'un estampage et un dessina 

Lorsque l'abbé Lebeuf visita Fontenay, on lui montra dans les 
vignes, hors du village, une dalle qu'on avait extraite de l'église pour 
en former la table d'un autel destiné à une des stations de la proce.s- 
sion de la Fête-Dieu. Cette pierre présentait l'épitaphe d'un lieutenant 
particulier de la maréchaussée d'Ângouléme, mort à Fontenay en 
1606; personne n'a pu nous dire ce qu'elle est devenue. 

Une inscription, renouvelée de nos jours, sur une plaque de marbre 
noir, et posée à l'entrée d'une maison de la rue principale, indique 
la demeure d'un officier de santé fondé en 1791, pour les pauvres 
malades, par le sieur Antoine Petit, médecin de Paris. 

* Les fleurons qui terminenl les trois fleur de lis. La hampe repose sur un socJe 
branches supérieures se rapprochent de la à moulures. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 557 

MCCXXIX. 

BAGNEUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HERBLAND '. 

1275. 



FVG • LG • BR6«0n • OIGRO' • aVI • VRGS • PU 

S JI • Lan • BCL • ORfl 

0G • Ift • 00 • LXKV • PRIGZ • POVR • LHUÈG • DG • U • 

Pierre. — Long. 9",i5; larg. o",95. 

Dès le IX® siècle, le chapitre de Notre-Dame de Paris se trouvait 
en possession de la terre de Bagneux. L'église paroissiale est un édifice 
remarquable dont l'architecture offre plus d'un trait de ressemblance 
avec celle de la cathédrale du diocèse. On pourrait croire que les cha- 
noines de Paris avaient détaché de l'œuvre de Notre-Dame quelques 
maîtres en maçonnerie pour la construction de Saint-Herbland de Ba- 
gneux, au commencement du xui^ siècle. Portail enrichi de curieuses 
sculptures; triple nef; colonnes monostyles couronnées de chapiteaux à 
larges feuillages; galeries à colonnettes; voûtes croisées de nervures 
avec clefs historiées. Malheureusement les raccommodeurs d'églises ont 
passé par là, et le monument n'a que trop souffert de l'application de 
leurs funestes méthodes. 

Il existe encore dans l'église de Bagneux un certain nombre de 
dalles funéraires et d'inscriptions. L'abbé Lebeuf ne leur a pas même 
accordé l'honneur d'une mention, et cependant, si nous en jugeons 
par ce qui s'en est conservé, elles devaient, de son temps, former une 
collection bien plus riche et bien plus intéressante. Quelques tombes 
sont restées entières, mais c'est le plus petit nombre; la plupart ont 
été débitées et retaillées pour qu'il fût plus facile de les adapter aux 

' Saint Herbland , ne k Noyon , abbë dln- tagne , en Normandie et à Paris. — ' Clerc, 
drcprèadeNantes, mort dans les premières homme d*ëglise, prêtre, chapelain, etc. 
années du vra* siècle, très-vénëré en Bre- (Voy. Ducange, au mot Clen'ci.) 



558 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

dispositions du dallage de Tégiise. On nous a reproché la rareté dans 
notre recueil de ces indications bibliographiques qui conviennent si 
bien à un travail d'érudition. Nous répondrons que les citations ne 
pouvaient être plus multipliées pour des monuments laissés jusquà 
présent dans un oubli à peu près complet. 

La tombe d'Yves le Breton est aujourd'hui la plus ancienne de l'église 
de Bagneux. Placée devant les degrés du sanctuaire, elle regarde l'occi- 
dent. La pierre est un peu moins large à l'extrémité inférieure qu'à la 
tète. L'inscription, gravée en belles capitales gothiques, remplit la bor- 
dure d'encadrement; les premières lettres seules font défaut; la con- 
servation du surplus ne laisse rien à désirer. Le champ de la dalle ne 
présente aucune trace d'effigie, ce qui me porte à croire qu'on n'en a 
point gravé; car le dessin du xin^ siècle a généralement trop de vigueur 
et de fermeté pour s'effacer d'une manière absolue. 

Deux autres tombes, de même forme et de même date que celle 
d'Yves le Breton, se voient aussi dans l'église, l'une sous l'arceau de 
l'avant-dernière travée du chœur, au nord, l'autre dans le bas côté 
méridional. L'inscription de la première n'est plus lisible; mais on dis- 
tingue, en partie, au-dessous d'une arcade trilobée, l'effigie d'un prêtre, 
en chasuble ronde, les pieds sur le dos d'un dragon. Quant à la se- 
conde, un ouvrier achevait de la raboter en notre présence; nous 

n'avons pu recueillir que ces quelques lettres de l'épitaphe : es. 

6AVFR 10 

On lit dans le Cartulaire de Notre-Dame de Paris que l'an 1268, le 
lundi après les BrandonsS Guillaume de Corbeil et Yves le Breton, 
tous deux chapelains de Saint-Ëustache en ladite église, rendirent 
hommage à l'évêque pour la portion de leurs émoluments qui dé- 
passait trente livres parisis, ainsi que leur en imposaient le devoir 
les provisions émanées de l'officialité^. Il nous parait probable qu'il y 
a identité entre le chapelain de Saint-Ëustache en 1269, ^^ ^^ P^^" 
sonnage inhumé h Bagneux en 1275. 

^ 1 1 février 1 «69 (n. s. ). — * Guërard , Carlviaire de l'é^lUe Nêirê^Dame de Pont , 1. 11 , 
p. 176. n" ccxxii. 



THt >itv\ ).,i^^^ 






BAGIIIiUX ..EGLISE PAROISSIALE 



Pasje 553 




il-llOT UT. 



TOMBF Du'N PRFTRh, ]-SZ.6. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHATEAUPORT. 559 

MCGXXX. 

BAGNBUX. - É0LI8B PAROISSIALE DE SAINT-RERBLAND. 

15*7 (n. 8.>. 

€tiSxHvtimMt 

txml pttt mhtxit ^imU î>< 

«aitrott ^i UtïpdXk U mi' Jattr tf Jftuttwr O^il vf xUi. pvitz hitn 
paw te? 

Pierre. — Long. a^ïôS; larg. i^.jo. 

Dalle d'une richesse peu commune et d'un excellent dessin. Pour la 
convertir en table d'autel , on retrancha tout un côté de la bordure et 
de l'épitaphe. L'échancrure , pratiquée pour la pose de la pierre sacrée, 
reste visible au côté droit de l'effigie. Depuis quelques années, on a 
relevé cette belle tombe sur la paroi d'une des travées du bas côté 
méridional , et la conservation en est ainsi désormais assurée. Le .dé- 
funt porte le costume sacerdotal; nous pouvons croire qu'il exerça les 
fonctions de curé de Bagneux. Son nom et son titre ont disparu avec 
la bande de pierre où ils étaient gravés. Nous savons seulement que 
le lieu de sa naissance faisait partie du diocèse de Soissons et que sa 
mort arriva le 8 janvier iS/iy. La chasuble, laillée en pointe à ses 
extrémités inférieures, n'a plus l'ampleur de la vieille chasuble ronde 
du xui** siècle; mais elle est parée de superbes rinceaux et de gracieuses 
têtes d'anges. Des fleurons et des franges décorent aussi l'étole et le 
manipule. Le visage est imberbe et la tète rasée au sommet; les mains 
tiennent un calice largement ouvert. L'encadrement d'architecture 
appartient au style le plus abondant et le plus compliqué de la der- 
nière période gothique. La mutilation dont nous avons parlé a supprimé 
le bœuf , emblème de saint Luc, à un des angles de la pierre et une 
des figures dessinées sur les pieds-dfoits de l'arcade. Les statuettes 
qui subsistent représentent saint Pierre, saint Jacques le Majeur, saint 



560 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

André, un quatrième apôtre, saint Herbland, vêtu en religieux, uii 
livre et une crosse dans les mains, deux anges céroféraires et Abraham 
qui reçoit l'âme dans son sein. L'influence de la Renaissance prédomine 
dans l'ajustement des statuettes et dans Tornementation du costume de 
l'efligie. Les traits du dessia étaient autrefois incrustés d'un mastic de 
couleur noire qui n'a pas totalement péri. 




ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 561 

MCCXXXI. 

BA6NEUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HERBLAND. 

i558. 

£ti M ntnttMt tl hiUvtfk pUvit mïGxt y$^wi fottttj^arb tu Ton 

oitumi jiîirë ^m ixtï^ïk 

U xxmu' Jime îradaiw mil ti' Imtt pm ^u pnv Tito mt 

Pierre. — Long. i",86; larg. i",oo. 

A l'entrée du chœur, dalle dessinée dans le style de la Renaissance. 
Arceau en plein cintre, accompagné de deux colonnes ioniques dont 
les piédestaux sont ornés de sculptures; rinceaux dans les tympans; à 
l'entablement, la Vierge portant son fils dans les bras, saint Herbland 
avec les insignes de la dignité abbatiale, saint Nicolas, second patron 
de la paroisse , qui bénit les trois enfants; à chacun des quatre angles , une 
tète de mort avec un ossement entre les dents. Le prêtre défunt a les 
mains jointes; ses traits annoncent un homme sur le retour de Tàge; 
son costume est semblable, avec moins de richesse cependant, à celui 
du personnage dont nous venons de décrire la tombe sous le numéro 
qui précède. On lui a creusé une incision au milieu de l'estomac pour 
fixer la grille du chœur. 



7' 



562 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCXXXII. 

BAGNEliX. — I^GLISE PAROISSIALE DK SAINT-HERBLANU. 

^vii* siècle. 

VENERABLE 

Et DISCRETE Persône 
M. Pierre Tovrbier, Pbre 

CVRÉ DE BaIGNEVX, VOVL 

LVT SON Corps estre icy 

1nhVM£,£N attendant 

la resvrection des mortz 

et la vie eternelle et 

cependant recomman 

dant avx prieres des 

fideles le repos de son 

Ame il movrvt lan de 

grace 164*. le o..* de 

MAI 



I 



Pierre. — Long. i"',9i ; larg. i"*,(»o. ' 

Au milieu du chœur, sous le lutrin. Bordure semée de larmes. i 

L'épitaphe occupe un grand cartouche, de forme élégante, décoré 
d'enroulements. Au-dessus du texte, entre deux branches de laurier, 
un écusson blasonné d'une tour crénelée; au-dessous, un autre car- 
touche sur lequel on ne distingue plus rien. 

* I^e quatrième chiffre manque. — ' Quantième effac(^. 






ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 



563 



Mccxxxm. 

BAGNEUX. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HERBLAND. 

i5oA. 




0u (timiittt îe (tUMAiii j^wwbU 

pcrfoôe nttilUttntt UUwct : (Et ttUi^vin teft twnïw jjtft Je^r ta Um. 
(But trefpdCTmt c^ft (tC«tt«tr 

Uïi' umllauttw la wilU faict attl^w la» O^il 



i 



564 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

f ♦(♦(♦ t * tttt** <t im* (Et UV Jtl^ttt ♦ la «tille ♦ ?î betlkl^wj laa 
mil ♦ «f <t çttîitrt- ^riez îriett jiottr ettlx : 

Pierre. — Long, a^oô; larg. i^.iS. 

Guillaume Lefèvre, mort en ii8i, reposait dans le cimetière de la 
paroisse; sa femme, qui lui survécut vingt-trois ans, (ut inhumée dans 
l'église, en i5o/i. La dalle sur laquelle ils sont représentés et qui se 
trouve dans le chœur date certainement de cette dernière époque. 
L'épitaphe se lit entre deux filets semés de points. Il n'existe pas d'en- 
cadrement d'architecture. Aux angles, quatre médaillons contiennent 
les symboles des évangélistes. Les visages des deux époux et leurs mains 
jointes, rapportés en marbre blanc, se sont bien conservés, ce qui 
n'arrive pas fréquemment. Tous deux avaient atteint l'âge de la vieil- 
lesse. Des coussins garnis de glands servent d'appuis à leurs tètes. Le 
mari a pour vêtement une longue soutanelle, à larges manches, serrée 
à la taille par une ceinture de cuir et toute bordée de bandes de four- 
rure. La femme a la tête couverte d'une coiffe qui se prolonge jusque 
sur les épaules ; sa robe se relève sur le côté gauche pour laisser voir 
une jupe intérieure. La famille, agenouillée aux pieds des parents, se 
compose de deux fils et de trois filles. Leurs costumes sont à peu près 
les mêmes que ceux des figures principales. Le fils aîné seul a le visage 
et les mains tracés sur des plaques de marbre. Une escarcelle est atta- 
chée au côté droit du second fils. Le dessin de cette dalle dénote un 
habile tombier ; il y a du naturel dans les têtes , et de la correction dans 
l'ajustement des draperies. La tombe des Lefèvre n'est plus à sa place 
primitive; elle a servi de table d'autel; maintenant on marche dessus, 
comme par le passé. Un carreau de pierre brute remplit, au milieu de 
l'efiîgie de Guillaume Lefèvre, la cavité faite pour la pose de la pierre 
sacrée. 

L'inscription n'indique pas la profession du défunt; c'était, nous le 
supposons, quelque riche laboureur du territoire de Bagneux. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 565 

iMCCXXXlV. 

BA6NEUX.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HERBLAND. 

iSig (h. s.). 

j)t(t ]^9twraI>U 

l^mm ïtttm timxtl tn Un mtwttt 

tllxkqtttl 

Vifdk Hpmi O^n tt xl mn mi p^tua' pdti ^m pim 

Pierre. — Long. i^^So; larg. o",6o. 

Dalle étroite, aujourd'hui sous la voûte qui soutient le clocher; la 
bordure en partie retaillée. La qualité de laboureur demourant a Bai- 
gneuLc venait sans doute à la suite du nom du défunt, avant la mutila- 
tion de l'épitaphe. Gomme à la tombe de Guillaume Lefèvre, les attri- 
buts des évangélistes aux angles; absence d'encadrement d'architecture. 
Le visage de l'effigie est imberbe; cheveux taillés carrément; longue 
cotte, munie de larges manches et descendant jusque sur les pieds. 

* La fête de Pâques arrivait le si avril en iS^g. 



s 
I 



668 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCXXXVII. 

BAGN^UX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HERBLAND. 

xvii* siècle. 

Les MARGVtLLtERS DE LOEVVRE ET FABRtCQVE DE LEGLtSE 

l'AROCHtALLE DE BaÎGNEVX ST HERBLAN * SONT TENVS DE 

FAtRE DlRE CHANTER ET CELEBRER PAR CHACVN AN A PER- 

PETViTÉ A LtNTENTlON DE HONNORACLE HOMME 

PHlLtPPES CHAtLLOV MARCHANT BOVRGEOtS DE PARtS 

Et LVN des D0V2E MARCHANS DE VlNS PREVlLEGtEZ DE 

LA COVR ET SVÎTTE DV RoY * Et DE DAME IeHANNE COVR- 

TOtS. SA FEMME ET LEVRS ENFANS PARENS ET AMlS VtVANS 

ET TRESPASSEZ LES MeSSES ET SERVICES QVt ENSVtVENT 

ASAVOtR TOVS LES loVRS DEVANT QVE DE COMMANCER 

LA PREMIERE MeSSE SERA CHANTÉ AVE MARÎSTELtA* TOVT 

AV LONG ET LORAtSON CONCEDE NOS* TOVTESFOtS QVE l'ON 

FERA LA PROCESSION LON CHANTERA DEVANT LE CRVCtFÎX 

SANCTA ET InMACVLATA* TO'" AV LON ET BENEDtCTATV* ET GLORtA 

PATRtS, ET LORAtSON. Et ENTRANT DEVERS LE 

CHOEVR PENDANT QVE MONStEVR LE CVRÉ OV VlCAtRE IrA 

PRENDRE LA CHAZVBLE ON DtRA VENt CREATOR' TOVT AV LONG 

ET LORAÎSON PAR CELVY QVt DtRA LAD. MESSE ET PENDANT QVE 

LOFFERTE SE FERA LES DEVX PETtS ENFANS AVEC LEVRS Ro- 

BES Iront devant le CRVctFtx chanter A havlte votx vng sevl 

DiEV TV adoreras ■ TOVT AV LONG ET BtEN POSEMENT. 
Et lors QVE L*ON SERA AV CREDO LES DEVX PETtS ENFANS CHAN- 
TERONT, ET 'tNCARNATVS EST DE SPlRtTV SANTO ET HOMO FACTVS 
EST • PAR tti FOtS TENANS tj CtERGES ALLVMEZ DERRtERE LE PRESTRE 
ET DEPVtS PASQVE tVSQVES A LA PENTECOSTE, SERA CHANTÉ PAR ttJ 



^ On disaitau XIV* siècle, jBa^g^tiar-Satnl* conseil de i63â; ëdit de 1666.) — 

Eurblanc, {Lehent, op. dt. tAX^f, ho8.) '~* Hymne et oraison de lofficR de la 

* Voy . Delamare , Traité de la police, t. III , Vierge, 
p. 762. Vingt -cinq cabareticrs et douze '"* Bëpons et antienne du même oflioe. 

marchands de vin étaient attachés à la cour. ^ Hymne de la Pentecôte. 

Ils jouissaient de Texemption de tous droits ' Le Dëcalogue en vieilles rimes françaî- 

et péages pour les vivres qu ils faisaient con- ses , tel qu on Tapprend aux enfants, 
duire à la suite du roi. (Lettres patentes de * Article du symbole de Nicée, relatifs 

François P', du ig mars i5&3; arrêt du Tincamation du Sauveur. 




ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUPORT. 569 

FOtS, ET RESVRESXlT TERTIADIE SECVMDVM SCRtPTVRAM ^ 

Et lors qve ladIcte messe de parroIsse sera dIctb sera chan'^ 
exavdlat» tovt av long povr la personne dv roy et loratso 

Et PVtS APRES LES tl ENFANS YRON'' DEVANT LE CRVCiFÎX CHANTER 
NE RECORDERtS' ET AMfLtVS LAVA MÉ * ET DEPROFONDtS ET 
LORAlSON OMNES SANCTt TVl * ET FtDELlVM • ET APRES LE 
DECEDZ DESDtCTZ FONDATEVRS LES ENFANS YRONT 
CHANTER SVR LA TVMBE. PlVS FAIRE DIRE ET CHANTER 

A PERPETVlTÉ StX MESSES HAVLTES PAR CHACVN AN. SCAVOtR 
VNE LA DERNtERE FESTE DE PASQVE VNE AVTRE DERNtERE FESTE 
DE PENCÔTE VN* AVTRE LA DERNtERE FESTE DE TOVSSAtNCTS VNE 
AVTRE LA DERNtERE FESTE DE NOËL VNE AVTRE LE LANDEMAtN S^ 
HERBLAN PATRON DE LADITE ETGLtSE, ET LA DERNtERE LE lo" S^ 
tACQVES S^ PHtLtPPES PREMtER lo' DE MAY, TOVTES LESQVELLES 
MESSES SE CHANTERONT HAVLTES AVEC DtACRE, ET L*VN DES 
ENFANS SERVIRONT DE SOVBZ DtACRE, AVEC LES VtCtLLES ET 
RECOMMANDACES QVE LON CHANTERA APRES VESPRES LE lo" PRE 
CEDENT ET A LA FtN DESDtCTES MESSES SERA CHANTÉ LE LtBERA 
TOVT AV LONG SVR LA FOSSE DESDtCTS FONDATEVRS ET APRES 
DEPROFONDtS SALVE REGtNA' ET LORAtSON ET TOVTES LES FOtS 

QVE LA PROCESStON DE BAtGNEVX YRONT A ARCVEIl ET 

LA MESSE, MONStEVR LE CVRÊ ET LES ENFANS CHAN 

SVR LA FOSSE DE FEV LA MERE DVDtT StEVR CHAtLLOV 

TOVT AV LONG ET NE RECORDERtS DEVX FOtS DE PROFONDtS 

REGlNA ET PO" CE FAtRE LEDtCT S" CHAtLLOV 

DONNÉ TRENTE CtNQ LtVRES DE RENTE DEVX 

DEVX BONNETZ A DEVX PETtTZ ENFANS 

CHANTER ET PO" LAVGMENTATtON DV Dt 

TS MARGVtLLtERS SERONT TENVS 

MONStEVR LE CVRÉ OV SON VtCAtRE PO" 

ERA EN LADtCTE SEPMAlNE AV PROSNE 

ACCOVSTVMEES LE TOVT AtNSY QVtL EST 

DÉCLARÉ AV DtCT CONTRACT PASSÉ PARDEVANT 

TABELLtON AV DlCT BAtGNEVX. 

Pierre. — Long. i",78; iarg. o'",76. 

' Le texte du symbole de Nioëe, relatif * Psalm. l, v. 3. 

à ta résarrection du Sauveur, ne dit pas ^ Oraison pour implorer le secours des 

seriptvram, mais scr^vras. saints (office de la Vierge). 

' Psalm. XIX. * Oraison de l'office des morts. 

^ Répons de loffice des défunts. ^ Antienne en Thonneur de la Vierge, 

III. 7a 



570 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Table de pierre arrondie au sommet, fixée au mur du bas côté sep- 
tentrional du chœur. Le salpêtre a rongé en partie les dernières lignes 
de cette longue inscription. Au moyen d'une donation de trente-cinq 
livres de rente, le marchand de vin Philippe Ghaillou s'était plu à 
imposer aux marguilliers une série d'observances minutieuses dont le 
détail a quelque chose de singulier. Un écusson, gravé au-dessus du 
texte, entre deux branches de laurier, présente un chevron, accompa- 
gné, en chef, d'un croissant à dextre et d'une étoile à sénestre; en 
pointe, d'une gerbe de blé. Nous avons eu soin de reproduire, suivant 
notre habitude, toutes les incorrections de l'original. 

Nous navons pas juaqu'ici rencontré aiile^irs la menticm de Tusage 
de chanter le décalogue en langue vulgaire devant le crucifix, pen- 
dant l'offrande. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUFORT. 571 

MGGXXXVm. 

BA6NECX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HBRBLAND. 

1717. 

Dame Françoise picard veuve de messire claude 

BOUCOT conseiller SECRETAIRE DU ROY MAISON 
COURONNE DE FRANCE ET DE SES HNANCES GARDE DES 
ROOLLES DES OFFICES DE FRANCE DECEDDEÉ A PARIS *LE 
DEUSIEME DECEMBRE I715. DANS LA 70^. ANNÉE DE SON AGE 
VOULANT DONNER DES MARQUES DE SA PIETÉ A CETTE EGUSE 
ELLE Y A ORDONNÉ UNE FONDATION DE DOUZE SALUTS QUI 
SEROIENT CELEBREZ LES PREMIERS DIMANCHES DE CHA- 
CUN MOIS DE L^ANNÉE A PERPÉTUITÉ AVEC EXPOSITION DU 
TRES SAINCT SACREMENT DE l'AUTEL, COMME AUSSY D'UNE 
MESSE HAULTE QUI SEROIT DITE LE l4*. JOUR DE JANVIER FESTE 
DU SAINCT NOM DE JESUS *■ DE CHACUNE ANNEE AUSSY A 
PERPÉTUITÉ, DE LAQUELLE FONDATION A ESTÉ PASSÉ 
CONTRACr DEVANT M*. RENAULT ET SON COLLEGUE 
NOTAIRES A PARIS LE DIX NEUF FEBVRIER DE LA PRESENTE 
ANNÉE MIL SEPT CENS DIX SEPT ENTRE LE SIEUR CURÉ ET 
LES MARGUILUERS DE CETTE PARROISSE D'UNE PART ET 
MESSIRE FRANÇOIS BOUCOT CONSEILLER SECRETAIRE DU 
ROY MAISON COURONNE DE FRANCE ET DE SES HNANCES 
AUSSY GARDE DES ROOLLES DES OFFICES DE FRANCE FÏLS 
aîné de la DITTE dame BOUCOT PAR LEQUEL CONTRACT 
ET MOYENNENT QUARENTE UVRES DE RENTE ANNUELLE 
AU DENIER VINGT CINQ* AU PRINCIPAL DE MIL UVRES A 
PRENDRE SUR LES AYDES ET GABELLES DE FRANCE QUE LeF. 
SIEUR BOUCOT A CEDDÉ A l'OEUVRE ET FABRIQUE DE CETTE 



^ Cette fête, étant fixée au second di- i/^janvierauplu8tAt,etle aoau piustard. 
manche après rÉpiphanie, peut arriver le — * On dirait anjourd^hni à & p. o/o. 

71. 



573 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

PARROISSE, LES MARGUILLERS ONT PROMIS ET SE SONT OBUGEZ TANT 
PO^Î EUX QUE PO". LEURS SUCCESSEURS MARG¥* DE FAIRE DIRE 
ET CELEBRER LES D^. DOUZE SALUTS LES PREMIERS DIMANCHES 
DE CHACUN MOIS DE L*ANÉE ET UNE HAULTE MESSE LED*. JOUR 
ET FESTE DU ST NOM DE JESUS A PERPETUITE LESQUELS SALUTS 
SERONT CELEBREZ ENTRE LES VESPRES ET LES COMPUES 
ET CARILLOÏÏEZ PAR 3. VOLLÉES DU SON DES CLOCHES PEN- 
DANT LE Magnificat. DES^VESPRES ET OU ON DIRA sabttans\ 
ET UandaoK ET Loremus Dots qui proHohis\ ET Ave verum\ 
PENDANT QUE LON DONNERA LA BENEDICTION DU TRES 
sT SACREMENT ET APRES UN DqfTofiaulis ET Laromis, 
POUR LE REPOS DES AMES DE LAD^. DAME DE CEUX DE SA 
FAMILLE QUI SERONT DECEDDÉES DE PAYER PAR LESD*. 
MARG*Î* par chacun an PO". RETRIBUTION DESD^. SALUTS 
SCAVOIR AU SIEUR CURE LA SOMME DE NEUF UVRES AU S*! 
VICAIRE QUATRE UVRES DIX SOLS, A CHACUN DES CHANTRES 

TROIS UVRES D LS, DOUZE SOLS A CHACUN DES ENFANS 

DE CHOEUR, AU BEDEAU 3O *J* SOLS ET AU CARILLONEUR 3* ET 30. SOLS 
PO'Î LA RETRIBUTION DE LAD\ HAULTE MESSE QUI SERA CELLEBREE 
DANS LA CHAPELLE DE LA CHARITÉ DE CETTE EGLISE PLUS 
DE FOURNIR ?Q^. LA?. CELEBRATION LE PAIN LE VIN LUMINAIRE 
ET LES ORNEMENS NECESSAIRES DE FAIRE METTRE LORS DE 
LA CELEBRATION DESD^. SALUTS SUR L* AUTEL SIX QERGES DE 
DEMIE LIVRES CHACUN ET DEUX BOUGIES DE QRE BLANCHE LE TOUT 
CONFORMEMT AU'd'. CONTBACT de FONDA*?** AU DESIR DUQUEL LED^. S". 
BOUCOT A FAIT ELEVER CET EPITAPHE PO" EN PERPETUE" LA MEMOIRE 
Passants priez. Dieu pour U r^fos de lame de la date Dame. 
Marbre noir. — Haut. i",ûo; lai^g. ©",70. 



' Cinquième strophe d^une des hymnes ^ Une des proses de loffice du Saint-Sa- 
de l'office du SaintSacrement, Verhum su- crement, qui se chante à la procession et au 
pemum prodicM, salut. 

* Oraison du temps pascal. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 573 

L'acte des fondations de Françoise Picard est attaché au premier pi- 
lier du chœur, du côté de l'évangile. Cette pieuse danae voulut assurer, 
au moyen d'une rente de quarante livres, la célébration d'un salut so- 
lennel, le premier dimanche de chaque mois, et celle d'une grand - 
messe, le i/i janvier de chaque année, pour la fête du saint nom de 
Jésus. Le montant de la rétribution due au clergé de la paroisse et aux 
employés de l'église se trouve relaté dans l'inscription, ainsi que le 
détail du luminaire. La messe du i & janvier devait être chantée dans 
la chapelle de la Charité, ce qui nous apprend qu'il existait, au com- 
mencement du dernier siècle, à Bagneux, une confrérie semblable à 
celles qui s'étaient formées dans d'autres paroisses, pour le soulagement 
des malades et pour les devoirs à rendre aux défunts ^ 

Le mari de Françoise Picard, Claude Boucot, et leur fils François, 
exercèrent successivement les fonctions de garde des rÀles des offices de 
France. Ces rôles comprenaient le tableau de tous les offices du royaume , 
avec les indications nécessaires sur la nature de leurs attributions, et 
sur la finance à laquelle ils étaient assujettis^. Un cartouche, tracé au-> 
dessus de l'inscription, porte deux écussons, accolés, entourés de lacs, 
surmontés d'une couronne de marquis, et accostés de deux lions; à 
dextre, un chevron accompagné de deux étoiles en chef et d'une gerbe 
de blé en pointe; à sénestre, semblable chevron accompagné de deux 
gerbes en chef et d'une étoile en pointe. 

' Voy. ci-dessus, i. II, p. 981. k l'exacte tenue des registres, et recevaient 

^ Les gardes des rôles, au nombre de les oppositions au scellement des offices, 
quatre , servaient par trimestre ; ils veillaient ( Voy. ci-dessus , n* docccxvi. ) 



j 



576 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCGXXXIX. 

BA6NEUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HERBLAND. 

1795. 

A LA GLOfRE DE DfEV 

Etablissement Uun Makre Reçoit 

Et de deux Filles De Charité Pour l'Instruction des Enfans 

Et Le Soin Da Panures Malades 

Par CONTRACT passé PARDEVANT OVDART ARTVS GERi^AtS ET PtERRE MA5SON NMS 
AU CHELET LE 30 • lANVlER 172J • A ETE FONDÉ A PPETVtTÉ VN M^ D*ECOLE POVR 
iNSTRVtRE LES lEVNES GARÇONS DE CETTE PAROtSSE, AV QVEL tL SERA PAYÉ PAR AN, 
PAR LA FABRlQVE LA SOMME DE DEVX CENT LtVRES A PRENDRE, TANT SVR LES 
REVENVS DES FONDS LEGVEZ A CETTE FtN PAR LE TESTM?! DE M. LOViS HVGVES 
LE lEVNE VIVANT CVRÉ DE CETTE PAROtSSE, QVt CONCtSTENT » EN VNE PETITE MAISON 
ET lARDtN SCtZ PROCHE L*£GUSE AV PtED DV CLOCHER ET EN TROtS PlteS DE RENTES 
SVR LES AYDE& ET GABELLES CRÉES PAR CTRACTS DV 3I «tAN? ET Ç • AVRtL I714- ^ 
3 • FEV^ I72I • DEVANT LAVUERlON ET SON CFRERE PORTANS ENSEMBLES 98^ PAR AN • 
AV PPAL DE 3996^ QVEN VNE RENTE CONSTTTVÉE SVR LA GRANDE CONFRAIRIE* PAR 
CÂCT DV 

23«tANVtER 1725- PASSÉ DEVANT LEDT GERVAtS ET MASSON PORTANT 66*LtVRES I3. S. 
4? AV PPAL DE 2000 • LIVRES QVt ONT ÉTÉ FOVRNIES PAR MESStRE ANTT DORSANNE 
DOCT? DE SORBONNE, OFFIcIAL CHANTRE ET CHANOINE DE l'EGLISE DE PARlS 
LEGATAIRE URSEL DE M^ PAVL DE LAtSTRE M'J DE LA CHAMBRE AVX DENIERS 
LE TOVT SVlVANT LES CONDITIONS PORTEES AVDT CONTRACT. 

Et par AVTRE CONTRACT PARDEVANT CLAVDE le FEVRE ET LOVtS 
DOUET NTES AV ÔÎËLET LE 22 • MARS • 1691 • ONT ÉTÉ ETABLIES AVSSY 
A PPETVtTE DEVX FILLES DE CHARITÉ POVR iNSTRVlRE LES lEVNES FILLES 



' Sic, bourgeaiêes de Paris , qui avait son si^ dans 

* D'après le capital indiqué, le taux de T^ise de la Maddeîne de la Cité et dont 

rintérèt n'excédait pas a i/a p. o/o. Torigine remonte pour le moins au xu* siède. 

' On désignait ainsi la confrérie deNotre^ le capital placé produisait intérêts à 3 i/3 

Dame aux seigneurs, prêtres, bourgeois et p. o/o. 



ANCIEN DOYENNÉ DE GHÂTEAUPORT. 575 

ET SOIGNER LES PAVURES MALADE^ A LA SVBStSTANCE DES QVELLfS A ETE 

POVRUV A RAISON DE DEVX CENT QVATREVlNGT UVRES PAR AN, TANT AV 

MOYEN DV TRANSPORT FAtT LE 23 • AOVST • I725 • PAVANT LAVUÉRÈON ET SON 

CONFRERE 

PAR M*î* ANDRÉ FLORY DE LESSART PRESIDENT DES TRESORIERS DE FRANCE 

DVN CONTRACT DE RENTE SVR LES AYDES ET GABELLES' DV 21 • MARS • I7l6« 

PORTANT» 162 L*. 10*. AV PPAL DE 6500^. DONT LE FOND AVOtT ETE OltClNAtREMENT 

FOVRNY EN PARTIE PAR M^ PtERRE CAMVSAT CYDT CVRE DE CETTE PAOlSSE QVE 

PAR 2 AVTRES CTRACTS lVn SVR LES AÎDES ET GABELLES DV 6 • tVtN • I72I • RECEV 

DE lEAN ET SON CFRERE PORTANT 29^ DE RENTE DONNEE PAR M^ DOMtNtQVE 

FAVtER AVOCAT AV PARLEMENT, ET l'AVTRE PORTANT CONSTÎTVTÎON DE 40V 

DE RENTE NON RACHETABLE QVE M^î PHIlIPPE BROCHANT BOVRGEOtS DE 

PARtS A DONNÉ A PRENDRE SVR SA MAISON DE BAGNEVX PAR CONTRACT PASSÉ 

DEVANT SAVtGNY ET SON ŒRERE LE 28 • SEPTEMBRE- I725. 

POVR LA STABILITÉ DESQVELLES FONDATIONS LEDT S* DE l'ESSART A 
DONNÉ PAR CONTRACT DV 17 • AOVST* I725 • RECEV LAVUERtON ET SON ^ERE VNE 
MAISON SCtZE EN CE UEV AV COTE DV MIdI DE LA SACBISTIE AVEC IARDIN ET 
DEPENDANCES, POVR TENIR L*EC0LE DES FILLES ET LOGER. LESDT FILLES DE CHARITÉ 

Et a l*egard de l*ecole des garçons et logement DV m^ Il a été en 1724. 

CONSTRVlT DES DENIERS FOVRNlS PAR QVELQVES PESONNES DE PIETÉ, DE LAD^ PAROl^ 
VNE AVTRE MAtSON PRES LE CIMETIERE AVEC COVR ET IARDIN, DE LENTRETIENT 
DE LAQVELLE MAISON LA FABRIOVE DE CE LIEV EST CHARGEE A PERPETVItÉ • 

Pierre. — Long. 1 ",o4 ; ïb^. ©".ôô. ^ 

Trois bienGBiiteurs, Antoine Dorsanne, docteur de Sorbonne, officiai, 
chantre et chanoine de Téglise de Paris, Louis Hugues Le Jeune, curé 
de la paroisse, et André Flory de Lessart, président des trésoriers de 
France, se réunirent, en 1725, pour doter définitivement le bourg 
de Bagneux d'un maître d'école et de deux sœurs de charité. L'ins- 
cription qui consacre le souvenir de cette fondation, dont nul ne sau- 
rait contester les avantages, était fixée près de la porte de l'église, de 
manière à signaler à tous venants des noms bien dignes de la recon- 
naissance publique; des travaux de réparation en occasionnèrent le 

^ Même taux d'intérêt que ci- dessus, note n" :2. 



576 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

déplacement ; elle fut alors mise en réserve dans un coin de la sacristie. 
En dernier lieu, on Ta scellée dans le mur du bas côté septentrional, 
près de la chapelle qui termine cette galerie. La pierre ne présente aucun 
ornement. Les contrats mentionnés dans Tinscription avaient pour objet 
la régularisation de l'emploi de fonds provenant des trois donateurs 
déjà nommés, de Pierre Gamusat, ancien curé de Bagneux, de Paul 
de Laistre, maître de la chambre aux deniers, de Pierre Favier, avocat 
au parlement, et de Philippe Brochant, bourgeois de Paris ^ 

Le maître d*école, préposé à l'enseignement des jeunes garçons, 
était logé dans la maison destinée à la tenue des classes, et ses émolu- 
ments devaient s'élever à deux cents livres assignées sur des rentes et 
sur le produit d'une petite construction située au pied du clocher. Les 
deux sœurs de charité, chargées d'instruire les jeunes filles et de soi- 
gner les pauvres malades, résidiaient dans une maison près de la sa* 
cristie de l'église. La somme annuelle nécessaire à leur entretien était 
évaluée à a8i livres. Les ressources énumérées dans l'inscription 
atteignent seulement le chiffre de 93 1^ lo'; on comptait sans doate 
pour le surplus sur des recettes éventuelles. 

Avant de quitter Bagneux, nous devons exprimer un regret sur la 
destruction récente de la tourelle d'escalier du clocher, dont les parois, 
couvertes de noms et de dates, formaient une espèce de nécrologe où 
plus d'un habitant de Bagneux se souvient encore d'avoir lu les noms 
de ses pères. On y trouvait aussi quelques signes d'appareilleurs. 

' Oq voyait des portraits de cette famille Halles. Un personnage de ce nom, andeo 

dans f ancien bureau de la communauté des consul, se fit construire, dans le âède der- 

drapiers, démoli, il y a peu d'années, h nier, une belle habitation près de Bagnen. 

répoque du remaniement du quartier des à Fontenay-aux-Roses. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUFORT. 577 

MGCXL. 

BAGNEUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-HERBLAND. 

1733. 

D. 6. M. 

Monseigneur hypoute 
DE Bethune Evesque Comte de 

VERDUN, ET MADAME MARIE DE BeSHUNE> 
CONTESSE DE ROU VILLE SA SœUR, ONT PAR CONTRACT 

Passé pardevant Maugin et Baudovin Notaires Royau^ 

ApOSTOUQUES a VERDUN LE 30* SEPTEMBRE 1703. 

Donné, aux Pauvres Malades et Sains de cette 
Paroisse de Bagneux, la Maison qui leur apparte- 
nait EN CE Lieu, et ont ordoné, quil seroit annu- 
ellement ET A PERPETUITE CELEBRE UN SERVICE 

DUNE Messe haute pour le Repos des Ames des- 
dits Seigneur Evesque et de laditte Dame, le 
Jour le plus proche non empesché après leJou" 
DES Morts auquel Jour des morts sera Anonœ 

CELUY AUQUEL LEDIT SERVICE SERA CELEBRE POUR LA 
FONDATION DUQUEL SERVICE A ÉTÉ PAR CONTRACT PASSÉ 
PARDEVANT M^ UNAQER ET BRUSSEL No¥* A PARIS LE 18. X. 
1733. ENTRE LES S^î* CURÉ MARGUILUER ET LADITTE DAME 

a la d. fabrique assignée la somme de trente livr? 
de rente par chacun an a prendre sur les arrerage^ 
ou fermages provenans de l*employ qui a été fait 
du prix de la vente de laditte maison laquelle 
Somme de trente liures sera distribuée savoir a 
lœvre* et fabrique douze uvres moyennant quoy il *"*^ 
par ladite fabrique fourny les luminaires orneme*** 

'-* SfV. 

ill. 73 



578 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

ET AUTRES CHOSES NECESSAIRES POUR LA CELEBRATION 
DUDIT SERUICE, DIX LIURES A MONSIEUR LE CURÉ 
DEUX LIVRE' DIX SOLS A M". LE VICAIRE UNE LIURES* AU 
M^ DECOLE VNE LIURE AUX ENFANS DE CŒUR X SOLS AU 

E 

sonneur, et trois uures aux pauvres de ladit 
Paroisse qui assisteront audit Seruice. 
Pmz Dieu pour Les Fondateurs, 
Marbre blanc. — Haat. o'°,95 ; Ui^. o^tGS. 

Hippolyte de Béthune, évêque de Verdun ^ et sa sœur, Marie de 
Béthune, comtesse de Bouville^, possédaient une maison à Bagneux; 
ils la donnèrent, en 1703, aux pauvres de la paroisse, moyennant ia 
célébration d'un service annuel. La maison fut vendue dans la suite; 
elle n'était pas de grande valeur; car les arrérages provenant de l'em- 
ploi du prix ne furent pas estimés à plus de trente livres, dont un 
contrat, passé en 1783, détermina la répartition entre la fabrique, le 
curé, le vicaire, le maître d'école, les enfants de chœur, le sonneur 
et les pauvres qui assisteraient à la cérémonie. La part de ces derniers 
ne s'élevait qu'au dixième de la somme totale, c'est-à-dire à trois livres 
seulement. 

La plaque de marbre sur laquelle on lit l'inscription se trouve posée 
à côté de celle de Philippe Ghaillou (n** mccxxxvii). Un simple filet en- 
cadre le texte. L'évêque de Verdun était fils d'Hippolyte de Béthune, 
chevalier des ordres, comte de Selles, marquis de Chabris, chevalier 
d'honneur de la reine Marie-Thérèse d'Autriche'*. Il laissa la réputa- 
tion d'un prélat très-zélé pour l'administration de son diocèse; il fut 
inhumé dans sa cathédrale, devant le siège épiscopal. 

'"* Sic, * Décëdée an mois de mars 1789, veuve 

^ Qualre-viDgt-quatonième évêque de de François deRouville, marquis de Muez. 

Verdun, de 1681 à 1730. Ce (ut Tempe- gouverneur d'Ardres et du comte de Guines. 

reur Othon III qui conféra, en 997, aux ' Ce personnage l^ua au roi la coUec- 

évêques de Verdun le titre de comtes de tlon de manuscrits connue sous le nom de 

Verdun et de princes du saint empire. ( Voy. fonds de Béthune. 

Gallia christ, t. XIII, col. i956.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHAtEAUFORT. 579 

MÇCXLI. 

CHATILL0N-60US-BAGNEUX. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JACQUES 

ET SAINT-PHILIPPE. 

»7»9- 

AD PEDES ALTARIS 

JACET 

M. Petrus Duvivier Presbyter 

Rector 

HUJUSCE ECCLESIiE 
CUI PRiEFUIT PER ANNOS CIRCITER 4o- 
Plebi SVM GRATUS 
ERGA PAUPERES MUNIFICUS 

r 

OMNIBUS BENEVOLUS. 
EXTREMUM DIEM CLAUSIT DIE IJ 7"?" 

MDCCXIX 

ANNO iETATIS SUiE 81 
Requies-cat ' in pace. 

Marbre blanc. — Haut. o",63 ; larg. o",5o. 

Eglise sans importance, reconstruite à peu près en totalité aux xv*" 
et XVI* siècles, remise à neuf et défigurée en i846. Le curé Pierre Du- 
vivier, qui gouverna la paroisse pendant quarante ans, fut inhumé au 
pied du maître-autel. Son épitaphe, encastrée dans le mur de l'abside, 
du tîôté de Tépître, a été retirée de cette place honorable à l'époque 
des derniers travaux de restauration; nous l'avons vue déposée provi- 
soirement à l'extérieur de l'édifice. 



Sic. 



73. 



580 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCXUL 
VANVES.— ÉiSLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

nm k Avut ml €€€€ xUx* U jnrotiiiitt WmetwJit 
kpr<» U Uinv&V fit tottfwm z ï«ïïi« «tî< prttett tjjliCe 
îe fait iumi ♦ <« Jttlle ♦ «lift** jidr trt» J^ttwrH pttt ett Wtu 
$mltoië mf^tw ïtt î>am** qtii low orbôtia <t tftatU la 
foUmîmife ïit la îrirtt ttyvktxmn ♦ <t îttïïifatt rfîre 
Cetïtt z foUtttïwiti» jwr tjatftttt an^UWt Jour îe lai' 
Éefle eti «fU «litie jttrefttt ♦ z ï^Joa z olr«ia ^ttttlemettt 
rf a tottfww» a \sm le« fcnfaifetiw ïïiftlU tMt 4») 
aoWt 3«ttr îe la f ô&tratw z ï^eïïifatt ♦ la wftUrottt t\ ]?ar 
le» «tlat«» WtelU» ♦ qttafw tww Jour» îe j>aïi«tt ♦ |»mî Weti 
potir teta tt «lU» qm ont fait tai« la Wrte t ôCetraftttt 

Pierre.— Haut o" 43; larg. o",64. 

L'église de Vanves date, en majeure partie, de la première moitié 
du x\\\^ siècle; mais le xiv® et le ivi^ y ont aussi marqué leur passage. 
Une belle porte, décorée de colonnes, s ouvre sur le côté méridional 
de la portion la plus ancienne de l'édifice. 

L'inscription de la dédicace, gravée avec le plus grand soin, se lit 
sur une simple table de pierre, devenue rouge comme de la brique, 
encastrée dans le mur occidental de la nef. 

(tEu cette église, comme dans plusieurs autres, on a voulu disposer 
(rpar symétrie les anciennes tombes; ce qui a fait quelles ont été bri* 

' L*abbë Lebeuf indique par erreur la ' Ces trois mots en ieelk église ne s'ex- 

date de i&i3 (t. IX, p. âaS). pliquent pas. 

* Le dimanche après la Féte-Diea,i 5 juin * Guillaume VI Ghartier, cent unième 

1&&9. ëvèque de Paris, de ibb^h i&ya. 



ANCIEN DOYENNÉ DE CHÂTEAUPORT. 581 

ff sées, les morceaux mal rangés et contre la disposition primitive, selon 
(r laquelle tous les défunts généralement avoient les pieds étendus vers 
ffTautel^f) Il ne reste plus des tombes de Vanves que des fragments 
sans valeur. Nous indiquerons seulement deux dalles à peu près en- 
tières, mais fortement usées, Tune, peut^tre , d'un forgeron, au milieu 
de laquelle est dessiné un gros marteau à battre le fer, l'autre à deux 
pei'sonnagesdont les têtes et les mains avaient été rapportées en marbre 
blanc. 

' I^beaf. op. du t. IX, p. Aa8. 



583 INSCRIPTIONS DB LA FRANCE. 

MGCXUIL 
VANVES. - ÉGLISE PRIEURALB ET PAROISSIALE DE SAINT-REMI. 

1670. 

* LAW 1670 lAY CTE BENITE PAR PIERRE OVOJN 
PRIEVR CVRE DE VANVES & NOMMRE REMIE GENEVIEVE 
PAR R^"^ PERE EN DIEV M*^ FRANÇOIS BLANCHART ABBE 
DE s" GENEVIEVE DE PARIS SEIG* DE VANVES* & DA" 
MAGDELAINE DE LAMOIGNON " 
NICOLAS LORET lEAN LVZIN MARG^* 
FLORANTIN LEGVAY * 

Cloche. 

La cure et la seigneurie de Vanves dépendaient de i abbaye de 
Sainte-Geneviève de Paris, dès le m* siècle*. C'était un religieux qui 
exerçait les fonctions de prieur et celles de curé. La cloche, bénite en 
1670, reçut de François Blanchart, troisième abbé de Sainte-Geneviève 
depuis la réforme du monastère*, les noms de Remie-Geneviève, en 
l'honneur du patron de la paroisse et de la patronne de l'abbaye. Le 
droit de lui servir de parrain appartenait à l'abbé en sa qualité de 
seigneur du lieu. 

' Abl>é de Sainte-Geneviève, sapërieur alliance, âgée de soixante-dix-hoit ans. ie 

gênerai de la congrégation de France, mort 1 & avril 1 687, après une vie passée dans les 

ie 7 février 1676. (GalL chrisL col. 79a- œuvres de piété et de charité. 

806.) ' Noms du fondeur. Voye; ci-dessas 

* Fille de Chrétien de Lamoignon , prési- * n" mclxxvi. 

dent au parlement de Paris, et sœur du pre- * Lebeuf, op. cit, t. IX, p. 627. 

mier président Guillaume. Elle mourut sans ^ Voy. GalL christ, t. VII, ut ivprà. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



58S 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



Le doyenné de Montlhéry s'étendait sur un vaste territoire au sud- 
est de Paris; l'espace qu'il occupait se trouvait compris entre le doyenné 
de Châteaufort et le cours de la Seine. Son chef-lieu était une petite 
ville dont le château et le donjon formaient autrefois une des plus re- 
doutables forteresses de l'île de France. Le nombre des paroisses du 
doyenné s'élevait à soixante-sept, savoir : 



*Geniilly (Seine). 
*Arcueil (id.). 
•ViHqœf(iA). 

•Chevilly(frf.). 

*Lahy(ta.). 

* Fresnes-lès-RuDgia (W.). 

'Rungis (t'A). 

'Vissous (Seine-et-Oise). 

Paray (id.y. 
*Morangis (id,). 

'Chilly-Mazarm(téi.)- 
* Longjumeau (id.). 



* Bailaiuvilliers (Seine • et - 

Oise). 
* Épinay-sur-Orge {id.). 
*Longpont(t(f.). 

* Montlhéry (iW.). 
*Lina8 {id.). 

•LeuYiHe(ta.). 
'Arpajon (li). 
*Saint-Yon (id.), 

* Boissy-soDs-SaintrYon ( îrf.). 
*SaiQt-Sdpice- de-Favières 



Mal]champ(Seine•«t-Oise)^ 

* Chamarande {id,). 

•Lardy(tti.). 

Torfou(tt^.)'- 
*Avramville (id,), 

CheptoinYi]le(û^.)** 
Saint-Vrain {id.y. 

•Ver-le.Grand(«.). 
*Ver-le-Petit(«.). 
*Leadeville {id.). 

*MaroUe8(î(f.)- 
Guibevine(iV/.)*. 



^ Paray n*e8t plus qu'un hameau. L*^lise, 
dédiée à saint Vincent, a été entièrement 
détruite. 

' Église, du litre de Saint-Jean-Bapliste , 
reconstruite au xvii* siècle, réduite à Télat 
de succursale. 

^ Eglise de Notre-Dame; petite abside du 
m" siècle; le reste de Tédiflce rebâti aux 
XV* et XVI* siècles. Au-dessus de la porte, 
mention d'une réparation faite en 1787, du 
temps de B. César et de J. Gringot, pre- 
mier et second marguiliiers. 

* Église de Saint-Martin; tour et chœur 



du XII* siècle, nef moderne. — * Grand et 
beau village. Église dédiée à saint Gaprais; 
construite au xm' siècle, remaniée au xvn*. 
Les tombes intéressantes, énumérées par 
l'abbé Lebeuf , ont fait place à une mosaïque 
moderne en bitume coloré. Nous n'avons 
relevé que la date de 1697 sur une inscrip- 
tion gothique devenue illisible. Voir ci-après 
n" McccLxxxvin. 

* Petite église dédiée à saint Vincent, 
rebâtie vers la fin du xvii* siècle, convertie 
en bâcher. 



58â 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



*La NorviHe (Seine-et-Oise). 
*Fontenay-le- Vicomte {id.). 
*Écharcon (id,). 
*Mennecy (id.). 

Monceaux (t(^.)\ 
*Vmabé(î(/.). 

Onnoy {id.y, 
*Es8onne8 (id.). 

*Corbeil(frf.). 
* Lices (id,). 

Cottrcouronne (id,y. 

Évry-sur-Seine (id.y. 



*Bondoafle (Seine-et-Oise). 
*Brëtigny (W.)- 
•LePles8i8-Pâtë(«.)- 

* Saint - Michel - sur - Oi^ 

(id.). 
•Fleury-Mérogis (id.). 

Le Plessis-ie-Comte (id.)*. 

Oraogis (id,)*, 
"" Ris (id.), 

* Sainte- Geneviève - des -Bois 

(id.). 

*Savigny-flur-Opge (id.). 



* ViUemoisson (Seine - et - 

Oise). 

•Viry(fa.)- 
•Grigny («?.). 

•Jttvisy (id.). 
*kùns(id.). 
•Villeneuve-le-Roi (id.). 
*Oriy (Seine). 
*Thiais(ia.). 
♦Choi8y-l^Roi(ta.). 

* Vitry-sur-Seine (id.). 
•Ivry(ta.)' 



' Église de Sainl-Étienne, de la fin du 
XII* siècle, en mauvais état. 

' Église, du titre de Saint -Jacques le 
Majeur. Il n*en reste plus qu'un bas cAté, 
du xin* siècle. 

^ Église de Notre-Dame; on n'en a con- 
servé quun débris sans caractère, servant 
de chapelle. 



* Église de Saint - Pierre ; chœur du 
xin* siècle , nef du xvn\ Sur un fragment de 
dalle, servant de marche au clocher, en ca 
pitales du xin* siècle:. CHEVALIER lADis 

* Très-petite éj^se, de Saint-Barlhë- 
lemy, complètement démolie. 

* Aucun vestige de Téglise qui était dé- 
diée à saint Germain d'Auxerre. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



585 



MCCXLIV. 

6ENTILLY. - ANCIENNE MAISON DE LA MISÉRICORDE. 

i683. 

^ lESVS MARIE JOSEPH lOVACHAIM ANNE SIMEON 
ANNE LA PROPHETESSE GASPART MELCHIOR 
BALTAZAR TOVS LES S' & S™ LES 9 CHOEVRS 
DES ANGES' 

lE SVIS NOMMEE GASPART PAR PIERRE ETIENNE 
DAVRAT CON" DU ROY EN SA COVR DE PARL^ 
DE PARIS ET PAR LA BIENFAICTRICE DE CETTE 
MAISON DAME CATHERINE HENRIETTE BELLIER 
PREMIERE FEMME DE CHAMBRE DE LA FEVE REINE 
ANNE DAVTRÏCHE MERE DE LOVIS 14 ESTANT 
VEVFVE DE M" PIERRE DE BEAVVAIS CON" DESTAT 
ORDI** SEIGN* DE GENTILLY * 
POVR LES RELIGIEVSES HOSPITALLIERES DE 
LA MISERICORDE 

DE lESVS AVDIT GENTILLY PRES PARIS EN LANNEE 1683. 
^ VIVE lESVS ET MARIE. 

Cloche. 

L'église paroissiale de Gentilly, dédiée à saint Saturnin de Tou- 
louse, a été reconstruite au commencement du xvi^ siècle; de Fédifice 
antérieur il reste seulement trois piliers du xiii^ siècle, sur le côté 



' On croirait lire une formule cabalis- 
tique , une conjuration contre les tempêtes 
physiques ou surnaturelles. Cette accumu- 
lation de noms comprend la Sainte-Famille; 
le père et la mère de la Vierge; le prophète 
et la prophëtesse qui furent témoins de la 
présentation du Christ au temple; les trois 
Mages; tous les saints et saintes du paradis; 
enfin, la milice des anges, divisée en trois 



ordres et neuf chœurs par saint Denis T Aréo- 
pagite, dans son traité De la Hiérarchie 



* Pierre de Beauvais'et sa femme firent 
construire par Le Paulre, à l'entrée de la 
rue Saint-Antoine, à Paris , un remarquable 
hôtel qui s*est conservé. jusqu'à nos jours. 
Leur fils portait le titre de baron de Gentilly. 



5M INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

méridional de la nef. Les dalles funéraires n existent plus; nous n avons 
rencontré qu'un fragment de tombe , portant quelques caractères en 
capitale gothique , environ du lempft de Philippe le Bd. Nous avions 
pris note jadis de la tombe de Claude Veillard, desservant, mort en 
1 75 1 ; elle ne s'est pas retrouvée cette fois. Un libraire de Paris, Claude 
Sonnius, fonda, en 16^9, à Gentilly, une maison de religieuses de la 
Miséricorde de Jésus. Ces sœurs, vouées au soulagement des pauvrej^ 
femmes et filles malades, obtinrent, en 170/i, du cardinal de Noailles, 
archevêque de Paris, l'autorisation de transférer leur établissement 
de Gentilly à Saînt-Mandé, près du bois de Vincennes, dans un lieu 
plus salubre. Elles emportèrent alors dans leur nouvelle résidence la 
cloche qu'elles avaient fait fondre en i683, et dont la petite église 
paroissiale de Saint-Mandé est demeurée propriétaire'. Nous en avons 
ici classé l'inscription. 

' Voyez ci-des6U6 n* dccclxxxi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



587 



MCCXLV. — MCCXLVI. 

GENTILLY. ~ HOSPICE DE BICETBB. 

1761. 1785. 



a • GIST 

MARIE 

FRANÇOISE 

ELIZABLTH 

DEQUIEFFV'*-'-^ 

SUPERIEURE 

DE CETTE 

MAISON* 

DECEDEE LE 

21 JUIN 1761 



a GIT 
M** VICTOR TRIS- 

TANT, ÉCONÔM^ 
DE CETTE MAISO" 
PENDANT 18 ANS J 
DÉCÉDÉ LE 7 SEP- 
TEMBR£ 1785 ACÉ 
DE 70 ANS 2 MOIS 
9 JOVRS 

Pries dieu povr /■' 



Pierre. 



Un évêque de Winchester fit bâtir, dans les dernières années du 
xin*" siècle, sur le territoire de GentiHy, un château incendié en 1 4i 1 , 
mais dont l'emplacement porte encore, sous une forme défigurée par 
la prononciation vulgaire, le nom du prélat anglais. Louis Xill cons- 
truisit en ce même lieu un asile pour les soldats estropiés. Louis XIV, 
qui destîaait aux militaires invalides une plus aoble retraite, céda les 
édifices de Bicètre, en t656, à Tadministration de Thôpitd géoéral de 
Paris. Le titre du nouvel hospice est ainsi gravé au-dessus d'une an-' 
cienne porte. 

S"^ Jean Baptiste de 

LHopiTAL General 

1.668. 

La chapelle, également placée sous le patronage de saint Jean Bap- 
tiste, est une construction très-simple, disposée en forme de croix. Les 
deux épitaphes que nous publions se lisent sur des dalles de pierre, la 
première dans le croisillon de gauche, la seconde dans celui de droite. 

74. 



588 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCXLVn. 

6BNTILLY. — HOSPICE DE BICBTRE. 

1744. 



LAN 1744 JAl ETE BENITE PAR M"* 

ET NOMMEE* 

EN PRESENCE DE M** HENRI DE BESSET 
CHEVALIER SEIG" DE LA CHAPELLE MILLON ' 
lEAN BAPTISTE PIERRE LAMBERT CORRECTEUR' 
DES COMPTES ALEXANDRE JEAN REMY ECUYER 
ANCIEN ECHEVIN DE LA VILLE DE PARIS ET 
DENIS FRANÇOIS BENOIST CONSEILLER AU 
CHATELET TOUS QUATRE ADMINISTRATEURS 
DE LHOPITAL GENERAL ET COMMISSAIRES DE LA 
MAISON DE BICESTRE 

LOUIS GAUDIVEAU MA TAITE A LIEUSAINT * 

Gloehe. 

L'hospice de Bicêtre possède trois cloches. C'est sur la plus grosse 
que sont inscrits les noms des quatre commissaires qui administraient 
la maison en 1 7/1/1. Il paraît que les deux autres ne présentent que la 
date de 1787^ et le nom du fondeur Amonche à Paris. 

* Plusieurs mots liniës. ^ Famille parisienne des plus honorables, 

' Contrôleur général des bâtiments du dont le nom revient souvent dans les r^V 

roi, mort en 17&8, fils de François de très de la chambre des comptes, et dans les 

Besset , seigneur de Miion et de la Chapelle , états des administrateurs ou des bienfaiteurs 

gouverneur de Chevreuse. (Lebeuf, op. cit. des établissements de charité, 
t. VIII, p. 93, s A). * Voyez ci-dessns n' nccxxvii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



589 



MCGXLVin. 
ARCDEIL.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

1601. 



ICI EST LE TOVR DE 
LÀ CLOCHE DE N S 
lAQVE EN GALISCE 
APORTE PAR LOVIS 




Arcueil est un lieu célèbre par les ruines de son aqueduc du bas- 
empire, et par l'architecture grandiose de son aqueduc moderne. 
L'église, construite dans la première moitié du xuf siècle, se fait re- 
marquer par le beau style de ses chapiteaux, de ses galeries, de ses 
clefs de voûte. L'abbé Lebeuf comparait les ouvertures circulaires qui 
éclairent l'édiGce à celles du réfectoire, aujourd'hui détruit, de l'ab- 
baye de SainIrDenis. La partie antérieure de la nef a été remaniée au 
xvi^ siècle; on y voit de curieux chapiteaux représentant des vendan- 
geurs, des fous, des danses et d'autres sujets de fantaisie. L'église ne 
contient aucun monument funéraire. 

Un habitant d'Ârcueil, qui avait accompli par dévotion le grand pè- 



59a CNSCRIPTI0M8 DE LA FBANCE. 

lerinage de Saint-Jacques de Compostelle, fit graver à son retour, en 
1601, près de la porte occidentale de l'église de sa paroisse, à main 
droite, la drconférence de la cloche principale de l'église de Saint-Jac- 
ques. Il était revenu sans doute sain et sauf de ce long et périlleux 
voyage, qu'il avait dû faire à pied, suivant l'usage. Le cercle, encore 
bien visible, a 2"*, 2 8 de diamètre. L'action du temps a fait disparaître 
le nom du pèlerin et la date de sa rentrée au village. Le millésime de 
1601 nous a été fourni par une note de l'histoire du diocèse de Paris. 
On sait quelle ferveur inspirait aux populations du moyen âge le 
pèlerinage de Saint-Jacques. Pour les uns, c'était un moyen de réhabi- 
litatioh morale, pour les autres, l'exécution d'un vœu solennel ou l'oc- 
casion de gagner les indulgences les plus étendues. Le nombre des 
asiles préparés pour les pèlerins dans les diverses contrées de l'Europe 
a quelque chose de surprenant. On nous a montré à Pontoise, sur les 
.parois d'une vieille chapelle transformée en remise, des peintures à 
moitié géographiques figurant l'itinéraire complet avec ses diverses 
stations. A Paris, (ren l'an de grâce i3i7, plusieurs notables et dévotes 
rr personnes qui avoient fait le voyage de Saint-Jacques, meuz de dé- 
crvotion, délibérèrent entre eux d'édifier une église et un hospital en 
cria grande rue Saint-Denys, près la porte aux Peintres, pour loger 
«et héberger les pèlerins passants, allants et retournants de leur 

rf voyage ^ •» Des cérémonies particulières marquaient le départ et 

le retour des pèlenns. La complainte des pèlerias de Saint-Jacques 
fait encore partie du répertoire des chanteurs ambuiants. Quant à 
l'assistance miraculeuse du saint apôtre en faveur de ceux qui prenaient 
pour lui plaire les coquilles 'et le bourdon, nos églises sont remplies 
de verrières et de sculptures qui en proclament le, témoignage. 

^ DuBreul, Le théaU des antiq, de Paris, statues intëressantes, du 11 v* siècle, forent 
p. 984. Des magasins ceiivrenl Templaee- exhumées des raines, il y a environ trente 
ment de Tëglise et de l'kôpital. Piustears ans. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 591 

MCCXUX. 

ABCUEIL.- ÉGLISE PAROISSIALE DB SAINT-DENIS. 

178a. 

* LAN 1782 lAY ETE BENITE PAR M^ PIERRE 
EDME LAVRENS' ET NOMMEE MARiE PAR M^ 
LAVRENT CHARLES DHOVRY IMP'' LIB** DE MG" 
LE DVC DORLEANS ET PAR DAME MARIE ELISABETH 
LAISNE VEVVE DE CHARLES MAVRICE DHOVRY 
IMP" LIB"^ de m""" LE DVC DORLEANS 
PIERRE LEBEAV MARGVILLIER COMPTABLE ET 
NICOLAS BOVRLE SECOND MARGVILLIER 
GAVDIVEAV FECIT*» 

Gioche. 

' Cure d'Arcueil. — * Voyez ci-dessus n* mccxlvii. 



592 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MCCL. 

VILLEJUIF. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CTR ET SAINTE-JULITTK. 

Vers 1637. 














imf 



Les MARGUtlXtEBS DE LCEUVRE ET FABRtQUE DE Lé(GLtSE DE) 
CEANS SONT TENUS FAtRE DtRE ET CHANTER PAR CHACUN DIm(AN) 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHERY. 593 

CHE A TOUStOURS A HAULTE VOtX A LA LEVAClON (DU) 

CORPUS DOMtNt A LA MESSE DOMtNtCALLE DE LEGLtSE DE CEANS 

O SALUTARtS HOSTtA* £t CEDtT JOUR APRES VESPRES ET CONPLtES 

DICTES SALVE REGINA OU AUTRES ANTHÎENNE ET ORAtSON 

DE NOSTRE DAME CONVENABLE SELON LE TEMPS DE LA SOLEMP 

NiTÉ DE LEGLiSE AVEC DE PROFUNDtS InCLÎNA ET FtDELlUM POUR 

LAME DE FEU HONNORABLE HOMME MAtSTRE GUILLAUME LE VAVASSEUR EN 

SON ViVANT CiRURGiAN ET VARLET DE CHAMBRE ORDtNAtRE 

DU ROV NOSTRE StRE. Et POUR LA SANTÉ ET PROSPERITE DE JEHANNE BRU 

NEAU SA FAME DE StRE JeHAN BRUNEAU MARCHANT BORGOiS DE 

PARIS PERE DiCELLE JeHANNE LAURENS BRUNEAU FRANÇOIS BRUNE 

AU SES ONCLES ET DE LEURS ENFFANS ET AULTRES PARENS ET AMtS VtVANS ET TRES 

PASSES Et pour ce FERE ONT DONNÉ A iCELLE EGLtSE AUCUNS OSSEMENS 

DES CORPS DE MONSIEUR SAINCT CYR ET SA! NOTE JULITE DONT CESTE EGLISE ET* FONDEE 

Et Aussi DU CORPS monsieur SAtNCT ROCH QUt ONT ESTÉ PRESENTEES EN 

ICELLE EGLtSE A GRANDE SOLEMPNItÉ ET REVERENCE LE PREMtER Dt 

MENCHE DE MAY MIl V^ XXXV AUQUEL JoUR Y A PAR CHASCUN AN PLU 

StEURS GRANS PARDONS ET INDULGENCES DONNEZ PAR NOSTRE SAtNCT PERE LE 

PAPE* ET REVEREND PERE EN DtEU MONStEUR LE 

VESQUE DE PARtS* AtNSt QUtL APPERT PAR 

LETTRES FAtCTES ET PASSEES ENTRE EULX (PAR) 

DEVANT DEUX NOTAIRES AU CHASTELLET (DE PAHÎS LAN) 

MtL v^ XXXVII* LE iiii^ Jour de (febvrîer)* 

Pierre. — Haut. o",72; larg. o"/i9. 



^ L'asage de chanter à l*élévatioa la 
strophe salutan» datait sealement da 
XV' siècle. 

^ Il aurait falla écrire : est fondée, 

' Clément VII. 

^ Jean VI, cardinal da Bellai, cent 
sixième évèque de Paris, de i53a à i55o. 



^ Une retouche maladroite rend la date 
inintelligible; nous la rétablissons d'après 
les indications de Tabbé Lebeuf, et d après 
le sens général de Tinscription. 

* Il manque, au commencement et à la 
fin de rinscription , quelques bouts de lignes 
qu'il est facile de suppléer. 

75 



59â INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Grande église à trois nefs; quelques bases , colonnes et consoles du 
xiii^ siècle; reconstruction presque totale vers le milieu du xvi*; élé- 
gants détails de cette dernière époque; débris de vitraux, entre autres 
un saint Roch prié par des pèlerins. La tour .porte ces dates : Mé- 
mento mory : t5ào . t555* Du temps de labbé Lebeuf, ou y lisait, au 
soubassement, que la première pierre en avait été posée en iSSg^ 
aux dépens des paroissiens; nous avons inutilement cherché cette 
inscription. 

Le culte de saint Cyr, martyrisé dans son enfance avec sainte Julitte, 
sa mère, était autrefois en grand honneur dans notre pays. De nom- 
breuses églises furent placées sous leur invocation, parmi lesquelles 
nous citerons là cathédrale de Nevers et la collégiale d'Issoudun. 
L'église paroissiale de Villejuif, qui les reconnaît pour ses patrons, 
ne possédait pas la moindre parcelle de leurs reliques. Une circon- 
stance singulière lui permit d'acquérir, il y a plus de trois siècles, ce 
qu'elle en conserve^ncore aujourd'hui. Maître Guillaume Le Vavasseur, 
chirurgien et valet de chambre ordinaire de François I*'', avait suivi 
son prince, en i533, dans ce voyage de Marseille resté célèbre par 
l'entrevue du roi de France avec le pape Clément VII , et par le ma- 
riage de Henri, duc d'Orléans, avec la nièce du pontife, Catherine de 
Médicis. En docte personnage qu'il était, le chirurgien du roi visita les 
monuments d'Arles, et ce fut dans cette ville que les religieux trini- 
taires lui firent voir sous leur maître-auteP des reliques considérables 
de saint Cyr, de sainte Julitte et de saint Roch. Une autorisation 
du pape et des lettres patentes du roi levèrent toutes les difficultés 
qu'aurait pu rencontrer son désir d'obtenir quelques-uns de ces pré- 
cieux ossements. Les religieux retirèrent des châsses de leur autel une 
vertèbre du cou de saint Roch , un os de la jambe de saint Cyr, et 
une portion de la mâchoire de sainte Julitte, qui furent présenté» 
en grande solennité à l'église de Villejuif, le premier dimanche de 

' L*église des Trinitaires, rebâtie au xvii' siècle, servait, il y a peu de tenps, de 
magasiu. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 595 

mai i535^ Pour consacrer la mémoire de cet événement, ou érigea 
une inscription sur un pilier, à côté de Tautel de la Vierge; elle était, 
en dernier lieu, déposée au presbytère. Les reliques, spoliées de leurs 
enveloppes d'argent, demeurèrent cachées, pendant la révolution, dans 
le tronc d'un noyer. La tabfe de pierre, sur laquelle est gravé le texte , 
s'arrondit au sommet. Des figures, de petites proportions, siuiplement 
dessinées au trait, représentent une Notre-Dame de Pitié; à sa droite, 
sainte Julitte et saint Cyr, enfant, nu, qui tient une palme; à sa gau- 
che, saint Roch, en costume de pèlerin; puis, trois hommes et trois 
femmes à genoux, les mains jointes. En avant des cinq dernières lignes , 
un écusson blasonné de six étoiles et traversé par une bande chargée 
d'un croissant qui est accompagné du millésime de 1 6 1 7 divisé en deux 
parties^. Nous ne nous expliquons pas bien la présence de cette der- 
nière date, postérieure de près d'un siècle à l'époque de la translation. 
S'agirait-il d'un rétablissement de l'inscription qui aurait été déplacée ? 



* Abrégé de la vie et du martyre de saint 
Cyr et sainte Julitte, sa mère, patrons de 
Villejuifveprès Paris, chez la veuve Chardon 
et fils, à Paris, rue Galande, près Saint- 
Biaise, 1686. 



Voyei aussi Lebeof, op, cit. t. X, p. ào- 
Aa , et Dtt Bretd, Tkéat. des antiq. de Paris, 
p. isai'iaaS. 

' Un autre écusson était gravé à l'angle 
correspondant, aujourd'hui brisé. 



75. 



596 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCU. 

VILLEJUIF. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CYR ET SAINTE-JILITTK. 

XVI* siècle. 




Cs mïl bonowWt Uttit f^iAtvl tïi(6«' tu son tuttât mmW tatwtwer 
ti UHtivtwt 

qnt ^t(tH U iW Jwr tt 

0(Uhxt (Xlû t tttt" 

ton» 1(0 trerpâtlei 

Pierre. — Long. j",76; hrg. o'',']h. 



Les deux premières lettres de ce nom sont incertaines. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRV. 597 

La dalle du laveinier laboureur se trouve à l'entrée de la nef. à 
main gauche. Quatre têtes de mort aux angles; deux pilastres doriques 
cannelés; arcade en plein cintre, accostée de branches de laurier; 
elligie un peu effacée, mains jointes, houppelande, chausses collantes, 
larges souliers arrondis. Le dessin appartient à la seconde moitié du 
XVI® siècle. 



598 



INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 



MCCLII. 

VILLEJUÎf.- EGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CYfi ET SAINTE-JULITTE 

1666. 




Pierre. — Long. a",o5; farg. i^^iS. 



Grande tombe comprise dans le dallage du bas côté méridional: 
arcade cintrée avec deux consoles pour supports, abritant deux eflS- 
gies tournées l'une vers l'autre; le mari en armure complète, mous- 
taches à la lèvre supérieure, barbe taillée en pointe, la main gauche 
posée sur la hanche, le bras droit tombant le long du corps, une canne 
à la main ; sur la cuirasse, une écharpe; l'épée posée en bandoulière, 
terminée à la poignée par une tête dé griffon; la femme, mains 
jointes, coiffée d'un voile qui descend sur les épaules, vêtue d'une 
longue robe à corsage. Entre les époux, un écusson partagé en deux 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 599 

à leurs armes, qui sont : pour le mari, une croix cantonnée de quatre 
lions; pour la femme, une tête de coq avec sa crête et un chef dont la 
pièce n'est plus reconnaissable. Aux pieds du mari, un grand casque 
grillé, surmonté de panaches, et deux gantelets. 

L'épitaphe a été mutilée. Le nom de dame Marie Cretté n'a cepen- 
dant pas disparu; mais, pour savoir celui du défunt, il faut recourir à 
l'abbé Lebeuf qui nous le transcrit d'après une autre inscriptions 
maintenant disparue. Ce personnage, décédé en 1666, était un officier 
suisse, appelé Melchior Grandhofer, qui custodiœ regiœ œhortibus hel- 
veiicis instructor prœftUt. Il avait épousé Marie Cretté, veuve de Jean 
Charpentier. Le texte de l'abbé Lebeuf semble indiquer que la famille 
Charpentier faisait sa résidence à Villejuif. 

Un fragment^, à peu près de la même époque, parait avoir fait 
partie d'une tombe à deux effigies, la femme coiffée d'un voile. Les ar- 
moiries se composent d'une bande accompagnée de trois trèfles et 
chargée d'un cœur entre deux étoiles. De Tépitaphe, il reste seulement 
quelques mots : 



HOME PIERRE FREY E SON VIVAT L VN DES. 



pp. cit, t. X, p. ââ. — * Long. o"',5o; larg. o'",/i8. 



600 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCLIII. 

VÏLLEJDIP. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-CYR ET SAINTE-JULITTE. 

1701. 

ICY GIST 
MeSSIRE JEAN DURET 

Chevalier Seigneur 

de villejuif 

et autres lieux, commandat 

DES ReGIMENS de 

EUR LE PrE 

Maréchal de Ba 

DU Roy 

DECEMBRE 1701 

TE ET D 

Pierre. — Long. i",5a; larg. o'^SS. 

Dalle en partie usée; au-dessus du texte, sur un cartouche, un 
écusson traversé par une bande qui est chargée d'un rinceau; cou- 
ronne de comte; deux griffons en supports. 

Nous avons déjà cité (t. I, p. 178, 266, q65) deux pet^onnages 
du nom de Duret : Charles, un des présidents de la chambre des 
comptes de Paris, mort très-âgé en 1700, et Charles-François, son fils, 
colonel d'un régiment entretenu en Portugal. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 601 

MCCUV. 

VILLEJUIF. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-GYR ET SAINTE-JULITTE. 

i556. 

t Um tml tf Ittt tume fmmi ïmUt 
ptm Us^m ttt tmm«ttitr mxiti m îie 
tttlUtm&e tl hz mmmt mm al$t0 

Clodie. 

La tour de féglise de Villejuif était à peine achevée ', lorsque les pa- 
roissiens y firent placer des cloches. Il ne s'en est conservé qu'une 
seule qui fut bénite sous le nom de Marie. L'inscription qu'on y lit 
encore ne fait mention que des deux marguilliers qui présidèrent sans 
doute à la fonte comme représentants de la fabrique. 

' Voyez ci-fiessus n" mccl. 



76 



602 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCLV. 

CHEVILLY— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

1608. 




^AchappelUin en Icgtc S^Bcnoift k^ 



Pierre. — Long. i'",98; larg. o^.gô. 



Petite église, rebâtie au xvii^ siècle, à Texceplioii de la dernière 
travée et d'une partie de la tour qui datent du \i\f. 

Le curé Louis *Lescarre a sa tombe au milieu du sanctuaire. H y est 
représenté la tête nue, barbe au menton, mains jointes, vêtu d'une 
aube et d'un surplis, portant sur le bras gauche, comme insigne de sa 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 603* 

qualité de chapelain, une aumusse garnie d^hermine. Arcade cintrée, 
bordée de perles, avec une tête d'ange à la clef, et deux branches de 
laurier dans les tympans ; <}uatre têtes de mort aux angles de la dalle. 
L'épitaphe du curé Lescarre donne à l'église de Saint-Benoît de 
Paris ^ le surnom qu'elle portait depuis le xvi* siècle. Contrairement à 
fusage à peu près universel, l'édifice primitif avait sa porte à l'orient, 
sur la rue Saint-Jacques, et son sanctuaire à l'occident, cr Or soubs le 
ff règne du roy François premier une partie d'icelle église ayant esté 
crbastie ttfut de neuf,, le maistre autel fut placé où estoit anciennement 
cr la porte de l'église , et à la place dudit autel fut basti un beau portail 
rdans le cloistre tel qu'il se voit aujourd'huy, et pour cette raison 
r ladite église a esté depuis nommée Sainct-Benoist le bien tourné'. ■« 

' Voyez pour cette ëgiise. t. I, p. loi- "Du Ureul, Le tkéat. des aniiq. de Paris, 

110. p. â58. 



76. 



'604 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCLVI. 
(.HEVIIAV' -^ iBLlSB PJ^ROlàSIALB M. SAINT&COLOMBE. 

. i !. l'i' CiYi «WuamgHent' h<)n<u(abi^t'i|)M>Hes' André losse, 

, |,|, ,;.,., f^areJ^fm.■^^>o^^ç^Iid^,aU,%mf d^la. . .,, , 

Germaine Arnouil sa femme laqifelle deceda le y' 
• May 102} 
'■ • ' •'' les'M'ârgd!!^"dfe'cyailsp^etlty'<St'âdue?ritrSt tenus 
• • 'A'oJjligeridÉ<|^«dlredcioé(ëBf''f «ehôftan atausio'''' • 
en cette Egli«el4*h«W'vt>*^sei8.de;r^qwecn J^^mie- , 
re le lendemain S* Michel la seconde le 7* May 
ia 3* le Vendredi d'après la Penthecoste & la 4* 
le Vendredy des 4 temps de Septembre a lissue 
desquelles le Pbre sera tenu se transporter sus 
la sépulture des defTunctz dire libéra & 
Deproflindis & po' ce faire lesdictz. Marguilliers 
fourniront d'ornementz luminayre & aultres 
chosez a ce nécessaire & feront ramenteuoir 
lesdictz obitz au prosne le Dimanche pcedent 
& paieront a monsieur le Curé ou son Comis 
pour chun desdictz obitz seize solz & pour 
entretenir lesdictz seruices les héritiers desdictz 
deffunctz ont donné & légué deux arpens 
de terre a ladicte Egsise * assis au terroir 
de Cheuilly comme appert p le contrat 
passé entre lesdictz Fondateurs d'une part 
& lesdictz Marguilliers daultre pardeuant 
Paul Barbier Greffier de la Preuosté de 
Cheuilly & Lay ce deuxiesme NouemF 1 624 * 

Reqviescant in page 
Pierre. — Haut. o'",95; larg. o'",69. 

' Sic. en 1690 , la femme en i6a3. IjB contrat fui 

' Les fondateurs étaient dëcédës, le mari sans doute passé par leurs héritiers. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 605 

Dans le bas côté septentrional de l'église; encadrement bordé de 
perles, carré, mais arrondi à la partie supérieure; au-dessus du texte, 
les donateurs à genoux devant un Christ en i^roix; ces figures ont été 
martelées. 

La ferme de la Saussaie, où demeurait le laboureur André Josse, 
dépendait d'un prieuré de Bénédictines du même nom , dont l'origine 
remontait au xn^ siècle. Il n est rien resté de l'église de ce petit mo- 
nastère, ni des sé'pultures qu'elle renfermait'. Les bâtiments, situés 
sur le bord de la route de Fontainebleau, près de Villejuif, ne se dis- 
tinguent plus d'une ferme ordinaire. Un écus^on à trois fleurs de lis, 
sculpté au-dessus d'une aueîenne porl:e> rappelle cependant la fonda- 
lion royale du prieuré attribuée à Loms le Jeune. 

' A l'exception peut-être d'une daile funéraire, ciassëe ci-après sous len" Mcctxxvr. 



G06 l^SGRlFTIONS DE LA FRANGE. 

MCCLVU. 

CHEVILLY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

1670. 

ICY GIT LE CORPS DE DEFF^^ NICOLAS TISSIER VIVAT 
LABOVR. DEMEVRÂ^. A LA GRA*?^ RVE DE CE LIE^ DE CHEVILLY 
DECEDDE LE 12. IVIN DE LANÉÉ 1669. QVI A F/ s"Ô TESTA 
MET ET ORDONÂCE DE DENIERE VoLLOTÉ RECEV F. M 
(iVILLAVME RENAVLT PbrË . CVRÉ DE CETTE EGLISE 
PNS TESMOINGS LE lO. DVD', MOIS DE IVIN AVDIT AN 

1669. ^^ONÉ Vn demy arpêt de Vignes en vne 

PIECE DE SES ACQVISITIÔS SCITVE AV TERROIR DE 

CE LIEV ChTtIE". D'. LES COCHETTES ' TEN^ DVNE PA'Î^ A 

NICOLA^ BLEVZE DAV"^ A NICOLAS LE BOVRELIER NICOLAS 

LE DVC ET AVT".^ DV BOVÎ DEPNT. A CLAVDE TISSIER DAV 

BOVT A LA VOIE DE CHASLET QVI NEST CHARGÉ QVE 

DV CENS SEIG*.^* SEVLLMT LA DELIVRANCE DVQ^ EN A 

ESTÉ FAITE A LAD*. EGLISE P LED*. CLAVDE TISSIER 

L'N _ 

de ses anfas et execvtevr de sod*. "testamet 
par cotra*:^ recev t mvsnier tab*?" a vvissovbz» le 
23*^ Janvier 1670. a la charge qve les Marg"* 
DE cette Eglise presïs et advenir serôt tenvs 

DE FAIRE DIRE EN ICELLE A PERPETVITÉ 4. MESSES 
BASSE DE REQVLEM PAR CHAC'v AN TAT PO" LE REPOS 
DE LAME DyD\ DEFF^ QVE DE CELLE DE DEFF^.^ IeANNE 
LE BOVRELIER SA FEME DECEDDÉÉ AVAT LED'. TISSIER 
DOT LA PREMIERE SE DOlBT DIRE LE II. IVIN * QVI EST 

' Chantier y canteriwn terrœ, un espace, ^ Vissous, paroisse voisine de Chevilly. 

an coin de terre. (Ducange, Gloss,) voy. ci-après n' mcclxiï. 

^ Le cens seigneurial, la redevance due * Le 19 juin, d'après ia troisième ligne 

ail seigneur du lieu. de Tinscription. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 607 

PAREIL lo'î QVE LED*. DEFt^ EST DECEDDÊ LA SECONDE 
8. loVRS APRES LA 3. LE loVR S^ NICOLAS 6. DECEBRE 
ET LA DERNIERE LE 10*1 S^ MATHlfS, LE, TQVT PAR .GHA 
CVN AN COME II EST EXPRIMÉ PAR LE COTRACT DVD' 
DELAISSEMFT SVS DATTE SANS Y DESROGER LA "pSÎTE 
EPITAPHE MISE EN CETTE ENDROIT DV COSETEM' DE M 
LE CVRÊ ET DES MaRG^ DE CEAS A LA DILIGECE DVD' 

Clavde tissier execvtevr testamataire et de 
ses freres et coheritiers desditz deffvctz 
Priez Diev povr Levrs Ames. 
Hequiescant In passé amen 

16 70 

Pierre. — Haut. i",ooî larg. o",65. 

L'épitaphe de Nicolas Tissier se trouve placée à côté de celle qui 
précède. Elle n'a d'autre ornement qu'une tête d'ange gravée au-des- 
sous du texte. Le donateur exploitait une ferme située à la Rue, hameau 
de la paroisse de Chevilly *. On voit encore en ce lieu une ferme d'une 
certaine importance, dont l'entrée principale est décorée de quelques 
sculptures du commencement du xvi*' siècle, parmi lesquelles on re- 
connaît l'ours attribué comme emblème à sainte Colombe, la patronne 
de l'église paroissiale. 

' On dit assez ordinairement Chev{lfy-4a^fiue , en rëiinissanl tes deux noms. 



608 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCLVIII. 

€HEVILLY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

167a. 

Ci Gist Philippe 

Caron en son viuant Receueur 
et procureur fiscal de ce lieu lequel par 
son testament & ordônance de dernière 
volonté a doné & légué a Tœuure & fa- 
bricque de l'Eglise de Cheuilly vn demy 
arpent de vignes a la charge de par les 
MarguîII.' preses & aduenir faire dyre par 
chacun an a perpétuité p' le repos des a- 
nies du3 deff. Caro & deif. Charlotte 
Pasquier sa pre. feë 4» Messes basses la pre- 
mière de la V. M '• le lo. lêdemain de TAssop- 
tio la 2. le pre. may If Sî lacque Sî Philippe 
la 3. de S\ Fiacre le 30. Aousi & la 4- le 9"' 
du3 mois d*Aoust If du deceds du3 Caro 
& serôt tenus les^ Marguilf faire anocer 
au prosne lesH Messes et fournir d'Ornem' 
& autres choses a ce nécessaires, le tout sui- 
uant le Contract passé par deuat Nolleau 
tabellion a Orly * & dépendances, le 15?* 1; 
de Mars 1672 i i i i 

Priez pour leurs Ames 

Pierre. — Haut. o'",7o; larg. o"',65. 

Simple pierre, sans ornementation, fixée, comme les précédentes, 
sur le mur du bas côté septentrional. L'inscription est devenue fruste; 
les points, les accents, les apostrophes sont à demi effacés. 

' La Vierge Marie. — * Paroisse du rnème doyenné de Montlhéry, voyei ci-après 
n* McccxiJii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 609 

MCCLIX. 

« 

CHEVILLY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

1676. 

* DEFFVNCT LOVIS DVCHEMAIN 

VRANT A LA GRANDE RVE' DE 

PECEDE LE 10. 10 VR DE FEB" 1676. QVI A PAR SON 

TESTAMENT ET DERNIERE VOLONTÉ RECEV PAR M^ 

GviLLAVME Régna VLT Prestre Cvré de cette 
Eglise présence tesmotngt' le 5* dvdit mois 
de feb*." avd an 1676. donnée vn arpant de terre 

LABOVRABLE PRIS DANS VNE PIECE DE ONZE QVARTV» 
A VNE RIVE DE SES ACQVISITlÔS SITVEE AV TERROIS 

DE CE LiEv Chantier dv cornion tenant et abov 

TISSANT AINSY QVIL EST PORTÉ PLVS EMPLEMT PAR 
LE CONTRACT PASSÉ P DEVANT DEMAN GREFFIER 
DÇ la TOVRNELLE de LAN* QVI NEST CHARGÉ QVE DES 
SENS SEVLEMENT* LA DELIVRANSSE DV QVEL 
LE EN A ESTEÉ FAITE A LAD EGLISE PAR ClAVDE 
ViNCENTE SA FEME ET EXECVTRISSE DE SON 
TESTAMENT PAR CONTRACT PASSÉ PAR DEVANT 
LED DEMAN LE 8*. IVILLET 1676. A LA CHARGE QVE 
LES MARG^ DE CEITE EGLISE PRESENT ET AVENIR SE- 
RONT TENVS DE FAIRE DIRE EN ICELLE A PPETVITÉ DIX 
MESSE BASSE DE ReQVIEM PAR CHACVN AN PO" LE REPOS 

DE Lame dvd deffVct la prem*.^ se dira le lo" et feste 

' L'angle du marbre est brisé. * Le graveur a écrit Lan au lieu deLahy, 

* Voyez ci-dessus n'' mcclvu. La Tournelie de Lahy est un ancien manoir 

' Circonstance à remarquer : réception seigneurial. Voyez ci-après n** mcclxiv. 

du testament par le curé en présence de ' Voyez ci-dessus u^mcclviI, notes. 

témoins. 



m. 



/ 1 



610 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

S^ LOVIS ET LES NEVF AVTRES A LA COMODITÉ DES MARG*:?* 
LORS EN CHARGE A LA CHARGE DE LES FAIRE ANONCER 

LE Dimanche précédant svivant et conformément 

DVD TESTAMT sans Y DEROGER LA PRESENTE EPITAPHE 
MISSE EN CETTE ENDROIT DV CONSENTEMENT DE iMONSlEVR 
LE CVRÉ ET DES MARG^ DE CEANS A LA DILIgIcE DE LAD 
ClAVDE ViNCENTE sa FEME EXECVTRISSE TESTAMEN- 
taire dvdit deffvnct lovis dvchemin son mary 
Priez Diev povr Uame dvdit deffvnct 
Requiescant In Face Amen i6j6. 
Marbre noir. — Haul. o",65 ; larg. o",5o. 

Inscription réunie à celles que nous venons de rapporter. Aucun 
accessoire n'en accompagne le texte. Les fautes de grammaire sont 
nombreuses; il nous semble inutile dV insister. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 611 

MCCLX. 

CHEVILLY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTE-COLOMBE. 

1693. 

D. O. M. 

Cy devant repose le Corps de 
guillemette ponsault veuve de 
Pierre Lagesse bourg*, de Paris laq^^ a 
FÔDÉ PAR son Testament du 4- Janvier ' 
1693. entre M"* les Curé et Marg*/** 
de cT^ Eglise huit iMesses basses 
par chûne ânée a perpétuité po* le 
repos de son ame, de celle de son mary 

ET DE ElIZABETH PONSAULT SA SŒUR, 
SÇAVOIR UNE A PAREIL Jo" DE SON DECED 

ARRIVÉ LE 28. Janvier 1693. et une tous 

LES vendredis DES 4. TEMPS DE L*ÂNÉE, 
ET LES TROIS AUTRES PAR 3. SAMEDIS DESD. 
4. fipS, LE TOUT ANONCER AU PrÔNE, POUR- 
QUOY ELLE L^ A DpNÉ LA SOME DE QUINZE 
LIVRES DE RCTE A PREDRE SUR PLUSIEURS 
HERITAGES POSSEDEZ PAR LES DESNOMEZ 
.AUD. TESTAMT CÔME IL EST PLUS AU LONGT 
PORTÉ PAR LE CONT*^ PASSÉ DeV^ DE LA 

A Veissoubz. 

Priez Dieu pour leurs âmes. 

Pierre. — Haut. o",6i ; lai^. o",Û9. 

Les cinq inscriptions que nous venons de publier à la suite Tune 
de l'autre , et qu'on a rassemblées sur un même point de l'église de 

77- 



612 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

GheviHy, n'offrent qu'un intérêt purement local. Elles contiennent 
seulement des noms de familles villageoises, et quelques détails sur les 
divisions territoriales de la paroisse. C'était évidemment un honneur 
pour le riche cultivateur d'inscrire son nom sur les murs de son église 
et de prolonger sa mémoire par des fondations pieuses. Ces vieilles 
pierres, trop souvent délaissées aujourd'hui*, devenaient des titres 
d'une irrécusable authenticité. 

Sur une pierre rapportée d'ailleurs et encastrée au-dessus de la 
porte du presbytère, on ht le troisième verset du psaume Miserere^, 
le millésime de 1770, et cette mention : 

DONNÉ PAR JEAN BAPTISTE FAUVE. 



^ A Cheviliy même, toutn'a pàs éié con- ' Amplius lava tne ah iniquiiale mea, et a 

serve. Nous avons recueilli la date de i&5i peccato meo munda me. 
sur un débris de marbre jetë hors deTëglise. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 613 

MCCLXI. 
LAHY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LÉONARD. 

Petite église, reconstruite à peu près en totalité, dans les premières 
années du xvi* siècle ; quelques élégantes clefs de voûte ornées de car- 
touches, de feuillages et de figurines. 

Nous avions pris note d'une inscription gravée sur pierre, qui ne 
s'est pas retrouvée lorsqu'on en a fait la recherche pour en relever 
l'estampage. Il s'agissait de la fondation d'un instituteur, d'un obit an- 
nuel et d'un salut quotidien à la suite duquel les enfants de l'école 
devaient réciter un De profwidts pour le donateur et ses parents. Mes- 
sire Sulpice Véron, prêtre, jadis curé de Lahy\ depuis chanoine de 
Saint-Honoré^ mort à Paris le i3 octobre iSgo, avait légué à la fa- 
brique, pour assurer à cet égard l'exécution de ses dernières volontés, 
une maison avec dépendances et vignes, plus une rente de ai livres 
3 sous Ix deniers. Le contrat fut passé le 97 mai iSgi. Le maître 
d'école était chargé d'instruire gratuitement les enfants pauvres de 
Lahy', de la Rue et de Chevilly. L'inscription commençait en ces 
termes : Un maisire d* école est fondée etc. , a charge par la paroisse d^un 
obity etc. 

Au-dessus du texte, on voyait le défunt agenouillé devant un 
prie-Dieu, au pied d'un crucifix, et près de lui son écusson chargé de 
trois étoiles, avec une croix en chef*. 



*~* L'Hay, diaprés l^orthographe suivie Saint- Honoré , h quelques pas du Palais- 
dans le texte. Royal. 

* Ancienne église coll^ale qui a donnf^ * L'abbé Lebeuf cite, mais sans aucun 

son nom h une des rues les plus impor- détail, fépitaphe d'un curé de Lahy qui 

tantes de Paris. 11 n'en reste que des ma- vivait vers i55o. Ne serait-ce pas le même 

sures cachées derrière des constructions personnage que Sulpice Véron ? 
modernes , dans une cour appelée le Cloître 



6U INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Peu de temps après le décès de Sulpice Véron, il parut préférable 
de substituer un prêtre à l'instituteur laïque de la paroisse. Labbé 
Lebeuf nous donne l'analyse d'une inscription, aujourd'hui disparue, 
qui relatait la fondation, faite vers Tan 1637, d'un vicaire spécialement 
chargé de la tenue de l'école ^ 

" (>. cit, f. X, p. 61. 



AiNClEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 615 

MCCLXII. 

LAHY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINTLÉONARD. 

1611. 

Cy GIST NOBtE HOME PIERRE 

Marteav lvy Vivant escvyer 

ET COMISAIRE DE l'ARTILLERYE 
DE FRANCE LEQVEL DECEDA EN 
CE UEV DE LAY le PREMIER 
DE IANVIER iMiL VI*^ VNZE 

Priez dieu pour iuy 
Pierre. — Long, t* toj lai^. ©""^a. 

Dalle posée sur le sol de la nef; armoiries grattées; un casque à 
lambrequins au-dessus de Técusson. 

Les fonctions exercées par Pierre Marteau, en sa qualité de com- 
missaire de l'artillerie de France, sous le règne de Henri IV, étaient à 
peu près les mêmes que celles qui sont maintenant confiées aux inten- 
dants militaires. La surveillance des magasins, Fentretien du maté- 
riel, la tenue de la comptabilité, rentraient dans ses attributions. 



r 



616 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCLXIIL 

LAHY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LÉONARD. 

16&1. 

Une plaque de marbre noir, bordée d'un encadrement de pierre sur 
lequel étaient sculptées avec une certaine finesse des têtes de mort et 
une Notre-Dame de Pitié, présentait le détail des fondations pieuses 
faites, en 16/11, par Louis Bézée, marchand rôtisseur S bourgeois de 
Paris, et par Marie Dupuy, sa femme. Le monument avait été élevé 
par honorables personnes Etienne Bezée, bourgeois de Paris, fils des 
fondateurs, et par leur gendre, Nicolas Gamelin, maître queux en la 
cuisine du roi. II en est advenu de cette inscription comme de celle 
du curé Sulpice Véron (n*^ mcclxi); elle a disparu depuis notre pre- 
mière exploration. 

Deux petits panneaux de verre peint, datés de 1676, sont placés 
aux baies du mur qui ferme le sanctuaire; on y voit la Vierge et saint 
Léonard accompagnés de c^s devises : 

VENI COLUMBA MEA*. CHARITÉ GLORIEUSE, LE FRUIT EST DANT ' DIEU. 

Le donateur se nommait Charles Goiram, ainsi qu'il est écrit au bas 
des figures. 

^ On sait quelles étaient encore au xvu* étrangers. — * Texte tiré du Cantique des 

siècle la réputation et Tiniportance de ces cantiques, 
rôtisseries parisiennes, dont les brasiers tou- ' Sic, 

jours en feu excitaient Tadniiration des 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONf LHÉRY. 



617 



MCCLXIV. 

LAHY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LÉONARD. 

1784. 

«I LAN 1784 lAI ETE BENITE PAR M** LOUIS LAMARRE 
CURE DE S^ LEONARD DE LA Y HCENTIE ES LOIX ET 
NOMMEE THEREZE BONNE PAR M** FLOTARD DE MONTAGU 
DOYEN DE LEGLISE DE PARIS ABBE DE FEMY * ET PAR 
TRES HAUTE ET TRES PUISSANTE DAME MAD^ 
THEREZE BONNE GUILLAIN DE BpNOUVILLE MARQUISE 
DE LIVRY EPOUSE DE TRES HAUT ET PUIS^ SEIG* MONSEIG" 
HIPPOLITE FRANÇOIS DE SANGUIN MARQUIS DE LIVRY ' 
CHEF DESCADRE DES ARMEES NAVALES DU ROY SEIG* 
DES TOURNELLES LAY * DU GENITOY BENOUVILLE 
BLAINVILLE BIEVILLE OISTREHAM S^ AUBIN RQURSE 
SOIGNOLES ET AUTRES LIEUX 

LOUIS BRIGOT MARGUILLIER EN CHARGE FRANÇOIS 
RENARD SECOND NICOLAS lOSEPH HUART TROISIEME 
GAUOIVEAU FECJT* 

Cloche. 



^ Abbaye de Saint-Étieane cb F^my, de 
Tordre de Saint-BeDott. Voy. 1. 1, p. i65. 

Le doyen de l'église de Paris représentait , 
à la bénédiction de la cloche, le chapitre de 
Notre-Dame, seigneur de Lahy. Les listes 
des doyens de Paris et des abbés de Fémy, 
publiées dans le GalUa christiana, n'arri- 
vent pas jusqu'à Floftird de Montagu. 

' Le marquis et la marquise de Livry, 



déjà nommés sur la cloche de Sevran. Voyez 
ci-dessus n* dgcccixxvui. 

' Ancien donjon seigneurial, flanqué de 
quatre tourelles, et désigné sops le nom des 
Twrtielles de Lakif ; il datait du xiv* siècle. 
Les Sanguin de Livry en ont été les der- 
niers possesseurs. Une maison moderne en 
occupe la place et en garde le nom. 

* Voyez ci-dessus n" mgcxlix. 



78 



618 



INSCllIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCLXV. 

FRESNES-LES-RUNGIS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉLOI. 

i538. 







Siipo'-ftf' matt-iiig-l :'■; 
a 

Pierre. — Haut. o",54; larg. o",i6. 

La plus grande partie de l'église a été refaite au xvi*^ siècle; la travée 
du sanctuaire seule dale du xni^. L'inscription de la pose de la pre- 
mière pierre de l'édifice nouveau est gravée sur une tablette encastrée 
dans la tourelle qui contient l'escalier du clocher. Un petit fronton, 
décoré d'une tête d'ange, surmonte le texte. L'inscription est complète, 
mais elle omet de nous dire par qui celte première pierre fut assise. 

Au milieu du chœur, une grande dalle marque la sépulture de 
Philippe de Cannaye, seigneur de Fresnes, conseiller d'Etat, ambas- 
sadeur de France en Angleterre, en Allemagne, à Vienne, né en 
i55i, mort le 27 février 1610. Nous n'avons pu recueillir un seul 
mot de l'épitaphe latine, qui fut composée par le savant Isaac Gasau- 
bon, et qui se trouve publiée en tête des lettres du défunt ^ L'écusson 
a été gratté; on n'en voit plus qu'un heaume à lambsequins. 

Philippe de Cannaye était calviniste. A la suite des conférences théo- 
logiques de Fontainebleau, il rentra dans le sein de l'Église catholique 
et reçut, au sujet de sa conversion, une lettre de félicitations du pape 
Clément VllI. 



' Trois volâmes in-folio contiennent le rëcit de ses ambassades. (Moreri, DieL Ami.; 
Lebeuf, op. cit, t. X, p. 67.) 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLH^RY. 619 

MCCLXVI. 
FRESNES-LES-RUN6IS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉLOl. 

XVI* siècle. 

"^tm^hU m«%< pterre ^ttfiië' p5F< 

€mt îwi f . . . .' fttzmti'^ m ^wtU k ïr<»g« 

rt îe tftwrt w U^ttU \x pam « %mw 

a UiR tt ÉJ&wqtie UU Unm îe J^tufe* au- 

wttlU «ft< cl«ttt< Ub' 

tjjîF tiakif qoe îif «««» tSt tettuî Wm Wre 

tf ttUbttx — quatre fewpj \it clttû 

a» «ttô rt tttttf l«<»t« latt^» <t 

IUf<»«»ttiafe« «tttît îe j^ve^utem <6t eu « 

MmA <t pat (iitt 3«w ïe 

^wttttffte at«(îw« U» 

watftfos a(«tttlttm«« «i fattaut U pr«ft« t» 3«IU 
tiû U Uni p«' U talttt be« ame* ^tt itf^t fe« p<w 

mtxt ti awj* trefpaCfej aittfg qwl <tl 

CeU« et paCie» pat ^eiiâî ïe 

ttdtatres H (t^atteUet îe patt$ 

(*ierre. — HanL o'.G* ; Ui|;. o'*,6 1 . 

Sur une dalle qui a élé transférée du chœur dans la sacristie, ins- 
cription en français, composée de seize lignes en caractères gothiques, 

' Dt^, probablement Ih^retne. Le do- le Mioistère de l'inebmction publique , par 

naieur n'est désigné que par son' titre de MM. Boutiol et Socard, ne mentionne aucun 

curé, dans VHUtwre du dioehe de Paru. lieu de ce nom, tandis que la paroisse de 

* L'abbé Lebeuf (t. X, p. 67) a lu £"«- Fresnoy s'y trouve indiquée comme faisant 

ternay. Le Répertoire topographique du dé- partie de l'arrondissement de Troyes. 
partement de l'Aube , publié en t Syi , pour 

78. 



620 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

relatant Jes fondations de prières faites par vénérable et discrète per- 
sonne maître Pierre Dufresne , curé de Freznoy, au diocèse de Troyes, 
et de Saint-Germain du Ghesnay S au diocèse de Paris. Pierre Du- 
fresne, en surplis, assisté de son patron qui tient la clef du ciel, in- 
voque une Notre-Dame de Pitié. Le texte a beaucoup souffert; nous 
l'avions vu à peu près entier; il en manque aujourd'hui au moins la 
moitié. Par contrat passé devant deux notaires du Châtelet de Paris, 
le fondateur avait donné à Téglise et fabrique de céans une retite an- 
nuelle, à charge de célébration de messes de Requiem et autres offices, 
aux quatre temps de Tannée, pour le salut de son âme et de celles de 
ses père, mère et amis trépassés. On devait aussi les recommander ani 
prières des fidèles en faisant le prône du dimanche. 

^ Voyez ci-dessus n' mxvii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



621 



MCCLXVIL 

FRESNBS-LES-RUNfilS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉLOI. 

tyûg. 

+ AU MOIS DE NOVEMBRE 1749 lAY ETE BENITE 
PAR m''* LAURENT FRESNEAU * PRESTRE CURE DE 
CETTE PAROISSE ET NOMMEE LOUISE ELIZABETri 
PAR TRES HAULT TRES PUISSANT ET TRES EXCELLENT 
PRINCE MONSEIGNEUR LOUIS DE BOURBON COMTE 
DE CLERMONT PRINCE DU SANG ABBE COMMENDA- 
TAIRE DE LABBAYE ROYALE DE St GERMAIN DES PRES 
LES PARIS ET EN CETTE QUALITE SEIGNEUR DE CE 
LIEU* ET PAR ELIZABETH CLAIRE LE DUC DAME DU 
CHATEAU ET SEIGNEURIE DE TOURVOIS'. 
JACQUES HAVARD ET PIERRE CHAILLOUX MARG. 
NICOLAS lOSEPH GUILLAUME RECEVEUR ET PROCUREUR 
FISCAL DE CETTE SEIGNEURIE 
L GAUDIVEAU ET SES FILS MONT FAITE*. 

Cloche* 



* Deux sœurs delà charité fureot établies 
dans h paroisse par les soins de ce curé. 
(Lebeuf, op. cit. t X, p. 79.) 

* Louis de Bourbon-Condé, né à Ver- 
sailles en 1709, fils de Louis 111, duc 
de Bourbon, prince de Condé, et de 
M"' de Nantes, fille Intimée de Louis XIV 
et de la duchesse de la Vallière. Il fut 
è la fois lieutenant général des armées 
du roi, chevalier des ordres, membre de 
r Académie française, abbé commendalaire 
des riches abbayes de Saint-Gennain-des- 
Prés, de Marmoutier, du Bec, de Châalis, 
de Saint-Claude, etc. Le pape Clément XII 
Tavait autorisé à porter les armes. Il mourut 
en 1771. Les religieux de SaintpGerroain- 
des-Prés s'étaient rendus acquéreurs, en 



1686, de la seigneurie de Presnes et du 
château de Bemy, qui devint la résidence 
de leurs abbés. 

^ Élisabetb-Glaire Le Duc , fille d'un suisse 
du palais du Luxemboilrg, danseuse de 
rOpéra ; elle succéda comme maîtresse du 
comte de Clermont à la célèbre Camargo, 
en 17^9, et demeura en faveur jusqu'à la 
mort du priuce. Elle se disait dame, quel- 
quefois même marquise de Tourvois ou Tour- 
voye, ancienne maison seigneuriale , en la pa- 
roisse de Fresnes. ( V. Jules Cousin , Le ctnnte 
de Clermtmt, êa amr et ses matiresseè, etc., 
a vol. Paris, 1867.) Avec l'âge, le prince 
devint aussi pieux qu'un abbé de profession , 
et sa maîtresse suivit, dit-on, son exemple. 

* Voyex ci-dessus n* mcclsiv. 



622 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCLXVIII. 

RCN6IS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

i665. 

t Ifttt wiif Ixuvt Unt fmU ti ftm 
mmmtftMlU* 

Cloche. 

L'église n'offre aucun intérêt; elle parait avoir été renouvelée vers 
te milieu du siècle dernier. En 1 8 1 5 , un détachement de Cosaques se 
servit de la chaire, des bancs et des autres boiseries pour allumer ses 
feux. La voûte, croisée de nervures rondes, qui porte le clocher, ma 
semblé du xiv^ siècle. La cloche fondue en 1 565 a reçu le nom de 
Noëlle, qui ne se rencontre pas fréquemment. On donne en générale 
ce nom la forme plus gracieuse de Natalie. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 623 

MCCLXIX, 
VISSOUS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 



niobOLiis • flvuflR • Deun' • oi. . . ' • mi • aaa • xxvn • la. . . . 

Pierre. — Long. «",09. 

L'église de Yissous, de médiocre valeur, se compose de construc- 
tions dont les unes remontent jusqu'à la fin du xii*^ siècle , tandis que 
les autres datent seulement du xvi^. 

La dalle du clerc Nicolas, reportée du chœur dans la nef, est au- 
jourd'hui fort usée. On reconnaît avec peine les traces d une tunique 
de diacre ou de sous-diacre, et la pose des mains qui tenaient soit 
l'évangéiiaire, soit le livre des épîtres. Un arceau en ogive à trois lobes, 
surmonté d'un pignon et accompagné de deux anges thuriféraires, 
encadre Teffigie. Uabbé LebeuF s'est borné à faire mention de cette 
tombe, sans indiquer le nom ni la date. 

Une autre dalle, à peu près du même temps, sert de table d'autel 
dans le bas côté de la nef. On y distingue les contours d'une effigie 
placée sous un arc en ogive, et ces mots en capitale gothique : 

pienRe le BôvRoeois avi TResPHssfl. 



Une troisième tombe, entièrement oblitérée, nous a paru contempo- 
raine des deux premières. 

' DeLahy?—' Ckre? 



624 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCLXX. 

VISSOUS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

tSai (1639 H. 8.). 

Cgjgtft ttttttraWt tl Wtmte pttïm mïtkt xmtvA Utawu tu ïm tmutt 
{titre twt ^ ttaUtn 

Pierre. — Long. s'^Ao; lai^g. o",8o. 

Dalle placée dans la chapelle de la Vierge. L uiscription est bien 
conservée, mais Teifigie n existe plus. Vincent Ledron donna, pour le 
choix de sa sépultpre, la préfét^nce à l'église de Vissons sur celle de 
Kungis. Peut-ètil»e'é)Mfri[jait^tè^^Vi9SOUs4es fonotionë de vicaire , comme 
un autre curé dt^ifiûUgisi'^dont Fôpidiphe^a survive; mais son inscrip- 
tion funéraire fie Itii en âtirîbw^^pài^'laf qualité.^ '' *' 

* Le samedi, veille du dimanche de^Jla- ! *i59i,PAque9amvaitie3i mar8;eoi599, 

meaux, arrivant le 1 1 avril^ le jour de PA* c'était le 90 avril Le rédacteur de Tépitaphe 

ques devrait se trouver le 19 du même s'est évidemment trompé dans l'indicatioD 

mois. D'après les tables chronologiques, en du jour du décès. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 625 

MCCLXXI. 

VISSOUS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

xvi* siècle. 

tfj jîtft ntVitvtbU et WCcrette pïm <ï|' jSê inkmtt prt ê ^ nmi 
tuvt bt 

Usîê m bamt bt &tttttî « nicem 

Pierre. — Long. i'",64; larg. o'",S8. 

Le défunl était, en même temps, curé à Rungis et vicaire à Vissous. 
L'histoire du diocèse de Paris fournit plusieurs exemples de ce cumul 
de fonctions qui paraît anomal. Le curé sans occupation, dit l'abbé 
Lebeuf, se constituait volontiers vicaire dans un lieu voisin plus peuplé, 
d'autant mieux que les curés titulaires se dispensaient quelquefois de 
la résidence*. Pierre Budrain a sa sépulture da^is le bas côté du chœur. 
Sa tombe est usée et endommagée; tout un côté de l'inscription 
manque aujourd'hui. Aux angles de la pierre, les emblèmes des évan- 
gélistes; arceau en plein cintre, qui a pour supports deux colonnes à 
peu près corinthiennes, ornées chacune d'une tête d'ange et d'une 
guirlande; piédestaux à palmettes; entablement à rinceaux; effigie 
mains jointes, en aube et chasuble galonnée, avec l'étole et le ma- 
nipule. 

' Op. cit. t. X,p. 81. 



79 



626 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCLXXU. 
VIS80US. —ÉGLISE PAROISSULE DE SAINT-DENIS. 

èï«ttor«hl< fmm Utam if 

"... lettonjwttt m\x' îm âoj m 

$,ixt $« fîUt k p«m I^mwlU twrpafïft U marbi %xt* Jtittr ïwofi œil 
»' xtotti prttî 

tm pdttr fott ftwtt 4ttt ^at<r 

Pierre; — Long. i",8o; lai^g. o',73. 

Le dessin de cette dalie, aujourd'hui fort oblitéré, avait été traité 
avec élégance. Médaillons sur les angles ; deux pilastres doriques ; arcade 
cintrée, accompagnée d'enroulements; sous Tarchivolte, un écusson 
dont les armoiries ne sont plus visibles; effigie joignant les mains, et 
vêtue d'une robe à larges manches. Le notaire parisien Lenormant. 
mari de la défunte , avait sans doute à Vissons une maison de cam- 
pagne, comme ses successeurs en possèdent sur tous Iqs points des 
environs de la capitale. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 627 

MCGLXXIII. 

V18S0US. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-DENIS. 

i638. 

Cy gist le corps de deffvnc 

TE HONNORABLE FEMME MaRIE 
DESTAMPE AV lOVR DE SON DECE- 
DZ FEMME D'HONNORABLE HOME 
IeAN TROTIN LAISNÉ MARCHANT 

labovrevr demovrant en ce 
liev laqvelle deceda le 

DE FEBVRIER 1638 LAQVELLE PAR 
SA DERNIERE VOLONTÉ A DONNÉ 

A l'Eglise de céans la somme 

DE CENT LIVRES TOVRNOIS POVR LA FON- 
DATION DV 

MESSE HAVLTE. . . '. . . '. ..... ' 

(Se LIBERA PAR CHACVN AN LE 
DICT 10 VR DE SON DECEDZ. 

Reqwescat in pace ainen 
Pierre. — Long. i",oo; larg. o^yH. 

Ëpitapke couiprise dans le dallage de la nef: une tèle de mort à la 
suite du texte. La disparition de quelques mots daus les dernières 
lignes n'a pas altéré le sens général de Tinscription. 



79- 



i 



«88 .' .iI*«41HfPTI0NS DE LA FRANCE. 

MeCLXXIV. 

VlgSWrSf ^^'ÉGfclSE PMttWSSIALE DE SAINT-DENIS. 

1641-1678. 

, .; '. - ïr.IcY Repose le 

(Coj^çs D'honorable Homme 

Clavde Angovllin' vivant Rêce- 
VEvk Et admodiatevr' de CESTE 

TERRE ET SÉIGNEVRIE DE VviSSOVBZ 
QVI DECËDA LE XX'** loVR DE IviN 

DE l'année Mil Six cens qvaran- 

T£, ET YN A ÂGÉ DE CiNQVANTE 

ET TROIS Ans. 

' f^r^eXi Dieu pour Son Aine, 

Cy GIST AVSSY LE CORPS DE 

Honorable femme magdelene 

MARdRfXfs SA femme QVI DECEDA LE 
X VIl'*^ lAN VIER MiL SIX CENT SOIXANTE 
ET DIXHVIT AGEE DE SOIXANTE ET DIX 
NEVF ANS. ju. 

Priez DteuypQiêr Son Ame. 

Pierre. — Long. i",S5; larg. t",oo. 

-.1 |^.Sçig^eurjpp(J«^|yjpsflys,j^gr^nai^ft^^^ évé- 

jq^fis. ^aPari^ ,^uj«^ ve^§ jR,p[HJiflU ^ xy^l«î^l»i^4^ cédèn^ntau chapitre 
^A^^^TJ>^mi^x^^K^^^\\%^\\hv.i^ufk^^ possédaient à 

Çpetçilf, I^^p^ J^a prenfii^ .piftf^nju ,'W<^'. siècle,' Claude Angoullin 
^|ait ,d)|^i^g^é,iliô la,pQi\cepiipç^4ea ^ÎP^teiSieigQeuinaux et tenait à ferme 
ja^terre di^,^hfpitrev(^es.«i)ciçp;^ b4lLfinenite„<!lîe la ferme sont considé- 
.rftb|^e^i,.il^tpqchfli§|ij^jadiifi,^ |;^glise.clu.,c^ du midi. 
,|, 4ji,if^^(lessijp^.4e Dépitaphe, dans chacun des deux angles supérieurs 
4eilfip^ieiï:re,iime tète de mort et un ossement. 

' Le cure de Morangis, paroisse voisine, * Voy. Guérard, Cartulaire de Notre-Dame 

en 1786, se nommait AngouillanL (Lebeuf, de Parts, Vissons y est classe sons le nom 
t. X, p. 89.) — * Recevetir et fermier. de Villa-Cereris, 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 629 

MeCbKXV. 

VISSOUS. - ÉGLISE P*ft0i86IALE DE SAINT-DENIS. 

16H6. 

Au nom de Dieu & de S\ Denis nrê patron 

du Teps du Trescrestien Roy Louis Xîir. de ce nom 

en lan de son Reigne le vingt six* 

en May. luin & luillet 

ce Revestiere a esté fatct 

& 

par M"' Pierre quinoys pbre & curé 

ia première pierre apposée a esté. 

présent. Nicolas Musnier Greffier & Tabellio 

& Guillaume guignebesche Maçon 

Tous deux ensemble MârguiUiers 

de ia fàbricque de céans Amen 

WiSSOVBZ 1636 

ÏHS MA 

. N. M. A. D. 46 ANS*. 

ANNA 

Une sacristie a été construite à la cinquième travée du bas côté 
méridional de l'église. La date de la pose de la première pierre et de 
Tachèvement de ce petit édifice est déterminée par une inscription 
qu'on y voit tracée au pinceau sur la liiuraille. Les trois mois de mai, 
juin et juillet de l'année i636 suffirent à l'exécution du travail. L'ins- 
cription relate les noms du curé de la paroisse et des marguilliers. Le 
second marguillier, Guillaume Guignebesche, qui était maçon de son 
métier, se chargea probablement de la construction. Un cœur tracé 
au-dessous du texte renferme le monogramme de Jésus, celui de 
Marie, le nom de sainte Anne, mère de la Vierge, et les trois clous 
de la Passion. 

* Règne commencé en 1610. — * Nicolas Musnier, âgé de Ù6 ans. 



63» - !|IN6CIMPTI0NS DE LA FRANCE. 

MCCLXXVI. 

..IHII'.irf IVI/'- -K' i -VlSSIOtîS. 

m 

t6oo. 

Ci c^^t nqble et vertvevse vevfve de fev messire 

françois dolv conseiller dv roy en son 

IX^ lOVR DE MAY 160O LAN 

VIN4G.T1ESME DE SON AAGE PRIES DIEV POVR SON AME 
• '• ' *'" Pierre. 

. Dans la tne principale du village, devant la maison n"^ 69, occupée 
par un maréchal ferrant, nous avons remarqué une dalle funéraire 
eu mauvais état, présentant Teffigie d'une jeune fçmme en longue 
robe à larges manches. La tête et les mains jointes sont rapportées en 
marbre. Un quatrain, gravé à Textrémité inférieure de la tombe, est 
devenu illisible. Deux écussons se voient à c6té de la tète de l'effigie, 
l'un à la droite, celui de messire François Dolu, accompagné de pal- 
mes, .l^pôonné d'un lion, avec une étoile en chef à dextre; l'autre à la 
gauche, entouré de lacs et portant deux dauphins adossés. On prétend 
que celte dalle provient de l'ancien prieuré de Notre-Dame de la 
Saussaie ^ Ce qui donnerait à cette indication un certain degré de 
vr^iaemblance, c'est qu'il existait, au rapport de l'abbé Lebeuf, dans 
TégjUse prieurale une tombe d'un conseiller nomme Doluy habillé miUuUre- 
ment?. L'historien du diocèse pouvait nous tirer d'embarras en ajoutant 
Uiiii,iUtail de plus à son renseignement. 

•f Yoy. ci-dessus a" mgclvi. — ' Op. eiu t. X, p. 56. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLBÉRY. tS-l 

MCCLXXViL 

M0RAN6IS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MICHEL. 

xvm* siècle. 

ODO de BUCiACO SUESSiONENSlS CURATUS DE LOUANTÎO '. M '^^^ XXtl 

Pierre. — Long. i^ïQÔ. 

L'épitaphe d'Eudes de Bucy, du diocèse de Soissons, mort en i Saa , 
se lit dans le chœur de l'église, sur une simple bande de pierre; 
elle a été renouvelée au siècle dernier, à l'époque où le chœur et 
l'abside reçurent un dallage régulier en carreaux noirs et blancs 
alternés. ' 

L'abbé Lebeuf, qui trouva encore en place l'ancienne tombe du 

curé, en transcrit ainsi l'épitaphe gravée en capitale gothique : 

» .Il 

Mc lAcex ODO De cuciAco sttessionensis Dirocesis 
attonDAH 

CURATttS DG RCIO aUI OBHT ARRO DOKHlIl ' 

HCCCXU > - otM • ••' .nr 

'' ' ♦ '•) ilhih t| . •Il)* 

Cette copie diffère du texielwnotfvelé, péniTS'l* dateiiaussï hisn^tftH^ 
pour l'indication du lieu dte^j|aqnais6em(iedu'défuatt Quel qoêj sb^Mt^è' 
respect pour notre devancier^} Bt^Wadoptôns'de' préférence 'la'ilectiire' 
suivie par ceux qui ont rétabli J'instsription d'après le monùtttl^t ^ï>i^^' 
mitif qu'ils avaient sous les yeux.' Une première errent^ se 'rë(?ott«a'>»' 
d'ailleurs facilement dans la copie de l'abbé Lebeuf : c'est que Goucy, 
Cnciocfim, n'appartenait pas au diocèse de Soissons^ mais-è celui de 
Laon. Bucy, au contraire, faisait partie de la circonscription soisson- 
naise. Il s'agit probablement ici du même Bucy-le-Long d'où était 
originaire l'évêque de Paris, Simon Matiffas, qui siégea de 1289 à 

* Loantivm, Louans, nom primitif de Morangis. Voy. ci-après n" mgclxxx. 



i3o/i\ c'est-à-dire à une époque très-rapprochée de celle où le curé 
Eudes gouvernait la paroisse ïiy^yWririiC 

au xviu^ est accompagnée d'une ^^pg^ite tour, dont la moitié environ 
porte le caractère du xni*. 

• Voy. t. I, n" V, p. 17. - , , , • , ^ 

h tri£:3D yb *n^e»i b Oceifibb g ' iiiîhî'iol) 
îi' ib nnififA V, 'oi 9I inz l'A moi eiL'oièno: . 

lijid -ib *'Mii-jH 9b mij(4 \(Iia)?. jîrif-.» o'^ 



A JiLo:; • £9c?Bq?- oiiçnp jrr)în(r^ -î-.: 

iBfi'jl E ^ icpmub JfiBnoi en'jol £ l'iizB rubis l 

•uV)/ cl lî l'jod ciub A "jqoilufib >4 i£?iI1î;j^ 

* ♦.»/ til ^ îuod tjnufib ^T.iivJfrtoluoD -uIotY. 

'., r> u -d A / (IIbHD £ èfi'H)i FjjL j.191 iji. 

x..'.-!' I jnoi^e bl^y bsl ob EiMlliujjisfn c-^l 

u 'ilijjil7 i^'tcOm lOÛUBti 810*13 lIOUfiD'. .* 

^^«lil an/ fc*j>£bn£inoD9H à cfiOD^Î Ix-t^r. 

''fA e-dinMi.j(<<î yb luol *11/X s| i:j'l .j;^ 
xiJib /. 'SJ;.:jinyii£ijp ^nej |m:j 
•3^ u î\'>i ivi >^ \\V\CX ::'iW\ 

hf:n/4n<| oll'jjtj» lion iiO ^j'wiHhmi\ ol ^finb o^fnnyA) ,*^ll«b ^il(jiiii<< 









ANCIEN DOYENNÉ DE MOWVLffÉ^RY. 6»' 

M 1. » '!.»-;, - V , . ' . . 

M0RAN6IS. - ÉGLISE PAtlQfffiSlftliBHMtèAllIf^làoilBL^. 1/ > 

Cy deuant gist honorable (ënime Claude 
destampes ' en son viuat femme de Claude 
Templier marchant laboureur demt à 
Contains ' à délaisse à leglê de céans à 
tousiours tous les ans le io' S* Martin diuer ^ 
Soixante soubz tourn de Rente de bail 
dheritage à les auoir & pradre sur vne mat- 
son content quatre espasses * court & 
lardin assis a loens tenant dunêpt * à lehan 
guillier & dautrêpt' & dun bout a la vefue 
Nicolas coulombier, dautre bout T la voye 
qui tent du^ loens a Chally ^. A la charge q 
les marguilliers de Iâ3 eglê seront tenuz 
faire dire & célébrer tous les ans vng sûice 
a scauoir trois haultes messes vigille à 
neuf leçons & Recoînandaces vng libéra 
sur la fosse en pareil lo' quelle est decedee 
qui fut le xxii* lour de Septembre Mil 
cinq cens quatreuingtz & deulx. 

Priez Dieu pour son wne. 
Pierre. — Long, o",75 ; larg. o",5o. 

Simple dalie, déposée dans le presbytère. On croit qu elle provient 
de l'ancienne église , aujourd'hui détruite , de Paray. 

' Autre personne du même nom, voy. * Voy. ci-dessus n* mcxcii, cette même 

Viasotts, n* mcclxxiii. expression iLe$pacu qui paraît avoir le sens 

' Ferme sitaëe sur le territoire de Louans de travées ou de pièces, 
et appartenant autrefois à Tabbaye de Sainte- *^ Uune part , d'autre part, 

Geneviève de Paris. ^ Le chemin de Louans (Morangis) à 

* Le 11 novembre. . Chiily. 

III. 8o 



Cy • GlST • PlERRB ♦ DlÀKTOlS • IARDINIER • 

DEMEVRUW^- ÉtkéÉLit^^'^ DELOVAHïfi- QVl A 

LAISSÉ '^k ^- 'dErVk • tsGÙsk •'sÉlzk • ÙVrES • DE 

'{}.{A-K i(> T// ..- J'( ' F '- : Ui 
RENTE • A • PRENDRE • PAR • CHACVN • AN • SVR 

VNE • MAlS^W ;,SEJiZE • ÇlNCELlEV A LA CHRGE 

DE FAiRÇ ^fllflE^- -^9^^ • LES f^ÇJBL^ajI^J^ • LVNDiS 

DE • CtfACVfl f MOtt • 9£ • |.AN^^VMNE MESSE 

BASSE • I^ V -^Si^fNCt^ k ISI^HiOT ^ AVEC/v LE LtBERA 

ET • LE bif^Rbtvrfjbfs -^^vW -'tE^- i?èpos • de 

SON • AAÏE • AÎNsV-'qvIL • EST^ -iPi-V^'- AMPLE- 

f : '- \ ^ \ijr .; \ \ \ <: )/,i . jr.' 
MENT • PORTÉ • AV • CONTRACT • DE FON- 

DATION • PASSÉ • PARDEVANT • LE • BlGOT 

TABELlIoÏ^ '• DE • L'^N1VMe!Âv • LE • 

)l) iiil'M i; •;)i)i)'-«lii- '[;;i:i;it'|/ -fR^fi.'fl^^y Jj.rMÎ-Mj-. i 'mwvmUw') -mii»;} 
-'H!p >i,|.-Mi;'i|. ')!.' •lll'»/i;| l'j.'iMJî III, i.'if'.i I') ^-iro^' .'\]|Mf.'ï hm -j'V'ri'i tïjl 

Dalle conservée au presbytère, comme .ç4^|ei( qui,, p^î^^de^^ Alfrrfsf- 

n-:!M)M , (. uj- «iiili,»!^.!;;!:!!! "I) »lliii(i;*l Til^fiMi '.11(1 h lfr,|)n'r)^')l» .>m|'MM» 
r.;lo/*.i!') Jiii'>fl'»[h)M ^"MeJ m1, •Miiin-'" , I I • ,.., .'r.\\i\\\ 'ib niiMMiiwl > .m 
^iir. >i<)it-} 'iii/-'riliii!|» •)!> '>;;iil »'; -(JimM m-» jioin ,^{\\a\au\^ ••!♦ mjiu»^- 

» •r'.' i /• -'it !«• ) j- Il » ;m ^"•■.ti;'J .|» .'II.;-'!' i.-mi','1' >h ':»'') •'<•!.'/ 

'Mil. Il -11', t-.;. 1 ..,1 ,i .,.»/.. |,,j, ,,.;' ,,,'[ .^, ,;,;., nh m!ii| ||(,Im ,.; imiJmh..;! 'î'M^ jIip. ) 

^i:-.'»ilO IJ î> jlMi. ' r, II.) .i")!/ Jî \l'»,/ ,, • I..I» >-l|"J r »'MM1 -• .' tt .U| j » »V|i..., . • i!m ,.>j., 



ANOEH ;IH) ÏINMÉ cSH) MtlH^T Ul^R Y. ,036 

uzgxavL 

MOBAfffHK h^ ^GUSD flaiOiaMil» (DB^ AlSIli m 

1.7M. 

vi^ J4AiyT^>j^j puMf«}?S .^>A*^ft/.r . î 

DE HAUT & PUISSANT SEIGNEUR 

MESSlRE ANTOINE DE B ARILLON , 

CHEVALIER SEIG" DE MoRANGl^ , 
' ' '' MbN¥fl5WV' t ÀtîVlfES î Lttuj^, ' 
■'■ " 'tdNSfifiKLfeA • JW BW EX . Ses. ^ 
/ . Il' 1 CDNSBiJJi , MvMYW Ofô/RliQUÊ^ff j .. • 

, , D£f:^Éç AU ^Çhasteau de 

MORANGÎS LE 15. MARS 1733*. 

/ ; 'M r .''\;i • ^ « • / . » : « ■ . y 

Pr/fz /)/Vw »oi/r elle. 

• '•>!;: 1 i I -•/ / i '1/ 'f J r; ', y i «1 

C'est pour la première fois^î(^iiè' Aou^'ltô'ùvons, dans Tépitaphe de 
dame Catherine Boucherai, Ifétiom ifè Morangis substitué à celui de 
Louans que la paroisse poHbit dbpui&>sibi¥ origine. Le changement fut 
autorisé par lettres patentQ^t^enpegisjjtéies le ^6 mai 1693, et la terre 
fut érigée en comté, sous ce nouveau nom, en faveur de Jean-Jacques 
■B^HB()n;''àëî)gfiiëu*'flir»li^*ti;'»««Hio> ,ri'.i,.s-)i( ....'>»/,.,.„.,, ^\\,M 

Catheriiré^BOdcWét*«tV''V*uVê('dfAÉtoitte>ldei EairîlloiK m(3rîli-e'ae«<'i»e- 
quètes, descendait d'une illustre famille de magistrature qui a produit 
un chancelier de France, en la personne de Louis Boucherat, chevalier, 
comte de Compans, mort en 1699, à l'âge de quatre-vingt-trois ans^ 

* Agée de plas de quatre-vingts ans. de Limoges, et, en secondes, Antoine de 

^ Catherine Boucherai était fille du chan- Barillon, qui exerça les fonctions d'inten- 

celier ; elle épousa en premières noces I^ouis dant h Metz , à Alençon , à Caen et à Orléans. 

de Nesmond, maître des requêtes, intendant 

80. 



636 INSQRIIMPiaKS «l> LA PJIAME. 

Le château où elle décéda est un grand édifice, d'une assez belle 
structure, qui date du xvni* sièci^.^tforrgine de cette demeure remonte 
à une «^M^-ffliUilAàlit ;ibiiAlaftI(liMaâeiittittiittvaiM!M^ de 

château des Fossés de Louaus. .^^^essus du texte de i'épitaphe de 
Catherine Boucherat, un cartouche présente deux écMSsons accolés, 
entourés de lacs, supportés pilr^ei/P lions et surmontés de la cou- 
ronne de ôO%^\Ue^^^fîàmîWf^»M arnsModèls Burffloifi m x^heVt-on ac- 
compagnéda^.daoY.éldlcf ]en3(h)rfi3rtdii)Bioi3iQ96/àisiX fetûUe^xencpointe ; 
le seQ«»dj^^am(blM9JaA4t^Bo|]M^G^<^wi^ 

de gueules, Ifepttfeiicpitejte^^j fc'ii»flC^tif?»(»^cretw^ (î«, l'église 
et reléguée 4WïS^.»%éP*8*¥fiaKoi T3 ,2ajo33 8aa HUTr^iA^vinia 



^f-ci -'^-1 iîiflOT:^(» 



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ihil \*i^.<\\ 'inu'h ,'joililvj brir/m nii J89 libMoib t>lh no iinjjfeil*» )A 
liiiom^i '«'jifonifil) oJJ^v*) ;)b 9ni^ToTlrAr)')i^ ^iir// jjI» ')Jr,I) iup .'♦'iiit)ij'ït> 
-.b iiiori!iH>Rlki»aW/r^ié£ajiafeMd»lMAi^ IMiMOMB-MAi^f»^ nnu A 

^Mr))'ij; ?\\i)?.^ »•♦ /fj^b ?)ln')p?nn fMhuohRa nu . hii^thiiofl orfn9fltiî.') 
-iTOi fil '♦]) ?"»hioi(nufî \i\ î»aoilSiiolT*req «^Jioqquf. .r^')Bl r^b ^^Vjuohi'» 

BIENFAICTEUR DES ECOLES, ET FONDft'<«ill*'W^l!A'^^XïW¥Ërl'^'« ♦'» 
DE CETTE PAROISSE, DECEDE EN SON ChATEAU DE MORANGIS 
LE 26 • OCTOBRE 1 767 • DANS LA SOIXANTE DIXNEUV1EME ANNÉE 
DE SON AGE ET INHUME DANS LE CHOEUR DE CETTE EGLISE 

Au mesme tieu Repose le Corps de Demoîzelie 
Marie Espérance masson de Plissay * fille de haut et 
Puissant Seigneur M".* JeaN Masson DE Plissay, 
Chevalier, seigneur de cette Paroisse decedée 
au Château de Morangis le 2 • septembre 1761 • 
dans la vingt deuxième Année de son Age. 
Requiescant in pace. 
Pierre. — Long. i",io; lai*g. o",75. 

Inscription placée dans un passage qui conduit de Tégiise au pres- 
bytère. Au-dessus du texte, sur un cartouche, écusson d'azur, au che- 

* Voy. le n* mcclux qui précède. les malades. Les fondations de ce genre 
' On avait grave d'abord Gaudedry en étaient fréquentes au siècle dernier; elles le 

un seul mot ; on a intercalé une virgule pour sont encore aujourd'hui^ , 

séparer les trois dernières lettres. * Voy. ci-après, n* mdxiii, une autre Ma- i 

' Ordre de Saint-Michel. rie-Espérance Masson de Plissay, marquise I 

* Il s'agit probablement dune fondation 'd'Évry, marié^ en lySo, vivante en 178^. | 
de sœurs chargées de visiter les pauvres et 



r 



638 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

vron dor, accompagné de deux étoiles en chef et d'un croissant en 
pointe; le collier de Saint-Michel efi olrle; deux lions pour supports; 
couronne de comte; le cartauch^^ncmffeé de deux palmes. 

La terre de Morangis, qui appartenait à la famille de Barillon, au 
commencement du xvui^ siècle, passa peu de temps après, avec le titre 
de comte, à messire Jean Ma^OA djB^P'î^fty- Ce nouveau possesseur 
paraît avoir surtout anîj^itjopiijé^Jl.^ tj^^^ d^ l^ij^i^Csijteju;- de la paroisse 
dont il était le principal personnase;,^ ,. 

•'//./ 'i/-7fi Al {'/ >• rxo//' A-^y)/. 1 1 !/• ' / ) 
\ i::m.-:.;j ^.i? /.i ^(>'a /o ''/(/> / ; j - '■■ 

r'/7c).i:ifi i/./.i irf;/JiJ jr/ïi -'^). ;;..'. 
'I / I i>i nav /'ic- î '/o 1 [i,.H ' ' 

/ / ILI CVAl /A n ' L«':'«)îïa . 1 '.M /, 
•Kl m/.) ' ,iM H.IIIK..) f^. /AIIIVi) HA'I ife'l/i'» 

fie Kii7i)>iA 1/ Tiiiw.ri /./ :iî ri tj.^>io{ /•îwa. 



ANCIEN fiOYENNÉ M MONTLHÉRY. 639 

li-ji- liMM] <.:.>il /ir>l) ,)l¥ÇW^iyfWfI/.-hiH>éî 'jI) luillo) •1 :'«lm(K| 

BARILLON * VIVANT CH" S"* t)E CHASTILLON ANTHENAY 
GRAVVE GVY ALLENCOVR MONTIGNY LE BVAT VAVREMONT 



ET PRIVE COVR DE PARLEMENT DE PARIS ET PRESIDENT EN 
LA PREMIERE CHAMBRE DES REQVESTES DICELLE* ET DAME 
ANNE LAVBIGOYS DAME CHASTELAINE DE LOVANS FEMME 
DE m" IEAN de BAILLON* ESCVYER DE LA REINE SE*^' DE 
lANVRIS* LA brosse' ET AVTRES LIEVX 

BENISTE PAR GVILLAVME COHIER PB** CVRE DE LOVANS 
MARIN FORGET ET IEAN PLVCHET MARGVILLIERS 

Cloche principale. 

Jean-Jacques Bariiion, président de la première chambre des re- 
quêtes au parlement de Paris, dont le fils aîné servit de parrain à la 
cloche paroissiale, était l'aïeul de Jean- Jacques qui obtint, comme 
nous l'avons dit, la substitution du nom de Morangis à celui de Louans. 
Paul Bariiion d'Amoncourt, marquis de Branges, seigneur de Mo- 
rangis, etc. etc., conseiller d'Etat, ambassadeur extraordinaire en 
Angleterre, mourut le s3 juillet 1691. (De la Chesnaye-Desbois.) 

' Famille ancienne et distîngaëe, origi- ' Monaments de cette famille, voy. ci- 

naire d* Auvergne. dessus n* hclxx à mclxxv. 

* lie pariement de Paris se composait de ^ Janvry, voy. ci-dessus n** mci.xxv. 

la grand*cbambre, de cinq chambres des * La Brosse, écart de la paroisse de 

enquêtes et de deux chambres des requêtes. Janvry. 



640 



IP(aCJ)ifT»09l6 DE LiAr Vf^mQB. 



^770. 



* . LAN. ¥^70 fAV F-^ E RfeNÎyy, PA^H M" "^ lOSBPH 

MAJGéELATNÇ. y|mîJ0JT P^R M^'jACQVEè DE 

' — '•- \ '^ " . 

COIJIMINES EéVTÊI^ 6CtG^^ BORB££X DE MARSILLY 

I ... ,^ ^^^, / \^ . . 

GBI^TfLHOMteE t>jtf)*y DV KOY ET PAR DAME 

MaI[^£LA1/4E CHARUOtTE BONNEAV SON ElPOVSE 
li^ypE C«^VALmR<MARGVli^ifiR' EN. C||u^I|GE 

o^ibv^ -A-LÉVDï?rfu-E? pArxovis GAvriatEA.vV 



Fot^by^É 

le 









L ancienne ptaîoisaô. de Fâray^a été supprimé^ét rjéunie à celle de 
Morangis'. On ^uré qiieia secpndj^ cloche de Morajngis fut amenée 
de Paray au me bjebt; de là 4^slri|iction"deTÇgIÎ8qC EJil^ porte, en effet, 
avec le nom dd^i^adeleihd,! celui de saint VinqentL autrefois patron 
de l'église dispaiHic. 

' Voy. ci-après n* 



1 



/ i 



ièoq. ^ "* yojf. cindesçus n* «ccUfii. -*^ * Voy. ci-dessus p. 633. 



i X 



I. . . .;i/; il, îi*'jj ;)J[ y.âiltU ixill î-.: 



. 1 






ANCIEN DOYENNE DE MONTLHÉRY. 



6&1 



MGdAXXlV. 
CHILLY. — ÉGLISE PAtK^StALE DE SAINT-ÉTIENNE. 

i55i. 




Cjuif bUi^ ptt 

toôes mï' tmhl mlUx^ eu ton mUl 

m $>inmtà\xm Hu^nktm ^ tu Um Id^tulk ^piXùi U xxm' Uwm 
ml n" h 

pneB îitttt pd' ettlx'. 

• Pierre. — Long. a",a6; larg. i",33. 

' Cy gùêtnt nobks.. . * Pour ce monument, comme pour ceux 

* Dame Souveraitme Dangoulesme . . , qui vont suivre, jusqu'au n" Hccicvii indu- 

III. 81 



6Aâ INftCRlPTfONS DE LA FftANGB. 

Le château deChiHy, construit, pour le maréchal d'Effiat, par Jacques 
Le Mercier^ ai^ohiteete du roi,* passait pour une des plus magnifiques 
halDitaUdni' des environ de 'Paris; il-iifM'reste.cpie'lafpDaHiière pierre 
revêtue* <f une ihaeription que nous rapporterons un peu plus loin. 
L'église paroissiale, dont une partie date du siif siècle, ne présente 
dansdsl strti0l|ure:rienidë remaiîquable. 

• MieheliGaillard(ideîg(ielir de GUilly; et sa femme, Souveraine d'An- 
goufêm^, on6 leirr^slâ^xiltuife au* 'pied du degaré du sanctuaire. Lear 
dalle funéraire est mutilée à la partie inférieure, et leur épitaphe ne 
peut plus se îii*e que d*ùne manière incomplète. Effigies sans encadre- 
mèi](t fl|'afplutp.cit;iif]ç; co.ussias ,à glands sous les têtes, qaains jointes; 
Michel Gaillard, en armure avec la cotte. armoriée paCîrdeasus ; Souve- 
raine d'Angoulême, en robe à larges manches et manteau; un grand 
voile de veuve lui enveloppe entièrement la tête, à lexception du vi- 
sage, et lui couvre les épaules; une guimpe plissée lui entoure le cou 
et Jui arrive jusqu'au menton. L'efiigie de Michel Gaillard est à peu 
près détruite ; celle de sa femme s'est mieux conservée. Les traits de 
celle-ci annoncent un âge avancé. Aux angles supérieurs de la dalle, 
traces de deux petits écussons; au milieu, entre les têtes des deux efii- 
gies, un écusson plus grand, incliné, surmonté d'un casque fermé à 
lambrequins; les armoiries ne sont plus visibles*. 

Michel II Gaillard, chevalier, panetier du roi, était fils de Michel 1" 
Gaillard, favori de Louis XI, maître d'hôtel de ce prince, général des 
finances du royaume, et général des galéaces de France. Michel II possé- 
dait, par acquisition faite en 1^99? la moitié des seigneuries de Chilly 
et de Longjumeau^; l'autre moitié lui advint par suite de son mariage 

sivement, voy. Notice sur CtUlly-Mazarin, chef, et deux perroquets de sinople, af* 

trèsHîomplète et très-ëtudiée, publiée en frantés, en pointe. 
1867, à Paris, par Patrice Salin, chef de Les armoiries de Souveraine d^AngoiH 

bureau au Conseil d'Etat, avec de nom- lème étaient d azur à trois fleurs de lis d or, 

breuses planches par Karl Fichot, (ils de au lambel d'argent, à la barre de même 

notre collaborateur. périe en abtme. 

' Les Gaillard portaient d'argent semé de * Lebeuf, op, cit. t. X , p. 101 . 

trèfles de sinople, à deux T de gueules en 



ANCIEN DOYENNÉ BE MONTLttÉRY. 6U 

contracté en iBiq, au châteaii d'Amboise, avec r Souveraine d'Angou- 
iéme de Valois, sœur naturelia du pdiice qui «arriva bieiutôt après. à la 
couronne, 8O09 le nm^ dd Franfois! i^. Sottvehiîiie était GUe de -Charles, 
comte d'AngoulèmeS et de Jeanne^Gointei. Le roi ^soa frère, la légitima 
en iBâi. De ce mariage naquirent Mpckel Ill/seignéwr de Ghilly et 
de Longjumeau ; Denis, msdtre d-hôtelidu rot; Abnesiqiiiié|K]iusB Thomas 
de Balzac, setgneur de Mont^gu. Michel JLGaillarâ mburut environ 
vingt ans avant sa fenme^ lei)6hjudlcti;i'&â;i;.ii(Moréârij Distiotm. hist.) 

' Petit-fils de Louis, de Fpauoe, duc d^Oi^ gùuïèxfie ; s<f a ^ co^ur repopait aux Cëlestins 
lëans , et de Valentine de Milan ; ne en 1 & 5^ , de JParis , dans la chapelle d'Orléans , auprès 
gouverneur de ,Guienne,'mort en i/»g6;' '''<lii magnifi^i^ëtotnbeâu^ârlg^ par Louis XII. 
soD corps fut inbéliirf% la eatk6drële> d^Ab^ < ( Vo^i* Uintfi tKLv.) » I • < i : 

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«ftA INSCRiP1»0!N^|>R U FRANCE. 

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*••■>", 'ni'-'* ^m( '.'''.; '--'.■''!* i ' *r* • ^V ' * ;.'■•»- I -mii •• i 

• ...-': ■ . ' fM I' .. • •" 

Michei.Gajiiacd, IV^^du non^^/Bbide Michel LU ^ venditven 1596, 
à Maithli.Ruzé, seigneur de ;Beaulîeav ies terrés de Gfailly et de Long- 
juaieau, mojjeiiBant âa^ooo éoi», piys une eloinriiie de 5oo écus 
reppésentontile valMr d'une chaîne d'or pour. QUnde de Lafavette, 
diune de Ghiily^^artin Ruaé, fils de Guillaume* Ausé, secrétaire des 
finaBjces en Ijdoiraiiie, a sa plaœ marquée parmi ilefthon^mes les plus 
céldbrea de Ift.feeconde moitié du X¥i^' aiècle^^r EurrB'jS^ il accompagna 
eiii Pokngne^ijçomnde sécrétait*^ des>.QomflQiandfmeniksv le duc d'Anjou, 
depuis Hehri IIL, Ce prince < féie via , en i>â88, an/irang de secrétaire 
d'Etat. Quatre ans plus tards Henri IV le nomndait trésorier des ordres 
et grand maître des mines et minières de France^ C'est à lui que fut 
confiée la rédaction du serment prêté par le même monarque le jour 
de 6on,§açrie„, daps j^'égUse de Notre-Dame de Çh^ptres^. 

'tLa dfrile 'die nvarbre noir qui recouvré -la 'sëpiil titre* ide Martin Ruzt^ 
se trouve aii hiftièu du tîhoèur de Saiht-Étfêhnë 'de ChiHy,' tin peu en 
avant d'un ippniirpcmt érigé au même pe^^sônnage yA chacun des quatre 
angles de la tombe, uae;tèie de. mort sur deux ossements disposés en 
sautoir; à la partie supérieure, traces d'une inscription en sept lignes 
très-courtes ; au centre , quelques linéaments d'un grand écu?son entouré 



* Son portrait, xvii* siècle , au Musée his- * Le Père Anselme, Htst. généal 

torique de Versailles, n* 3a3o. * P. Salin, op. cil. p. 9. 10, 87, 91. 



ANCIEN DOYENNÉ BfE îtfÔKtl/HéRY. ©45 

des colliers des ordres^; à la partie inférieure, en deux lignes, la for- 
mule ordinaire : Priez Diev-poVr im amb. Le fragment d'épitaphe que 
nous rapp^rtdiii é*''gfaVÔ<iu^kiîWi<(i**ë; t^ 'd^jfiris ioîiild-ên retran- 
cher tout ce qui avait Tappareiioe d'un titre ou dune fonction; les 
armoiries ont eu le même sort. 

Une arcade, portée par deux élégantes ëoloûriéë èannelées; d'ordre 
corinthien , forme l'encadrement du tombeau que les révolutionnaires 
n'ont pas épargné. Aux socles des colonnes, les initiales du défunt, 
M.R, ajustées avec des palmes; archivolte orvléé d'entrelacs; dans les 
tympans latéraux, deux anges tenant des couronnes de laurier; au mi- 
lieu des rinceaux de l'entablement, une tablette dont Tinscription a 
été complètement gk*at1iéei Lé tdmbeauffieicoibpoèb d'acif piédestal qua-* 
drangulaire sur^ibnté d'un cénotaphe- en>pîèiTe' peinte. La statue dge- 
nouillée, en marbre blaneij représeiafte> Martin Ruié^oi grand costume 
de l'ordre du Sâiinl^Ësprit, fraise, niadteau^ éulott^' courtes et bouf- 
fantes. Il porte la barbe,' suivant l'usfai^e de^on temps; il a les mains 
jointes. A l'éf^ue deia p^volu|ionv la tèf e de cetbeatatUe fut séparée 
du cqrpe, et les débris rëstèreni longteinpsihors de l'élise, servent de 
but aux pierres lancées, paviies enfantis. On les «enfin injustes et remis 
en place, il y a environ trente a«s. Une longue ipscHpUèn , de dix-neuf 
lignes, couvrait le piédestal; ele^a été^bihien: efféféeiao etseau, qu'il 

n'en subsisté plus 'une seule lettre^i n i» i ♦»' mi .. 

. » • Il 'p' •-' «1 .' •' <\ \i»' .. 'î '^' \* '..' 

' Les armoiries de )àkttiâ Rtizë; qû'rf ''"'^ Oii'lroirJe (laîi^fes Portefeuilles de Gai- 
transmit avec i6n «Dm a«C Confier d'Effiaiv ' >gnièrf8 QdiiaerviéfiicJQ.BtIîliotkkpie oatio- 
étaient de gaeii|a^ au )cbefçroi^(f^i^t|ondé,y i^fle,. i^ojenoe cQ{lçctioQ, Ik dt France, 
d'argent et d'azur de,8ixpi^s, accompa- des représentations coloriées de ce monu- 
gnë de trois {ioncèaux d^or, les deux du che/ ment et de celui Joiit il est fait mention ci- 
afi6x)nt^. " '■■''''' î' ' ''-'•' ''ia^t^te^'^VfeSo'.»' ••••' • 



6&6 IN8CRIPTIÔM DE L;A PaANGE. 

Mccytxxvi. 

GHILLT. — ÉGLISE PAR01Ô8(lALB 0E SAmt-ÉTIBNNE. 

1670. 

SOVBS CETTE TOMBE REPOSE LE CORRS DE 

. . ., ,, ., .*.... .MARIE DE FOVRCY 

QVI PEMEVRA VÇFYE EN LANJ^ÉE 1632 A LAGE 

Die, 45 ANS,,,......,..... ^-•..%. 

DE QVI ELWE EYT ^SIX ÇNFA^S . . , . . MARTIN RVZt 

...,.......,...,,..,.,...,.. ,j . .^ ,.,.*.., 

. ., ., .HENRY RVZÉ..,^ . 



lEAN RVZÉ. 

MARIE RVIÉ 



; r]i;' I < - ; k'« }. ^/.' .'«-^'4 <|i| « .I4 »,•'•< k . « /. ■• i . 4 • • « ^ W . • «\t • 4 ISaNN0 

, 1 I I. ,.,/ .By^ç i^^Ei^Éi^i^-l^AS'A^;. ♦K-U..Kl*H>.Kf -H»N.;.»-if 



•;.•,/«? •.. 



' / . - • , i: . .' ;• f • M . u'- 

CONSACRA TOVTTE EN T|ERE, AVX DEVX .PRINCIPAVX 

/,. I '.1 lit. 1 1»! •'• •-• t •' . . '■■♦)■ 'l::! 1 , "'M M 11" 
DEVOIRS DVNE VEFVE CHRETIENE, LEDVCATION 

. ! .,•! DB SfiSt ENFAN8> pV' ELLE NOVBLlA]iBllfiM'>qEr"t>! - 

■'» -•> '"TC>Vt^ ci? ^Vï 'EÔTÔlf'LE PlVs bAf»^Afil:Ê ' 'ÀE " ' ' '' 

LEVR INSPIRER LE^ VÊRTVS MORALLES ET 

, ^ '^çi^RESTljENNEs' *c LE SOVLAgÈmENT 



QVELLE FAISOIT HABILLER, NORRIR, ET SECOVRIR 



ANCIEN DOYENNâ DE MONTLHÉRY. 6&7 

DANS LEVRS MALADIE^ 

ET NON CONTENTE DE' LES» AVOIR ASSISTEZ PANDANT 

SA VIE EUjÇ> VOVLV ,9y^l-S^S^ R^^EN^-ISSENT, , 

ENCORE DE SES LIBERALITES APRES SA MORT, 

QVI ARRIVA LE I7* lANVIER 167O, LA 81* ANNÉE 

DE SON AGE LAISSANT PAR TESTAMENT, AVX PAVVRES 

DE SA PAROISSE DE CHILLY i . . LA SOMME 

DE 20000tt ET COVRONNANT LA LONGVE SVltTE DE 
SES BONNES (EVVRES PAR CE DERNIER EFFET DE SA 
CHARITÉ QfVr MERITE QVE NoN SEVLEMËNT CEVX QVI 
LES ONT REÇEVS MAIS QVE TOVS LES FIDELLE^ QVI LIRONT 
CETTE INSCRIPTION OFFRENT POVR LE hEPOS DE 

SON Ame levrs prières a celVy qvi a i^romis 

DE TRAITER AVEC MISÉRICORDE, CEVX QVI AVRONT 
FAIT MISERICORDE' 

Requies Cat In pacé 

Marbre noir. — Long. i",9o; larg. o",9jS. 



Martin Ruzé n'eut point d'enfant de sa.femme Geneviève Ârabi; il ins- 
titua son héritier Antoine Goiffier d'Effiat^» dont il était le grand-oncle 
paternel, sous la condition.de prendre le nom et les armes des Ruzé. 

Antoine Goiffier Ruzé, né en i58i, devint successivement marquis 
d'Ëffiat, gentilhomme d« la chambre du roren 1699, ébnseiller d'Etat 
en 1616, ambassadeur près la tùnt d'Angleterre en 162/i, chevalier 
de Tordre du Saint-Esprit en 1626, surintendant des finances en 
1626, gouverneur d'Anjou en i63o, maréchal de France et gouver- 
neur général d'Auvergne en i63i'. Il accompagna lé roi Louis XIII 
dans ses guerres à l'intérieur et à l'extérieur du royaume. Envoyé en 

* rr Beati miséricordes quomaniipBiims^ avaient* p^iefi/^O'iittfr' à ia main, lèpre- 

ricordiam conseqaentur. t* Evang, sec, Mauk, n^ier h Moncontour^ te second au combat 

c. V, V. 7. d'Issoire. 

' Ejfiatp bourg de Tarrondissement de ^ Ancien hûtei du mai-ëchal à Paris , son 

Riom, déparlement du Puy-de-Dôme. Les château et sa sépulture à Effiat, les meubles 

Goiffier en possédaient depuis longtemps ia qui lui ont appartenu recueillis au musée 

seigneurie. L'aïeul et le père d'Antoine de Cluny, voy. Salin, op, cit. p. ii/i-iq8. 



6&8 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



Alsace pour secourir l'électeur de Trêves, il mourut dans le cours de 
cette expédition, le 27 juillet 1682. Ainsi quil lavait prescrit par son 
testament, son corps fut porté à Effiat, et son cœur à Chilly. Son épi- 
taphe existe encore dans l'église d'Effiat, qu'il avait reconstruite. Aucune 
inscription n'indique à Saint-Etienne de Chilly le lieu où peut reposer 
son cœur. 

Marie de Fourcy, fille de Jean de Fourcy, seigneur de Chessy et de 
Montevrain^ surintendant des bâtiments de France, avait été mariée 
au marquis d'Effiat, le 3o septembre 1610-. Cette sainte femme, rem- 
plie à la fois de sollicitude pour ses enfants et de charité pour les 
pauvres, survécut trente-huit ans à son mari. Leur union avait produit 
trois fils et autant de filles, dont les noms et les titres^ étaient rap- 
pelés dans l'épitaphe de la maréchale : Martin, marquis d'Effiat, che- 
valier de l'ordre, lieutenant du roi dans la basse Auvergne, mort en 
16Û6; Henri, marquis de Cinq-Mars, grand écuyer de France, déca- 
pité à Lyon, avec son ami, Augustin de Thou, le 12 septembre 1662; 
Charles, appelé Xahhé JtEjfiaty abbé de SaintrSernin de Toulouse et de 
Trois-Fontaines^ jnort en 1698; Marie, duchesse de la Meilleraye, 
morte en i633; Charlotte-Marie, religieuse au monastère des Filles 
de la Croix, au faubourg Saint-Antoine, à Paris, morte en 1692; 
Jeanne, décédée en bas âge. 

L'épitaphe de Marie de Fourcy est encadrée des lacs rompus du 
veuvage, qui s'enlacent autour d'une tête de mort posée sur deux os 
en sautoir. On a fait disparaître les armoiries jadis gravées au-dessous 
du texte. 



' Chessy, Montevrain, paroisses de l'an- 
cien diocèse de Paris et du doyenné de 
Lagny. Voy. la suite du présent recueil. 

' Les titres ont été complètement raturés. 
Voy. le Père Anselme, Hist. généal. des 
grands officiers, t. VII, p. k^^i-lx^k. 

^ Vov. ci-dessus n° mxviu. 



L'abbé d'Effiat fut aussi prieur du Val- 
Saint-Éloi, près de Cbilly. D'après un ren- 
seignement, d'ailleurs assez vague, nous 
avons cherché, sans la découvrir, son ëpi- 
taphe recueillie, disait-on , dans une maison 
de Longjumeau, après la destruction de 
l'église prieurale. 



ANC1E>N. DOY'BNNÉ DE MO^lTLtfÉRY. 6U9 

„. ,1 , .;. MCOLXWtVU. .. 7. ■ -II;" 

CHILLt. — ÉGlMr *'ARdl8StALË' DÉ àAïml-ÉïlENNE. ' ' ' 

.... î . -' • . . .h'.J'". l ''•!' 
ICY GIST . . > ll«-' 
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. .,, WJZÉ.^H ^.-, wu. . /• ^. I .'in ^.. 

.' , M'IjI. . • -: •. •.» .. 'il<; 

-♦^..|-.... -ppçE»É.A-fARI< ' '•' "I 

U 3.JUïN..^7i9.»Aafiji>B 80. Àife ». -.î 

Antoine II CoifBer Ruzé, fils de Maflin Carffier et d'Isabelle d'Es- 
coubleaii de SoHrdis, ipétit-fik du maréchal, marquis d'Eflfifeit; de 
Chilly et de Longjum^aD, chevalier des ordres du roî, gotiverneiir 
des ville et cbâtdau de Montargîsv prtBmîer écuyer de Morisfieui^, duc 
d'Orléans, le frère <ie Louis XiV^ fit partie du donseîl dei-i^geriée 'pen- 
dant la minortlé'de Louis XV- Il mourirt sans* postérité en 1719', et 
fut inhumé dans l'église d'Elfiat, oij son notti figure à là Sdîtedtî l'épi- 
taphe de^son aïeul. SonoûrarTeposaitàChilly en arânt dii'^nctuaire. 
Les armoiries et Ips titres 'gravés sur le môtbre ont été itià^telléfe.' Lfe' 
marquîfr d'Ëffiat «ut le* malheur d'étre^ accdsé d'avoir contribue '"^dK le 
poison à la mort de Madame, duchesse d'Orléans; mais l'histoii'e n'a 
pas accueilli un odieux soupçon, dénué de toute preuve sérieuse. 

Plusieurs autres personnages de la descendance ou de la parenté du 
maréchal av.aieiit,de^ ne^])nuin6nils^ dans l'église' de* Chilly ^> leurs tmhbes 
en marbra noir remplissaient presque toût'ïé tfhoeûr, dît f abbé Lebenf 
qui n'a pas jugé à prop'o^ d'en reproduire les inscriptions. Lla^^é de 
Fourcy, prieur de.Chçssy et.dii Val-Saint-Eloi, près jdc Chiily, était 

' (]inq lignes entièrement gratlëes. 

III. 89 



650 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

inhumé sous une de ces dalles. L'historien du diocèse de Paris attribue 
le titre d'abbé de Trois -Fontaines à ce personnage qui ne figure 
cependant pas comme tel dans le Gallia ehmtiana^. La dalle de l'abbé 
de Fourcy, placée entre celle d'Antoine II et la porte de la sacristie, 
élait tellement dégradée, qu'on l'a remplacée, il y a vingt-cinq ans, 
par une dalle nouvelle. 

A la suite du tombeau de Martin Ruzé, dont nous avons donné la 
description, il s'en trouve un autre, sculpté en pierre, ajusté entre 
deux petites portes carrées qui ouvrent sur une chapelle autrefois ré- 
servée au seigneur de la paroisse. Trois tables, encadrées de moulures, 
portaient des inscriptions qui ont été supprimées au ciseau avec un 
soin tout particulier. Les emblèmes qui décoraient le soubassement 
o*iit également disparu. Au-dessus de la place jadis occupée par les 
épitaphes, sont élevés trois sarcophages surmontés, Tun d'une croix, 
les deux autres de pots à feu. Le tout a pour encadrement une arcade 
soutenue par deux consoles, ornée de rosaces et d'une tête d'ange. 

Martin Goiffîer, le fils aine du maréchal et le père d'Antoine II, 
dont le nom ne se rencontre en l'église de Ghiily que dans l'épitaphe 
de sa mère , avait posé très-jeune encore la première pierre du château 
neuf. L'inscription, qui rappelle cette circonstance, et qui a échappé 
à nos recherches, a été retrouvée par M. Salin^ sur une pierre recou- 
verte de lierre, appuyée contre un débris de colonne : 

MessIre Antoine Ruzé, marquIs d'EffIat & de LongJumeau, 
Conseiller du Roy en ses Conseîls dTstat & prîve, CHEVALtER 
des Ordres de Sa MaIesté, Conseiller en la Cour de Parlement % 
Grand MaIstre des Mînes & MtNtEREs, & Surintendant 
des FtN anges de France*, a faIct construire ces bastIments 

& poser CESTE PREMIERE PtERRE PAR MARTIN RuZÉ SON FtLS AtSNÊ 
LE 30 DE MARS MVI^ X-XVII. 

' Les auteurs du Galba ne]e mentionnent ^ Nomme conseiller d^honneur au parle- 
pas non plus dans la série des prieurs du ment de Paris, en 1697. {Hiêt. généel. in 
Vat-Saint-Eloi. Faudrait-il en conclure qu'il grands oficiers.) 

aurait été seulement le coadjuteur de Tabbé ^ Le marquis d'Effiat, Antoine I", ne reçut 

d'Eiliat? (Voy. le n*" précédent mucuxivi.) le bâton de maréchal que le r'janvien 63 i. 

' Notice déjà citée, p. 78. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 651 

MCCLXXXVflI. 

CHILLY. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTÏENNE, 

1781. 

Cy Gît 

Louise Jeanne durfort, 

Epouse de 

Louis Marie Guy 

d'Aumont 

Déccdéc ' Paris le 17 Mari 1781 

aGéc de 45 ^n^* 

i 

Marbre blanc. 

Après la mort d'Antoine II Goiiiier, marquis d'Ëffiat, ia seigneurie 
et le château de ChiHy échurent à son petitr-neveu Paul-Jules de ia 
Porte, duc de MazarinS petit-fils du maréchal duc de la Meilleraye et 
de Marie Coiffier, dont nous avons déjà cité le nom. Paul-Jules était 
fils d'Armand-Charles de la Porte, grand maître de l'artillerie, duc de 
la Meilleraye, devenu duc de Mazarin par son mariage avec Horlense 
Mancini, nièce du célèbre cardinal-ministre. Il mourut en 1781, lais- 
sant pour héritier son fils, Gui-Paul-Jules, qui porta aussi le double 
titre ducal. Ce dernier n'eut de son mariage avec Louise-Françoise de 
Rohan-Soubise qu'une fille qui épousa Emmanuel de Durfort, duc 
de Duras. Louise-Jeanne de Durfort, leur fille, duchesse de Mazarin 
du chef de sa mère, fut mariée à Louis-Marie-Gui, duc d'Aumont'. 

* Plusieurs lignes grattées. Moreri, Dict, hist. — Ce fut en 17^7 que 

* De ]h Tusage d'ajouter au nom du Louis -Marie -Guy, duc d'Aumont, épousa 
bourg de Ghilly celui de Mazarin. Thérilière du duché de Mazarin. 



Anselme. Hist. génial. Ducs et pairs; 



83. 



652 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

La duchesse d'Aumont-Mazarin , née de cette union , a été la dernière 
propriétaire du château de Chilly, acheté en iSolx par Tancien régis- 
seur du dfHuaane et/démoli peu de teosps après» 

La tomhe de Louise de Durfort se distingue des autres par la cou- 
leur du marbre, qui est blanche. Elle se trouve placée au milieu dw 
chœur, un peu vers la gauche. L^épitaphe était longue; les révolution- 
naires Tont réduite à peu de chose; ils ont aussi détruit les armoiries. 
Nous serions disposé à penser que \eè suppressions systématiquement 
opérées dans les inscriptions de Chilly ne sont pas le fait de l'efferves- 
cence populaire, mais qu'elles auront été prescrites et payées par l'au- 
torité locale, en exécution des décrets divers de l'Assemblée nationale qui 
abolissaient les distinctions aristocratiques. On nous a montré dans des 
comptes de fabriques d'églises des payements à des ouvriers pour avoir 
proprement gratté, vers 1791, les armoiries des clefs de voûtes et des 
monuments funéraires. Dans la cathédrale d'Amiens, par exemple, 
l'è!n1èvement des insignes héraldiques s'est exécuté sans trouble et pro- 
bablement dans le but d'ôter aux exaltés un prétexte de dévastation ou 
de pillage» 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



653 



MCCLXXXIX. 
GHILLY. ~ ÉGLlSfi PAKOlSSiALE DE SAtNT^ÉTIENNB 

^779- 

11.'.- I r . , . .' I 



!l J ■ 



.\^t^ -> \ . '^ 



,M,:| ">>{"■■ 



Mort Age de Quatre Vingt Quatre Ans 
Lç i6 Février L'an 1779. 



Requiesçat in Page. 
Pierre. 



./ 



Simple dalle de pierre placée dans le chœur, au milieu de celles de 
la maison d'Effiat, On a fait disparaître si soigneusement les qualités 
du défunt, que nous ne pouvons plus savoir à quel litre il avait sa sé- 
pulture en ce lieu privilégié. 



* Plusieurs lignes supprimées. 



654 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCXC. 

CHILLY, - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-ÉTIENNK. 

i634. 

Ci Dessovbz 

GiST LE CORPS DE 
c VENERABLE, ET DiS- 

CRETTE PERSONNE 

M^ HiEROSME VERlTÉ 

VîVANT CVRÉ DE CES" 

EGLiZE QVi TRESPASSA 

LE PREMIER lOVR DE 

Novembre, 1634. 

Priez DIev povr le 

Repos de son 

Ame. 

P. a 

Pierre. — Long, a^'^oo ; larg. o^^gô. 

L'épitaphe du curé Jérôme Vérité, le contemporain de maréchal 
d'Ëfliat, na subi aucune mutilation. Elle se trouve près du sanctuaire. 
Deux grandes branches de laurier, liées par des rubans, décrivent autour 
du texte un encadrement ovale. 

Une autre dalle, voisine de la première, présentait Teffigie de véné- 
rable et discrète personne M* Nicolas , également curé de Chilly, 

qui décéda le premier jour d'octobre 1607. La pierre est brisée à 
partir des genoux du personnage, et de plus très-obh'térée. Arcade 

' L'interprétation de ces trois initiales nous échappe. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉKY. 655 

cintrée soutenue par deux consoles et accompagnée de branches de 
laurier; costume sacerdotal , aube, chasuble courte, à rinceaux, étole, 
manipule marqué de petites croix; mains jointes; à un angle, le seul 
conservé, une tête de mort^ 

Enlin, un troisième curé, Claude (lo , qui gouvernait la paroisse 

au xvni* siècle, est inhumé dans le sanctuaire, à main gauche. De son 
épitaphe, devenue à peu près illisible, on peut recueillir qu'il tut 
vertueux, généreux et charitable. 

^ La partie subsistante de cette dalle est longue de i'",63. large deo^'^gS. 



-•Hi"» ''itiii; 'III. " )!!()(| lit ►!» -IX" «h-ih; ••lî-'J'Dh' r;l -«^ iiî'",!-' n • 
„..|,.,..^.^ France, e^ dç ses Ki/s'ANCES^^C-^yj^s par p^,^Aîfiîjj£|ii. ^,. . , , . ^ . 

! LA REcipTE GENLRAlj.iE DES DROICTS d'AdMORTIÇSEMENS 

"■'' '' ''K'^iiLt btitbi' 'i*Aïî i:Es'È(!t:^i:E^As¥iQVÊè/BKwyrîCiEHS,''''''' ' " ' "' ' ' ' 

..1 ' .lC0MrjtAVTB9,tETlT<|Vj3./^''miiatfEte DHÎMAlrN'-MOiat'i*' • » '• 

sance, svyvat les letre^ de declaration des xlx^i 10*! '| , 

d avril m. vi*. xxxix, et septiesme leanvier dernier ' 
Confesse avoir recev comtant de Nicolas Dolim/er'' ' 
ET Pierre Dormant Marg'J** de la fabriqve ST Estiene 

DE CHAILLY la SÔME DE Vit. CENS CINQ*^.^ LIVRES, À LAQ*:^ Mes".^^ 
LES COMIS^"^ GENERAVX PO"? CE DEPVTE, ONT TAXE LA FINACE 
DEVE À SAD^.^ MaIESTÉ PAR LADT^ FABRIQ^ PO"? LED^. DROICT D'AD- 
MORTISSEM*^ À CAVSE SOVBS BIEN* TEMPOREL SVIECT AVDICT 
DROICT S VIVAT l'ARREST DE MODERATION DV x! DECEMBRE 
M. VI*; XL; Et LX. et XV. livres PO". les DEVX SOL PO**. LI- 
VRE DE LADT^ SÔME, DONT Ie ME TIENS CONTENT, ET EN 
QVITTE LADT' FABRIQ^, ET TOVS AVTRE PAR LA PRESENTE 
SIGNÉE DE MA MaIN. A PARIS LE XXV^ Io*î DE IviLLET M. VlS XLI 

PlDOV 

Par Arest de modération Ie certiffie la presëte qvittâce 

DV x^ Décembre 1640. bône et en la forme q'î- eî>t nlces'î" 

AVROLLE DV 6 mars 164O. PO^ LA DESCHARGE DESD^ MARG'^'' ET M. 

cotte 102. Art ^2, cev xx. sols po'î le droict d'icelll 

FAiCT À Paris ce xiS Aovst i<54i. 

Le PRESENT EpITAPHE à esté FAICT ET POSÉ EN LAN M. Vl^ XLV. 
DV TEMPS DE MES"* PIERRE LE GeNDRE PBRE CvRÉ DE LADITTE 

Eglise et Denis Andry et Iean Regnavlt Margviluers. 
Marbre noir. — Haut. o'",<)o; larg. o"',76. 

Ml y a ici une faute du graveur, qu on a essaye plus tard vainement de corriger; ii>ez 
à came de son bien. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. GST 

A rintérieur de la sacristie, au-dessus de la porte, sans autre orne- 
ment qu'un filet qui encadre le texte. 

Le droit d'amortissement, dont l'origine remonte au règne de 
saint Louis, était dû au roi et au seigneur par les communautés de- 
venues propriétaires incommutables de fonds de terre ou de maisons, 
en dédommagement du droit de mutation qui ne pouvait plus s'exercer. 
Le nombre toujours croissant des biens de mainmorte, retirés du mou- 
vement général des affaires, fut un sujet constant de préoccupation 
pour les personnages chargés de la gestion des finances. Plus d'une 
fois, des ordonnances intervinrent pour frapper d'une taxe des im- 
meubles qui ne produisaient aucune ressource pour le Trésor. De nos 
jours, le Trésor public perçoit une imposition annuelle sur les immeu- 
bles de cette nature. 



83 



m ''SmmiM Wiiinmi'-' 



'loyia.'iv/ 
[VI siècle. 



ivi" 



mû niui •û ^ti bol 'iiMfi-i -û îjîwAî, «? Hum sîftjJ H ewjJlwai^ai 53J 
bon» 0sm$n ^dtt ttt 0«tt mml «ub^i j^oaUllttr et ttutuit' ht i^j^ 



■^Hm non miê$i%iM^mi^îm^9f^fm»k}mmi^^¥^ ni 

•_• %ïki 

hl ntmi tttûtl h hMti$i,it4^mol/^4mM.ito^tin^ml fi h '■n% inoi îI 

. tittmm bamim «amqîi s iôuitt «smû Iî aoîWtt am^ni ewîi jâiîl 
A 1 entrée du chœui:^ Le passage continuel a use le dessin grave 

évangélistesj efligies sous deui arceaux en ogive trilobée; à la ret(m68b 
de<5ro8settes^fleuron el clochelona; au bord supérieur, une ornementa- 

IrtolliIcMjœ 'i ^ mk&mmés§\3m^ 

grandil ^)M^S, \MQm'»jii9fii'^i^'^sî^Û6rl0^taÂiîesSrmi^ 
gèrenient arrondies par le bout. Marguerite Vivien porte aussi mlâ kxjgie 

Ht'Vftfti^ ^n^naf i ;^MfJ^tr^^|pg|e^l^i^enM^^^^ 
mère à ne laisser que le visaffe a découvert, éi tombe jusque sur Tes 
épaules. _ _ 

' Miliësime oblitéré en parlie. i5ai et en i53â. La forme goUiigi|Mps 

Il faut donc choisir une des années du ornements de la tombe de Simon Hovd 

XVI- siècle *^ù iVfSle ^ii Pâqnes'siètt "mîiée nhow^portoniÉisÀ iimiiM6\4d pr^ffoffipe h la 

le 3i mars, ce qui eut lieu'ërt*¥8ïHii4n plus ancienne de ces trois AlMi) yb «)ii/.. 



^^m f^^m mmm^F- ?s* 



xvi' fiiècle. 

l<0 ttWttjïtttUttrs te Uâît vmè* f» (ÉRtetu îe fftfttXlj* fimt te»' te faire ïitw 
(ijâter tt «lU6m p tiw a» fttDtftftmtre ^twfcts «ttCTw a ù(mk_ U 

iatlt 

U f«tti |t(- ti a Utttttttian teiklânKi'0|îoitt(]^âotttrel ti Je^ httmU 




Mu 

)J;rr «1 li :'»-i(l(»lnl 'wi..(, n'. /iffiODnr, /ij'tl) ^ijor w,it|iJ|'.> ;?'»|^il-»'jiii,/'. 
#fgtal ^icj ifHUi '.hoq (l'.ivi / '.fh'.ijjpGl/ .Inod -.! rnti ^'.ihnoiiB ln'.iri'. i'.< 

jtfm au u XXX' 3a' }vm tttr «tu mai& (Wtrt 2 Jat^ oH a Viattit 

■: i-ll i'i.iiC .!, ...Im.ij ,.l r,|, ,i,niif.(n. iili w.ndf; -.l, .„iii li^ioib onoh iiif.l il 

' •' 'Ohaffly,<|CkawMiai>.;dicie*mi|oaiodu .,4»t» jtepn^onpB'î 4lfor9'Mf i/Ae,|lJi<9«"y * 

bourg de GbllJy.-i' i -> .(• •.„„.„mii. .,.|,i „ioijaHVW«i,.,.( j,,-. iiip -.• .,„.„■ . 
* MoMÙHr de Longjumea», le seigneor 

83. 



(t $m1U httmli Un W miû d la iXt» \tûïà du f<mr ^ (ÎMttll|t 2 
ÏTttwcj^tttt 7i;j/:t:ti/ 

ftwatilt 2 

^otUg au ImV Wt^tfetttjVjfeiJwttÉ^jl/^^ 
ptekmutt et îïattt' afll Jojï» j>|em Ka^<a)ié' 




;0 ^ tt^îtu atH atâi' 
Itwtttt <t 0ttïjel 

fin UW (tnqtiiU tiirii 

.f mi ixtm Us 



\Q 






tttlt 



Pi^rrév — toftgj 0^,49 ; l^r^ o-|67 j. J^ 



Simple dalle , près du bane d^uvre. I^a lecture au texte est devenue 
difficile. Aucune date n y esHridiquée ; liQUs l'attribuerions volontiers 

à la première pioitié lu xyi*^4^'^i: ' ! V* 

Deux habitants dé ÇhiUy/; ]aloi*$; nomiiié/ Chaiily, maître Michel 

Roussel et sa femme ^'Jéaniiè Br^jU, lai^sèœnt à leur église parois- 
siale, pour la fondatipri dje qpti^ 'Oii^^^né rente de cinquante 
sous" tournois, divisée ' eh^ déilJu>|)ïH^|i5ijtJjtoe de trente, l'autre de 
' vingt, à prendre sur'^ivefô imhieubles, tels q^ie maisons et quar- 
tiers de vignes. Les ti^jEmts èt::aboutâfeSits^my mltautieusement énu- 
mérés. INous y trouvons fes iHentaoïK^^jfe ja4 ôntaitret ^ four et du parc 
de Chilly, des rues par lesquelles on y arrivait, de la ruelle des Vignes, 
des terres du Sany^ie^^^et^^^^^^ 

immeubles limitrophes sont ausslr)âél?|â^'^^IâÈëtlfi^^ik*éte^%'yni^ 
blent appartenir à la même itfl^jyjî ^^rJ tejnjoablflîootl Jfetixb^, BfDeat. • 
En cas de rachat de la part des débiteurs, le remploi en patoiitofrf nttf 
devenait obligatoire pour les marguiHj^M. i û4 



Lieu dit Dinechien. 




ANClEN/DI(>YEJ*NeiMfMkW*tt»É1<Y. ^é\' 

MCCXCIV. U'uhmû 

i56o. H }Inr/nt) 



']r;'J 'j]//^;:in tîl'j) 



-iiiiM Jir)ni'>>ij')]!ni 




%\û (nnû nu x^lhuù^ 



(i;[> 'u\\\'\\\l .' Il >i[lil» 
Mir(»(îi M'i''i;.i'>'î<| r,l f; 

rlifi;ruli;il /ii'/(l 
niiii')! Ji-^ l'> Ki^^noH 

'Jîliv>'l r;| 'Kio'i '>!«;!> 

,^|/i() .<!(>llllln] ^U()> 
IÎ-: M'lli(('>I(| f'i , ijJIHV 



Pierre*. -.fcéfl^iyTJJ{51flàl^.ri'^,'(JI'o(| o'll()Jf;;;il(lo lii;ii'w-;' 

* Longjuineau. ^ Date non gravée. ^ ^^ ^ 

' Diminutif du nom de sainte Fëbronie, ^ Au dallage du chœur, 

vierge, martyre du iv* siècle. 



662 l»aQirWW(»i($ W/l4^.F*A^B. . 

Tombe élégamment dessinée. La fracture d'un des angles nous prive 
de la portion de Tépitaphe qui itdiis^^rait fait connaître la profession 
du défunt. C'élfil,rlin«» :ie |l9ïWW{)A/ep;|«BB^ un 

lahouriHir ou un fermier de Chill^v.Le tombier a daté son œuvre à la 
clef pendante de l'encadrement, et le même millésime se répète dans 
l'inscription. Les deux' é|>oti*-*^t^uftt*^«t grâcieûK-; ils se regardent. 
Nous pouvons consid^^nsl* ^enaraë une «ngiitarifif^ ie>ciiDi?t des animaux 
placés sous leurs piedayniiioutt, djuoôUé âu)mAii;ua!Q^, de celui delà 
femme. On a pris, q^uel^pi^feis ]?:)i|#iB4i¥g)è^^ un bœuf, 

et, partant de cette li))[pot^^^^fp jvp^fijr^dai^ ]fi$ ^eux animaux les 
emblèmes du labour^igi^lp f|^ ljaj^J)^5e7^o^^^;,ipais ,le.<j^drupède est 
dépourvu de cornes çt; n^'a^^o^i^t le pied fourchu d^ l'espèce bovine; 
son allure pesante, ses courtes oreilles, sa physionomie conviennent 
parfaitement à l'ours. 



/ )/ ,4 . 'j , 



'i' f'> lii(w'ii()(! '»mni;ilini> '»!► '».l(jf;iK|M j 

♦ I ilK^i» .>'Ml;;i| lilIlI-hMli/ -jl» \\ii^iH\\\\i>'i »- 

. î-/'!» "mJ '»fnM!/ii'ni fil '>|j J'» 'uriMitiriii i.i 

' '•• 1- ,-'M!i«îl> tirMiiAf >;r||ft'«!» - .J ^«ni^-ji 

•il)ii ''Hj i. :»ln »'. ;.|) -m/iI '•Jin.iiihii • 

■ . • "'.h-iiy /îo'i!) r,I lif, ii/»|| nii /lliii;» 

1 mm mI. 'iImI 'Min l»» iini 



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/: 'j -unit -jI:;!}» ^«iIi M M | » TI I» I')!'. il J5 J .•)Mili>;^'f I) 1l!'jnilllij;;')|'» 'mIiiioI* 

'•».-' 'l'-hi hl •HllfîiJiK;) ljf,l }ir,'(MCÇX(îJ(-inp MihjnJicj'M ol» (ini|'MM| i;i .i 

1 •■ M/ii<.' iM. .,ti;|, j; i«)iil:nnt •♦-/gg^jiil^) '»!> l'HririMl nit iio nr.uHMli,! 
! •'•Hj',1 ,. .;iii>'»llii:i ii'i- ,n •»! !•) Jiî'HiiTilurMr» I •»!» '.|niilMi'>(| l'il-. 

LA ^ROIX CHARGE •• '• . 

-''ifi'> I i; lM'Ufiorin|'in<i 

PAR CHACVN AN ' 



Priez Dieu pour leurs Ames 
Pierre*. — Long. t*,oo;larg. o'"y6h. 

L'épitaphe de Guillaume Dorivaulet de sa femme, Djenise du Puis, 
se composait de vijîgt-huit lignes, dont les six premières et la dernière 
sont seules bien conservées. On lit quelques mots de la septième , de 
la huitième et de la neuvième. Les dix-huit autres sont complètement 
usées. Les défunts avaient donné, à charge de célébration de services, 
cinquante livres de rente à prendre sur quelque bien du terroir de 
Chilly, au lieu dit la Croix. Au-dessous du texte, deux torches en sau- 
toir et une tête de mort. 

' Dix-huit lignes disparues. — - Auprès du banc d œuvre. 



66A INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCGXGVI. 
GHILLY.— ÉGLISE PABOISfllA^LE DE SAINT-ÉTIENNE. 

9f ANTOINETTE iSVIS iNOMMEE PA».A^BBOINE RVSE' 
CHEVALIER OES jQRORES jOV ROXiCON^-XN SES CONSEILS 
DESTAT MARËCHM/ DB'FRANfiE QOVVBRNEVSi POVR SA 
m" DAVVERGNfi «OVRQONOIS JBCl NIVCHNOIS .SVRINTENDANT 
DE SES FINANCES FAISANT iibAlCHARGBr DC GRAND M"^ CAP^ 
GNAL DE LAiRlILLSRlfi SfilG? jpEfflrlAfln iDONIVMEA'VX CHAILLY 
GANNAT* S^i4dARSf JiaSMCENIL^MASSYr*lET AVITRES LIEVX ET 
. DAME MARIE i)E -iTOVlICy f SON lEROViZ£. iUENITE PAR M"^ 
HIEROME VERITE *.CVHE ©Wî^of I CttAlUlY/LECXV DAPVRIL 
1632 FRANÇOIS ANGOVLLIEN' MARG^P. • ' i' 

Cloclie; 
^ 1.,! .fi , ■ , , ♦ I 

Ce fut trois mois et douze jours avant sa mort, au moment de partir 
pour sou expédition d'Alsai^euqueJle^Wlvédbflilid'Ëiriat servit de parrain 
à la cloche de Ghilly. Cette, cloche. (ii»été^eft}ndue en i865 et l'inscrip- 
tion que nous' pubiioïiâ a dibparuien. afeèmé tamps. La vieille cloche 
pesait deux mille huit ùexif& Uvre^i) lelmêm^ itiéia^à servi à en fabri- 
quer deux autres de moindre. Vi^l^r^i; 1 •/•♦! - ' 

. . . .| J .... .. , 

^ Voy. ci-dessus n* mcclxxwi. Le Père * Massy, paroisse du diocèse de Paris, 

Anselme, dans son Histoire généaloffique , du doyenne de Châteaufort. Voy. ci-dessus 

t. VII, p. 69a, donne la longue ënumëra- n" hcgx. 
lion de tous les tilres, de toutes les charges ^ Voy. ci-dessus n** mcclxxxvi. 

qui furent prodigues au marëcbal d'EfBat. ^ Voy» ci-dessus n*" mccxc. 

* Petite ville du Bourbonnais. ^ Un dëfunt de ce même nom , voy. ci- 

* Saint-Mars ou Cinq-Mars, bourg de la dessus n" hcclxiiv. 
Touraine. • 



AKC]BR;DiO¥ENNÉinD«railffILfléRY. 665 

SICCXCVM. 

xviii^ siècle. 

. 1 M^ FR AN Ç(»n PlBHfiE ^ LE : M£i»<tlEtV 
. .,j -E8"/CON^ SECftB".^'DU^4»OV' 'A «OONNi 
' CA. SOMME (Û£ tt006?i iPO^î AYOEIti 
. ' I / A LA CON9TRUCTIOK' 0B ttgfre' ■ ' ' 

AlAISONMHH;&>FAIiRB -l£8i£C0U.ËS{ 
> ' ' A .liA jQHAAOfi -QUH^M^ &£) CUHt >DiRA 
• TOVS LES' ANS Aj BCRFETUITB.UME 
MEâS£ BA5&fi «FOUR LE ^fl»P06 D^ 
>SON AME L£ PRIMIBR OCTOBRE JOUR 
DE SON DBGJEDS. - J i 

Requies^at in pace 
Marbre blanc. — Haut, o'^tdô; larg. o'",i>o. 

• Uin^oéiption'eBtiièdda^ti^e'dftiis *leiii|ur de façade d'une maison a u- 
jonpd'hilii oecHj^éeipar'leipk^efibytère. En retour de sa libéralité envers 
les écoles de kl^aroîssë, ie'dMateur m demandait qu une messe basse 
anilul'He célébrée ^\t ^wéï^lA mais^on qu'il avait destinée k réta- 
blissement des écoles est devenue' la» 'propriété du bureau de bienfai- 
sance, auquel la commune en paye la location. 






8& 



666 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MC(|XCVIII. 

LONGJUMEAU. - ]^GLISE,PAfiOISQfAfl«F' P¥;;^AINTrMARTm. 

i-SaS. 

Hotnare tl f^im^ k k«jtlt(e mvSi (iwtdt vmUtx ii Utn 
smnil tt la vmmXiw» hmUt 'p» z- o^tt^ttir l^i Um z 
oiil^; îmt tm ($âUv ti tt\éx«x ptix j(fm >' ^ ^tmiit n 
tonrt$ttr« ^iittUetitët ^ la (b«fpn\k>ti Untaù UxAtl tâôT 
(atttct (Uvkt le Ult' t^blie tittt.<iiafifointtflè'4tii0e ^tra «u 

Jtt(i)O«0 an }o^ ti UÎU itMiïm»^Jitmt te vtttq lettrée pmc 

2 fefte tx patqttt» ft &t«r< ^ fw a Cejrt ftemt« i^ ttwtttt ïwr (Jui 

îe ïtonif]^ filtre Utmx a fcrôttfU lutu îk« ttofftw >e 

(m Utxt 

tu fôtttr U UttfvSi^ catqj qm 

bep» U bottt ÏK la mlU d eu tf elltt? bouter cat^ tatite les 

bettx (l$(Je0 .ïe 4tti î'fnf' mttti 

ïej>rofttttï«t» «itteqtw* lorattott te 3ttt^^ 



ftttb' ^ i.-êJ«He ^[«îtreUtittdff C tkttbe. 

î()i«airr s Hf^rjser te U««e btumClU 

I- ■ .fsm n IttetttKure omttttt» — 



H 



ètttft^tl eK pUv» apWt 9tetttt 

fdtttr0{Utni»«^eti$tbeitxttotatre0«tt(Mt^lUitepi«tt ttt«g0 te 
k«6re mtl w xxtt> 

Pierre. — Long, o'.gô; krg. o",65. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 667 

Église régulière et bien construite. La majeure partie date des 
xv*" et XVI® siècles; mais plusieurs piliers, et la tour, à l'exception de 
Tétage supérieur, appartiennent à rédilGce précédent, qui datait du xui'. 
La façade, percée de trois portes, présente quelques gracieux détails 
de sculpture. 

L'inscription dé foYidîftion qiife n'ôtiy'public/iïir'se trouve au dallage 
de la chapelle de Ik^Vîèrgé, au^fdWd^ilulJâyJlftftë^tti^ Les noms 

des donateurs^ ne s^^^liéf Ssmiëà|ne^ S^ aujourd'hui détruites 
contenaient h âéUS^iàé WSùPà^^^bffifkiiVà MvM^«iiyii^ue, et celui des 
obligations à reiapttc pdi^ b*iMkilidksiidln^ulUieté. iUcijfondation prin- 
cipale consia(ail,0&:aQQjni^s8tfàjcbalileitl(diak|iuit^^ de Tannée, 
à cinq heure»i4]4 ffRe^in îimiplmrkViAuiiMMtfl^^ Hfi Tpuwaint, et de 
six à sept heur^.p|eijflaf|tjlftïflai§OHi# ilfjbp^flq Qpljfcf ^^e devait (Hre 
célébrée dans ïa,(^a|)§l^.fil j^.j'^u^l^ç^^^ Claude. On 

rencontrait fçéqu^^gfii^eflt d|^î^^pgs.|éj^s,^s^(Ji^s cj^pjçjiles placées sous le 
patronage de ce célèbre évèque de Besançon, Un titre nouveau l'a fait 
disparaître de l'église de Lonmumeau. 

L'acte qui nous occupe, passé au mois de .décembre i 5îî3 , devant deux 
notaires au lihatelet de raris, reèiait 1 ordre de la sonnerie pour an- 
noncer la messe malinaîè au dimâncn^, de manière à l^diiner le temps 
d'arriver de l'extrériiW^'a^ Û ^H^^^l^t^^iidi^ Wù^fc y assister. 

Au-dessus du texte, une Notre-Dame de Pitié, ayant h droite le 
défunt et son patrtfil?«'gaU(ékép1ffi^ifty[|^&séistée d'un saint évèque 
en chape, mitre en eètb,i«irlEib6i3i àJ^S^liliiifl. t^i^Jd^funte, coiffée d'une 
grande cape et vêtue d'une robftnà^ larges^ manches, tient entre ses 
mains jointes une banderole avec cette invocation en lettres gothiques : 
(K mater t^tl mvatvim ttUV Le dessinest fort effacé. Au bas de la pierre, 
un cadavre nu, couché, les mains croisées sur le ventre; c'est proba- 
blement la donatrice figurée gisante. 



84. 



, . . . . . msim- . . .' 

' ! il*0NjSiftMEA«.--éGLISB|PABOI§8tiktiB >]»B SAINThMARTlN. 

■<S98.' 

., ,,., t,.,-». j.>,,l|«l((tiÇ;iïe.,|çe^tMi|,rjwH«W«.4,«*l«t^il ■ 

• U'tàweiil^ttlell^.Cérftï'îe'ÉàVjfepiîa"' 

tuttweî (t < « fetGt Us mariU^Cer^t 
Utttts fottrtttr pm m Immivt ti, ur 
uttmz t^$U9 «« t««niMr<0 jwiwttâ 
nutxt (tu Uvxta Uùvmis ^mt Ut5 ♦ 
ttwrôl^'i ont (tt 2 wctw ïw» ««(ttUur» 
et î«« ïr<tt«Wi ïies èmtwrs îmFîKffttttrt 

xxxttt>(gt(iel0ttqttfl<(lplt»«$8ilâiîf$fett' 
(t bertatw <« lr« tnttt UkUi z païïws 
par i«ttit «wrtttt z i$w«ti wUire* H 
(MUM ^ pum Hùt k xmi* Jww îc 
ïre«k< mtl'ti' xxxt«»|^mz ïiwupo' Ittj • 

Pierre. — Long. i",3o; larg. o^iG». 
' On disait autrefois Longjumel, comme on disait bel, châtel, dmnoitel, etc. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 669 

Au dallage de la chapelle de la Vierge. Dans une partie arrondie de 
la pierre, au-dessus du texte, NôtlTe-iyâme de Pitié, assise au pied de 
la croix< ài droite / sakitideflcnBaptistaf, iqiiklil .ricontiail: a l'ii^riiefalu qu'il 
porte sur un livre ouvert, lui prései^te le défunt; à gauche, un aulro 
gi*oupe, maintenant tout effacé. 

Jean Richer tenait - â LôhgjUiriearf rhôtëHerie du Lion-d'Or. Nous 
avons vu à Ghilly5te!«Ônibedé'ThmfeRè^W^la'€M^ qui se 

trouvait aussi à Loiij^'ônftèâ^JOetle'jJètlti'YÎtl^Jéïârt^ de passage, 

très-fréquenté eimi^^âasiinb^ijétiri^flÊÈ^^Al^Wi i^fô^Daris pour que les 
routiers ou les voyageurs ytrfisseorifidtiife staifbitJliisuaiiberges y devaient, 
être nombreuses. i/îi'hi^iflHfjriiî inXiAn:lpmybjr^ de gros bé- 

néfices, puisque ^J^fl ift^çj^j^j; ijSgj^aijjptrjj^jnçfn^jcRi^rslcons de 

(juatre cents livrep toupî^9^\f^.a,,|^fj^JjM7q}|e,(^ ^mi^p^ paroissiale. Il 
voulait ainsi assurera .perpétuité-, la ç^l^jr^iqivdo'daiix hautes messes 
par semaine, l'urjp l^-^vepjdrecji^.^^ l3,J[éf;iq;,,J'ai,i.lre^ de l'Immaculée 
Conception, le samédij jqur partieulièi'enient cpn^icvé à la Vierge. 



.. ;. i...î;.:r.? 



rraifo ^L lîflf) ^nl% ih î:np noJ'i? Ti • 'iJi:v/ 



670 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCC., 

L0N6JLMËAC. — ÉGLISE t^AROl^^IALË DÉ' SÀÎNT-IÉ'aRTIIS. 

' i55é. 

'. , II' 

les nmrjïtttUtttfr îe l^ttur» z tôkitqttt ^ k^ %? ^m et " 
UtiXi ïwttUtm ^ ii e^ttt^ir îm\'im$ & WVHitfi^'^ htttx 9tr<tct; 

9tta(tî bu xxt«' !«' ïe Étftttïttf 't«a ti*'Wt;itjjfeiwtt« z «Uftm 
p"le (ttre au otcaire îe lati' êôû tms txM totw U« ïrimiicles a Uïtttt 
ïf -la jjrauï»w<nie praffetal <ip tj^ûië UÎU ïf wë kttw <Ét (oui 
Utttts ïf (attt Wr< tX ttlâfxtv p bry tore iÛ'Wiitt "ti (t \kn p r&iii 
att a t<»ttGflttr» kt«x Wjeîfeî tafteè affaiiwïtttti«'le,'J^* ;tr^ ïjpe 
îf mar$^ ti huiixiït'ft^''mUm^.iJ(^^^à^^ 
ti ïiraifaiw afapft^wt^jî 4.Kft'fi,ï«i Ift W(ftfi^,fe«îtï«?^ «î^^. 
k îitttttttc]^ pmc^eQt,i)nawt H» tmti»\tX^umUt6t$^ia ^tu-U» < ' 
eufaus îe <I^»]M M]^ di 4tti:isie^ ^e -la. j^^ti (ia>lëiitt t«Crdietti s? 
bott kttr fewWepo* U*Cal«!l î«6'««tt«'MV1li^'tt'tie'ta Jase tafêtnt 
(5t rerottitefy tàtjJWUieré t<titté'f4tttittf'<»rtttte \vkmkt 
Hnni ItWiatUà el'jièik ce îmtWhj(Ux efîê'ta Jaie' ont 
leffe a lah' ^ Caixattte UU p&xiUi» ïe mte awtelU z jpètaeUe 
a pretère par (pô a» a» J«ttr> taitttt C^artw îjWw»^ fw la 
woictie ktt Jarbitt arri« a» terrutter ïe totwjtwaeati ftttfle 
(feemitt J^ettt Cur twoe maîTott aittTj quelle tt côjtturte afltfe fw 



' Un crampon couvre la fin dn mot. Pologne, au xm* siècle, donl la fête se oé- 

' L'Annonciation , 35 mars. lèbre le i5 octobre. Une ancienne rue et un 

' L'Assomption, 1 5 août. couvent de Paris portaient le nom de Sainte- 

* Sainte-Avoye (Hedwige), duchesse de Avoye. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 671 

W <iû U (5m< ïe xttw f«lî parift» ïii'lX<ttt< amttlU z ^etuelle 
a prattîire p fSim att attïr' J^»'. t«tititt «^«rtfû.^bwer fcatww eft 
èttW fol; parifife fur «tiiï timvfitv ïe ti«t«« affw a» Unmtx 
ïe jirattï» oattlx a» U>tiV botittart J^em fix f$lî ptCw a ptâbw 
p citttt au ïwt vm ^ay;i«r if tnm^i.^vumi 9fifMUtimûmt: . 

et pttttUe a pratt&re jtti' JdtM^ ïa^i^atiittii^w»ltiï: 'l 
pm itett jwwr Imvs^^mti. • ^' ^ 

4HeiTe. — Long. o'^^gS; lai^. o",70. 

Inscription fixée par quatre crampons de £er à une des parois de la 
sacristie. Aucun dessin n'accompagne le texte, gravé avec soin et bien 
conservé. Michel Rîcher, dont la profession nest pas indiquée, et sa 
femme, Avoye de la Haye, laissèrent à Téglise de Longjumeau plusieurs 
rentes, ensemble de soîxante-dix-huit sous parisis, à prélever sur di- 
vers héritages, au terme de la Saint-Martin d'hiver, pour la fondation 
d'un salut chaque dimanche à l'issue de la messe paroissiale et tous 
les jours de fête de la Vierge, et pour celle de deux messes avec 
prières des morts le jour de l'Annonciation et le jour de l'Assomption. 
Les deux messes devaient être annoncées au prône, le dimanche pré- 
cédent, afin de donner la faculté aux enfants des donateurs d'y assister, 
^1 bon leur semblait. 

Les lieux dits mentionnés dans l'inscription sont : Grand-Vaulx, 
Bonnart, Poullette et Beauvais. 



672 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCI. 

LONGJLMEAU.- ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-MARTIN, 

ivi* siède. 

le» mwjjmllw» mtâ' ^ tmirn alatte 

Jtim fwf ïttttu <t_$&Uj9<î Um 

tm tutttwtttrs par ()m «« <« l«î»' 

t^pdxUt ^ 

a tuivî pUnvim» ti tunf Ucatts titmUe» vtt^tmàtxts 
et tttte Mt^ ottCfo ei â la &t tiwlU létm tftpftxûi» 
ti aratfiïtw atottKttflttwjttittr U ïalttt <t i6^<«ttïw ^<« 
mii ^ ttï^ii ttobU ftôwe <É(tvivx ^ uUtA tn fott 
nmX t^tmuUJitvix tfxhum UUtn^ttit H fi^^^tl — 
ûtt la p<»fU pu* Uïi' ^'_a tot«[îtttt«att ïe Jtjmvii î«trài 
ta femttu (et ^ n«ItU pme 3^]^^ îe tial£»l tlitmvXcJitvx 

mttx arïrwatw û UuvA la p^Ht ' tl U pmm U Um 

(a femme let«r$ amg$ tiwatte et twfpaCTeî C^ajenttattt 
la Tomme \i totue imti Uuvu ïe ittuU ïielatlTee par 
leîï' ïielTôct Jeèatt ïie calfol a laV ejïe 9me appert par le 
(Otttract ^ « fairf entre lefït' msûrâ et laïi' le latw 
exeettterenê bn tettamet bttî»' ttî(ki palTe parfeenatit 
l^eurg ïefttauU ta&ellwtt ym attïi' tonummeatt le. . . 
bapttrU 15 . .2 le pm«r ïteli^l afcutî fera î>wt le xw îe _ 
feborur qw elt le w' q tieceba leV Jejati î)f ttaltol le teeaîi 
le w' f • Jeèan bapttlte un le lattïtematu le twr» le w 

f» (Cartel ïe tattlTattirtî» le ^twrt le vri*jtjm 

let«anô<litle in ttoel * ^lt«» tant UW «mler» tetf 



' Voy. t. Il, LoQvres, n° dcccxiv, tombe ' Fêle de saiot Marcel, le surlendemain 

d'un chevaucheur, maître de poste, mort de la Tonssaint. 
eu 1 653. ' Fête de saint Jean l'ëvangéliste, le «ir- 

' Peiitèlre i55i. lendemain de Noël. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 673 

faire ^m au p^ le bjttwucle mpixmX ï la» ïrtrft 
UW dbtttî ftfîm q te« pens^fi îrwttt f) ban U"^ UvéU 
i^avavAniit tôt le(5' rnôïêt* te»' km ^pvmt'fUV 
(uxt ott mtmt jt fi^tttt att le w bf jwfq» a la fw ïe laiton 
feCTwtt jîttû^ po' U« ame0 UW ieffûft Utir« f — petw 
et $mîr« <^(i2Îi ^w f îdttttt ïe Évtttte ielattfe. . . • leWt 
Jejatt ïe calfol côwt atiCô appert par W catitract 

Pierre. — Long, i^iao; larg. o™,6i. 

Au dallage de la chapelle de la Vierge. Un dessin , représentant une 
Notre-Dame de Pitié invoquée par deux" époux assistés de leurs pa- 
trons, surmontait le texte; il en subsiste à peine quelques traces. 

Le donateur, noble homme Jean de Valfol, chevaucheur ordinaire 
d'écurie du roi, tenant la poste pour ledit seigneur à Longjumeau, 
était sans doute fils de Merlin de Valfol, désigné dans Tinscription sous 
les mêmes qualités, et de Jeanne Durand. Sa veuve, Perrine Le Long, 
resta chargée de l'exécution du testament par lequel il fondait, 
moyennant une rente de douze livres tournois, quatre obits complets 
à célébrer le jour anniversaire de son décès, et les jours de saint Jean- 
Baptiste , de saint Marcel^ et de saint Jean Tévangéliste. Il laissa de 
plus dix sous tournois de rente, à condition que le curé ou le vicaire 
prierait publiquement pour lui et pour les siens, le jour de Pâques, à 
la fin de la confession générale. 

On voit encore dans la chapelle de la Vierge un fragment de dalle 
portant quelques lignes d'uùe inscription gothique du xvi* siècle'. Il 
s'agissait d'une fondation de salut et de prières pour laquelle les mar- 
guilliei^s avaient à prélever une rente de dix sous tournois sur celle de 
trente-deux sous six deniers tournois due au testateur par Jean Millet, 
demeurant à Longjumeau. 

' A la saite d*une absoute qui fait parlie * Saint Marcel, neavième ëvèque de PariA, 

de Toflice du matin de la solennité de PA- patron de Merlin de Valfol. 
ques. ^ Long. o^SS, larg. o",46. 



85 



67& INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCII. 

LONOJVMEAU. — ÉGLISE PAROISSULE DE SAINT-MARTIN. 

i663. 



Hi'ii ' 



Cy gist NicoLLE Regnavld feme de m. 
Noël chanlatte qvi à vescv en ce Monde 
côme ny estant que po'î se preparer a la 
••(;:'»<.. mort, et po'î obtenir la vie divine qvelle 

espere recevoir av lo" de la resvrect^" 






A LINTENTION DE LAQVELLE A ESTÉ PAR 

XiKVi^ Anne Favierre et dv S". Cambray * 

AYANT CHARGE DE M'î DV HAMEL CvRÉ DE 

S^ Medericq a Paris à fondé en l'Eglise 

DE CEANS, QVATRE MESSES HAVLTES DE ReQVIEM 

avec Vigilles nevf-pseavmes nevf leçons 

LIBERA, DEPROFVNDIS ET L'ORAISON PROPRE EN 
FIN MOYENNANT CINQ CENS LIVRES TZ QVI ONT 
ESTÉ PAYÉ ENTRE LES MAINS DES MARG" QVI 
SONT OBLIGÉS DE F£. DIRE ET CELLEBRER 
LESD* MESSES ET ORAISONS À PERPETVITÉ PAR 
CHACVN AN LE MERCREDY DE CHACVNNE 
SEPMAINE DES QVATRE TEMPS DE L'ANNEE 
SVIV^ QVIL EST PLVS AV LONG PORTÉ AV 
CONTRACT de CE FAICT PARDEVANT 



CARTIER ET RiCORDEAV NO^" AU ChLET. 

DE Paris le i8' may 1663 ^ 
Priez Pour Elle. 
Pierre*. — Long. i*,ao; l«rg. o* 3o. 

A la partie supérieure de la tombe, une guirlande; à la partie in- 
féiieuie, une tête de raort et deux ossements croisés en sautoir. 

' Sic. — * Dallage de la chapdie de ia Vierge. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 675 

La première phrase de Tépitaphe est noblement écrite; le surplus 
est au contraire rédigé d une manière confuse et négligée. L'inscription 
ne nous apprend rien de la condition sociale de la défunte ou de son 
mari. Nicolle Regnauld confia sans doute l'exécution de ses dernières 
volontés à M. du Hamel, curé dç Saint-Merry, à Paris, qui se fit rem- 
placer dans Tacte de fondation par damoiselle Anne Favierre. 
- Au sol du sanctuaire, un carreau de marbre blanc porte ces trois 
initiales et ce millésime : G • M • C • 1705 • 

Ne serait-ce pas l'indication de la sépulture d'un curé de Lougju- 
meau? 

La sacristie, construite derrière le sanctuaire, est un témoignage de 
la générosité de messire Berthe, curé, décédé en 1776. Ce zélé pasteur 
la décora de belles boiseries sculptées et de quatre tableaux peints en 
1771 par un artiste nommé Boquet. Le curé donateur a voulu être 
représenté en surplis dans un groupe de personnages qui assistent à 
une confirmation administrée pap saint Martin. 



85. 



676 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE, 

MCCCIII. 

BALLAINVILLIERS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JACQUES 
ET SAINT-PHILIPPE. 

amlUbotwtt' pwttïe ïw Mtotmllur 

f lattk f dttrtiop ftlU ittïï' mtm cawtÎMï?» ^aî»» îtm bf mttM jS^ottOfem 
lôia W <t itiit laqlît tTparfa It tttmt )$' bf ttwr« 

Pierre. 

L'église de Baiiainvilliers u est qu'une assez grande salle sans carac- 
tère, rajustée, vers la fin du xvu^ siècle, sur des fondations anciennes. 
La disposition intérieure a été complètement modifiée, il y a quelques 
années; du chœur on a fait la nef, et réciproquement. Les tombes que 
nous avions vues ont alors disparu , à l'exception de celle qui porte ci- 
après le numéro mgggv. 

La dalle funéraire de Martin Gourthoys et de sa fille se voyait à 
l'entrée du chœur. Encadrement d'architecture très-effacé; aux angles, 
dans des médaillons, les emblèmes des quatre évangélistes ; les deux 
effigies joignant les mains; le père en Icvngue cotte; la fille en robe à 
larges manches; à leurs pieds, une nombreuse famille de sept ou huit 
enfants à genoux. 

Au-dessous de la partie de l'épitaphe qui remplissait la bordure in- 
férieure de la pierre, une ligne en petits caractères, devenus illisibles; 
nous supposons que ce devait être la signature du tombier. 

* Hameau partage entre les paroisses de Baiiainvilliers et de Longpont (Lebenf, op. 
Cl/, t. X, p. lay, 189). 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 677 

MCCCIV. 

BALLAINVILLIERS.— ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JACQUI^ït 
ET SAINT-PHILIPPE. 

1688. . . 

Dans le sanctuaire, du côté du nord, sur une dalle ornée de pOt^lb 
feu, d'armoiries, d'un cénotaphe et d'une tète de mort, on lisait \'4i^\^> 
taphe de messire Nicolas Lépagnoi, conseiller du roi et maître to^ifjj 
naire en la chambre des comptes, seigneur de FontenayS prerpier 
baron de Bailainvilliers, décédé le 27 juin 1 688, à l'âge de soixante et 

' ^ " .mm 

onze ans. 

La terre de Bailainvilliers avait été érigée en baronnie par lettres 
patentes du 22 février 1661. 

Il parait que la tombe a été enfouie au lieu même de la sépulture, 
à la suite des travaux de renouvellement de l'éghse. 

Une autre dalle très-effacée présentait quelques mots de l'épitaphe 
d'un autre baron de Bailainvilliers, dans un encadrement ovale, ac- 
compagné d'ossements et d'une tête de squelette : 



PUISSANT s" ANTHOINE CHEVALIER BARON. . . 

Cette dernière inscription paraissait de la fin du xvii^ siècle. 
' Peut-être Fonienay-le -Vicomte, paroisse du même doyenné de Montlbëry. 



678 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCV. 

BALLAINVILLIERS. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JACQUES 
ET SAINT-PHILIPPE. 

, . 1753. 

Ici Repose 

Dame Marie Hélène Renard 
Veuve de Messire Philippes 
lambert, conseiller du roy * 
Président Trésorier de France 

EN LA GENERALITE DE PaRIS 

ET Intendant des Maison 
ET Finances de la Reine* : 

DECEDÉE LE XX. NOVEMBRE 
MDCCLIII. EN SON CHATEAU 

DV Plessis S^ Pere, 
DIT LA CROIX ST Jacques^ 

DE CETTE paroisse. 

Priez dieu pour le repos 
de son Ame. 

Marbre. — Long. i^ïÔS; larg. o'",90. 

A l'entrée de ia nef, daile en marbre bieu , avec une bordure en 
marbre blanc; deux écussons*, surmontés d'une même couronne de 
comte; torches funèbres, faux, trompette, sablier, larmes, tète de 
mort ailée et couronnée de laurier. 

* Le mot Hoy gratte. viroDs de Paris. 11 avait été reoonstiiiil au 

' Im reine Marie Leczinska , femaie de commencement du xyiii* siècle. On le dési- 

Louis XV. gnait vulgairement sous le nom de ekdtean 

^ Édifice remarquable, détruit en majeure de la Croix -Saint -Jacquet, à cause dune 

partie, décrit par Dulaure dans les pre- croix paroissiale qui en était voisine. 

mières éditions de ses recherches sur les en- * Armoiries supprimées. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 679 

La tombe de Marie-rHélène Renard est restée à sa place primitive. 
Nous avions pris note d'une autre épitaphe, gravée sur une dalle de 
pierre, en mémoire de Marie-Madeleme Labbé, dame de Ballainvii- 
liers, de Villebousin, du Mesnil et de FonteneHe8\ femme de Simon- 
Charles Bernard, écuyer, seigneur de Cléry, sous-fermier, secrétaire 
du roi, payeur des rentes de l'hôtel de ville de Paris. Marie-Madeleine, 
morte en 1768, était fille du sieur Labbé, intéressé dans les fermes 
du roi, propriétaire du château de Villebousin*. Il paraît que sa tombe 
a été enfouie comme celle de Nicolas Lépagnol, dont nous avons fait 
mention sous le n"" hccciv. 

' Le Mesnil, Fontenelks, hameeux de la paroisse de Long|)onl. — * Lebenf, op. ci/, t. X , 
p. 137, 139. 




680 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCVl. 

BALLAINVILLIERS. - ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-JACQUES 
ET SAINT-PHILIPPE. 

1777. 

t LAN 1777 SOUS LE GARDIENNAT DU R P HOCHART 
JAI ETE NOMMEE CLAUDINE HENRIETTE PAR* FRERE 
CLAUDE HENRY RELIGIEUX DE CETTE MAISON QUI 
A BEAUCOUP CONTRIBUÉ PAR SES LIBERALITES ET 
AUMONES AUX FRAIS DE MA FONTE AINSI QUE LE 
R P HOCHART. GARDIEN ET ELISABETH PAQUIHON 

AUBERT* MA FAIT 

Cloche. 

La cloche dont nous publions Tinscription provient certainement de 
quelque couvent de capucins, que nous ne pouvons d'ailleurs dési- 
gner. On sait que les supérieurs des maisons de cet oixlre portaient le 
titre de gardien. 

L'église de Ballainvilliers possède une autre cloche datée de la se- 
conde moitié du xvii*' siècle; il ne nous a pas été possible de nous en 
procurer une copie. 

' Nous n'avons pas eu encore à citer ce nom de fondeur. 



M 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 681 

MCCCVU. — MCCCVIII. 

ÉPINAY-8UR-0R6E. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUP. 

1&06. iSaô. 

\t3mxtiix UvmxiX ïe Jtj^tt U «wpe ïx\k 

tVittikifixxtyxSktfix b^»^tt]^(^tt4tKjE)>ar 

qtwJrt \ z ftx - flttbo* tnil tt' 2 lam : 

Pierre. — Long. o^.aS ; laig. o",3A. Pierre. — Long, o" 5a ; larg. o",33. 

Ë^ise remaniée au siècle dernier. Le chœur date du xm^ siècle. Une 
remarquable verrière de la Renaissance, représentant l'arbre de Jessé , 
rempHt une des baies de la chapelle de Saint-Augustin. 

Les deux inscriptions qui précèdent sont relevées contre les murs, 
et placées l'une en face de l'autre, la première dans le bas côté méri- 
dional , la seconde dans celui du nord. Les caractères en sont un peu 
oblitérés. L'épitaphe de Jean Pagin n'a point d'ornements accessoires. 
Au-dessus de celle de Jacquette Pagin, il reste quelques indices d'une 
figure de Notre-Dame de Pitié. Les deux défunts appartenaient à la 
même famille; mais l'éloignement des dates de leurs décès lés classe 
pour le moins à un intervalle de deux générations. 

' &c. — • LeSavriliSaô. 



m 



682 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCIX. 

I^PINAY-SVR-ORGB. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUP. 

XVII* siècle. 

Les MARGVtLLtERS DE LEGLtSE DE CE- 
ANS SONT TENVZ DE FAtRE DtRE A 
TOVStOVRS. PAR CHASCVN AN LE X*** FEB- 

VRlER EN LAd'eSGLISE VNG SERVICES 

s 
COMPLET DE TROtS HAVLTE MESSES 

VlGtLE ET RECOMANDASSE A LINTEN- 
TlON DE F£V HONNORABLE HOMME 
PtERRE FevILLET BOVRGEOtS DE PA- 
RIS QVt A DONNÉ A IM ESGUSE CENS 
DtX SOVLZ DE RENTE PPETVELE A 
LA CHARGE DE BAILLIER AV CVKES 

— OR N 

DE LAD EGLtSE DtX SOVBZ P CHACV 
AN roVR L*ANONCER AV PROSNE QVtL 

fera le dtmanche precedant 
svlvant le contract passé par- 

\ Crandrye No" av Cïîlet de 

DEVANT PARtS LE 12 MaY 162*. 

priez dieu p"' son ame 
pierre. — Long.o'fSo; larg. o",à5. 

Inscription fixée au mur du bas côté septentrional. L orthographe 
en est très-incorrecte. Pierre Feuillet avait des armoiries parlantes, 
composées de trois feuilles de vigne; elles sont gravées sur un écussoii 
entre deux branches de laurier, au-dessus de Textrait du contrat de 
fondation. Au-dessous, une pomme de pin. La pierre est arrondie à ses 
deux extrémités. 

* Sic. — ^ Le dernier chiffre de la date ne se voit plus. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 683 

MGGGX. 

ÉPINAY-SUR-0R6E. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUP. 

i66a. 

Cy devant GIST LE CORPS DUONORABLE ET 

discrette personne fa^ françois collemard 
Fbrë. Cvré DEpinay svr orge leq*: a fondé a 
ppetvité a lad éclise 12» de rente par son tes- 
TAMENT PASSÉ PARDEVANT LE MAISTRE GREFFIER 

DE Savigny" et d\d, Espinay SVR Orge en datte dv 

8^ FEVRIER 1662. A LA CHARGE QVE LES MAR- 

gvilliers de lad. eglise seront tenvs 
de faire chanter et celebrer tovs 
les ans le 12^ ïovr d*apvril lovr de son 
decedz vn. service solemnel de trois 
Messes havltes avec vigiles a nevf le 
cons lavdes et prieres accovtvmees povr 

LE REPOS DE SON AmE ET DE SES PARENS 

ET AMYS POVR LEQVEL SERVICE SERA 

PAYÉ A MONSIEVR LE CVRÉ OV SON ViCAIRE 

QVI SERA TENV ANNONCER LED. SERVICE 

LE DIMANCHE PRECEDENT A SON PROSNE 

LA SOME DE TROIS LIVRES ET A DEVX FBRES 

QVI ASSISTERONT À CHACVN TRENTE SOL ET 

LE RESTE MONTANT A 6? DEMEVRERA A LAD. EGLISE 

A LA CHARGE DE FOVRNIR DE LVMINAIRE ET ORNE- 

MENTZ NECESSAIRES. Priez Dieu Po\ Son Ame 

Marbre noir. — HanU o*,&/î; lai*g. o'fââ. 

* Savigny-sur-Orge, voy. ci-après n* mgccgxxvu. 

86. 



68à INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Led. prent. 
Epjitaphe' a esté mise 
et aposé a la diligence de 
m".* gllle gohier pbrê. cvré 
de lovant* son execvtevr 
testamentaire ainsi qvil 
est contenv avp testa- 
MENT. 
Marbre noir. — Haut. o'",i8; larg. o'.So, 

Les deux parties de Tépitaphe couvrent deux plaques de marbre 
noir, Tune carrée, l'autre ovale, ajustées dans un encadrement de 
pierre à moulures, orné de têtes d anges au soubassement. Ce petit 
monument est posé dans le bas côté méridional. L'inscription nous 
apporte, à la date de 1662 , les noms d'un curé d'Ëpinay et d'un curé 
de Morangis. 

^ Ledit présent épùapht. — ' Lfouans, ancien nom de la paroisse de Morangis. Voy. ci- 
dessùs n" mcclxxvii. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 685 

MCCCXI. 

ÉPINAY-SUR'ORGB. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUP. 

1787. 

1^ 

la REPOSE 

LE CORPS DE M" 

FRANÇOIS GILBERT MARCHANT 

ECUIER DECEDE AU CHATEAU DE 

LA CaLEQUlNIERE ^ LE XV DOCTOBRE 

.MdCCLVII AGAi* DE XX ANS ET Vll^ 

Mois 
^ pries dieu pour son^ 

AME 



Pierre. — Losange de ©".go de cAté. 

François-Gilbert Marchant a sa sépulture devant l'autel de la Vierge , 
à Textrémité du bas côté méridional. 

' Écart de ia paroisse d*Épinay. r— * Le graveur a transposé une lettre, agaé pour 
Mgé, 



686 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCXIL 

ÉPINAY-SUR-ORGE. — ÉGLISE PAROISSIALE DE SAINT-LOUP. 

i56i. 

•+ lôtt wtl tt' \x\ mm Mttti UvcUs fwc 

UM( tftttttî Un ïmxl jîtlU0 te t^tma îmx «tst 

Cloche. 

Dans rinscription de la cloche , saint Gilles partage avec saint Leu 
(saint Loup) le patronage de la paroisse d'Ëpinay. Uusage a prévalu, 
depuis longtemps, de réunir ces deux saints personnages , dont les fêtes 
se rencontrent le même jour (t* septembre), mais qui ne furent même 
pas contemporains l'un de l'autre. 

On remarquera que le nom de Jésus, qui termine l'inscription, se 
trouve retourné par suite d'une erreur dans la disposition des carac- 
tères mobiles dont le fondeur s'est servi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 687 

Mcccxm. 

LONGPONT. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

uc • iiicev • m • ovISliS • 

De • GflimoGo • PEioR • SCI • lYsiani 



imi- m • ce • Bxx • I • aviiR 

Pierre. 

Le prieuré de Notre-Dame de Longpont, fondé vers 1061 par 
Guy, seigneur de Montihéry, et par sa femme Hodierne, relevait de 
l'abbaye de Gluny. La maison conventuelle, reconstruite à la fin du 
règne de Louis XIV \ n'était plus qu'une ruine lorsque nous Tavons 
vue pour la première fois; aujourd'hui, il n'en reste pas pierre sur 
pierre. L'église, demeurée paroissiale, était une des plus remarquables 
de l'ancien diocèse de Paris. La commune ne se trouvait pas assez riche 
pour entretenir l'édifice entier; on en a sacrifié le transept, le chœur et 
ia triple abside^. Ce qu'on a réservé pour le service divin se compose 
d'une nef du \\f siècle, précédée d'un beau portail et d'une tour du xuf. 
Les sculptures de l'entrée occidentale ne sont pas inférieures à celles 
des portes de Notre-Dame de Paris. On y voit plusieurs grandes sta- 
tues, le bon et le mauvais arbre, les vierges sages et les folies, un 
chœur d'anges, l'ensevelissement de Marie, son réveil, son couronne- 
ment dans le ciel. On a malheureusement gâté l'édifice sous prétexte 
de le restaurer. 

Les parois intérieures sont couvertes d'inscriptions toutes récentes 
rappelant des circonstances plus ou moins authentiques de l'histoire 
du prieuré, ou signalant des sépultures douteuses, cr L'église de Long- 
(rpont, disait l'abbé Lebeuf, n'est point renommée par ses reliques. 1) 

' Sur quelques portions de murs plus tences ou de dictons en lettres gothiques du 
anciennes, on remarquait des traces de sen- xv* siècle ou du xvi*. — * Vers 1890. 



688 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

De nos jours, un zèle peut-être excefeif a trouvé moyen d'y réunir 
environ trente châsses ou bustes de saints qu'on porte en procession, 
chaque année, aux fêtes de la Pentecôte. Le remaniement du dallage, 
l'abaissement du sol , la substitution de l'asphalte à la pierre ont causé 
la destruction d'un certain nombre de vieilles tombes. Nous indique- 
rons successivement ce que nous en avons pu reconnaître ^ 

Le premier en date des monuments funéraires de Longpont est un 
grand fragment de dalle, aujourd'hui très*oblitéré. On y distingue les 
lignes principales d'une effigie vêtue d'une longue tunique. Le mouve- 
ment du personnage indique assez bien qu'il tenait un livre. Ce serait 
alors la même tombe désignée par l'abbé Lebeuf comme celle d'un 
diacre. Elle couvrait la sépulture de frère Guillaume de Gharlieu , prieur 
de Saint-Julien, mort le quatrième jour d'un des mois de l'an 1271, 
inhumé dans la nef de Longpont. Ce religieux devait son surnom à la 
petite ville de Gharlieu*, oii les moines de Cluny construisirent, au 
xii^ siècle, une église dont la façade est aujourd'hui classée parmi les 
monuments historiques de la France. Le prieuré de Saint-Julien, placé 
sous l'administration de frère Guillaume, n'était autre que le petit 
monastère de Saint-Julien-le-Pauvre, dont l'église, concédée aux moines 
de Longpont, en 1 1 35 , par l'évêque Etienne de Senlis', passe à juste 
titre pour une des plus précieuses reliques du vieux Paris. 

' Pour la partie historicpie, voy. Lebeof, * Dëpartemeat de h Loire, arrondiase- 

op. eit. t. X , p. 1 35-i55. ment de Roanne. 

Pour la description, Yoy.Miilin,ilfi(tjrtiiï& ' Voy. 1. 1, n* ccclzviu, p. 64i. 

naiùmaki, t IV, n* xliii, texte et planches. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRV. 689 

MCCCXIV. 

LONGPONT. - ÉGLISE PRIEDRALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

Fin du xni* siècle. 

01 • 6ISB • BJI 

moisemme • sifauig • bg • vimigrs md 

iKJiBe - avi • TR 

espjissii 

Pierre. 

La capitale gothique emptoyée dans Irnscription n'admet pas une 
date plus rapprochée de nous que la limite du \i\f siècle, ou les pre- 
mières années du siècle suivant. Le mot Villiers n est plus qu à moitié 
lisible; on a gravé au-dessus, en caractères à peu près de même style, 
la syllabe 6tat^;a-t-on voulu dire BtauvUlierSy que nous écririons Beau- 
villiers? Il est cependant probable qu'il s'agit ici de Villiers-sur-Orge, 
hameau considérable, voisin de Longpont. 

Le dessin de la dalle est fortement usé. L'effigie a les mains jointes; 
sa coiffure consiste en une voilette retombant sur les joues; une ample 
robe descend sur les pieds. 

Quelques fragments de lombes du xiii* ou du xiv'^ siècle sont dis- 
persés dans le dallage. 

Sur un débris, 

jmno • DÎa • m • ce • 

Sur un autre, 

« CI Gisv bGVBe loppe e 



Sur divers morceaux de dalles, un ange nimbé, le haut d'un pi- 
gnon, et la formule PRiez POVR IKflmeBG £1; colonnettes, pieds- 
droits, clochetons; un pignon très-orné, percé d'une rose et accosté de 
deux anges, etc. etc. 

A l'entrée de la nef, grande dalle très-fruste, à deux personnages, 

Be £JI § BUG 

III. «7 



690 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCXV. 

LONGPONT. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

xiv* siècle. 



cé jstti imHm m$xsm\U ^t ^tt\mè 3^^^ ^^ ^ ^^^^ 1^^ • 



Pierre. — Long. i'",/i7;larg. ©".Ôi. 



I 'iii;j 



lj)alle placée dans la nef. Pas d'encadrement d'architecture. 11 y avait 
[)\ff\f pour 4eux effigies, celle du mari et celle de la femme; u;ie seule, 
celle d^e Marguerite de Bretigny, occupe la raoilié de la couche fu- 
uèi)re* Lie trai^ df) cette figure se distingue par sa finesse. Le costume 
rappelle celui de quel<]ueiS-une8 de ces gracieuses statues de reines ou 
de princesses, du xiv*" siècle, qu on voit à Saint-Denis. Manteau, jupe, 
surcot serrant la taille et laissant passer les bras, longue ceinture 
ornée d'orfèvrerie ^ 



' Tombe d'abbesse, aussi du xiv* siècle, 
déposée h l^ongpont. Voy. «-«près, t. IV\ 
n'' MDXLvu, HièreSy doyenné du Vieuœ-Cor- 
belL 

Autre tombe du milieu du même siècle, 
du travail le plus fm et le plus gracieux , au 
pied de Tautel de la Vierge; effigies d'un 



bourgeois et de sa femme; quatre anges 
musiciens. L'inscription, gravée sur des 
lames de métal ou de marbre, a complète- 
ment disparu. S'il en était resté la moindrp 
trace, nous n'aiu*ions pas manqué de pu- 
blier une gravure de celte dalle remar- 
quable. Long. 2",35;lai^. i",4A. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 691 

MCCCXVI. I 

LONfiFONT. - ÉGLISE PRIBURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

Vers i5ii. 



\\x Jactt pte rectrrïratwtttï ïraw Jatrfi' ïe jmpwaut. 



Pierre. 

Dalle (ie très-grandes dimensions, jadis au pied de Taigle, dans ie 
milieu du chœur, aujourd'hui dans la nef. La pierre est devenue très- 
fruste. Au peu de mots que nous avons recueillis de l'épitaphe, Millin 
ajoute les titres du défunt, àocior in theohgia pastor prior et reformatar 
hujus locû Dans la liste qu'il a publiée des, prieurs de Longponl, Jac- 
ques de Puyvivant arrive au trente-quatrième rang, comme décodé 
en iBt i'. 

Riche encadrement d'architecture; arceau, pieds-droits, rehaussés 
de divers ornements; effigie en longue robe de religieux, la tête rasée, 
les mains jointes; le visage et les mains rapportés en marbre blanc; le 
tout malheureusement parvenu à un degré de détérioration presque 
complète. 

* Voy. aussi Galiia christ, t. Vil, col. 1^99, Pierre III Geuflier; il eut our psiic- 
553-559, Sancta Maria de Longoponte. cesseur son neveu, Antoine de Puyvivant. 

Jacquos de Puyvivant avait remplacé, en 



87. 



692 [NSGRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCCXVII. 

L0N6P0NT. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

i593-i5s8 (if. s.). 

HmU pïm m^t JtUvi tottmofuttt tu ïtm mml pw Htl^Vim tu 
tttmV (wt U (u» if fxti 

paCfa U xxc Jty' ^miSX 0^ ♦ tt'. xxut : C^ jïtft ttwrtttt îatl 

XtlU labw ïtm b< fett Jejfttt lattttKrfttttr mtt truV otre 5' flpalti» îi 

Pierre. — Long. i^jSô; lai^. i",a5. 

La tombe de Jean Laumosnier n'a pas quitté sa place primitive, au 
milieu de la nef. Ce prêtre, nommé Jean comme son père, était in- 
humé auprès de sa mère, Marion TaiUette. Les effigies de la mère et 
du fils sont gravées, Tune auprès de l'autre, sur la dalle, sans enca- 
drement d'architecture. En sa qualité de prêtre et de curé, Jean Lau- 
mosnier occupe la place d'honneur, à droite. Il existe dans la cathé* 
drale de Troyes plusieurs tombes du même genre, sur lesquelles des 
chanoines sont représentés à côté de leurs mères. Une femme de- 
venue veuve ne saurait trouver de refuge plus respectable que le pres- 
bytère de son fils. 

Aux angles de la pierre, quatre médaillons oblitérés; le curé de 
Longpont imberbe, les cheveux plats, les mains jointes, vêtu d'une 
aube longue et d'une chasuble écourtée, l'étole au cou, le manipule 
sur le bras gauche ; Marion Taillette portant sur la tête une coiffe très- 
simple qui retombe sur les côtés du visage, robe à manches très- 
larges; à la ceinture un long chapelet terminé par une croix. 

* Voy. ci dessus, 1. 1, p. a8. 



ANCIEN DOYEISNÉ DE MONTLHÉRY. 693 

L'autei paroissial , desservi par Jean Laumosnier, se trouvait dans le 
croisillon septentrional de l'église du prieuré, à côté du chœur. On y 
célébrait la grand'messe, on y faisait le prône du dimanche; n>ais les 
vêpres étaient chantées au chœur, par les religieux. Les paroissiens 
reconnaissaient pour leur patron l'apôtre sainl Barthélémy. 



69ii INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mcccxvm. 

LONGPONT. — ÉGLISE PRIELRALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME 

i6i5. 

Cv GIST HONORABLE HOME IeHAN PeLLOVART MARCHANT ET LABOVREVR 
DEMEVRÂT AV MeSNIL* PARROISSE 

DE LONGPOND LEQVEL DÉCÉDA LE XII^ lOVR DE IaNVIER Mil. VI*^ XV. 
Priez Dieu pour son Ame. 

Pierre. — Long. i^Ngô; iai^. ©".go. 

Dalle bien conservée, qui nest revenue prendre place dans la nel 
qu'après avoir servi de table d'autel, comme le prouve l'entaille pra- 
tiquée pour la pose de la pierre sacrée. Deux pilastres doriques, dé- 
corés de disques; arcade cintrée; tête d'ange à la clef; palmettes dan< 
les tympans; effigie du défunt, tête nue, barbe taillée en pointe, 
mains jointes; veste munie de manches et bordée de boutons; manleau 
court à l'espagnole; culottes attachées aux genoux par des rubans; 
larges chaussures, arrondies à l'extrémité. 

Nous ferons ici mention de trois autres dalles qui paraissent avoir 
aussi appartenu à des familles de cultivateurs. Les épitaphes ne se 
peuvent plus lire; les deux premières sont en caractères gothiques, la 
troisième est en lettres romaines : 

i"" Dalle à peu près effacée, peut-être du xv* siècle; aux angles de 
la pierre, les emblèmes des évangélistes. 

2** Têtes de mort aux quatre angles; effigies de deux époux; leur 
famille à leurs pieds. Chacun des enfants était désigné par son nom. 

* Hameau du territoire de Longpont. 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRV. 695 

A côté dune fille, j'ai lu le nom de ^(UJtUtU (xvi*^ siècle). Quelques 
mots de Tinscription : 

mtwtit labattrew ^m a lotttçtmt Uqtwl UttH U 

xxm' jo'bf ttwj 

S'' Deux pildstres doriques cannelés; arceau cintré, avec une tète 
d'ange à la clef; une rosace à chaque chapiteau; deux branches de 
laurier dans les tympans externes de Tarcade; effigie, mains jointes, 
coiffure à Titalienne plate et carrée, ample jupe, corsage à col relevé; 
le visage et les mains eii marbre. La défuntie était femme d'un mar- 
chand laboureur. Elle est probablement la même que celle dont Millin 
date le décès du 2 janvier iBgû. 



)!* 



696 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCXIX. 

LONGPONT. - ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

i66a. 
Pierre. 

Nous avons vu jadis une dalle funéraire de religieux dressée contre 
un pilier de la première travée du bas côté méridional. Elle avait 
servi de table d'autel, comme la tombe que nouô venons de citer du 
laboureur Jean Pellouard. Un encadrement ovale, accompagné de têtes 
de mort, contenait l'épitaphe, dont nous avons relevé seulement une 
partie, sans conserver la disposition du texte original : 

CI GIST LE CORPS DE FEV DOM CLAVDE GVYNEBERT PRESTRE 
RELIGIEVX PROFES DV PRIEVRÉ DE CEANS ET SACRISTAIN TITVLAIRE 
DICELVY 

La notice de Millin nous fournira le surplus : 

QVI APRES CINQVANTE QVATRE ANNÉES DE RELIGION EN LAQVELLE 
IL A VECV . 

PIEVSEMENT ET RELIGIEVSEMENT Y EST DECEDE LE lO^ JOVR D' AVRIL 

1662 l'an 

64^ ly^ son age. priez diev povr son ame 

L'épitaphe de Dora Guynebert fut placée primitivement dans la 
chapelle de Saint-Benoît, au croisillon méridional. Elle a disparu de- 
puis notre première exploration. 




ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 697 

MCCCXX. 

LONGPONT. — ÉGLISE PRIEURALE ET PAROISSIALE DE NOTRE-DAME. 

i6/ii. 

AVDlERNit* iNCLYTifi COMlTlSSiE 
HERiCi MONTIS SACRARVM HARVM 
iEDtVM FVNDATRiClS OSSA SVB 
DlO tACENTlA AB ANNO MILLESIMO, 
PlO MiCHAELlS LE MaSLE DoMiNÏ 

DES Roches hvIvsce domvs 
FrIorIs STVDio Hvc translata 

FVERE ANNO MLLESÎMO * SEXCENTESIMO 
QVADRAGEStMO PRÎMO DIE VLTIMO* 
MENSJS AvGVSTJ 

IN MEMORiA iETERNÂ ERIT 
Pierre. — Long. o",75 *; larg. i",io. 

Les fondateurs du prieuré, Guy de Montlhéry et sa femme Hodierne, 
furent inhumés, le premier dans l'église conventuelle, la seconde en 
avant de la grande porte, dans le cimetière, en raison sans doute de 
l'usage ancien qui n admettait pas les sépultures de femmes dans leis 
églises de religieux. 

Guy de Montlhéry mourut dans la seconde moitié du xi* siècle, au 
milieu des moines de Longpont, dont il avait pris l'habit. Sa tombe 
se voyait encore au siècle dernier, dans la chapelle de Saint-Benott; 

^ La défunte est nommëe Hodiema dans * Sîc^ mllbsoio. — 'Le graveur, qui avait 

les docoments les plus authentiques. Il y a d*abord écrit VSTIMO, a corrigé sa faute, 
ici une erreur dans Tindication de la date * La mesure de longueur sVipplique seu- 

de sa mort. Elle ne mourut pas en Tan mil; lement à la partie de la daHe occupée par 

elle vivait encore en 1 061 . Tinscription. 

111. 88 



r 



6S8 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

ou lavait mise au niveau du sol, quelle dépassait primitivement de 
deux pieds; elle a. disparu avec la partie de l'église où elle se trouvait 
placée. 

La fondatrice est encore aujourd'hui vénérée à Longpont et dans 
tout le pays , sous le nom de comtesse Hodierne. Le peuple lui donne 
niénie volontiers le titre de sainte. On montrait, il y a peu d années, 
une source appelée /ontoiW Dame Hodierne oii, suivant une tradition 
très-ancienne, la pieuse femme venait puiser de l'eau pour la porter 
aux maçons employés à la construction de l'église. Il se raconte dans 
la paroisse que, par une détestable malice, un forgeron fit rougir au 
feu le cercle de fer dont Hodierne se servait pour maintenir ses seaux, 
mais que, par miracle, elle n'en ressentit aucun mal. Le forgeron avait 
été chargé de faire à ce cercle quelque réparation; il fut frappé de 
mort, et, pendant plusieurs siècles, aucun ouvrier de même profes- 
sion ne put s'établir à Longpont. On assure que le premier qui vint y 
exercer son industrie commença par faire exorciser le lieu où la forge 
devait être installée. 

Les restes d'Hodierne demeurèrent dans leur fosse du cimetière 
jusquauxvu* siècle. En i6/ii, Michel Le Masle, seigneur des Roches, 
chanoine et chantre de Notre-Dame de Paris, prieur commendataire de 
Longpont^ qui s'occupait alors de donner au chœur de soné^ise une 
décoration nouvelle, les fit transférer devant le mattre-autel. Une 
seconde translation eut lieu de nos jours, au moment de la démolition 
de la partie orientale de l'église. L'inscription , posée par les soins de 
Michel Le Masle, a été conservée; elle recouvre les ossements inhumés 
au milieu des deux travées de l'ancienne nef qui forment maintenant 
le chœur. On a quelquefois apporté des malades sur cette dalle pour 
les recommander à l'intercession de la bonne sainte Hodierne. 

^ Voy. pour ce personnage notre tome I, Ksait, avec la date de \6hh , mr une cloche 

n" XV, p. A&<&6, et n* gcclxvi, p. 639. Ses qui a été détruite. U hAiê cniqaaDte-trM- 

anuoiries, au chevron aocompagnë de trois aième prieur de Ixmgponl, de i633 à i65i. 

roches, sont scnlptées sur la boiserie d'une (G^ ehrUt. t. VU, cd. ftSg.) 
porte du clocher de Longpont. Son nom se 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 699 

MCGGXXI. 

MQNTLHÉRY. - ÉGLISE PAROISSIALE DE LA SAINTE-TRINITÉ. 

1671. 

D. O. M. 

Barbe bourdon Veuve 
Gérard bla vet par son testa- 
ment REÇU par BoUCHEU ET LE 

Maître N"" a Paris le seize Octobre mil 
SIX cens soixante et onze a donne et 

LÉGUÉ A CETTE EGLISE DEUX CENT LIVRES DE 
RENTE A ELLE DEUE PAR l'HoSTEL DiEU DE PARIS 
ET DIX SEPT ARPENTS DE TERRE SEIS A LA NORVILLE* 
A LA CHARGE PAR LES MaRGUILLIERS DE FAIRE DIRE 

PAR CHACUN Jour de l'année a perpétuité en 
CETTE Eglise S^* Trinité a l'H autel de la 
Charité non Ailleurs par le sieur curé son 
Vicaire ou Prestre habitué et non autre, a 

l'exception des PARENS qui seront PREFEREZ VNE 

Messe basse de Requiem la quelle sera dite 
EN esté de puis Pasques Jusqu'à la Toussaints 
de chaque année a six heurs du Matin précise 

T IS 

ET DE puis la Toussain Jusqu'a Pasques a s£pt heur 
sera la ditte messe sonnée d'une des deux grosses 
cloches envolle* et far vingt coups en forme 

HES 

de Passion* et tintée par les deux petites cloc 



^ Paroisse da même doyenné de Mont- ' Manière particoBère èe tinter \es clo- 

Ihëry, voy. ci-après, b* hcccuoiu. cfaes, a^sn senUaUe au gla& 

* En volée. 

88. 



7.0P /f|iMf¥»!«tPSS %^.^i/RftV^r 

. , £T A l'is&ue de chacune sera par le Prestre 

-0. •.i(iiii'*o«Ri'ie'fti^ft»^,'i»fcil'koB«Nia?(«TjOiïiW«Qi»qt'pii'.i. - .- • 

Faute daquitter' les quatorze sols SERato^i'' i" 
.if.ii|H| AWjubNBl» A«ttJrfyWîVteEl>l«84rt»tk»ftiÊ'WSWifife«"' •''• "" 
1.1 *iM'HlLlX'^iV|fe^Ctife'.jiji^g'sJÉ»VAk'fl^'-K*JtRé^lèll^^^ •• 

'•"""'•■' Et'iiJEit/'te'M''tA''e^^N«eteè*''À'xWs¥i^BwèÉ' •' 

trismietres^ de Chaque année, et Çharpjê. de 

'♦nfHfhiionp *i?i*.*MU r>l ^f> (ioiiB'faHl'i'> s • 
Faire faire la Prière pour le dit Sieur 

fiLAVET pour elle LEURS PARENTS ET AMIS 
AUX QUATRES FeSTES ANNUELLES CHAQUE 

ANNÉE A Perpétuité et dire a leur Jntention 
LES Services cy dessus; 

Reqwescat in pace. 
Pierre. — Haut. i",9o; larg. o",6ft. 

La petite ville de Montlhéry, si célèbre dans Thistoire du moyen 
âge, nest pas riche en monuments épigraphiques. Elle a perdu sa 
vieille église prieurale et paroissiale de Saint-Pierre et Saint-Laurent, 
qui renfermait quelques tombes dont labbé Lebeuf* et Millin^ ont 
recueilli les inscriptions. II lui reste encore les ruines imposantes de 
son antique château, son donjon qui domine tout le pays, et le portail 
du xni* siècle de son Hôtel-Dieu* La majeure partie de l'église pteirois- 
siale de la Sainte-Trinité a été re&ite au xsxf siècle; mais quelques 
piliers et quelques travées, notamment celles du chœur, portent le 

^ Fwœ d^aequiUer la fondfUim. ^ TrimeOres, 

* Le graveur avait d*abord écrit ctm- * Qp. rà. t. X, p. 177, 178. 

mence, * Antiq. nat. t. I, n* 11. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 701 

caractère de la première moitié du xiii". Pressé par le temps, à l'époque 
dune première exploration, nous avions renvoyé à une occasion plus 
favorable la copie de deux épitaphes gravées sur des dalles de pierre; 
les destructeurs se sont montrés plus actifs que nous. La plus ancienne 
de ces tombes présentait les trois effigies d'un bourgeois, mort en 1^77, 
et de ses deux épouses ; on voyait sur l'autre Teffigie d'une femme dé- 
cédée au \yf siècle. 

L'acte de fondation de Barbe Bourdon se lit sur une table de pierre 
attachée au dernier pilier de la nef, vers le bas côté septentrional. Le 
legs destiné à en assurer l'exécution était considérable. Les conditions 
en sont minutieusement détaillées. En cas de négligence, le marguil- 
lier en charge devait distribuer aux pauvres la somme attribuée au 
prêtre pour la célébration de la messe quotidienne. 




702 INaùBIPTlONS DE LA FRANCE. 

..'■' ; ^nil î'Kj h»w ' . 

MÔNf LHBklYt<H^'éatMifiPA«0I8SULB I>E LÀ SAIPiTE-VRINiTl 






IxU. 



'î;:; 



D. O. M. 

L*An • ijo8' cette 

ehapelk dafms 

a esté constntùt 

par les soins de 

Ai*^ Auguste de 

CowrchoMt gre:^er 

a Montlhery 

margtùHier en 

i charge. 



1716. 



L'an • lytC* étant curé 

dtfms ' 28 • am Me" 

Louis Chanceau 

natif D' Orléans 

ces fonts ont esté faits 

par Ut soins de 

M'" Claude Gent^ 

MargmlHer en 



Charge 

Charle magne 

Badin nat^ de 

cette Ville en a esté 

le Sculpteur 



I 



I 



Deux plaques de marbre noir. — Haut. o^iSi; larg. o",9o. 

La chapelle des baptêmes se trouve à la seconde travée du bas côté 
septentrional. On y entre par une arcade; elle est voûtée en berceau 
et protégée par une clôture en boiserie à balustres ioniques, du xvni* 
siècle. La cuve en pierre, décorée d'anneaux, de cannelures, de pal- 
mes, de coquilles, repose sur un pied formé de consoles, dans lequel 
sont ajustées les deux inscriptions, qui nous apprennent la date de la 
chapelle, celle de la pose des fonts et le nom du sculpteur. Charle- 
magne Badin exécuta sans doute d'autres travaux dans les églises ou 
dans les châteaux des environs; mais, en dehors de sa ville natale, 
nous n'avons pas rencontré sa signature. 

Il existe dans la ville, près de la porte de Paris, une chapelle, du 
titre de Notre-Dame, que nous avons vue convertie en magasin à bois, 
et plus tard en atelier de maréchal ferrant. Elle fut érigée en l7o8^ 
au moyen des libéralités de Jean-Baptiste Bodin, sieur des Perriers, 



^ Date gravée au-dessus de la porte. 



ANCieeL DOYrBNNÉ BB MOWTLIfÉRY. 703 

procureur du roi à Montlhéry, Louis XIV avait permis d'employer à la 
construction des pierres extrail!^ ^dn^ èKâteau , notamment les débris 
des s<spt> ^letHw; tfUFs/ .L'Mifice/ n^iii(DÎemcHa:*éfieBsAtil/^iBi tvnbe en 
pierre du fondateur a été mise en morceaux. On lit sur quelques frag- 
ments dispersés : parlement du ray 

gênerai janvier ijî2 ' aagé de yg ans 8 mots 

îj jours. .. . .-s .N \ .7 , ) . 



Requiescat in pace,~ 
' Date du dëcès de J. 6. Bodin. 



\ 



.\ • *:> 






■:. ." », I 1 iî • ♦ •Mf!')! ■ I ! |i;4 






704 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCXXIII. 
LINAS. - ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MEBRT. 

laSi. 



o epens eoTT^^oancoRegyrR i 




QjinvoR • eHVFRiDYs • ijiaes • m«ys • noBise . seovs • 
Biairv^s • Be9 • rovh ' vugsx • ntivit • aonaio • vovji • 
VIS • OBiTYit • sGiRe • xjpi • imvflite • Reayme i 



' Rota, la Roue, fief important et maison seigneuriale, à l'eitrânitë occidentak da 
bourg de Linas. 



ANCIEN DOYENNÉ DE jHOiji.lfJ^il^RV. 705 

jmni • fflinsGRi • G • BIS • I • smvfi • oaxyneem i ' 
ir7 • 9 • nasfiRVYs • ei • da • i^b • soayffl • Reaviei • 

DI1MSSI9 • «RfleiS . flSW . DflB^^^ .,^^,^ï^| ;^^ ^ , 

Pierre. — Long. a'°,s5;iai^. o",89. 

C'est au milieu du xiu* siècle euvirçn <^^^. reporte la fondation 
d'un chapitre de douze chanoines cliaigtî de d^(servir l'église de Saint- 
Merry de Linas. L'édifice, qui se recommand|^T|>ar ses proportions et 
par quelques beaux détails d'architecture, daiè ^à peu près de la même 
époque. Le xvi* siècle en a seulement i^^ijfccJgS ou même reconstruit 
quelques parties. La sacristie, surmontée (î^tî|e|)etite salle capitulaire, 
qui pouvait aussi servir de trésor et de chartrïteM^ppartient au xni* siècle. 

Plusieurs dalles funéraires intéressantes ^à ont conservées dans le 
chœur. Celle du chantre Geoffroi {^^|feftoij<^ïste voit devant le degré 
du ^sanctuaire. Le chantre était le ë^co^^ '{^[sonna|re du chapitre; 
Geoihoi. mort en 1281, pourrait biettjptrci le premier chanoine qui en 
ait exercé les fonctions. Tombe repiovlfnàib^é^§i'un trait hardi et bien 
accentué. Le bâton, terminé eii^ponvii^^Ms^ulNquel s'appuie la main 
droite du défunt, servait dmsigiie à la djghjSé de chantre. La tête a 
pour coiffure l'aumusse canoniale ^ L'aubej tl'fe-allongée ne laisse à dé- 
couvert que le bout des chaussures, l'agrafe ;en quatre-feuilles de la 
chape présentait un ornement centrai qyî s^èst effacé. L'inscription, 
gravée en beaux caractères, se compo^f ^é ^îx vers hexamètres léonins, 
dont le dernier n'est plus lisible ^e^'îln^ manière incertaine. 



' Le jour même de Noël (?) de Tamiée mil 
plus deux fois cent, pins un, plus quatre- 
vingts. 

* La fin du dernier hexamètre est devenue 



^tfès-fruste. L*abbë Lebeuf ne l*a donné qu'in- 
' complètement : Dimissique gregxs esto de/en- 

8or 

^ Voy. 1. 1, dalles de la Sainte-GhapellQ. 



89 




706 



INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 



MCCCXXIV. 

LINAS. - ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE 6AINT-MERRT. 

ira* siècle. 




mflOISVQR : 



VUieRittYS : Bfl : SjntCVO : JRJIRQeilSO : aYORDJim : Deoiinys: 

eauQsiG ! 

siincvi : mflDeRiGi l ne ! 

filIUnS ■ : CYIVS : HRURfl i RQaVieSGflS l Itt : PJICfl : 

Pierre'. — Long. i",96j; larg. à la léle, o",90, aux pieds, ©",67. 



' On écrivait primitivement Linait et Linoit au lien de Linon. — ' Dans le rhœur. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 707 

En sa qualité de doyen, Guillaume de Saint-Marcel était le chef 
du chapitre de Linas. Sa tombe, qui se rétrécit d'une manière très- 
sensible vers l'extrémité inférieure , paraît un peu plus ancienne que 
celle de Geoffroi de la Roue; mais l'épitaphe ne nous indique pas la 
date du décès. 

Arcade en ogive trilobée; deux colonnes, avec feuilles en crochet à 
leurs chapiteaux; effigie encensée par deux anges nimbés, sortant de 
nuages; la tête du défunt découverte, à peu près effacée; visage im- 
berbe; les mains tenant un calice à large coupe; aube, chasuble longue 
relevée sur les bras, manipule; orfrois semés de petites croix et de 
compartiments. 

L'abbé Lebeuf ^ rapporte que vers 1 7 1 o , en creusant une fosse pour 
un chanoine nommé Jean Fauvel, entre le chœur et le sanctuaire, on 
retrouva le cercueil en plâtre du doyen Guillaume qui renfermait 
quelques restes du couvercle en bois de la bière et plusieurs petits 
vases de terre placés à côté de la tête. Un de ces vases contenait du 
charbon et des grains d'encens étouffé. 

' T. X, p. 188. 



89. 



708 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCXXV. 
LINAS. — ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MERRY. 

i3oi. 

'^ MO • IflGGS • PM 

MPP' • pjive • asaSBR • isvius • eess • am • 

is-flitno* 

iSïït • à • aàa • i • y • Sfi • mnn ' • ORjive «F* eo 

Pierre «. — Long. i",65 ; ki^. o",75. 

A la suite des tombes d'un doyen et d'un chantre, nous avons à dé- 
crire celle d'un simple chanoine qui fut à peu près leur contemporain. 
L'ogive trilobée de l'arceau d'encadrement repose sur deux consoles 
teuillagées. Au lieu de deux anges thuriféraires, on voit sortir de nuages 
seulement deux mains qui encensent le défunt* Philippe Pâté ne s'éleva 
pas au-dessus de l'ordre du diaconat. Il en porte le costume, aube, tu- 
nique, manipule. Ses mains tiennent un évangéliaire fermé, la droite 
par le bord supérieur, la gauche par le bord inférieur. Deux chiens 
servent d'appuis à ses pieds. 

' Le cinq des kalendes de juin ( 98 mai) millésinie de m.cgg.lv. ( op. cà. t. X , p. 1 69 ). 
1 3oi . L*abbé Lebeuf indique par erreur le — ' Dans le choeur. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 



709 



MCCCXXVI. 

LINAS. - ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINTMERRY. 

iSaS. 




Pierre. — Long. i",95; laig. i",oo. 

MO • ijiaev • ffiji 

eisseR • siiitoR • fflOBAioii • De • par' • GJntoniQvs • dq • mmas 
avi • OBUS • flSo • 

dSîi • è • oda • yioesmo • veRaio • 

DM • avivs . fSa • Reaviesojiv 

m • pjiae • 



710 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Simon Moreau (ou Morelii), chanoine de Linas, fut inhumé dans le 
chœur, au-dessous de la lampe. Son épitaphe nous apprend qu'il était 
originaire de Paris. Resté diacre, comme Philippe Pâté, dont nous ve- 
nons de faire connaître le monument , il porte le même costume. La 
tète a de la noblesse et de la gravité. Les mains tiennent un évangé- 
liaire muni de de\x% fermoirs fleuronnés. Les orfrois sont ornés de 
petites croix et de quintes-feuilles. Deux anges nimbés encensent le dé- 
funt. L'encadrement se compose d'une ogive à trois lobes, de pieds- 
droits, de colonne ttes, de chapiteaux à feuillage, d'arcatures, de clo- 
chetons et de crossettes. L'extrémité inférieure de la dalle est en partie 
oblitérée. 

Nous mentionnerons ici quelques fragments dont les inscriptions, en 
capitale gothique, se rattachent à la même période que celles des 
tombes classées sous les numéros qui précèdent. 

Portion de dalle; les pieds d'un personnage, le bas d'une aube ga- 
lonnée; ces trois mots sur la bordure : 

SPSeUBOR ISFfl PJISRIS 

Débris d'un arceau trilobé; un seul mot de l'épitaphe : 
fiflsenELfl 

Grande dalle, complètement usée, qui a été employée comme table 
d'autel : 

Gidmomfl Be aeens 

Sous le lutrin, à la bordure d'une dalle gravée : 
« ua maes loitimnes 

Il y a aussi dans le chœur trois grandes dalles , qui ont probable- 
ment servi de tombes, mais sur lesquelles on ne distingue plus rien. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 711 

MCCCXXVII. 

LINAS. — ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSULE DE SAINT-MERRY. 

1*91. 

W pxttfnUv cfttttor tl catiomt' ^Um tttUttt it twcalm 

mnUUl^mci^ ' qtti Mixl mm M miiunmo 

ijtwtaritttttttf ïtttw tmmUta» primo * ntàmm bit mettfi0 OdiAm m 
ti' Jtt jwct l^tqttieffftt 4«tett^ 

Pierre «.— Long. «'",53;Urg. i",38. 

Dalle autrefois très-riche, aujourd'hui très-usée. Aux quatre angles, 
les emblèmes des évaugélistes dans des quatre-feuilles; deux pieds- 
droits ornés chacun de six figures ; dais pareillement historié de per- 
sonnages; clochetons, crossettes, arcatures, clefs pendantes; effigie, 
mains jointes, laumusse sur la tète; chape à galons fleurdelisés, dont 
les plis recouvrent presque entièrement les pieds; sous le bras gauche, 
bâton cantoral, simple, annelé; entre les mains, une banderole por- 
tant les premiers mots du psaume l, CêlittttVt mi ^tVB. L'épitaphe 
occupe seulement trois côtés de la bordure, A peine reconnail-on le 
contour de la figure de saint Merry qui, d'après Fabbé Lebeuf, sur- 
montait le bâton cantoral. 

A sa qualité de chantre et de chanoine de Linas le défunt réunis- 
sait les fonctions de curé de Saint-Pierre de Montlhéry. 

* Magister Qnrette, saivant Vohhé * La date de 1601, donnée par labW 

Lebeuf; peut-être Coyrotte. Lebeuf, est ëvidemment erronée. 

^ Sic. ' Le mot Atnen douteux. 

* Saint-Pierre de Montlhéry, voy. ci^dess. '^ Dans le chœur. 
ii* icccxxi. 




712 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mcccxxvm. 

LÏNAS. - ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MERRY. 

XV' siècle. 

C? stTt ttttttrabU et hikvtlU per 

b<» ejsltTe» ^m^tlmUi îe f* pvtm te tattlttîfm$ 

btottfe tf c^rtw» ^ et (* cgr bw«ïe 

ïe (ie«« ïrogett et tfettwttte tu UaU ïe ««» C^ï twfp<iU' 

le hmettt]^ xxm'iottr ïejeptemïrre taen 

q pârbâlttj ïiwe a Iftttte pr w z ette m" 

Pierre *. — Long. 9",a5 ; larg. i",i 5. 

La décoration de la dalle de ce doyen de Linas offre la plus grande 
analogie avec celle de la tombe du chantre mort en ligi. Le dessin, 
trop légèrement tracé, trop compliqué, en est de même fort endom- 
magé. La fracture d*un angle de la pierre a fait disparaître le nom du 
défunt, et la date finale na pas résisté au frottement. Aux angles con- 
servés, armoiries au chevron accompagné de trois grappes de raisin*; 
pieds-droits et pinacle, jadis ornés de figqrines; l'effigie en aube et 
chasuble, les mains jointes, laumusse sur la tête, Tétole au cou; ga- 
lons brodés de rinceaux de feuillages. Aux pieds du doyen, à la droite, 
un petit personnage à genoux, âgé, vêtu dune ample robe à larges 
manches, la tête nue, les mains jointes, un chaperon rejeté sur l'épaule 
droite. Le costume n'a rien d'ecclésiastique; cette figure pourrait re- 
présenter un parent ou un ami qui aura fait faire la tombe. 

* Saint-Pierre de Saulnières (arrondisse- * Sic. 

ment de Dreux, Eure-et-Loir). ^ Dans le chœur. 

' Saint-Cyr-la-Rosière (arrondissement ^ On croit distingfuer quelques lettres 

de Mortagne, Orne). sur le chevron. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 713 

MCCCXXIX. 

LINAS. - ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MERBY. 

XVI* siècle. 

ég ïrttTjtAî Jïtn timraWt et hkttiU pïwt m'$ftttlm» tr«t»tr* pw tu 
fott mtiit bojett 

f <t po' U(î»' a t^ a ïrelatCie tmrte et î»e«x fol; î>aftft0 îe 

âête qm Ittg ertwettt 

Pierre'. — Long. i",95; larg.o",55. 

Le banc des choristes recouvrait autrefois la tombe du doyen Gaulvin 
Trotier ; c'est peut-être cette circonstance qui empêcha Tabbé Lebeuf de 
nous en transmettre entièrement Tinscription, devenue depuis illisible 
pour la plus grande partie. Elle forme au pourtour de la tombe deux 
lignes superposées. On y lisait certainement quelques détails sur la 
destination de la rente de trente-deux sous parisis léguée par le défunt. 
L effigie n existe plus. Les traces de quatre médaillons sont restées aux 
angles de la dalle. 

Le nom de Gaulvin Trotier reparaît dans le chœur, sur un fragment 
d'une inscription du iva"" siècle qui relatait la fondation faite par 
quelque autre personne de la même famille d une messe solennelle 
du Saint-Sacrement pour le premier jeudi de chaque mois, de prières 
des morts, et de services, en mémoire du do^en, de Nicolas Trotlier*, 
de sa femme Marie François et de leurs parents et amis trépassés. 
Pierre arrondie au sommet; filet d'encadrement; une tête de mort et 
deux torches en sautoir. (Long. o"',5/i; larg. o°',55.) 

' L'abbë Lebeof lisait Trover; nous lui eniS (t. X, p. 190). — ' Mot illisible. 

devons d'ailleurs le complëment de la pre- ' A Tentrëe du chœur. 

mière fBTÛe de VépiiBiphe: doyen et chanoine * Dans rinscription la plus récente, le 

de relise eoUigiale Monsieur Saint-Merry nom prend un troisième t : TroUier. 



de Lynois tmti/de Marcoussis kquel trépassa 
m. 



90 



714 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCXXX. 

LINAS. - ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAIRT-MERRY. 

1693. 

Cy deuant gîssent i«t corps de vénérable & discrète persôïTe Mes" Guilhume 

ficher viuant pErë chanoine & * en legTë'de céans lequel a (ocié a ^etuité 

4 obitz p^ chacun an a sauoir le pre' le io' de l'Ascension nrê seigne le 2"' le io' 
du S* Sacrenîët le 3"' le io' des Trespassez & le 4- le io' S* Martin d'yuer 1623. qui 
est le io' du deces du*? defûnct rfcher auquelz obitz sera chanté la Messe 
auecque chappes diacre & soubz diacre & en fin le libéra sur la fosse & 
a fodé des vigiles a 9 pseaumes & 9 lecôs tous les Dinîâche de quaresme 
après vespre en comancât a placebo ' & le lidemain laudes côme est ac- 
coustumds p les chanoinez de lad* egle après mâtine qui a la fin dès vigiles 
ser'ôt tenus de venir chante en la nef deuât le crucifix Dne non secundum 
& auec Deprofundis & les oraisons accoustumés ou sera distribué p les 
chanoines & chap*" 40 solz tz a chacune des3 obitz & vigiles a chaque fois 
33 solz 4 clê tz* durant que l'on dira led Une non secudu & sera aussy 
distribué au sone' 25 solz p an po' soner les? io' des Dinïaches la grosse 
cloche en mort * & 1 5 solz tz po' 2 cierges qui brusierot durât lesd' vigiles 
& au cas que lesd* obitz ne pouroi^ estre celeb*" cesî io' qu'on en aduertira 
Guil** anceau exécute du testamet dûà richer ou les àes on publira au prosne 
que ce sera le io* d'après les plus coniode d'îceux io' plus sont tenvz & obligez 
les curé & Marguil" eux & leurs successê de S dire cliate & célébrer bien et 
deuotdim p* châF an a ppetulté 5 obitz seau' y a l'intenôn ducT Mess* Guii^ richer 
& de ses parés 6t amys tresp" p testamet & der' voloté & Iê3 GuH"' anceau cotne 
execût seau* le pre' des trois ohitz le io' S*. Luc le 2"* le io' S\ Mathias le 3"* le io' 
S^ Mathieu & les deux aues obitz a l'intenôn & po' le remède des âmes de 
défi* Laurens anceau & Barbe harsant sa fème âc de ïêû parTs le io' de S*. 
Laurês & de S**. Barbe oui sont tenuz & obligez les? curé & Marg*" & leu 

' Un mot effacé: doyen, ou chantre, ou détail des distributions. Les ào 900s s'ap- 

curé, pliquenl-ils k la somierie et au tuminaire. 

' Phceho Dimino m sregwne vmrum, et les 33 sotis i deniers aux rétributions 

première antienne de Toflice des trépassés. canoniales? 

' Le texte nous semble obscur dans le * La sonnerie particulière des morts. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 715 

successe de recomandê au psne aux prières des gês de bien a ppetuité 
aux quatre festes anueiles & solemnelles auec les pri" accous" po' les tresp" 
a l'intenon de deff* M' Guil~ richer lean richer & Mathurine basset $çs père 
& mère & Ysaac richer son frère & au cas que lesd* rites fussiët racheptees 
Ies3 curé chap" & Marg** seront tenuz de remploier la sôïne prin** en autT 
rente & fe" seau le remploy & côtract de costituôn de rête a Guil"* anceau 
ou a ses successe coîné execût du testamet du^ Mes* Guil"* richer & corne 
fondât des deux der" obitz le tout & moienant certaines rêtes foiiés a'ppe*' 
&au cas^ Ies3 S" de chap*" ne voulussêt accepter toute Ies3" fond*" & charges 
après le refùz Ië3 testa dône Ies3^ retes a la paroisse de c^s a la charge 
q Ies3 curé & Marg*" ferm dire & célébrer tous lesS obitz & vigiles cy dessus 
metionez de tous lesq'** offices se sôlt chargez Mess" les chanoine chap*** & curé 
de cêas tTt po' eux & le successe moienint certaines rête foHés a ppet** a le 
profit come il est plus amplemi déclaré p le côitractz passez pard^ Pierre 
prieur not" Royal dem* çn çest ville de Linois le S"* io' de lujllet 1623 

Pries di£V qvil mette 
levrs ames en repos 

Pierre. -— Long. t*»eo; larg. o",8o. 

La dalle se trouve engagée sous le parquet des stalles. Au-dessous 
du texte, enroulements de feuillage; au-dessus, un fronton triangu- 
laire, en partie brisé, où se voient quelques restes de torches fumantes 
en sautoir. 

Guillaume Richer, un des dignitaires du chapitre de Linas, mort le 
jour de la Saint-Martin d*hiver, 1 1 novembre 1628, chargea son exé- 
cuteur testamentaire, Guillaume Anceau, d'assurer la fondation des 
obits et services à célébrer pour lui-même, pour son père Jean Richer, 
pour sa mère Mathurine Basset, et pour son frère Isaac Richer. Guil- 
laume Anceau y ajouta deux obits pour «ses père et mère, Laurent An- 
ceau et Barbe Harsant. Les rétributions canoniales, le salaire annuel 
du sonneur, le prix du luminaire et la réversibilité des donations à la 
paroisse en cas de refus de la part du chapitre sont spécifiés en détail 
dans l'extrait de contrat que nous avons sous les yeux. 

90. 






716 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

MCCCXXXI. 

J LINAS. — ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MERRY. 

16&1. 

A la Gloire De Dieu Et Mémoire perpétuelle 
De Vénérable et Discrette personne M" 
Estienne Mesnard Viuant pErê licentié 
es saintz Décrets ' Doyen Et Chanoine D£ 
L'église Sî Mederic de Lynois* qui A Rendu 
Son Ame A Dieu le 20 Aoust 1641 Et par 
Son testament DU 17! to! Dudit Mois passé 
pardeuant Le Royer No? Royal A Montlehe^ 
ry A Donné au chappitre Dicelle tgle Cent 
cinqV Liures A la Charge De Dire Et Chan 
ter Au chœur De Ladite Eglê vn Obit Et vn 
Salut A perpétuité scauoîr L'obitLe lour et* 
Feste De Linuention Sainct Estienne prot 
to martyr 3. Aoust * Et le Salut le tour De la 
pentecoste A Cinq Heures du Soir Et ^ 
Encor A Donné A L'œuure Et Fabricque 
Dicelle Eglise pareille Somme De Cent 
cinq? Liures A Condition que Les Mar 
guilliers Feront dire et Chanter Aussy 
perpétuellement A L'autel de la par 
roisse * ledict iour 20 Aoust vn Obit 
Solemnel A Diacre Soubzdiacre Et 
Chappiers Auec Vigilles A TROIS ^ 
pseaulmes Et troys Leçons ET Four 
niront Lesd' Marguilliers De Lumi 
naire prie Dieu pour Luy ^ 

Pierre. — Long. i",i 1 ; larg. o",70. 

' En droit canon. Etienne : Tune le leiideiiiain de Noël, en 

' Forme ancienne du nom de Linas. Thonneurde 8on martyre; TauU^ le 3 aoûi. 

^ On pourrait lire Monlrehery. pour l'invention de sou corps. 

* Le graveur a écrit Ee, ' * L^autel paroissial avait saint ËtieDoe 

. * L'Église célèbre deux fêtes de saint pour patron. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 717 

Dalle engagée sous les stalles du chœur, du côté de Tévangile. Un 
encadrement historié entoure Tinscription. Au-dessous du texte, une 
tête d'ange éployée, accompagnée d enroulements; au-dessus, un fronton 
demi-circulaire, posé sur deux consoles et bordé d'oves. Le fronton 
contient quelques figures, peut-être une Notre-Dame de Pitié; le plan- 
cher qui cache une partie de la dalle ne laisse voir que le pied d'une 
croix fichée en terre et maintenue par deux gros clous. 



i 



718 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

Mcccxxxn. 

LINAS. — ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MBRBY. 

1661. 

GtST VENERABLE ET DISCRE" 

...SONE M^ ANTHOiNE RETEL 

CHANTRE & CHANOINE EN 

LEGLlSE DE CEANS LEQ*: TRESPAS^ 

LE VINGT NEVF^ lO. DE SEPTEMB"^ 

1661 A (t- tO. OV LES PREES ' 

..... A FONDE VN OBIt Q 

DE CETTE EGlTF 

POVR LE REPOS DE SON AME 

PrIez dIev 

POVR LVY 
Pierre*. — Long. o",7o;larg. o*,66. 

Inscription fruste, négligemment gravée. Elle n'a d'autre mérite 
que celui de nous apporter le nom dun chantre du chapitre de Linas. 



^ Sic. On a probablement voulu dire à quel jour ou ks plus prochains. — ' Dans 1^ 
chœur. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 719 

Mcccxxxm. 

LINAS. - ÉOLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT MERRY. 

1776. 

D. O. M. 

Hic Resurrectionëm Expectat 

QUI ANNOS yETERNOS IN MENTE HABUIT ' 

JoANNES Baptista Chaplot, Sacerdos dei et XV 

jnnocens manibus, et mundo corde*, 

Pastor, Theologus, Canonicus, 

ViGILANTlÀ, ERUDITIONE, PIETATE, 

Rexit, Docuit, Edificavit, 
Parochiam, Gregem, Capitulum, 

DiLECTUS, DEO, et HoMINIBUSS MITIS et HUMILIS ', 

Obiit XV^ junii, m. d. CCL xxvi. 

>EtAT1S SUiE LVlI PASTORATUS XIX. 
ViVIFICET, ET BeATVM FACIAT, DeUS. 

JB, GuiLLE. Havet hujus Ecclesi/e Canoni- 
cus 9 Amico meretissimoS hoc Monumentum 

MiBRENS. p. L.* 
Marbre ooir. — Haut. o'fGs ; larg. 0*969. 

Le chapitre de Linas touchait au terme de sou existence plus de 
cinq fois séculaire, lorsque mourut Jean-Baptiste Ghaplot, chanoine, 
curé de la paroisse. Son épitaphe est fixée à un des piliers de la nef. 
Elle fait un grand éloge de sa piété, de son zèle et de sa science. Jean- 
Baptiste-Guillaume Havet, ami et confrère du défunt, lui consacra ce 
témoignage de son affection. 

' Psalm. Luxvi, v. 6. * Math. cap. xi, v. 29. 

' Psalm. xxiii, V. 6. ' Sk, 

^ Eccl. cap. XLV, V. 1 . • Posmt Ubenter, 




720 INSCRIPTIONS DE LA FRANGE. 

MCCGXXXIV. 

LINAS. - ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT-MBRRT. 

tS'jB. 

ti Hvxsim ie \mtii U^wl ktùn U tf ^ottr te b((tt«^ O^U 

bmïtft Ifttt O^il »* Ut ' kCîtwlî ïraratil 

Uttr tmmAt ottt fottîrt ttettx oMt) CdUtt^t; Hul Ion tt bmM 
inxt nu fwnx te ï^ te «$«0 U xxo» 3*' ^ 0^«? P? l<« teiyen 
et (Ut»m te Id^' eiîë Ut^wU ti t/^vi obUsez ôui^ U ^m 
te xxtttt f îKmTw te l^ettit iwwttlU et pttptimUU « praotee ûnr 
twe tnaiCott attlle a Utu>p ott ptv^ pwi tiiJmuii ^ €t}S^W 
Umïrie rfrit lie iwM Ww p le f nre \ntt\k êilë ft lôtrtel ttotÏTe 
ttame le mmi dvi^tîm Jo' te O^a^. O^o^ttttanl la 
fowe te nml f padC« te ^nU mvmfk et perpétuelle a ptitee 
ïttx trog« efpafes te tnailtw ^ (Et i«tma6le 

tietmtte (6rttetmette (otttpaûituitt tetnme en Uttv^t vuKfttt 
ioi' ittiUier laqlle te«tei le \)* Jt^vx te O^aj <Ï|U t»* tew» 
leïipelî 0ttt telaiCfe ati toge» feutre et tftatwittea te «atw la 
Cdtmtte te €ettt fonlr; T te l^ettfe atttmelle et perpettteUe a prâtee 
tux nw «taitott alTtte a cite? ' ott peu^ pa' ettleiôtie le «^ a la 
tèarjje te iire et celeker par fliû att au («ttr tt lai' ^ par lefi' 
^ (fm^ quatre abitj falenqwelî tiout tietu terattt ttidj le« 
30ttr« te» UÏU» te la «atiwte et cow^tt irë tewe a UtTttt ït 
matitte$ a Iratmir mt Mte tneHie i» Jour lev tettx attitré» 

''' I^es intervaHes non remplis se trou- ' Otâtret (Arpajon), voyei ci -après 

vent dans le texle original. n* hgccxlvi. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTL^HÉRY. 721 

Ut$ul hWî Itttt U itmc f* pimt tl tmtl pml et UnixtU w' 
f * (èîiktm tl tvx U fw ftrd Hct U6«Tft et ftiffiraiôe» pjur U» 
tyefîwffw fw td Ceîwltwe kïbirtî ïttffitttftî ftir Iftqlle feront 

httx rietôt» (tt^ttw jttoïiit h Uléxm ietïi' obitj et 

le w' mefwe ïera tort m taltte J^eaitw attef «rmfott» ptf" 
le» trefjwtreî et ïerât temtî Jcettlx ïe ejappiê att^uf er m 
plm jnr«]Ntt0 jwretw ïttt^' befïttttttî 
le Jow qttilî feUïwerwt lefir' oWtî 

^rieî ïriett pawr ettlx. 

Pierre *. — Long. i",io; krg. o",6A. 

Nous avons donné la priorité aux monuments funéraires des mem- 
bres du chapitre de Linas; il s'agit maintenant de publier les inscrip- 
tions relatives à des fondations ou à des sépultures de personnes 
laïques. 

Les fondations faites par Pierre Luillier, marchand et bourgeois de 
Linas, par sa première femme, Jeanne Robineau, et par sa seconde 
épouse, Etiennette Gompaignon (i56i, i568, iByS), sont énumé- 
rées sur une table de pierre. Au-dessus du texte, un dessin, à peine 
visible, aujourd'hui, représentait deux donateurs agenouillés sous la 
protection de leurs saints patrons , et une Notre-Dame de Pitié assise 
au pied de la croix. Dans les angles inférieurs, sur deux écussons, 
d'une part, un arbre autour duquel s'enlace un cordon soutenant les 
initiales P L; de l'autre, un chevron sur lequel chevauche un grand 
compas, deux étoiles en chef, et en pointe une pièce qui ressemble à 
une gourde ou à une petite bouteille. Dans un intervalle, au milieu 
de la dernière ligne, un cœur dans lequel s'enfoncent trois clous. 

Les rentes léguées au chapitre par les trois fondateurs étaient assi- 

' Dans le chœur. 

m- 9» 




782 INSCRIPTIONS DE LA FRANCE. 

gnées sur trois maisons» l'une située à Lânas, où pendait Tenseignede 
Saint-Christophe, une autre assise à Châtres, à l'enseigne du Coq, 
une dernière dont la situation n'est pas indi({uée. Un vide, qu'on a né- 
gligé de remplir, avait été laissé à la suite de la mention de cet im- 
meuble. Les fondations d'obits et d'autres prières ou suffrages par les 
défunts ne diffèrent pas de celles que nous avons déjà plusieurs fois 
analysées.. 



ANCIEN DOYENNÉ DE MONTLHÉRY. 7-23 

MCCCXXXV. 
LINAS. — ÉGLISE COLLÉGIALE ET PAROISSIALE DE SAINT MERRY. 

1587. 

Par Contract passé pardeuant Esdenne Boisneuf notaire Royal en la preuosté 

& chasteiienye de monlehery le XVIII' lo' de Juillet Mil V iiil" Vii Les doyen 

chantre chanoines & Chappitre de céans se sont chargez & ont promis par eulx 

& leurs Successeurs atousiours A lionnorable homme M* Pierre Gaingniet 

docteur en la facuhé de médecine dëm a Unois On lehanne Luillier sa femme 

de faire dire chanter & célébrer en ieglise de céans A leur Intentio Vne haulte 

Messe en Ihonneur de Dieu & de Madame S** Anne a diacre sonbz diacre 

deubc chappiers tous Reuestuz de chazubie Chappes & tunicque blanche & 

ce tous les premier mardy de chun mois de lan a perpétuité & non aultre 

lour fbn^^Ie lour du mardy des ferriers ^ de pasques qlle se pourra dire 

le landemain oUe lour précédant & ce deuant cest hostel & y mage de 

iadicte 9* Anne & pour ce iàire bailler deux cierges qui bruslerout dessus 

ledict hostel pendant Iadicte messe & deux aultres sur les fosses & 

sépultures de^ fondateurs après leur deceps & pendant leur Vye sur 

la sépulture de deffunt Pierre Luillier père de la'S femme & en fin 

dicelle messe aussy chanter libéra deprofîindis & oraisons acoustumees 

en chappes noires sur les mesmes lieux & ainsi quil doiuent estre mis 

iesd cierges Plus de fournir ornemens conuenables atout ce que dessus 

& Affin daduertir toutes personnes lors que se dira l£S messe Icelle 

sonner ou fe sonner & uinter par trente coups continuelz en forme de 

trentin par la grosse cloche de Tâ3 église Plus de chanter & célébrer come 

dessus par chacun an le lour & feste madame S^* anne* atel iour quelle 

puisse eschoir Vne haulte messe aussy en Ihonneur dicelle auecq telle 

Solempnite ql appartient qui tiendra lieu po' lun des3 mardy du mois ôc 

pour Icelle dire auecq solempnite lé orner de paremens Ii3 hostel offrir 

encens ainsi quil est acoustume & meitre deuant led hostel reuerdye & 

Rameaubc le Sonner les cloches & carillion la ueille & le lour dicelle feste S^' 

* Des fériés de Pâques. — * Le a8 juillet. 

9>- 



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72A INSC